The Peacock Society : bouillant est un mot faible…

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Ce week-end d’été, le beau temps était au rendez-vous pour l’un des plus importants festivals de musiques électroniques de Paris : The Peacock Society.

Un festival riche en activités et en artistes, avec plus de 50 DJs et musiciens qui se sont relayés sur des événements la semaine, mais surtout pour notre plus grand bonheur et nos petites gambettes, le vendredi et le samedi jusqu’au petit matin.

Alors je ne vais pas vous le cacher, The Peacock Society Festival est un de ces moments que j’attends dans l’année de par son envergure et ses ambitions : 3 scènes et plus de 25 000 festivaliers sur le week-end, on ne peut pas nier que l’orga mets les petits plats dans les grands. Cela fait maintenant plusieurs années que je suis présent, et même si j’apprécie toujours y aller avec mes potes vivant à Paris ou étant de passage pour l’occasion, je trouve que le lieu même du festival ne permet pas beaucoup de changement d’une année sur l’autre, et je suis un peu déçu par ces 3 salles quasi identiques même si de différentes tailles. Elles manquent d’espace et de hauteur, ce qui fait donc monter la température de 10 degrés dès que tu fais un pas à l’intérieur de l’une d’elles.

[Cliquer sur les photos de Anthony Ghnassia pour les agrandir]

Oui, l’ambiance est bouillante, les gens sont cools et l’endroit permet de squatter dehors et de prendre l’air. On n’oubliera pas qu’il faut compter 30 minutes à pied entre la sortie du Métro Château de Vincennes et l’entrée du festival au Parc Floral. Ceux qui connaissent savent qu’un bon festival se mérite toujours. Et il y aura la même au retour, quand tes jambes n’en peuvent plus et qu’elles continuent de danser machinalement.

Mais une fois que tu franchis les portes, que tu as rechargé ton bracelet ou téléchargé ton app, plus rien ne peut t’arrêter…

Ross From Friends

Laurent Garnier commence le vendredi soir par un set de 4h pour l’ouverture. Dans la salle, il y a tellement de monde, on va attendre la fin et on va aller voir ce que donne Folamour, un peu compliqué pour moi au début, pourquoi tu passes France Gall, il est si tôt…  Floating Points prend ensuite les commandes mais il y a beaucoup de haut et de bas et ça met du temps à partir. Il faudra attendrel’arrivée de Mallgrab, toujours sur cette même grande scène nommée Warehouse, pour que ça commence à envoyer, damn! c’est aussi l’heure d’aller écouter la techno envoûtante de Daniel Avery dans la Squarehouse. C’est finalement Amélie Lens qui a mis clairement tout le monde d’accord avec son set génial et complètement hypnotisant, construit sur des basses incroyables dont elle seule a le secret. La soirée se finira pour ma part, sur un set monumental de Solomun sur la grande scène, un mix travaillé avec des morceaux aux sonorités africaines donc pleines de percussions. Au dire de certains de mes amis, Jeff Mills a été un peu décevant, mais je ne pourrais pas vous le raconter car je n’ai pas réussi à décrocher mes yeux et mes petits pieds de Solomun.

Samedi, après un repos bien mérité, on remet ça !

J’arrive en retard et je rate Chloé ou RPR Soundsystem, mais je sais aussi qu’il va falloir se réserver pour le closing. Je commence donc à retrouver des gens dehors pour boire un verre avec en fond une Charlotte de Witte survoltée, mais qui n’arrive pas à me séduire car toujours un peu trop dans la facilité 🙁
Tale of Us prend le relais et ils font du Tale of Us : une électro travaillée en relief qui fait voyager. Ca y est, la soirée peut commencer !

 

Ce sera ensuite Maetrik / Maceo Plex qui viendra mettre la main à la pâte. Son style est inimitable et bien propre. la foule est en transe, la salle entièrement à lui et quoi de plus normal, avec ce talent ! Richie Hawtin va bientôt commencer mais j’ai envie d’aller voir Mano le Tough qui joue dans l’autre salle. C’est une autre histoire, un autre voyage que raconte Mano le Tough au travers de ses platines. Ça fait plaisir ! Ça change !

Le jour commence à se lever et tout le monde reprend des forces. Richie Hawtin clôture le festival sur la grande scène avec véracité. Il reste encore beaucoup de monde qui profite des derniers beats devant les enceintes. Richie à Paris, ce n’est pas tous les jours non plus 🙂 [Photo en une]

Et voilà, mes oreilles ont pu se délecter avec beaucoup de plaisir de tous ces artistes talentueux qui nous ont offert un beau spectacle nocturne. Mais maintenant il fait jour, il est 7 heures.

C’est l’heure de l’after !

Pour résumer, The Peacock Society, c’est un festival bien organisé avec une bonne ambiance de connaisseurs de musiques électroniques. On est quand même un tout petit peu triste sur quelques points :

  • La scène en extérieur n’est plus, et pourtant elle permettait de créer de la variété et un autre univers pour les artistes.
  • Une chaleur de dingue pour des salles basses de plafond qui ne mettent pas bien les DJs en valeur, bien que la qualité du son soit irréprochable, et c’est important !
  • Des DJs qui ne sont pas vraiment annoncés et qui défilent les uns après les autres. Cette année les transitions étaient assurées par nos supporters Français pour bien nous rappeler qu’ « on est en Demie. On est, on est, on est en Demie ! ». Je suis sûr que vous la connaissez 😉

Voici quelques pistes d’amélioration pour un festival qui nous apporte toujours des surprises et du bonheur dans notre capitale française.

– Jay –

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