techno

WISELIST #75 – TOP20 DES ACTUS MUSICALES

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Cette playlist se met à jour tous les mois, disponible sur toutes vos plateformes
(Deezer, Spotify, YouTube, Soundcloud, Napster, Qobuz, Apple Music, …)

CHILL >>> INDIE ROCK >>> HOUSE/TECHNO

CHILL

Julia JacklinBody (Sydney)
Superbe découverte que cette voix australienne à la fois douce et crayeuse, on attend la sortie de son album Crushing le 22/02 pour mieux l’apprivoiser.
Henry Hall – Kid (Los Angeles)
« This is a special day, Peg and I, we had a kid, regretfully we named him Greg, shoulda named him Troy, that’s the best name for boys. » A l’écoute des dérisions d’Henry, on a tout de suite voulu creuser un peu plus loin et mieux connaître ce personnage à la fois drôle et talentueux.
Rodrigo Amarante – Tuyo (Rio de Janeiro)
Histoire de vous réchauffer le bout des doigts, un petit revival des 4 saisons de la série Narcos.
Alain BashungMa peau va te plaire #2 (Paris)
Cela fera 10 ans en mars 2019 que Bashung nous a quittés, l’occasion de découvrir les titres inédits de son album posthume En Amont.
BalthazarFever (Courtrai)
Le groupe belge annonce son quatrième album Fever pour le 25/01 chez Pias. La température monte. Concert prévu le 25/03 !

INDIE-ROCK 

CannibaleDo not love me too much (« un hameau en Normandie, 300 âmes vaches comprises »)
On s’engouffre avec délice dans les méandres exotiques de l’album à grenouilles Not easy to cook. Si on en veux plus, on peut également visionner leur concert intégral chez Laurent Garnier (enfin à Lourmarin quoi)
Octet– Hey Bonus (?) ❤
Parce qu’il n’est jamais trop tard pour découvrir une perle, retour en 2004, pour une rencontre entre les Beatles et Venetian Snares, ou comment magnifier le courant « data-pop/lap-pop » tout frais de l’époque avec un soin baroque qui fait résonner le duo français comme une joute verbale à Versailles. Putain, j’étais où en 2004 ?
The Claypool Lennon DeliriumBlood and Rockets : Movement I 
En parlant des Beatles, Sean Lennon et le bassiste Les Claypool ont annoncé la sortie de South Of Reality pour le 22/02 et on a bien hâte d’écouter çà.
Django Django Swimming at night  (London)
Parce que leur EP de 6 titres Winter’s Beach est de saison.
Fews –Paradiso (Mälmo)
Grosse surprise en revoyant FEWS en live il y a peu : Fred aurait mué pour une voix plus caverneuse ! Altération acceptée, on en redemande, et ca tombe bien leur album Into Red est annoncé pour le 1er mars ! Retour sur leur interview.
Daniel Pemberton – Assassins Breathe (UK)
Petite claque inattendue un dimanche sous plaid à l’arrivée du générique du film King Arthur (le dernier avec Jude Law) : c’est depuis mon morceau préféré pour faire du sport !!
Viagra Boys – Sports (Stockholm)
La nouvelle sensation rock à l’esprit punk du moment est passée récemment au Point Ephémère : l’attitude absurde du chanteur est temporisée par la classe du saxophone, les beats et la basse te font rapidement ôter le pullover.

HOUSE/TECHNO

SXFalling (Bruxelles)
L’album Eros de Stefanie Callebaut et Benjamin Desmet est certes discutable, certaines susurrations sensuelles désirent cependant  s’émanciper du lot « mainstream ».
Hubbabubbaklub Tomme Lommer (Oslo)
Après l’excellentissime Mopedbart que l’on entend à tue-tête dans toutes les Otto10, le quintet vous offre enfin des cours de norvégien tout en dansant sur un album de pop décomplexée intitulé Drømmen Drømmerne Drømmer. On aura rarement eu autant de plaisir à chanter en yaourt !
Monks (David Shaw/ Bufi)Nice Ride (Paris/Mexico)
En pleine tournée mexicaine de DBFC, David Shaw a rendez-vous avec Bufi en ce moment même. L’occasion de reparler projet (de) culte ?
Roe Deers Bells of Hell (Lithuanie) ❤
Comme si les saintes cloches déchues se retrouvaient en milieu techno industrielle. Juste parfait, encore bravo le duo.
OMOHBeat (Nîmes)
Parties in Paris ca vous parle ? Le duo nous décrit sa vision de nos nuits en 9 morceaux.
LaborealPurple (Nantes) ❤
Au coeur de son album d’ambiances dédiées au hip-hop Fréquence, Maxime Robin a dissimulé une pépite techno qui rebooste méchamment ton petit coeur à la 3e minute.
Red AxesEdit Service 2 (Tel Aviv)
En 2012, le label I’m a Cliché proposait tous les 15 jours un inédit de son cheptel. Voici celui proposé par Red Axes, qui n’a apparemment toujours pas été édité sur les plateformes de streaming, sorry.
Erland CooperMirk (Orkney)
Ce multi-instrumentiste s’inspire de son environnement pour chaque EP. Comme tout le monde me direz vous. Oui mais non car Erland pousse plus loin. Après son travail Solan Goose inspiré de la nature sauvage sur son archipel écossais, voici Nightflight. 3 morceaux pour lesquels il s’est fixé des règles : toujours se tenir debout, faire des gestes rapides et ne pas rester plus de 10 minutes sur une piste, afin de retransrire l’animation et les flux des rues de Londres, comme un autre éco-système.

