Rock

WiseList #74 – Top20 des actus musicales

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NOUVEAU ! 
Tu peux désormais suivre et enregistrer cette playlist mensuelle dans tes favoris sur toutes les plateformes
(Deezer, Spotify, YouTube, Soundcloud, Napster, Qobuz, Apple Music, …)
Fini les archives, on la mettra à jour une fois par mois (challenge : 1er du mois)
Merci le progrès…et bonne écoute !

POP >>> INDIE ROCK >>> ELECTRONIQUE

POP

La MirastellaBiches (Paris)
Ouverture atypique avec un groupe stellaire donc farfelu, jouant entre les codes pop des Beatles et la psychée de Forever Pavot, jusqu’à ce qu’une dégringolade noisy te réveille en te tirant par les cheveux. A découvrir dans son ensemble sur leur nouvel album Girasonico.
The Mercy Stone – Wastin’ Time (Californie)
Après leur premier album Ghettoblaster mêlant classique, rock et improvisations jazz de manière expérimentale, les 12 musiciens sortent bientôt une seconde oeuvre, plus accessible de par ses mélodies pop, mais toujours aussi travaillée et originale. The Mercy Stone fait partie de ces groupes qui peuvent révolutionner le paysage de la musique actuelle.
Soul Beach – Sunburn (Marseille)
Après In Vain cet été, on continue d’apprécier le duo sudiste électro avec son EP Hear the Kids.
ROB ONE Tropiques à moi (Courbevoie)
Trop tard, vous allez désormais chanter cette chanson à tue-tête avec votre moue des matins. Découvrez la poésie avant-gardiste de ROB ONE le 15/12 au Zorba.

INDIE-ROCK 

Elisapie– Arnaq (Salluit)
Mme Isaac a cette force émouvante qui nous accapare dans un clip tourné autour des traditions de son village natal inuit, le plus au nord des 14 villages du Nunavik, territoire arctique québécois. Nous aurons la chance de l’accueillir à la Bellevilloise le 4/12 mais pourront également la voir jouer son album The Ballad of the Runaway Girl en entrée libre sur réservation au Centre Culturel Canadien les 6 et 7 pour le festival Aurores Montréal!
BronchoWeekend (Norman)
On revient à la charge avec un 2e extrait de Bad Behaviour, à la fois teen et fiévreux.
Jim Sclavunos remixe Warhaus Beaches  (New York / Belgique)
Quand le batteur américain membre des Bad Seeds (oui ceux de Nick Cave) remixe et joue du saxophone sur un titre instrumental de Warhaus, projet solo de Marteen Devoldere, l’un des 2 leaders de Balthazar (vous suivez?), on plonge dans l’atmosphere des plus légendaires bad movies. Splendide.
Vestale Vestale et Ray Borneo – Les cailloux (Chambon-sur-Lignon)
Comme si Lio broyait du noir sans les cailloux du Petit Poucet. Cette cold wave enfantine est jouissive à sauter pieds joints dans les flaques de boue! Leur EP Pour adultes et adolescents de 4 titres est à découvrir, notamment avec la délirante Les garçons d’école de commerce.
Cash Savage and the Last Drinks – Human, I am (Melbourne)
Définitivement fan de l’attitude engagée du groupe australien, on en remet une couche avec cette fois-ci le premier titre de leur album Good Citizens. On nous a dit dans l’oreillette qu’ils passeraient chez nous en juin…patience.
Mini Mansions – This bullet (Los Angeles)
Mais qu’est-ce qu’il s’est donc passé pour qu’au milieu de leur mini EP poppy Works every time, le bassiste de QOTSA et ses potes pètent un câble et nous secouent avec menaces de la sorte ? Explosion subite et chanson défouloir réussies. Voir leur interview

ELECTRONIQUE

Miss KittinCosmic Address (Grenoble)
Embarquement immédiat à travers les nappes électroniques, vers le Cosmos, nouvel album de Miss Kittin qui retourne comme Vitalic vers une retro electro des années 80-90.
Matthew DearWhat you don’t know (Kingsville)
C’est dans l’album Bunny (6 ans d’attente quand même), que l’on chante à tue-tête le refrain, comme sur un rythme de labeur.
Simple Symmetry  remixe Autarkic Bongos & Tambourines (Moscow/Israel)
Comme Red Axes, les frangins Sasha and Sergey Lipsky ont remixé ce titre sorti chez Disco Halal: duo contre duo, les russes ont gagné !
Ducks! Pinprick In (Australiens installés à Berlin)
Lani Bagley et Craig Schuftan dansent disco et rêvent Dyisney, l’album du duo sortira l’année prochaine.
Plaisir de France remixe La Chatte – Coeur de Pierre (Paris)
On sent que Julien Barthe a pris un malain plaisir à remixer la new wave haineuse du trio parisien, un tube taillé dans le béton gris, pour les clubs.
Mr Mitsuhirato remixe MoullinexLove, love, love (Lisbon/Viseu)
Il faut forcément contre-balancer ensuite avec beaucoup d’amour, Moullinex a été ma révélation scénique 2017, faut absolument que je trouve le temps pour vous décrire le show aérobique de cette sensation portugaise ! (écoutez y’a les petits oiseaux derrière)
Irene DreselGuetotrou (Paris)
Irene n’en finit pas de monter dans la sphère des soirées électroniques parisiennes, notamment grâce aux soirées Les Femmes S’En Mêlent.
HVOBEraser (Vienne)
Magnifique brume profonde techno dans laquelle Anna Müller murmure à partir de la …quatrième minute, soyez patients.
Daniel AveryProjector (London)
Song for Alpha est un album d’expériences auditives plus que de clubbing, Daniel quitte les drones pour des pulsations qui tintent avec résonnances contre vos tympans, rejoignant les travaux d’Aphex twin.
ParadisJe m’ennuie (Paris)
Nostalgie pop et retour en 2012, le duo samplait alors divers films datés de 1958 à 1971 pour son clip. Pourquoi je ressors ca maintenant ? Aucune idée. J’ai du l’entendre en soirée.

– Julie Lesage –

[Image : Capture d’une balade en forêt comme en 1900, organisée par la Mairie de Mitry-Mory et la Compagnie Babylone]

BIRDPEN

BIRDPEN

INDIE-ROCK

BIRDPEN 
(Indie Rock – JAR – UK)

Membres du collectif Archive, David Pen et Mike Bird ont fondé en 2003 le groupe BirdPen, dont le style musical emprunte les chemins du rock indé et les balades électroniques planantes.
En tournée dans toute l’Europe au printemps 2017, BirdPen a été acclamée par la critique et le public comme lors de ses tournées précédentes, que ce soit en concert ou en festival.
En 2018 BirdPen revient avec un nouvel album, prévu pour l’automne 2018, dans lequel le duo continue de créer son propre univers mêlant des inspirations musicales telles queDeerhunter, Hookworms, Suuns, The Beta Band, Pink Floyd ou encore The Brian Jonestown Massacre.

