The Good, The Bad & The Queen électrisent le Théâtre Antique de Lyon !

Si l’on a aucune preuve sur le fait qu’un dieu ait créé la Terre, nous avons reçues toutes celles qu’il nous fallait pour attester que les quatre divins Damon Albarn (Blur, Gorillaz), Paul Simonon (The Clash), Tony Allen (Rocket Juice and The Moon) et Simon Tong (The Verve) ont conçu ensemble le super-groupe THE GOOD, THE BAD AND THE QUEEN.

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De retour en France, c’est à l’occasion du 74Festival des Nuits De Fourvière que je les attends impatiemment au Théâtre Antique de Lyon. 12 ans après la sortie de leur premier album, qui se révéla quelque peu prophétique, ils sont venus nous raconter la suite de l’histoire, notamment avec les morceaux de leur album Merrie Land sorti le 16 Novembre 2018, chez Studio 13.

La nuit tombe doucement sur Lyon. Ayant été éjectée au dernier moment de la liste des photographes, pour cause de surpopulation dans les rangs, je me retrouve au milieu des gradins du théâtre, avec vue sur la lune et sur la ville qui commence à s’éclairer lentement en contre-bas. La soirée donne cette impression, d’être au bon endroit au bon moment, comme si l’Histoire allait se jouer à portée d’oreilles.

Les joints commencent à tourner autour de moi et choc des cultures, cela gêne quelques personnes très BCBG un peu plus bas qui n’hésitent pas à le faire savoir et à faire rire une partie des rangs qui m’entourent. Peu importe, il fait beau, il fait bon, et les artistes de la première partie entrent en scène, The Satellite Jockey, dans leur combinaison de la NASA, ne mettent pas vraiment le feu aux poudres, malgré quelques mélodies plutôt agréables. Je vous laisse écouter Soul Engineering ou encore You Can’t Go On .

Et puis enfin, attendu comme des messies, ceux que l’on surnomme volontiers les 4 Fantastiques, entrent sur scène et l’assemblée devient brutalement, presque mystiquement à l’écoute, électrisée.

[Vidéo de Jean-Paul Gourdant]

Tel un conteur magnétique, Alban et sa joyeuse bande nous emportent dans la brume. L’intriguant jeu d’acteur d’Albarn commence à nous faire gentiment flipper, et celui-ci ne nous rassure guère lorsqu’il attrape une poupée de chiffon et se met à lui parler… Mais quand soudain, il saisit son bâton (une version très proche du manche à balais il faut dire) pour entamer le dialogue avec son public, jouant le « Speaker » de la « House Of Commons » et criant le fameux « Order ! Order ! » que l’audience reprend avec lui, nous sommes tous dans le même tableau.

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Les GB&Q auront su mettre des mots sur les maux et les accompagner d’une musique faite pour sauver nos âmes. Car même si les chansons donnent au premier abord un amer reflet de l’Angleterre actuelle, on ne peut que se sentir concerné, solidaire, … au fond on est un peu tous dans la même merde.

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Le temps passe vite et voici déjà l’heure du rappel. Le public Lyonnais se montre démonstratif ce soir. Et comme dans un remerciement salvateur, voilà tous les coussins du théâtre qui s’envolent jusqu’à la scène, une communion musicale, qui continuera de nous unir autour de ce groupe qui espérons mettra moins de 12 nouvelles années pour revenir vers nous, avec, espérons-le également, une pincée d’espoir supplémentaire.

Petits souvenirs de Kingdom Of Doom et des coussins volants…

The Good, The Bad and The Queen sera le 15 Août sur la scène de l’Atelier, Luxembourg Ville.

Eva Camus

 

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