– Julie Lesage –

[Image : L’ombre des fous rires des tableaux de Yue Minjun…]

Best of NIGHT 2018

Vous êtes en famille ? Moi aussi. Joyeux Noël.
Mais comme Vitalic puis Miss Kittin, je rêve cosmique.

2019 l’année de la teuf débarque sous peu et tant mieux. Sauf qu’il arrive parfois, vers 2h du matin, première nuit de l’année, en plein réveillon, on ne sait pas trop bien comment, que trois personnes enjaillées s’emparent de la sono pour s’égosiller raillant avec madame Céline Dion. Une expérience qui m’a déjà traumatisée 2 fois, 2 fois de trop.

J’ai donc cette année décidé de voler à votre rescousse, ou du moins la mienne, en compilant les morceaux qui ont marqué mon dancefloor de salon cette année, BIM : un best of house-disco/techno-house et tout ce qu’il y a à insérer entre les deux. Lancez les confettis, et allumez le bass booster pour la dynamite version Digitalism, Weval, Gui Boratto, Red Axes, Âme, Kölsch, Jono Ma, Moullinex et tant d’autres. La crème de la crème.
Je vous souhaite un extravagant et chaleureux réveillon.

– Julie Lesage –

FYI: Cette playlist sera mise à jour tous les ans sur toutes vos plateformes. Bonne écoute !

Ton invit’ pour BEN KLOCK au T7

Pour le samedi 15 décembre au T7,
parc des exposition de la porte de Versailles, Paris.

TECHNO
Superbe programmation pour finir l’année au T7. Après Amélie lens, c’est au tour de Ben Klock de jouer parmi les néons avec vue sur la Tour Eiffel. Résident du Berghain à Berlin,Ben Klock est aujourd’hui une figure de la techno minimale allemande.

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TENTE TA CHANCE pour gagner ton invitation, en seulement 2 étapes:

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2. Envoie nous un mail à contact@wisesound.fr en précisant l’objet ainsi que ton nom, ton prénom.

Plutôt simple, pas de questionnaire, pas de dessin à faire.
…et si en plus, tu partageais le concours via Facebook, Twitter ou autre, ce serait super sympa, nous permettant plus de visibilité, donc plus de partenariats et plus de places à faire gagner pour les prochains concerts! Les gagnants seront prévenus la veille par mail.

Gagne 2 invit’ pour MAGNETIC ENSEMBLE

Pour le jeudi 8 novembre 2018 au Trabendo

MAGNETIC ENSEMBLE fait sa release party de Rainbow !

TECHNO INSTRUMENTALE
« On veut que ce soit plus animal que ce qui se fait généralement dans la techno » La techno acoustique des prodiges sensibles du Magnetic Ensemble fêtera son premier album au Trabendo le jeudi 8 novembre prochain avec une soirée entièrement dédiée au live en présence de tous les invités de l’album (sauf Nosfell) : la guitare stellaire de Maxime Delpierre (Limousine, Viva and the Diva, VKNG), la séraphique chanteuse Sabina Sciubba (Brazilian Girls), l’ex-pianiste régulier du groupe Fabrizio Rat et l’incroyable joueur de Cristal Baschet, Thomas Bloch (Radiohead, Gorillaz, Tom Waits).

« Le Magnetic Ensemble, c’est avant tout une histoire de percussions. Chacun à leur manière, Antonin Leymarie, Benjamin Flament et Matthieu Desbordes aiment entrer dans le rythme comme on dit d’un tennisman qu’il rentre dans la balle. Plus sombre, plus rentre-dedans, plus « assumé » que leurs précédents EP, leur premier album sonne comme un coming out réussi : Rainbow brouille les pistes et les genres avec le poing levé à l’image de la jeune maison qui l’abrite, Airfono, label de Sofiane Saidi & Mazalda, Fabrizio Rat ou encore The Wolphonics. Électro sans en être, impro mais pas vraiment, invitation à la danse mais pas tout à fait, le trio et ses invités (Nosfell, Sabina Sciubba, Thomas Bloch…) génèrent une transe qui doit plus aux musiques traditionnelles africaines qu’aux night-clubs. Au final, ce n’est plus un Ensemble qui s’appelle Magnetic, mais des musiciens qui deviennent magnétiques ensemble. » ©MathieuDurand

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Concours soirée Tankgirlz

Pour samedi 6 octobre 2018 aux Abattoirs de Lyon [enfin Bourgoin-Jallieu en vrai]

A l’heure où la question de la parité se pose du côté de l’entertainment et particulièrement sur le genre techno, tu sais celui qui se finit le plus tard et qui est majoritairement masculin…, well à cette heure donc, Les Abattoirs mettent à l’honneur pour la soirée Tankgirlz, un plateau uniquement féminin.

Electroclash dejanté, basses lourdes, mélodies progressives, chants rituels, tous ses éléments se mélangeront dans cette soirée emmenée par des artistes indépendantes et libres. Activiste au large succès au sein du duo Sexy Sushi, Rebeka Warrior mixe une techno directe et franche tout comme ces petits messages glissés au micro entre deux break… Ybrid, dans un registre plus indus, produit un techno lourde : ambiances et percussions cinématographiques, kicks indus et mélodies orchestrales. RAG, résidente incontournable des club parisiens, distille une house léchées et subversive !

