THE LEGENDARY TIGERMAN, l’homme à femmes récidive

L’Homme-Tigre est-il un Don Juan ? 
Figure portugaise du rock’n roll, Paulo Furtado cultive dans ses films Super 8 et odes aux guitares électriques une nonchalance sexy, cachant sous une couche de crasse rock, une sensibilité à fleur de peau (souvent nue). Ce même rock teinté de blues qui a toujours fait chavirer les plus belles femmes.

En 2009, sortait le meilleur album de The Legendary Tigerman : 15 morceaux qui suintent le cul et le noir avec de magnifiques featuring comptant grandes actrices comme chanteuses locales parmi lesquelles Asia Argento, Maria de Meideiros, Phoebe Killdeer ou encore Peaches.

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.([[[Life ain’t enough for you, avec Asia Argento]

« What’s the plan, Tigerman? » lançait Peaches dans She’s a HellCat.

10 ans ultérieurs à ses dialogues duelistes aux allures brutes des premiers The Kills, le félin revient sur la recette indémodable. Il s’ installe en résidence au 104, commence à donner rendez-vous à de nouvelles (et anciennes) partenaires : Cibelle, Jehnny Beth de Savage, Claudia Efe, Delaurentis, Sarah Rebecca…, et compose avec des synthés modulaires plutôt qu’ à la guitare, un nouvel album mystérieux, qui n’ a pas encore de nom.

 

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Ce soir, deux mois plus tard, c’est la farewell. Paulo Furtado a pris possession de l espace multiple 104 et a invité Les Pétroleuses pour un DJ set en mode apéro. De l’autre côté du mur en béton sont projetées les pellicules bijoux du réalisateur. Paulo ne file plus caméra au poing le long de la route 66 comme l’année dernière, il s’oublie parmi les immeubles du 19e, dévoile un autre visage de Paris, plus populaire que la sempiternelle façade romantique, et capture sur le temps le regard sauvage de Jehnny Beth, dont on regrette l ‘absence.

Pourquoi Paris, Paulo ?
« A
près avoir écrit MISFIT sur la route, aux États-Unis, je voulais écrire les nouvelles chansons dans une ville, une ville excitante mais qui me serait familière. J’ai toujours aimé Paris et j’ai même pensé y vivre pour un temps … c’était l’occasion, et j’adore le 19e, qui a pour moi une dimension réelle et non touristique! «  TLT
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Puis dans une autre salle, vient le moment du concert d’adieux. Joao Cabrita, l’homme au saxophone ayant métamorphosé les représentations de TLT et sa Gretch en gigs à la Morphine, est bien sûr de la partie. 
Après l’ambiance punkrock de Radio & TV blues (qu’on adore), le lisboète reçoit ses dames sur scène. Du Femina bien sûr, mais aussi quelques titres d’autres albums se succèdent, en plus de quelques insertions des nouvelles compositions.


[Photo de Julien Perrin]

Ne voir aucun machisme ici. L’animal derrière ses lunettes fumées s’était révélé très humble, voire même timide lors de notre première rencontre l’année dernière (voir Tombée entre les griffes de l’homme tigre). 

Lorsqu’il accueille ses muses, c’est avec une grande complicité, elle-même imprégnée de respect mutuel. Et à chaque fin de morceau, celles-ci n’oublient pas de prendre le félin dans leur bras avant de retourner en backstage et laisser la place à la suivante.
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Quel est ton meilleur souvenir de ces 2 mois ? 
« Filmer Jehnny Beth au 104 était un moment vraiment magique, tout comme ce concert d’ailleurs. En fait, c’est même tout le séjour qui était magique, j’imagine. J’ai aimé cette routine à travailler jours et nuits en mode intensif sur les chansons et les films à la fois, et dormir dans un petit mais cosy appartement à Paris. » TLT

Paulo sur scène nous raconte également une soirée sous la pluie, lorsqu’il a préféré rentrer au 104 devant une ambiance houleuse de rue et composer Bright Lights, Big Cities.
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Le concert anniversaire contient deux covers : une reprise de These Boots are Made for walking plus moderne avec Cibelle, mais moins incandescente que celle de l’époque Maria de Meideiros, et un essai modulaire undergound et expérimental sur le mythique Ghost Rider de Suicide. Voir ci-dessous.

 

 
 
 
 
 
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Une publication partagée par Julie Lesage (@wisesound_) le

 

On se quittera sur un beau message d’espoir: True Love Will Find You in the End, reprise de Nancy Sinatra, parce que c ‘est sûr, ne serait-ce que statistiquement, il arrive forcément, et souvent lorqu’on s’y attend le moins.
En attendant la sortie de ce nouvel album, TLT se prépare pour une tournée en one-man-band à domicile, intime et couillu.

Julie Lesage

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