Tel un chasseur d’or dans le far West, nous avons trouvé notre Pépite !

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Comparaison facile du chasseur d’or du far west, c’est pourtant un peu ce que j’ai ressenti, perdue dans cette moiteur si révélatrice des bons concerts, lorsque Pépite s’est lancé sur scène.

Le décor était planté : la Maroquinerie, une de mes salles préférées à Paris, tout simplement parce qu’elle permet cette intimité avec la musique, ses interprètes et la foule; et un concert affiché complet depuis déjà quelques temps.
Je connaissais déjà ce duo français prometteur. Ils s’étaient lancés l’été 2015 avec un premier EP les Bateaux, alliant avec virtuosité une certaine mélancolie, de magnifiques envolées psychédéliques instrumentales et une voix au grin nasillard si reconnaissable. Nous étions conquis!

S’en est suivi Renaissance qui s’inscrit parfaitement dans cette veine, amenant un coté plus tropical et moite à leur musique.

Le duo débarque sur scène avec un sourire sincère, une envie claire de partage, une énergie communicative et surtout de magnifiques chemises aux motifs tropicaux. Nous embarquons, nous le savons, pour un moment de pure bonheur ! Cela se confirme avec l’arrivée de Paul à la basse, Reda à la batterie et Martin au synthé.

Thomas, qui nous ferait un peu penser à un Polnareff version sourire jusqu’aux oreilles et lunettes en moins, lance les hostilités avec Dernier voyage. Une douce vague de fraîcheur, empreinte d’une ambiance 70-80’s s’installe et imprègnera les lieux jusqu’à la fin du concert. C’est ça Pépite : une faculté à nous faire voyager loin ! Et puis, Clément le trompettiste rejoint le groupe pour Reste avec moi. Nous sommes définitivement emporté dans une brume tropicale, une douce balade. S’enchainent alors Eviter les naufragesLa vie douce, puis Hiéroglyphes le morceau qui les a révélés l’année passée.

La température monte encore d’un cran lorsque le duo entonne les premières notes de leur nouvel EP Sensations puis Renaissance. Et là, miracle ! Edouard, la guitare du duo, se lâche. Comme porté par la grâce, il se lance dans une extraordinaire improvisation expérimentale. La foule est en transe ! Un sacré live qui clairement sait révélé le talent certain de cette pépite musicale !

Le groupe disparait quelques minutes de scène et revient pour les rappels, képis de marin vissés sur leurs têtes.

Et là moment incongru : Edouard commence une distribution de tatouages. C’est l’exemple même de leur naturel et de leur bienveillance : ils s’amusent et c’est tout ça qui nous plait ! Ils se lancent dans une reprise de Juliette Armanet qui nous fait dégainer les briquets. Nous retiendrons ce final: Thomas, descendu dans la foule, chantant Les bateaux en parfaite harmonie avec le public

-Marine Lombard-

Crédit photos – Alphonse Terrier

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