Line up:
REBEKA WARRIOR (Sexy Sushi) Dj Set – TECHNO – (FR)
YBRID – TECHNO INDUS – LIVE (FR)
RAG –  ELECTRO – DJ SET

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Qualm – Helena Hauff

 

Originaire de Hambourg, un cursus aux Beaux Arts et un diplôme en Systematic Music Science and Physics (sic!) en poche, celle que Crack Magazine a consacrée en 2017 « The most exciting DJ in the world (right now) » n’en était déjà plus à ses débuts lorsqu’elle sortit son 1er opus Discreet Desires en 2015. A défaut d’un Red Bull, le Pump up the Jam de Technotronic déniché d’occas’ et offert par sa grand-mère lui aurait-il donné des ailes ? Ce que l’on sait c’est que le DJing fait très tôt partie de son ADN, et que les jams minimalistes et nerveuses sur quelques machines analo constituent son modus operandi en terme de production.

LA REINE DES NEIGES – LE RETOUR

Son 1er album Discreet Desires, parlons-en vite, m’avait mis une bonne claque, comme à beaucoup d’autres. Electronica cold en mode post-punk tutoyant l’acide la plus sombre basée essentiellement sur une TR707 fiévreuse comme leitmotiv rythmique et des gimmicks qui fleurent bon la TB 303 a tôt fait d’instituer Helena Hauff comme la nouvelle voix d’une techno minimaliste mais protéiforme, sans concession, viscérale comme le désir, comme on n’en avait pas entendue depuis longtemps.
Son double LP suivant, A tape, est une compilation de ses premières productions, entre 2011 et 2014 donc, souvent saisies lors de lives inspirés. Cette electronica parfois plus convenue, parfois plus joyeuse, laissait cependant déjà entendre que la dame que l’on croyait de glace nourrissait des velléités d’explorer des territoires plus lointains voire abscons, écornant ainsi une étiquette peut-être trop rapidement apposée à son style, trop étroite pour son talent en tout cas, tout en restant fidèle à ses intuitions rythmiques. La (double) dernière galette  parue chez Ninja Tune discrètement cet été en est une preuve supplémentaire.

KEEP QUALM AND MAKE SOME NOISE

Titre ambivalent s’il en est, Qualm signifie en anglais « scrupule » et en allemand LV2 « fumée ». Effectivement on ne saura pas toujours sur quel pied danser tant le spectre abordé est large. Dès le premier track, Helena Hauff annonce la couleur, ce sera très organique voire abrasif. En effet, ce morceau au goût très tribal me rappelle pas mal ce que l’on peut entendre ces temps-ci lorsque l’on passe ses soirées dans les dernières caves parisiennes et autres friches industrielles de l’autre côté du périph’ reconverties en lieux de fêtes libres où le harsh noise est régulièrement mis à l’honneur. La saturation sur les drums est reine, c’est manifeste et ça fait du bien. Même si cela devient une tendance lourde au point que les constructeurs (français, japonais ou danois) intègrent une section overdrive à leur drum machine après l’avoir fait sur leurs synthés, piquant l’idée aux artistes DIY sans le sou qui se débrouillaient jusque-là avec une pédale ou un Tascam 4 pistes K7. Bref, je digresse mais Barrow Boot Boys, Hyper-Intelligent Genetically Enriched Cyborg et No Qualms envoient clairement de la choucroute.

DESIRS DISCRETS

Avec cet album,Helena Hauff va plus loin, en assouvissant ses « désirs discrets » d’expérimentations, ambient d’une part (Entropy Created You And Me, The Smell Of Suds And Steel, Qualm) teintée d’un certain goût pour les musiques de film SF (Fag Butts In The Fire Bucket pourrait très bien être l’OST d’un prochain Carpenter), ou plus inquiétantes, plus troubles, moins identifiables (Primordial Sludge, Panegyric). L’ossature minimaliste n’en reste pas moins prégnante et nous ramène régulièrement à une certaine forme d’urgence primitive et originelle.
Le tout, moins cold et plus charnu, constitue donc une belle mue, à la fois polysémique et polyrythmique pour finir sur un track ambigu, en forme d’interrogation qui dirait « what’s next », quelle saveur aura le prochain disque, ou peut-être à quoi ressembleront les 10 prochaines années, que l’on ne nous prédit pas de très bon augure si l’on en croit les voix grandissantes de la collapsologie.

Pour ma part, je continuerai de suivre le travail de cette jeune femme devenant peu à peu une figure incontournable, comme a pu l’être Ellen Alien à son époque. OK peut-être pas, mais c’est tout le bien qu’on lui souhaite, mais shhh, keep calm, listen and dance…

– Alexis Cangy –

Qualm de Helena Hauff chez Ninja Tune

BONUS \/^^\/

The Peacock Society : bouillant est un mot faible…

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Ce week-end d’été, le beau temps était au rendez-vous pour l’un des plus importants festivals de musiques électroniques de Paris : The Peacock Society.

Un festival riche en activités et en artistes, avec plus de 50 DJs et musiciens qui se sont relayés sur des événements la semaine, mais surtout pour notre plus grand bonheur et nos petites gambettes, le vendredi et le samedi jusqu’au petit matin.