GRIMLAKE
(Post Rock – Paris)

Derrière GrimLake se cache Mathieu Legros, un musicien parisien dont l’univers est non sans rappeler celui de groupes comme Mogwai, God Is An Astronaut, Explosions in the Sky ou encore Caspian. Tantôt mélancolique, tantôt puissante, sa musique a pour but de faire voyager. En live, trois musiciens le rejoignent offrant à ce projet post-rock un second souffle qui ne laissera personne indifférent.

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HOBOKEN DIVISION + THE BETHS

HOBOKEN DIVISION
sera en première partie de THE BETHS

Soirée Club LFSM
BLUES-ROCK

Venez découvrir le delta blues garage d’Hoboken Division. Le trio vient de l’Est, où le temps abrupt et le décor post-apocalyptique des usines abandonnées engendrent une scène bouillonnante et des riffs dégoulinant de fuzz. Il n’y a pas de fumée sans feu, et Hoboken Division s’attèle à attiser les braises brûlantes d’une scène qui ne cesse d’évoluer.

The Beths jouera ensuite son nouvel album de romantico-rock de Nouvelle Zélande.

FEWS

FEWS

ROCK
Des riffs piquants et glacés à la Joy Division, un univers profond comme celui de The Cure à leur début, mais également des airs de DIIV ou encore de Foals, on peut dire que FEWS soigne ses influences. FEWS, c’est une machine mystérieuse et cosmopolite composée de trois Suédois et d’un Américain. Les mélodies variées et les percussions addictives raviront les amoureux de post-punk à la Interpol.

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« Vous aimez Zlatan, la Suède, les États-Unis et le noisy rock ? C’est sûr, Fews est fait pour vous ! » MyRock

Lire l’interview « Rencontre avec les frénétiques FEWS »

VIAGRA BOYS

ROCK

VIAGRA BOYS
Viagra Boys (Suède) sont prêts à tout ! Ce combo suédois n’y va pas avec le dos de la cuillère : beats survitaminés, basse enflammée, guitares saturées, saxophones et claviers cisaillés. Il n’y a pas à dire : il y a de l’électricité dans l’air et de l’expérience à revendre.
Après une poignée de titres et de concerts chaotiques à souhait, le groupe devient très vite une sensation underground de Stockholm. Qualifié de post-punk, ils jouent une sorte de punk rock rugueux et hypnotique qui soutient les scansions hargneuses et incantations fiévreuses de son chanteur Sebastian Murphy.
Le dernier single qui annonce la sortie imminente de leur premier album a directement été classé « Best New Tracks » par Pitchfork et The FADER, garant du temple du cool mondial !

GOTHKING
Depuis août 2016, GOTHKING (FR) ce power trio des temps modernes basé entre Londres et Paris développe une approche musicale intrigante aux limites du son et de l’image, par delà les esthétiques porteuses punk, psyché et acid. Riffs costauds et paroles barrées, Gothking bouscule les idées reçues sur la façon de voir et de faire du rock aujourd’hui.

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THE LEMON TWIGS

THE LEMON TWIGS

OLD SCHOOL ROCK & POP
Enfin ! The Lemon Twigs lèvent le voile sur Go To School, qui paraîtra le 24 août. Les 15 titres de cet album concept aux allures de comédie musicale ont été écrits, enregistrés et mixés au domicile du duo formé par Brian et Michael D’Addario, à Long Island.

Go To School raconte la déchirante histoire de Shane, un chimpanzé élevé comme un petit garçon et rencontrant les obstacles de la vie parmi les êtres humains. Todd Rundgren et la vraie mère des frères D’Addario apparaissent sur cet album comme les parents de Shane. On notera que ce nouvel opus accueille les participations de Jody Stephens (le batteur de Big Star) et de leur père Ronnie D’Addario.

The Lemon Twigs ont émergé en 2016 avec leur premier album Do Hollywood, acclamé par la critique, et assureront cet automne les premières parties d’Arctic Monkeys au Royaume-Uni et pour certaines dates européennes. Ce second album qui peut être qualifié d’album concept et qui a des allures de comédie musicale est un ambitieux projet qui voit Brian et Michael D’Addario à nouveau se plonger dans leurs influences seventies avec une aisance innée, une créativité intacte et un délire certain. ©Radical

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Difficile de s’approprier MIEN au premier concert

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A l’extérieur, la fraîche brise de l’automne a pris tout Paris de court. A l’intérieur du Café de la Danse pourtant, on navigue à contre-courant dans la torpeur psychée du nouveau « non-super-group » dont tout le monde parle : MIEN.

Après l’introduction de nappes brumeuses synthétiques Other Spectral Atmosphere par Tom Furse (batteur de The Horrors installé cette fois-ci au synthé) et de John-Mark Lapham de The Earlies, Alex Maas et Rishi Dhir entrent en scène avec deux percussionnistes, ce qui à la surprise générale transforme l’original quatuor en sextuor. Premier vers : « I feel so high ». Hocus Pocus suit le même enchaînement que sur leur album éponyme fraîchement sorti. Quelle meilleure introduction pour un vieux rock psyché, me direz-vous.

Côté vieux jeu, MIEN fait des siennes en jouant congasses, bongo et maracas, dans le but de te perdre dans un rythme shamanique, jusqu’à l’avènement de Rishi, connu précédemment avec son groupe canadien aussi perché Elephant Stone; Rishi donc, qui s’installe pieds nus sur son petit tapis sur-élevé pour jouer de la sitar indienne (non, le tapis ne vole pas). L’instrument, de par la longueur de son manche et la multitude de clés de chaque côté, brille de mille feux à chaque passage de projecteur.

Pourtant, difficile a contrario de s’approprier le groupe dès le début du concert: la batterie casse sèchement et bien trop fort le chant lointain d’Alex, un chant qui rappelle exactement ses performances avec The Black Angels, où l’on peine à distinguer les syllabes, voire même à reconnaître chaque morceau à ses débuts. La reverbe, poussée à son maximum, éloigne nos musiciens nomades vers des rêveries orientales…

Heureusement, le rythme ultra groovy de You Dreamt est rassembleur. Plutôt étonnant, car le morceau en studio n’est en soi qu’une boucle d’enregistrements bruitistes avec quelques paroles. Mais lorsque Rishi reprend les vocales en ligne de basse, le résultat se rapprochant presque d’un morceau hip-hop, et que le batteur espiègle joue entre breaks et reprises (la bouteille de rouge bien entamée à ses pieds), des pas de danse à l’unanimité dans la fosse s’engagent.

Avec (I’m tired of) Western Shouting, le groupe dépoussière le rock spyché des années 60 en le plongeant dans des nuances lourdes et sombres, puis retourne vers le jeu traditionnel avec un solo de sitar. Vos paupières sont lourdes… quid de l’effet d’un envoûtement ou d’une lassitude, le doute est permis.