Alors je ne vais pas vous le cacher, The Peacock Society Festival est un de ces moments que j’attends dans l’année de par son envergure et ses ambitions : 3 scènes et plus de 25 000 festivaliers sur le week-end, on ne peut pas nier que l’orga mets les petits plats dans les grands. Cela fait maintenant plusieurs années que je suis présent, et même si j’apprécie toujours y aller avec mes potes vivant à Paris ou étant de passage pour l’occasion, je trouve que le lieu même du festival ne permet pas beaucoup de changement d’une année sur l’autre, et je suis un peu déçu par ces 3 salles quasi identiques même si de différentes tailles. Elles manquent d’espace et de hauteur, ce qui fait donc monter la température de 10 degrés dès que tu fais un pas à l’intérieur de l’une d’elles.

[Cliquer sur les photos de Anthony Ghnassia pour les agrandir]

Oui, l’ambiance est bouillante, les gens sont cools et l’endroit permet de squatter dehors et de prendre l’air. On n’oubliera pas qu’il faut compter 30 minutes à pied entre la sortie du Métro Château de Vincennes et l’entrée du festival au Parc Floral. Ceux qui connaissent savent qu’un bon festival se mérite toujours. Et il y aura la même au retour, quand tes jambes n’en peuvent plus et qu’elles continuent de danser machinalement.

Mais une fois que tu franchis les portes, que tu as rechargé ton bracelet ou téléchargé ton app, plus rien ne peut t’arrêter…

Ross From Friends

Laurent Garnier commence le vendredi soir par un set de 4h pour l’ouverture. Dans la salle, il y a tellement de monde, on va attendre la fin et on va aller voir ce que donne Folamour, un peu compliqué pour moi au début, pourquoi tu passes France Gall, il est si tôt…  Floating Points prend ensuite les commandes mais il y a beaucoup de haut et de bas et ça met du temps à partir. Il faudra attendrel’arrivée de Mallgrab, toujours sur cette même grande scène nommée Warehouse, pour que ça commence à envoyer, damn! c’est aussi l’heure d’aller écouter la techno envoûtante de Daniel Avery dans la Squarehouse. C’est finalement Amélie Lens qui a mis clairement tout le monde d’accord avec son set génial et complètement hypnotisant, construit sur des basses incroyables dont elle seule a le secret. La soirée se finira pour ma part, sur un set monumental de Solomun sur la grande scène, un mix travaillé avec des morceaux aux sonorités africaines donc pleines de percussions. Au dire de certains de mes amis, Jeff Mills a été un peu décevant, mais je ne pourrais pas vous le raconter car je n’ai pas réussi à décrocher mes yeux et mes petits pieds de Solomun.

Samedi, après un repos bien mérité, on remet ça !

J’arrive en retard et je rate Chloé ou RPR Soundsystem, mais je sais aussi qu’il va falloir se réserver pour le closing. Je commence donc à retrouver des gens dehors pour boire un verre avec en fond une Charlotte de Witte survoltée, mais qui n’arrive pas à me séduire car toujours un peu trop dans la facilité 🙁
Tale of Us prend le relais et ils font du Tale of Us : une électro travaillée en relief qui fait voyager. Ca y est, la soirée peut commencer !

 

Ce sera ensuite Maetrik / Maceo Plex qui viendra mettre la main à la pâte. Son style est inimitable et bien propre. la foule est en transe, la salle entièrement à lui et quoi de plus normal, avec ce talent ! Richie Hawtin va bientôt commencer mais j’ai envie d’aller voir Mano le Tough qui joue dans l’autre salle. C’est une autre histoire, un autre voyage que raconte Mano le Tough au travers de ses platines. Ça fait plaisir ! Ça change !

Le jour commence à se lever et tout le monde reprend des forces. Richie Hawtin clôture le festival sur la grande scène avec véracité. Il reste encore beaucoup de monde qui profite des derniers beats devant les enceintes. Richie à Paris, ce n’est pas tous les jours non plus 🙂 [Photo en une]

Et voilà, mes oreilles ont pu se délecter avec beaucoup de plaisir de tous ces artistes talentueux qui nous ont offert un beau spectacle nocturne. Mais maintenant il fait jour, il est 7 heures.

C’est l’heure de l’after !

Pour résumer, The Peacock Society, c’est un festival bien organisé avec une bonne ambiance de connaisseurs de musiques électroniques. On est quand même un tout petit peu triste sur quelques points :

  • La scène en extérieur n’est plus, et pourtant elle permettait de créer de la variété et un autre univers pour les artistes.
  • Une chaleur de dingue pour des salles basses de plafond qui ne mettent pas bien les DJs en valeur, bien que la qualité du son soit irréprochable, et c’est important !
  • Des DJs qui ne sont pas vraiment annoncés et qui défilent les uns après les autres. Cette année les transitions étaient assurées par nos supporters Français pour bien nous rappeler qu’ « on est en Demie. On est, on est, on est en Demie ! ». Je suis sûr que vous la connaissez 😉

Voici quelques pistes d’amélioration pour un festival qui nous apporte toujours des surprises et du bonheur dans notre capitale française.

– Jay –

On se donne rendez-vous à Rituel ?
Gagnez vos places sur le site en participant ici

Mordus de cuivres, par une MEUTE allemande / Interview

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Elle fait un tabac à chacune de ses manifestations, réconcilient les âges et invite joyeusement à la fête. Meute est une fanfare allemande pas comme les autres, elle déambule dans les rues, aux festivals, mais aussi dans certains clubs de nuit, comme on a pu déjà la voir programmée aux Transmusicales à 4h du matin ou encore à La Clairière.
C’est que les 11 musiciens ont choisi un répertoire bien particulier: ils reprennent des morceaux techno, de Âme à Laurent Garnier, avec une formation de 2 trompettistes, 3 percussionnistes (1 grosse caisse et 2 caisses claires), 3 saxophonistes (1 saxophone basse, 1 saxophone baryton, 1 saxophone ténor), 1 marimba, 1 sousaphone, 1 trombone.

Ces gars sont en représentation permanente, dans les rues comme dans les salles, avec leurs beaux costumes rouges à la Spirou. On a tout de même réussi à chopper Philip, Sebastian et Thomas pendant leur marche sur Solidays.

Comment s’est fait le casting de cette fanfare ?
T: On est une bande d’amis en fait avant d’être un groupe de musique. On n’a pas passé d’annonce, ca s’est fait naturellement, par les connections. On se connaît depuis l’adolescence, par les études de musique à Hambourg, ou par différents projets précédents.

Le march band a-t-il un leader à sa tête ?
P: Oui c’est Thomas. C’est lui qui a eu l’idée du projet initial.
T: Tout le monde est assez libre en fait, chacun fait ce qu’il veut sur scène à partir du moment où il suit la musique.

Vraiment? On a pourtant l’impression que votre set est presque chorégraphié.
S: Oui c’est l’impression qu’a le public. Mais ca s’est plutôt développé au fur et à mesure des gigs, selon qui joue quelle partie avec qui. On en a parlé bien sûr car il faut prendre en compte la différence entre la rue et la scène, mais c’est loin d’être chronométré comme les fanfares américaines. On doit aussi faire attention sur les quais de métro bondés par exemple,  on se déplace verticalement: souvent les 2 deux les plus aigus devant, et les basses sur le côté.

[Découverte de MEUTE aux Transmusicales de Rennes. ©Nicolas Joubard]

Vous étiez aux Transmusicales il y a 2 ans, le festival rennais est connu comme le marché des programmateurs. Est-ce que ca a été un tremplin pour vous?
S: C’était notre première fois en France, et depuis on ne fait que revenir pour de nouvelles dates. A Paris, nous avons joué à La Clairière par exemple, c’était chouette.
T : Et à La Machine du Moulin Rouge, c’était dément, vraiment fou.
P: Oui j’y retournerai bien!
S: Et on joue dans beaucoup de régions différentes aussi pour les festivals.

Comment choisissez-vous les morceaux technos que vous allez travailler: par vote à main levée, ou vous travaillez tout et ne prenez que les meilleures, …?
S: Thomas a un don unique pour reconnaître un morceau qui va donner quelque chose en fanfare, une proposition viendra de temps à autres d’un autre membre, ou alors on écoute ensemble de l’électro…
T: Occasionnellement (rire)
S: Comme hier soir par exemple (rires)

Y a-t-il une règle obligatoire côté technique pour qu’un track soit jouable, comme le fait d’avoir assez de pistes différentes pour être joué par les 11 membres, par exemple, ou ne pas être trop répétitif?
P: Tout le monde ne joue pas tout le temps, ce qui nous donne une chance pour construire des ruptures et engager une certaine dynamique pour élever le morceau au niveau d’énergie supérieur.
S: Lorsque le morceau est vraiment succin, on peut aussi jouer en choeur, ce qui n’est pas plus mal car certains instruments sont monophones. S’il est répétitif, on peut le commencer bas puis jouer de plus en plus fort.

Donc vous expirez fortement dans vos trompettes toute la journée dans les rues tout en dansant, puis remettez le couvert la nuit tard dans les festivals et clubs sur des spectacles hyper dynamiques.
Une vie saine s’impose-t-elle pour avoir assez de souffle ?

S: Oh oui. On a un programme de fitness spécial!
T: (rires) On court tous les jours !
P: ahah, honnêtement c’est vrai qu’on fait toujours la fête, on donne beaucoup sur scène…
S: Y’a des parties ? Mais j’ai jamais été invité ??
P: …mais des fois on fait attention. Il nous arrive de considérer jouer dans les rues et finalement on se rétracte pour garder notre énergie et mieux jouer le soir, surtout quand on a plusieurs soirées de suite en été, la saison des festivals. On n’a pas encore joué dans les rues de Paris par exemple.

J’imagine que vous jouez également plus en été qu’en hiver dans les rues, difficile avec des mains gelées non?
P: On a joué à Bruxelles une fois il faisait sérieusement froid. Mais ce n’est pas bon pour les instruments de subir le froid, ni la pluie d’ailleurs, et ce n’est pas fun non plus.
T: Mais parfois c’est le contraire, on avait rien prévu, sans sound system rien, et on se met à jouer là où on ne nous attendait pas, pour un pur moment.

Alors justement, ca vous est déjà arrivé de causer des problèmes de traffic qui demande intervention de la police ?
T: ahah oui ça nous est arrivé à Francfort et Hambourg aussi! A Francfort, le mouvement a bloqué le tram mais ca n’avait pas l’air de les déranger, personne ne se plaignait, c’était cool.