MIEN clôture avec une version longue de Earth Moon et le semblant rock de Black Habit. En manque d’un bouquet final énergisant, on  essaie de faire le bilan avant même la dernière note. En conclusion: on a apprécié l’univers tribal et hallucinogène, le fait d’écouter et de voir jouer une sitar indienne, instrument phare de ce live, …mais malgré un concert plutôt court, on n’est pas mécontent d’être lâché sur l’autoroute du désert indien. Peut-être la faute aux mauvais réglages de son ou au manque de contact entre le « non-super-groupe » et son audimat, les talentueux musiciens restent inatteignables dans leurs volutes mystiques, en conséquences MIEN ne s’approprie pas vraiment.

Une expérience qui ne ternit en rien le plaisir d’écouter l’album studio à la maison.

– Julie Lesage –

[Photos ©FrançoisMedaerts, vidéos : IndieGilles]

 

MIEN

MIEN

ROCK PSYCHEDELIQUE

Dans le cadre de l’Eldorado Music Festival
MIEN : Alex Maas (The Black Angels), Tom Furse (The Horrors), Rishi Dhir (Elephant Stone), John-Mark Lapham (The Earlies)

«Quand on voit passer un tel casting, il est assez facile de prédire d’avance que le résultat sera intéressant ; autant à l’écoute que sur scène. C’est un petit peu comme si les grands esprits qui se rencontraient, pour le plus grand plaisir des fans respectifs de chaque groupe. Mais pour autant, le son de MIEN n’a rien à voir avec lesdits groupes. Expérimentations sonores à mi-chemin entre le rock psychédélique et l’électronique, le rétro-futurisme et le mélange des genres seraient les qualificatifs les mieux adaptés pour décrire la musique du groupe.» – ©Sourdoreille


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ALBERT HAMMOND JR

ALBERT HAMMOND JR

ROCK
Albert Hammond Jr est de retour avec son 4ème album solo, Francis Trouble, qui est sorti le 9 Mars sur Red Bull Records.
Après un concert à Point Ephémère complet très rapidement, il sera à nouveau en concert à Paris le 18 septembre à la Gaîté Lyrique.

Ce nouvel album tourne autour d’une histoire très personnelle d’Albert, à savoir son frère jumeaux (Francis) mort-né avant sa naissance et se veut un hommage à ce frère qu’il n’a a jamais connu et lui a donné la vie.
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INCUBUS

INCUBUS

ROCK
Incubus, légendaire groupe de rock et heavy metal de Los Angeles, a été fondé en 1991. Le groupe est actuellement composé de Brandon Boyd (chant), Mike Einziger (guitare, piano, chœurs), José Pasillas II (batterie), Chris Kilmore (platines, claviers), et Ben Kenney (basse). Depuis sa formation il y a 27 ans, le groupe met un point d’honneur à changer de perspective à chaque album. Pour leur huitième disque, nommé 8 (sorti en 2017), Incubus monte le niveau d’un cran en collaborant avec leur ami Skrillex pour le mixage et la co-production. C’est donc 20 ans après la sortie de leur premier album S.C.I.E.N.C.E. qu’ils dévoilent 8. « Nimble Bastard », le premier single, saute d’une cascade de guitare à un refrain en forme d’hymne. « Loneliest » résonne d’une réflexion existentielle à propos de la solitude sur fond de tempo léger et de guitares hypnotiques… les onze morceaux de 8 composent une mosaïque reflétant l’état d’esprit actuel du groupe. Plus âgés, plus sages et plus rigoureux, les américains sont toujours prêts à se remettre en question.

« J’entends tout le temps les fans raconter que notre musique a été la toile de fond de leur première expérience amoureuse ou qu’elle les a aidés à supporter une période difficile, » confie Einziger. « Il n’y a pas meilleur compliment ».

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AVANT

MAINTENANT

PARIS INTERNATIONAL PSYCH FESTIVAL

PARIS INTERNATIONAL PSYCH FEST

FESTIVAL PSYCHEDELIQUE, logique…
Pour sa cinquième édition, 
le Paris Psych Fest revient entre les murs de la capitale et investit 3 salles mythiques du 18ème arrondissement : la Cigale, La Machine du Moulin Rouge, et la Station Gare des Mines, accessibles avec un seul et même pass, pas trop cher d’ailleurs.
Durant quatre jours, les festivaliers pourront vagabonder dans un univers hautement psychédélique de par une programmation musique live aux sonorités renversantes et une scénographie fortement immersive. Le mot d’ordre de cette édition 2018 sera donc « expérience » !

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PASS 3 JOURS 70€  >>> 

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Samedi 1 Septembre
ARIEL PINK  – VOX LOW  – CUT WORMSVOLAGETH DA GREAK
@Machine

PASS 1 JOUR 33€
 

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FAUX REAL – PETIT FANTÔME
@Station
PASS 1 JOUR 16€
 

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Mardi 4 Septembre
THEE OH SEESMALE GAZE – PRETTIEST EYES
@Cigale

PASS 1 JOUR 33€

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Par ici la playlist sur Spotify 

 

Rock en Seine passe au 3e degré

120 000 festivaliers en 2016
110 000 en 2017
90 000 en 2018 …
L’activité des festivals bat pourtant son plein partout ailleurs en France… mais pas sur l’irréductible village de Saint-Cloud cet été, où certains concerts se sont joués devant un public parsemé sur pelouse. C’est sans doute le premier lundi post-RES de l’histoire où il reste encore de la pelouse d’ailleurs!

Résultats du sondage des raisons auprès de ceux qui se sont tout de même déplacés pour un week-end culturel de rentrée:   « Trop de rap dans la programmation » ou encore « pas de tête d’affiche » sont les réponses qui reviennent à 90%.

En dépit du manque de découvertes pointues et d’émotions folle du genre « grosse claque dans ta gueule », cette 16e édition du festival Rock en Seine s’est déroulée pour ma pomme comme un entraînement convivial et intense des abdos, étant données les barres de rire impromptues lors de certains concerts, aussi ridicules que jubilatoires.

[FWF]

LES VALEURS SURES

Evidemment, nous n’avions pas fait le déplacement pour rien:
The Liminanas nous a replongé avec délice dans le rock yéyé, Fat White Family (qui s’est bien tenu pour une fois) a calfeutré son énergie punk dans un écrin de cuir « sexy rock » qui nous a rendu addict, Parcels a fini un peu tôt à notre goût mais leur disco funk a inévitablement conquis la plupart des festivaliers, The Black Angels nous ont élevés vers des cieux à la réverbe hypnotique.


[Vidéo de Frédéric Richard]

Au-dessus des autres, King Gizzard and the Lizard Wizard est sans doute le groupe live le plus sincère dans sa façon de jouer un rock parfois garage parfois psychédélique mais toujours débridé, c’est-à-dire plus comme un plaisir que comme un récital. Cette convivialité est tout à fait appropriée pour le challenge « grande scène en plein jour » des 7 inconnus du grand public. Ces Australiens imprévisibles n’hésitent pas à imbriquer des morceaux dans d’autres morceaux, à surenchérir les mélodies par des cavalcades échevelées à cordes, sans compter les positions incongrues du chanteur à la langue bien pendue, nommé Stu McKenzie. Plus qu’un concert, c’est une redécouverte de la guitare, pogo en option. Pas étonnant que de nombreux tutoriels sur YouTube t’apprennent à jouer comme ces dieux!