[Quand Laurent Garnier monte sur la scène à la 51e minute
pour The Man with the Red Face. 💞]

La réaction la plus folle dans les lieux publics?
S : Celle des enfants! Ils vivent la musique de manière intense. C’est comme une transe. On aime quand les familles stoppent leur promenade pour danser avec nous.
T: Oh ! et au Texas, durant le SXSW festival, dans les rues d’Austin: on n’aurait pas pu choisir de meilleur public spontané! C’était comme une ambiance de concert filmé avec un casting de public, ils étaient vraiment à fond.

11 personnes « on tour », vous louez une villa en AirBNB ou chacun a sa chambre à l’hôtel?
S: On est même plus que çà en tout: on se déplace à 16. Mais on dort dans notre énorme bus.
T: Mais on apprécie beaucoup quand on dort à l’hôtel ! On a pris un airBNB à Lisbonne l’année dernière. Avec toutes nos dates en France, c’est vrai qu’on pourrait en prendre une, limite avec piscine pour l’année prochaine.

Tiens, en parlant de maison et piscine, il y en avait une pour le backstage des artistes au festival Yeah! [C’est là que j’ai interviewé BRNS, en maillot de bain] Vous avez eu la chance de pouvoir y jouer avec l’auteur d’une de vos reprises, Môsieur Laurent Garnier. Avez-vous souvent des connections avec les producteurs originaux ?
T: Oui, on en a rencontré pas mal. On a aussi partagé la scène avec Stephan Bodzin, on a rencontré N’To qui joue aussi ce soir à Solidays pour les 5 ans d’Hungry Music, peut-etre qu’on le retrouvera après. On a également joué au micro-festival de Âme, Lost in a Moment, un peu le même concept qu’au Yeah!
S: On a aussi revu Laurent Garnier. On était pas loin de Paris, il nous a invité au 30 ans du Rex.

Ca donne envie d’y aller non?
Voici leurs prochaines dates:

L’image contient peut-être : une personne ou plus et texte

– Julie Lesage –

Invitations pour les Plages Electroniques !

Concours pour 2×2 places sur la soirée de votre choix aux Plages Electroniques à Cannes du 10 au 12 aout

Cannes n’a pas que le festival du cinéma, la belle a aussi son festival electro de l’été, les pieds dans l’eau.
Avec une équipe complètement remaniée, puisque la DA Gaby (voir son interview sur l’exportation des Plages Electroniques) s’est envolée vers les States, Panda-Events a mis le paquet cette année sur une programmation des plus ecclectiques pour accueillir 40 000 festivaliers en tongs, dispersés entre la plage, le toit-terrasse du palais et l’after à la Rotonde. Il y en aura pour tout le monde :

👌 de l’electro mélodieuse avec le duo The Blaze, prêt a sortir son 2e opus après le succès de The Territory, les soupirs suaves de Gorgia Angiuli, et le trio d’Hungry Music qui célèbrera les 5 ans du label à 6 mains (Worakls + N’To + Joachim Pastor), l’électro à la fois épurée et sombre de Kölsch et les petits nouveaux Haute

🔊 de la techno tapageuse avec la belge Amélie Lens qui ne cesse de grimper sur les charts, la légende allemande charismatique Sven Väth, mais aussi l’aventurier des grands froids Molecule, l’indétronable Recondite 


🎶 de la house populaire un brin chill sur la playa avec le chef de file Jamie Jones, la cimbale loungy de Leo Pol, le petit grenoblois Agoria, Synapson, son disque d’or en main ou encore The Avener, ce tube de l’été dernier qu’on a du subit 12 000 fois.

Bref une belle brochette avec de l’agneau pour les caractères trempés, du boeuf tendre à souhait, du poulet pour se trémousser en basse cour, et même du végétarien pour les vacanciers parisiens.


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Vendredi :
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Samedi : Réserver
Dimanche : Réserver


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Les gagnants seront prévenus par mail une semaine avant l’event.

Retour sur les souvenirs en vidéo

Interview de Worakls sur la plage 2016

After-movie Plages Electroniques 2014

2 pass 2 jours à gagner pour les RITUEL DAYS !

Concours pour les 20 et 21 juillet 2018 au Plateau de Gravelle, Paris

Trop trop fiers d’être partenaires de ce nouveau festival Rituel days qui invite la crême de la crême de la techno-house allemande au Bois de Vincennes. Attendez vous à être reçus comme des rois avec des activités spirituelles et bien être pour l’après-midi et deux nuits de folie avec une programmation qui te fait faire de l’hyperventilation, sans doute la meilleure de tout l’été côté electro-house et techno-chill. Damned ce que ca va être bon! Plus d’infos sur l’event


TENTE TA CHANCE pour gagner 2 pass 2 jours, en seulement 2 étapes:

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Plutôt simple, pas de questionnaire, pas de dessin à faire.
…et si en plus, tu partageais le concours via Facebook, Twitter ou autre, ce serait super sympa, nous permettant plus de visibilité, donc plus de partenariats et plus de places à faire gagner pour les prochains concerts!

Les gagnants seront prévenus par mail une semaine avant l’event.

 

 

Essaie Pas – New Path

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Découverts grâce à un 1er single dingue Danse sociale chez Teenage Menopause Records il y a 2 ans, le duo québécois revient avec ce que l’on peut considérer comme leur 3e album (leur 2e chez DFA), remarquable à plus d’un titre.

D’abord évidemment parce qu’il est rare qu’une œuvre musicale s’affilie aussi clairement, directement à une œuvre littéraire. En l’occurrence un roman (A scanner darkly / Substance Mort) abordant la distorsion des sens et des relations sociales en mode perché 24/7 et surveillance télévisée, écrit par le maître des réalités divergentes, Philip K. Dick. Le duo Davidson/Guérineau aura poussé l’hommage jusqu’à la pochette, bleue, avec cette sorte de fleur du mal en tracé.

Ensuite, parce qu’il prolonge et creuse le sillon des précédents opus, notamment Demain est une autre nuit, tout en prenant un tournant plus affirmé vers une techno sombre et texturée.

Enfin, tout simplement parce qu’il est excellent !

Qui peut le moins peut le plus

Reprenant la nomenclature de ses prédécesseurs, cette nouvelle sortie propose 6 titres compacts, en général assez nerveux, avec souvent un froid ressenti de l’ordre de -20° (Canada oblige) cependant hyper organique.

Les Aphides nous plonge dans un univers oppressant par un rythme lancinant, comme une pulsation cardiaque. A grand renfort de gargouillis sonores divers et variés, parasites en tout cas (les aphides – ces pucerons dont il est question ?), nous pénétrons donc, à petite dose, dans ce monde angoissé et angoissant où les pistes ne cesseront de se brouiller, entre paranoïa et schizophrénie.

La posologie prend un coup de fouet dès le second morceau. Futur Parlé démarre de façon très sombre (coups de synthé à la serpe horror 80’s façon vicelarde puis arpège mineur qui donne le tournis) pour envoyer un beat bien ferme doté d’un arrangement relativement éthéré (nappe et choeurs), plus mesuré qu’au départ. Avec sa voix-off-féminine-vaguement-robotique, entre conscience précog et IA profétique, ou simplement délire métaphysique d’un type « high », Marie Davidson nous interpelle pour nous rappeler que « l’avenir, ça n’existe plus depuis longtemps », « seulement les événements et les dates comptent », et que « le futur est parlé » (sic !). Comprenne qui peut. Toujours est-il que la perte de repères s’annonce grandissante et interroge dès lors, comme l’a toujours fait K. Dick, le principe même de réalité, à l’image du clip proposé.

Petite pause hautement funky et déviante avant les 2 prochains tracks tendus voire épileptiques, Complet brouillé est un curieux mélange de Kraftwerk, Prince et le hip hop des débuts (Afrika Bambaataa). Partant d’un rire, à la fois insouciant et démoniaque, on a l’impression de déambuler dans les rues de LA ou les couloirs d’une soirée, vêtu de ce « complet brouillé », entre cape d’invisibilité, car elle masque la personne qui la porte, et le costume-camouflage permettant de revêtir de multiples personnalités fictives lors des opérations d’infiltration. On saisit ça et là des bribes de conversations, ou bien est-ce déjà la folie qui gagne du terrain, profitant de l’engourdissement des sens et du cerveau sous prod avec toutes ces âmes virtuelles qui composent ce complet, et fait entendre leurs voix ?

Avec Les Agents des stups, on entre dans le dur du sujet. Descente de stups ou plongée définitive dans le vertigineux abysse des paradis artificiels dont chacun abuse dans le roman, le duo balance ici son track le plus nerveux, et aussi le plus jubilatoire.

On reconnaît la pâte du duo canadien dès les premières notes de basse au filtre tendu comme un string (Danse Sociale n’est pas loin). Un kick bien sec style TR707 s’emballe et mitraille pour nous prévenir qu’aucun répit ne nous sera accordé. Quelques breaks de toms plus tard, le kick se fait plus martial pour un beat archi sec, ultra vitaminé et jubilatoire, tandis qu’une sorte de sirène vient pousser sa plainte déchirante par intermittence, le tout évoquant une course poursuite, une fuite amok, vers une perdition finale, inévitable, dans un halètement qui s’éteint peu à peu.

Sorte de levure chimique en capsule portant à leur point culminant les fantasmes et les peurs les plus puissantes de ses usagers, la drogue dont il est ici question s’appelle Substance D (comme Dead en VO) et M (comme Mort par chez nous). L’on se retrouve alors avec le track du même nom au cœur de la matrice de personnalités éclatées aux sens démantibulés dans laquelle plonge la prise en quantité déraisonnable et répétée de cette Substance M, ou bien est-ce l’état de manque qui est décrit ici ? A un sound design cold à souhait succède une rythmique solide donnant l’impression d’avancer/reculer, bass-drum contre kick medium, soutenu d’arpèges à la limite de l’acide ou de la transe. Entre succession de couloirs de conscience, perdu dans ce labyrinthe réverbérant des « moi » suspendus, on cherche la porte de sortie, sans savoir si la mort ou la lumière se trouve au bout.

Cerise sur le marteau, le dernier titre prend tout le reste de l’album à contrepieds. New Path est un programme de désintoxication ambigu et mystérieux (sans vouloir spoiler ceux qui voudraient lire ou voir l’histoire), et c’est le nom donné à l’album. C’est aussi le morceau le plus sombre, décharné, arythmique de leur répertoire. On se retrouve dans une sorte de no man’s land qui sent la lobotomie, peuplé de réflexions simplistes et mystérieuses sur fond d’ambient dark et « déconnectée », entreVol au-dessus d’un nid de coucous et Blade Runner (tiens tiens, ce serait pas du même auteur ?). C’est audacieux de terminer de la sorte. En tout cas, volontairement ou non, cela retranscrit également très fidèlement l’amertume avec laquelle l’auteur a écrit ce roman (voir la « Note de l’auteur » à la fin de l’ouvrage).