[Vidéo de Isa Tagada]

« Et Justice alors? »
_ Justice passe dans de nombreux festivals tous les ans, tu ne les a donc pas déjà vu ? Allez si, pour te faire plaisir, on peux te dire qu’ils ont mis les bouchées doubles question lasers pour la dernière de leur tournée, et qu’ils ont disparus d’un coup pour réaparaitre au-dessus de la régie, belle surprise.

[Photo ©Zélie Noreda]

2 DECOUVERTES A MIEUX SUIVRE

Entre production ultra propre et musiciens de talent, Nick Murphy, qui n’est autre que feu Chet Faker, a eu le mérite d’apaiser nos angoisses (dues à la prog) dès le 1er jour. Cet homme porte une élégance innée tant par sa présence sur scène que par la finesse de ses compositions. Une très belle surprise que l’on réécouera avec plaisir à la maison. Electro-pop, rock électrique et balade au piano se succèdent pour un concert digne des plus grands, qui s’apprécie du début à la fin !


[monter le son]

Dans la catégorie groupes émergents, les seconds se nomment Insecure Men. Au nombre de 9 sur scène dans des costumes vintage, ces protégés des Lennon ont une aura à la fois naïve et lumineuse, que les saxo et xylo accompagnent douceureusement. C’est une métamorphose pour Saul Adamczewski, qui joue également parmi les punks de Fat White Family !!! Un peu mou, soit, sur une heure de live, mais on réécoutera un dimanche sous le plaid c’est certain.


[Oui vous lisez bien: 36min de concert intégral…pas assez de chansons?]

CES BARRES DE RIRE

Assister à un concert de Carpenter Brut peut rendre incrédule. Imaginez-vous plongés dans une métalorgie électronique sulfureuse de vapeurs écarlates. En arrière plan, des vidéos qui switchent entre scènes de sexe et meurtres sanglants, entrecoupées de séances de gym en body échancré des années 80. Et tout autour de vous, un public ultra fan se balançant d’avant en arrière 🤘🤘🤘. Comme si le générique d’Alerte à Malibu devenait métalleux et effrayant. Nos yeux ne sont pas loin de sortir de leur globe… jusqu’à ce moment karaoké d’une reprise de Maniac, et franchement …c’est drôle.

Quelques minutes plus tard, alors de passage devant PNL, nos oreilles captent un discours de foule type « ouais gros, merci d’être tous venus » devant une population pas des plus chaudes qui s’étale sur …40 rangs. Le dernier artiste du premier soir doit faire face à une grand scène VIDE ! Mouahahaha, le plus gros flop des têtes d’affiche, on en aurait presque pitié.


Le clou fût sans aucun doute enfoncé par la tête d’affiche du jour suivant: 30 Seconds to Mars. Au prorata, euh … 20 minutes de musique contre une 1h30 de show parlé à l’américaine ? Jared Leto se poste ici en gourou sous son peignoir japonais, aussi prince que Michael Jackson ganté de paillette. Il court avec un drapeau français géant, tourne énormément sur lui-même tel une toupie rêvant d’être princesse (car il faut l’occuper, seul, cet espace que représente la grande scène!). Prestation à l’américaine ou jeu de rôle au 3e degré, difficile de sonder le bleu des yeux de Jared, derrière les ballons et confettis.
Finalement ce sont les interludes batterie de son frère qui nous feront plus danser que les chansons elle-mêmes, ces moments d’attente interminables lors desquels Maître Jared décide de faire venir 200 personnes sur scène en les désignant de l’index une par une dans le public. « oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, … » Sans parler du froid saisissant qui nous transperçait ce samedi soir…
A l’image de tout le concert, cette vidéo est longue a chanter:


[Vidéo de Nowayfarer]

Un Bonus sur l’after ?

La venue de Charlotte Gainsbourg après son set millimétré et parfaitement produit: elle, d’une douce beauté, accessible et souriante au bar, en toute simplicité.

Stu McKenzie, super sympa, qui a osé sortir des backstages pour danser parmi nous sur nos vieux rock français type des Rita Mitsouko, mixés par Chatoune qui tenait la platine dans ses bras pour éviter qu’elle ne saute de par l’énergie des danseurs sur le plancher.

Et enfin, en apothéose, le DJ set de Novorama, lors de l’after-clôture VIP du festival. Ce genre de set pendant lequel tu espères toutes les 4 minutes que le prochain morceau va être moins bien que le précédent, histoire que tu puisses te reposer un peu…mais non. On a tout Shazamé, on va vous les ressortir en WiseList c’est promis 😉

Après tout çà, on est déjà impatient, le sourire en coin, de savoir ce qu’AEG nous a prévu de plus étonnant pour 2019…

– Julie Lesage –

[Photos  ©Olivier Hoffshir]

 

 

 

 

Rock En Seine : Faut creuser, y’en a des bieeeens

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Au rachat du festival Rock en Seine par Mathieu Pigasse il y a 2 ans, on criait à l’uniformisation des festivals de France sous quelques grands noms, réducteurs de la diversité musicale à ce qu’il y de plus rentable (donc de la daube commerciale). Le rock avait déjà laissé quelque place aux autres musiques actuelles comme les urbaines et les électroniques. Puis cette année, un nouveau scandale de grands tourneurs éclate : l’américain Live Nation réussi à récupérer Kendrick Lamar initialement programmé à Rock en Seine, et le place sur sa Paris Summer Jam à l’U-Arena le même jour que l’ouverture de Rock En Seine, on pourrait presque dire en face, faisant un pied de nez,… La Guerre est déclarée.

Côté public, à l’annonce cet hiver des premières têtes d’affiche d’RES session 2018, les amateurs de rock pleurent, et nous avec : PNL, Macklemore, Justice que l’on voit partout, Bicep, Post Malone….plus une sacrée flopée de rappeurs qui s’imposent dans le tier-quar de St-Cloud, une vague histoire de bizz sur un week-end, …
Les fidèles festivaliers ne s’y retrouvent plus: aucun groupe légendaire à la hauteur des précédentes venues telles QOTSA, Massive Attack, Radiohead ou Foo Fighters.
Jared Leto aurait-il coûté trop cher avec ses 30 seconds to Mars ?

La rentrée approchant, on quitte le sable brûlant et rejette un coup d’oeil à la programmation complète du festival. Finalement, on détecte une dizaine de bijoux d’influence garage, psychédélisme et post-punk, avec lesquels vous pourriez être surpris de l’énergie que déploient nos frenchies, qui n’ont plus rien à envier des excellents voisins british (bien sûr de la partie). Ajoutés à cela un peu de couleurs et sourires australiens et texans, on a notre panel rock :

PARCELS


OK C’est pas du rock, mais Parcels vous donnera le sourire dès le premier jour avec son electro-funk clin d’oeil aux années 70s, teintée de surf australien, ca vous détentra car ce week-end s’annonce aussi comme un bon moment entre copains, avant de se plonger vraiment dans le taf de l’automne.