Ca fait du bien quand ça fait mal

Evidemment New Path peut s’écouter sans connaître rien de l’histoire, ex nihilo, et il s’agira d’un très bon album techno minimal darkwave efficace avec cette touche « bande originale futuriste » qui lui du corps, une certaine épaisseur. Mais il réussit tout de même le tour de force d’évoquer des enchevêtrements contradictoires et complexes de type angoisse/plaisir, paranoïa/lâcher prise, perte de sens/acuité sensorielle, bref, ce petit cocktail de sensations équivoques que certains auront déjà peut-être exprimentées.

Pour ma part, j’ai pris double plaisir à l’écouter en revisitant le roman dans ma tête.

New Path
chez DFA Records
Alexis C.[…]

 

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Oui mais encore – A scanner darkly (le film)

Pour ceux que cela intéresse ou qui auraient la flemme de lire, une adaptation « cinéma », plus précisément prise de vue réelle avec une surcouche dessinée-animée façon GTA, a été réalisée par Richard Linklater en 2006 avec un casting de « malade mental » si j’ose dire (Keanu Reeves, Wynona Rider, mais surtout les excellents Woody Harrelson et Robert Downey Jr). Osé, sur la forme, et réussi dans l’ensemble, à voir absolument !

 

WiseNIGHT 2017 – Best of House/Techno

Playlist en écoute sur toutes vos plateformes
(Deezer, Spotify, YouTube, Soundcloud)

[Image en une: éclairage Minuit Une photographié par Bary]

Encore une belle année de découvertes musicales à clôturer!
Il est tant de danser.
On vous souhaite un très beau réveillon, et au cas où une connasse veut encore passer Les Démons de Minuit, on vous a concocté un best of electronique regroupant toutes les bombes electro/house/techno de toutes les WiseLists de l’année.

Dedans vous retrouverez You Man, Dominik Eulberg, Digitalism, T.Raumschmiere, Manfredas, Polo & Pan, Corine, Jacques, Jamiroquai, L’Impératrice, Max Future, Vitalic, Arnaud Rebotini, Clara Moto, Kid Francescoli, Roman Flügel, Douglas Greed, Worakls, Jimmy Whoo, Cabaret Contemporain, Sofi Tukker, Moon Boots, Night Drive, Wielki, Helena Hauff, The Blaze, Nine o’Clock, Nhar, Sabrina & Samantha, Ezechiel Pailhes, Maya Jane Coles, Knor, loco & Jam, Jumo, Lali Puna, Plaisir de France, …

Encore merci pour votre soutien. On se retrouve en concert en 2018.

Et bonne teuf

 

Le Voyage selon Vitalic

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C’est tout excités que nous sommes arrivés à l’Olympia parce que, quand même, pas loin de 5 ans que nous attendions ce nouvel album !
Et oui c’était en 2012 que Vitalic nous offrait Rave Age.

C’est donc depuis janvier 2017 que nous pouvons nous délecter de son quatrième album Voyager.

Et comme à chaque fois, nous nous émerveillons ! Vitalic, riche de ses quinze années de tribulations sur la scène électro, sait parfaitement comment enflammer son public. Il s’amuse à redéfinir la notion d’électro en mélangeant savamment tour à tour techno, disco, rock et pop… et depuis Voyager, un héritage cosmique tout droit venu des années 80!

Et là plantés dans la fosse de l’Olympia, nous trépignons d’impatience. Une première partie qui nous entraîne crescendo vers les étoiles avec le duo survolté d’Agar Agar ! Ils nous font monter en température tellement nos corps se trémoussent! Ils s’en donnent à cœur joie eux aussi, déchaînés sur leurs machines, et clôturent leur prestation sur une montée acid hallucinante ! Nous sommes proche du firmament.

Et puis vient le moment tant attendu ! Un peu moins de deux heures d’une électro made in France avec le maître Pascal Arbez-Nicolas, ce garçon si sobre et pourtant si habile de ses doigts!
Face à nous, sous sa couronne de lumière – une structure impressionnante de plusieurs losanges lumineux se mouvant tout autour de lui – il enchaîne parfaitement les morceaux de son nouvel album et bon nombre de ses tubes électro les plus dansants, un brin remixés pour l’occasion. La folie s’empare de la salle. Levitation, My Friend Dario et Stamina (pour ne citer qu’eux)…


[Vidéo de LexMezurt]


[Vidéo de Rebel Funthrasher]

Et là surprise ! David Shaw en plein milieu de la scène irradié par ce light show dément qui nous interprète un magistral Waiting For The Stars

Nous sautons, rions, chantons ! Un vrai bonheur qui ne devrait jamais s’arrêter !

Et pourtant c’est déjà le premier rappel, puis le second. Une chose est sure : Vitalic est comme nous, il ne veut pas que ça se termine ! Nous continuons d’emmagasiner cette énergie si propre à Pascal et nous lâchons tout pour l’inévitable Poney Part I, que tout le monde attendait. Dernier moment de folie que toute la foule reprend en chœur !

Nous quittons l’Olympia comblés, épuisés et déjà prêts pour le prochain voyage made by Vitalic !

-Marine Lombard-