MNNQNS


Lauréats du prix Ricard Live Music, ces rouennais à prononcer « Mannequins » détonent cheveux longs et rebellion, sur un post-punk aux influences Joy Division.

THE LIMINANAS


Le duo de Perpignan a changé plusieurs fois de chanteuse, a navigué de yéyé français à garage rugueux. Avec leur nouvel album Shadow People, il se sont fait une place, aimés des plus grands tels Anton Newcomb, Arnaud Rebotini, Franz Ferdinand, et Primal Scream. A ne pas manquer !

KING GIZZARD & THE LIZARD WIZARD


Au rythme de 5 albums sortis en un an, les sept australiens surf du garage au rock progressif, dans une optique hautement psychédélique. Leur création est si foisonnante, qu’on ne peut prédire leurs concerts. Vous verrez donc bien…

THE PSYCHOTIC MONKS

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Si le rock pour vous se définit par un chaos de riff saturés dans une brume épaisse, vous trouverez bonheur chez ces moines qui ont brûlé leur toge dans laquelle leurs cheveux longs s’emmêlaient. On espère juste qu’ils n’amèneront pas la pluie.

FAT WHITE FAMILY


Super groupe de rock, ces punks dans l’esprit sont à la vodka dans le gosier et déjantés sur scène, du pure british comme on l’aime.

THE BLACK ANGELS

Les piliers du psychédélisme texan vous feront chavirer dans une torpeur qui malgré toutes les couleurs virevoltantes sur écran, restera bien sombre.

JESSICA93

Ca vient du 9-3, mais ca sent le shoegaze, la cold-wave et surtout le badass. Pour une fois que le bon rock noir n’appartient pas qu’aux Anglais, on en est très fier !

IDLES

Enfin Idles, ces Anglais avec leurs paroles au vitriol, parfois engagées, toujours énervées, on fait un tabac l’année dernière. Ils reviennent, faites gaffe: ca va pogoter.
« Mother….fucker! »

– Julie Lesage –

Photo Une ©Mathieu Foucher

VIDEO: Live intégral de Cannibale au Yeah!

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On avait écouté distraitement leur premier album No Mercy for Love sorti l’année dernière. Cannibale y offrait un rock d’ambiance, plutôt T-shirt que perfecto, avec des rythmes ensoleillés pour « une sorte de garage réunionnais « , bien travaillé, bien sympathique, trop tropical pour nous envoyer la chair de poule pour une sortie d’hiver.

Mais si d’entente, d’une ca sort chez le merveilleux label francais Born Bad Records, et de deux, ils sont sélectionnés dans la prog du festival Yeah! (meilleur festival de France dixit nous, meilleur festival de l’univers dixit David Shaw) par notre chevalier national  Laurent Garnier et l’ancien programmateur du Pop In Nicolas Galina, …c’est que la qualité est forcément au rendez-vous.
C’est définitivement sur scène, lors d’un apéro encore ensoleillé, que Cannibale révèle son capital ambiance d’été.

La preuve avec leur live filmé intégralement par Culture Box.
– Julie Lesage –

Voir le reportage video sur le festival Yeah

[Photo Une : CAUBOYZ]

Au menu bigarré : un happy meal sans limites

HMLTD / Petit Bain

Alors que les lives des producteurs techno et rap peuvent sembler bien fades visuellement, il existe quelques groupes à l’esprit mi-barré mi-punk, donc forcément théâtral, qui pour une soirée te donne envie d’exhulter, de crier, de te parer de 1000 couleurs, d’exploser tes coutures, d’exister puissamment.

C’est le créneau de l’électro barrée de Faire,
qui entamait la soirée au Petit Bain en DJ set.
C’est le crédo d’Happy Meal Limited,
un groupe impossible à ranger dans un genre précis, qu’un public bigarré bien tassé attendait avec impatience.
HMLTD, c’est un peu le projet X au Mac Do (dont la plainte a acronymé le nom du groupe), c’est Ronald en jupe qui saute dans les boules multicolores.
C’est aussi un des rares groupes de rock qui dirige le manche de ses guitares vers l’avenir plutôt que de ressasser les anciens courants des années 70.

6 mauvais garçons (3 français,2 anglais et 1 grec), à la bouche grossie de rouge ou noir mode Marilyn Manson, aux cheveux colorés parfois léopard, mêlant électronique et rock sur un opéra déjanté de costumes brillants, qui débarquent et entraînent la culbute dès leur premier morceau Proxy Love.
Le groupe dépoussière la batcave et y introduit l’électronique jusqu’au dubstep, sur des constructions étonnantes, qui switchent en interne aussi vite que l’on change de track sur Spotify, mais surtout très entraînantes, à l’image de leur titre cavalcade To The Door.

Ces gars là ont tout compris, et c’est sans doute grâce à des groupes comme celui-ci que, non, le rock ne mourra pas, il opérera une mutation.

La mélodie « gaming » de Music repousse à plus tard notre age adulte, les 10 premiers rangs piétinent frénétiquement en répétant « music, music, music » comme comme des tarés effrayants. L’exercice est à la fois absurde et libérateur. Et toute cette énergie dépensée est surtout encouragée par un frontman du nom de Henry Spychalski, déchaîné sous sa casquette militaire, jonglant entre le romanesque et le grotesque à répéter Kinkaku-Ji, et qui finira bien sûr en moule-bite à la fin de cette soirée torride.

Torride parce qu’on est beaucoup trop collé/collant et qu’un concert d’HMLTD, c’est quand même du sport pour éliminer les frites.
Torride aussi car le show entier tourne autour de personnages glam rock version multi-love LGBT que renforcent le maquillage des artistes et la participation des drag-queens La Poutre, Angora Von Lear et Diana Frask sur le refrain de Satan, Luella & I...
Tout ce joyeux bordel rappelle ô combien les scènes de David Bowie. Même la voix de notre chanteur valse entre les graves et les aigus, ce qui donne des airs de démence à un spectacle déjà délicieusement chaotique.
Le menu spécial enfants casse les définitions préétablies, et pourrait remplacer l’enseignement de la théorie du genre à l’école, ce serait plus marrant et sans aucun doute mieux retenu.

On essaie de reprendre nos esprits sur des morceaux plus « construits » et posés comme Is this what you wanted? Et on découvre quelques nouveaux titres puisés d’un nouvel EP qui devrait sortir le 06/07. On a hâte d’écouter çà !

– Julie Lesage –
[Photo RS : D. Prezat]

Le retour du Marquis (un samedi soir à Villette Sonique)

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Après le remue-ménage qu’a connu le festival en début d’année avec le départ de son programmateur originel (Etienne Blanchot, qui aura tout de même réussi à caser les artistes de ce soir-là, entre autres, merci à lui), je ne savais pas trop sur quels pieds j’allais danser. Accred’ photo en poche, j’arrive motivé mais un brin fébrile tout de même.

EXPLODED VIEW

Anika Henderson, à l’origine journaliste politique, a commencé sa vie de musicienne/chanteuse en 2010 en rejoignant Beak> à l’initiative de Geoff Barrow pour un album de reprises qui s’appellera de fait … Anika et dont chacun se fera une idée. Elle fondera ensuite Exploded View, basé à Mexico. Leur premier album sorti en 2016 chez Sacred Bones puis un EP engagé en 2017 leur auront permis de figurer parmi les groupes à suivre.

Pas vraiment explosif
Leur set, aux teintes crépusculaires, fait la part belle à des tracks mid-tempo aux guitares brumeuses, aux rythmes travaillés et soutenus par un synthé discret mais présent.  De sa voix fantomatique, légère comme l’éther, Anika et sa bande enchaîne les titres entre dream pop et dark rock envoûtant. Son immobilité échancrée d’une gestuelle minimaliste et gracieuse, comme un saupoudrage, peut agacer ou charmer tout à la fois. Sympa, la grande blonde aux chaussures noires quittera sa position fixe pour venir chanter un peu plus près du public, pour un court moment.

Less is more
Leur musique évoquant plutôt un cocon, la scène est peut-être un peu grande, chacun étant disséminé dans son coin alors qu’on les verrait mieux jouer ensemble avec plus de proximité, comme en famille. On les sent pas forcément à l’aise dans cette configuration. Ils se rassembleront d’ailleurs, notamment pour le rappel où le batteur troquera son instrument pour une guitare qui conclura ce set parfait pour une entrée en matière quoiqu’un peu amorphe et manquant de charisme. Ce que les deux prochains bands ne pourront que confirmer, en comparaison.

ANNA VON HAUSSWOLFF

Très attendu, tellement son dernier opus nous a soufflés (chez Wisesound et ailleurs), rarement un show m’aura laissé autant dans l’expectative. Or en découvrant une scénographie compacte, fournie, les musiciens se trouvant au même plan en front de scène, sauf peut-être le mec aux synthés, je sens qu’on va assister à quelque chose d’inhabituel.

Ténèbres lumineuses
Juchée derrière un orgue électronique en surplomb du reste au milieu de la scène, AVH (ouais désolé c’est pas très stylé mais plus court) apparaît telle une prêtresse venue célébrer le grand sabbat, toute en ombre découpée par une lumière violette projetée par derrière.
Un long drone d’orgue et de basse à l’archet (The Truth, The Glow, The Fall) nous plonge d’emblée dans un monde obscur dans lequel sa voix pénétrante nous accompagne, entre Julee Cruise, Loreena McKennitt  et Lisa Gerrard (parentés vocales qui me viennent immédiatement à l’esprit la concernant pour cet album) initie ensuite un mouvement de balancier, invitant à une lente transe chaleureuse et réconfortante, une sorte de béatitude.

Au deuxième morceau (The mysterious vanishing of electra, où là on pense direct à PJ Harvey), on comprend qu’ils vont dérouler le dernier album (chouette), entre drones vrombissants et rock épique, répétitif et intense (Ugly and Vengeful qui n’en finit pas de provoquer l’abandon le plus total de nos sens), jouissif pour tout dire.

La messe est dite !
Même si j’attendais ça de pieds fermes, ma cage thoracique en prend un coup (la faute aux subs à 30 cm de distance ? ;)), surpris et ravi de la puissance déployée ici et de la communion entre les musiciens (entre eux) et leur musique. AVH (ouaip sorry , encore) chante à gorge déployée, utilisant toutes les nuances de sa voix, secouant la tête en tous sens accrochée à son clavier, tantôt en mode déesse conquérante, tantôt à genoux avec un énorme harmonica, ou encore en elfe rock and roll avec sa guitare folk modèle Jumbo, et ses compagnons, frères et apôtres, accompagnent cette grand messe avec une belle ferveur.

Sa présence scénique, intense, habitée, généreuse, sensuelle emporte tout sur son passage. Créant à l’unanimité une vague d’adhésion et de plaisir parmi le public, nous voilà parcourant les limbes extatiques d’une musique quasi chamanique, prompte à envahir les tripes pour pénétrer le coeur et illuminer l’âme. Me voilà totalement converti, amen.

MARQUIS DE SADE

Reformation bidon ou retour en grâce ?
Costume noir, étoile rouge au col, simple t-shirt sous la veste, Philippe Pascal, leader charismatique du groupe venu de Rennes qui a remué la scène punk française entre 77 et 81 (et pas que, ils sont même passés chez Le Luron, ouais ouais !!!), commence par « Nous étions Marquis de Sade ». Et bam ! Faut dire que ça pose comme introduction, en mode « comme ça c’est clair ». En d’autres termes, “Pas la peine de se faire un film, ce n’est pas un retour, juste un bon moment à passer”.  En même temps, on connaît l’intégrité du bonhomme (ainsi que les bisbilles internes avec son “frère ennemi” de guitariste Franck Darcel), on en n’attendait donc pas moins.

The Thin Black Duke
Cerné de spots de cinéma vintage géants, le combo entame sa tracklist en trombe, avec une rigueur et une énergie qui ne faibliront pas durant tout le show.
Magnétique et sensuel, Pascal capte une bonne partie de l’attention avec sa gestuelle expressionniste et son air de dandy dark, tandis que ses compères jouent leur partition avec détente voire un certain plaisir non dissimulé.
Un court intermède au saxo nous permet de reprendre souffle avant d’enchaîner sur Smiles.

Uberraschung !
Arrive ensuite la première “surprise” de la soirée, M. “ex-Jeunes gens modernes” Etienne Daho vient donner la réplique au Marquis sur une reprise du Velvet Underground (Ocean). Bon, pourquoi pas, pas sûr d’apprécier la plus-value à sa juste valeur, Daho faisant grise mine, tout immobile qu’il est aux côtés du maître de cérémonie, je me laisse quand même porter par le courant de cet océan nostalgique.

Le groupe reprend ensuite le fil de son catalogue entre post-punk endiablé et rock nerveux d’excellente facture, en anglais (Walls, S.A.I.D…), français et allemand (Conrad Veidt, Nacht und Nebel).

OMG
La seconde surprise sera plus surprenante et va plonger le public et moi-même dans une certaine “perplexitude”. En effet, le groupe a décidé de confier le featuring de Wanda’s loving boy au demi-dieu de la variété française 90’s, j’ai nommé Pascal Obispo. En clair, on a tous envie de danser, mais quelque chose nous englue les pieds au sol, puissance U-hu, accompagné d’une légère nausée.

Heureusement ça ne durera pas longtemps et nous reprendrons le plaisir là où nous l’avions laissé le temps de ce trou d’air. La bande du marquis enflamme la salle jusqu’à la fin, même jusqu’au pogo (faut dire que le gars ultra fan qui a beuglé pendant tout le concert à côté de moi a fini par trouver des copains pour jouer).


[Vidéo de « Orson755 »]

Mention spéciale aux vidéos d’époque, extraits de films expressionnistes et autres illustrations troublantes évoquant la noirceur de la condition humaine qui auront admirablement servi de toile de fond à ce moment d’anthologie.

La soirée se terminera par un simple rappel, on sent (encore une fois) que l’idée n’est pas de s’appesantir sur un passé révolu. Quoiqu’il en soit, tout le monde ressort avec le Smiles et un petit goût de trop peu/reviens-y. Comme quoi, le groupe le plus sexy (aux textes poético-engagés) du début des 80’s nous aura rappelé qu’une bonne fessée de temps en temps, ça ne fait pas de mal !

Texte et photos Alexis Cangy
[Cliquer ci-dessous pour agrandir]

Marquis de Sade

Anna Von Hausswolff

Exploded View

New Material – Preoccupations

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Démarré il y a 6 ans sous le nom Viet Cong, Preoccupations déboulaient avec leurs états d’âme en proposant un post-punk qui a fait dresser l’oreille à plus d’un avec ses rythmiques plus rock tribales que cold, une énergie propre au style, mêlant dépouillement rêches et lignes mélodiques parfois alambiquées, un chant éraillé et nerveux, des phrasés de guitare new wave et saturés mais pas que, avec des séquences de synthés aux ondes plus rondes que carrées donnant une forme de respiration spirituelle.

Après un deuxième album plus accessible que le premier, au chant plus présent et plus travaillé, des rythmiques plus variées, le groupe de Calgary revient avec un nouvel opus titré New Material (Nouveau Matériel, sic!), titre anecdotique comparé au propos et à la force qu’il déroule le long de ses 8 tracks sans ambage.

Plutôt que du neuf, le groupe pousse le bouchon un peu plus loin en faisant la synthèse des deux précédents, conservant l’aspect frontal et duraille du 1er et l’abord plus ouvert et « enjoué « du 2nd, si l’on occulte la noirceur qui sous-tend l’ensemble.

Celui-ci gagne en puissance et en cohésion, on sentirait presque une certaine ampleur. Le 1er titre entre directement dans le vif du sujet, que l’on sent récurrent à chaque titre. Celui de notre société numérisée où chacun s’espionne à ciel ouvert, (se) laisse faire et s’engouffre dans son propre narcissisme, nos relations en forme d’eau stagnante, où nos individualismes exacerbés et complices du non-sens environnant se croisent fébrilement, les bras ballants et sourires extatiques pour masque d’un quotidien que plus personne ne cherche à défendre ni combattre, résignés. Dystopie ou triste réalité ? Chaque morceau nous rappelle que nos agissements tiennent plus de l’agitation que de l’acte, nos relations un jeu de miroirs vides de reflets signifiants, et le tout un système complexe que nous avons nous-mêmes perfectionné avec soin mais qui n’est au final qu’un voile de cendre et de fumée. Et oui, il est intéressant de lire les paroles et d’en extrapoler quelques interprétations parfois.

Peut-être un brin pontifiant, le constat est assez pessimiste et acerbe, la musique oscille entre frénésie extatique et fébrilité cotoneuse, reprenant les racines du genre (le charley de Espionage fait quand même vachement penser à celui de A means to an end de Joy Division), tout en conservant sa singularité. Le chant se fait plus choral par moments qu’auparavant (on entendrait presque parfois la douceur de Martin Gore pour les choeurs ou le lyrisme d’un Ian MacCullock) alors qu’on sent que la voix est mixée moins en avant que pour le 2 opus.

Certains titres claquent comme un coup de fouet pour nous réveiller (Espionnage, Decompose, Antidote), d’autres plus mélancoliques (Disarray, Manipulation, Doubt) nous renvoient à notre torpeur. L’album se conclut sur Compliance, un morceau épuré, percussif, qui semble vouloir nous redonner foi. Alors New Material ou pas, Preoccupations creuse le sillon de sa différence dans une new-wave très rock, exploratrice et primitive, inspirée et intègre, à la fois franche du collier et sophistiquée, et relativement accessible… enfin, pour qui ne cherche pas à se voiler la face en buvant cette fiole de fiel multivitaminée.

– Alexis Cangy –

New Material de Préoccupations, chez Jagjaguwar Records
Vinyle dispo sur Amazon

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APTBS : A place to bury your ears…

 

A Place To Bury Strangers (APTBS pour les intimes) est passé au Trabendo nous présenter son nouvel album Pinned (aïe !), tout frais sorti chez Dead Oceans. Ca n’affiche pas complet et pourtant la salle est comble, entre fans surexcités et novices prêts à se laisser tenter, sans se douter qu’en fait on va tous se faire bousiller en moins de temps qu’il n’en faut pour épeler le mot N.O.I.S.E.

En effet, dignes rejetons de la scène No Wave bruitiste de la côte EST des USA, les APTBS ont un certain AFD (Appetite For Destruction), leur rock incandescent puisant autant dans le post-punk énervé, la dark wave moite, l’indé noisy, le psyché saturé, voire le shoegaze qui s’ignore et autres joyeusetés fuzz.

[Il faut dire qu’ils fabriquent eux-mêmes à la main leurs propres pédales fuzz, delay, et reverb (mais avant tout fuzz) destinées en général à ravager complètement le signal de toute source sonore passant par là. Elles sont d’ailleurs commercialisées sous la bien nommée marque Death by audio (vénérée par les expérimentateurs qui ont les moyens]

Dès le premier morceau, on prend trois baffes pour finir plaqué au sol et malgré tout, on en redemande. Une fumée digne The Fog nous enveloppe bruyamment et nous voilà plongés dans une pénombre rugissante à réveiller quelqu’un qu’on viendrait d’enterrer (haha). Et une première basse fracassée à terre alors qu’on ne s’est même pas relevés !

On enchaîne direct avec Never coming back du dernier opus qui met tout le monde d’accord avec son mantra qui fout la transe. Ainsi les morceaux s’enchaînent dans une fureur digne d’une comédie musicale façon Mad Max Fury Road.

Lia Simone Braswell, batteuse émérite, nous octroiera une pause syndicale avec un instant vocal puissant et bluffant, accompagnée d’une « simple » cithare. Mais rapidement la basse gonflée à bloc de Dion Lunadon, la batterie massive et la guitare maladivement rageuse d’Oliver Ackermann reviendront au galop nous envoyer à la face leurs harmoniques suffocantes.

Au bout d’une heure de ce déluge sonore, le trio se rassemble subrepticement au milieu du public, comme dans une coquille, pour un set plus électro indus, le temps de trois morceaux dont certains sur la face bonus du dernier album.
Puis de retour sur scène après cet interlude rafraîchissant comme 30 mn passées dans un sauna, la tempête reprend de plus belle, en plus punk, plus rapide, rugissant encore, plus fort. Cette fin de set prend des allures d’expédition punitive en vue d’une destruction définitive des conduits auditifs, ça pogote et slamme à tout va dans la fosse. La conjonction des planètes n’était décidément pas du côté des photographes, avec cette atmosphère alternant brouillard RVB, ténèbres enfumées et flashs stroboscopiques décidés à engendrer une nouvelle génération d’épileptiques dopés au bruit blanc réverbéré.


[Et oui, à un moment je tombe mais ne lâche rien ! ;)]

Après une grosse montée d’adrénaline répétitive pour le dernier track, tout s’arrête, pas de rappel, fin, the end. On se retrouve, tout penauds, au bar, sonnés et assoiffés. Les « Comment ? », la main en pavillon contre l’oreille, fusent de partout, moitié pour la blague, moitié sérieusement.

Le groupe semble bien être ce dont il se vante : le plus bruyant de Brooklyn et certainement de tout l’univers. D’ailleurs ils devraient s’appeler A place to bury your ears…

// AFTER (work) //
Prévenus d’un after en mode DJ set au Supersonic, nous nous y rendons gaiement. Et là, surprise, les mecs passent des trucs qui n’ont rien à voir, de la variét’ internationale 90’s entrecoupée de sons rock noise, qui au final nous aurons aidés à finir la soirée en dansant en toute insouciance, on en aura profité pour leur taper un high five dans la jovialité la plus totale. C’est bon de rire parfois… aussi.


[Oliver – à droite – Hamster Jovial et ses louveteaux]

Texte et photos : Alexis Cangy / exceptée photo « pénombre » ©Marine Renard

Quand les femmes s’en mêlent, ça déménage

 

Mars 2018, déjà la 21e édition ! Plus de 20 ans que ce festival célèbre les femmes, leur créativité et leurs délires musicaux. Et pourtant ce festival Les femmes s’en mêlent, moi je l’ai découvert il n’y a que 3 ans.

Étonnant! vous me direz, puisqu’il est présent un peu partout dans Paris et ça dès mi-mars : son cœur battant à la Machine du Moulin Rouge et son pouls vibrant dans différents lieux Parisiens pour divers événements musicaux.

Un festival si singulier de par son éclectisme et ces artistes si sincères et généreuses que nous devions y faire un tour.

Le rendez-vous était pris : samedi 17 mars au soir, Machine du Moulin Rouge et au menu, du Hip Hop californien, du rock garage noisy, du rap suisse et de l’électro.

BLIMES BRIXTON, LA GÉNÉROSITÉ DU FLOW 

A peine arrivés, et déjà la claque !

Une claque blonde, énergique et californienne. Un flow généreux et sincère. Normal, notre jeune rappeuse a commencé en faisant du freestyle et des battles. Une volonté sincère de partager ce moment de scène avec nous: Blimes nous parle directement, descend dans la fosse, danse avec nous.

On se croirait entre potes. Elle nous énergise, à tel point que l’on n’hésite pas à monter sur scène avec elle pour danser ou encore pousser la chansonnette en duo avec elle.

De loin le meilleur concert de cette soirée !

RÊVERIE ET SON PARTAGE D’EXPÉRIENCE

Autre scène, autre ambiance. Sur la scène centrale de la machine, on attend avec impatience RÊVERIE. La tête d’affiche hip hop de cette soirée ! Elle a du métier maintenant. 10 ans qu’elle vadrouille les scènes. Et c’est jeune, très jeune, à 17 ans à peine, qu’elle devient la figure montante du rap underground californien. Prolifique, elle a déjà trois albums et quatre mixtapes à son actif.

Elle fait monter la tension en laissant sa MC mixer, peut être un peu trop à notre goût… Enfin, elle arrive et se lance dans un rap déchaîné !

C’est indéniable : elle a un flow de folie. Elle survole les lyrics avec une aisance déconcertante. Le summum du concert est atteint lorsque Blimes débarque pour entonner à l’unisson avec RÊVERIE un « I just woke up in Paris » comme pour se persuader que tout ceci est bien réel. Paris comme une consécration, une réussite, une fierté! Le public s’enflamme !

Seul bémol : chaque chanson est entrecoupée de longs monologues où RÊVERIE se fait la voix de la morale et partage son expérience pour « inspirer » son public. Le rythme est cassé et nous aussi…

KT GORIQUE ET LE RAP SUISSE FUT

Un sourire, une envie de se faire et de faire plaisir indéniable, KT GORIQUE vient de monter sur scène. Véritable bête de scène, elle se déhanche et nous dynamise de son énergie positive ! On se trémousse au rythme calé de son rap puissant, tantôt teinté de reggae tantôt inspiré de musiques africaines. Suisse d’origine ivoirenne, KT Gorique le revendique et se pare même de peintures évocatrices sur le visage.

PINK KINK OU LE ROCK GARAGE BIEN NOISY

Groupe improbable aux sous vêtements voyants, Pink Kink se déchaîne sur la scène de la Chaufferie. Un savant mélange noisy de rock garage, de punk, de riff de guitare et de psychedelic. Un quintet qui aime à provoquer, tant par leur présence scénique, leurs tenues, leurs textes.

CATHERIN ET SA TECHNO SENSUELLE

On est toujours dans la même salle, la chaufferie, mais on a changé d’atmosphère. CATHERIN nous envoûte avec une techno sensuelle, animale. Elle laisse aller son rythme primaire qu’elle habille de « vocals » de sa création. Tranquillement, nous avons découvert différents états d’excitation et d’euphorie: la musique de part ses genres si nombreux est capable de nous faire vivre tant d’émotions en si peu de temps !

Avec CATHERIN, la soirée électro a commencé, laissant la porte ouverte à de grandes dames : SAMA’ et IRENE DRESEL.

SAMA’ L’INSPIRANTE

Comment ne pas être inspirée par cet artiste si emblématique de l’underground palestinien, qui a réussit à faire émerger la techno à Ramallah ?

Simple, cachée derrière sa platine, elle déroule son mix, parfaitement. Doucement d’abord plus fiévreusement.

Rien à dire, on est pris ! Et on décolle avec elle pour ne redescendre que quelques heures plus tard. Rassasiés et heureux. C’est ça quand les femmes s’en mêlent !

-Marine Lombard-

Crédit photos – Antoine Boissonot

Les meilleurs morceaux rock de 2017

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Il est l’heure de se mettre à jour.
Playlist ci-dessous, à l’écoute sur toutes vos plateformes : Deezer, Spotify, YouTube, Soundcloud (17/33)

Découvertes rock hors des sentiers battus ou morceaux ultimes de gratteux fameux, ces tracks ont fait grincer la guitare entre nos côtes et agravé cette tendinite à la nuque par à coups. Le genre de son qui sera toujours aussi bon, même dans 40 ans.
C’est avec grande attention que nous suivrons l’évolution de leurs auteurs : Pale Honey, Methyl Ethel, DBFC, The Psychotic Monks, BRNS, The Liminanas, Projections, Idles … et on espère en voir quelques-un en festival cet été !

Voici donc notre BEST OF des sorties Rock de l’année précédente. Régalez-vous. Bisous.

 

Docu: Dieu, Diable et Rock’n’roll

La musique est la meilleure religion, plus besoin d’église.

D’Elvis à Marilyn Manson, l’église s’est toujours offusqué devant le rock, l’appelant la musique du diable: racine de musique noire, pacte avec Satan pour le club des 27, backmasking de louanges, paroles violentes sont les causes d’une croisade de parents chrétiens voulant protéger leurs enfants de cette musique de fous. En 1966, le Ku Klux Klan fait jeter les disques des Beatles au bûcher. Les groupes comme Jethro Tull répliquent en démontant le pouvoir de l’église dans leurs paroles, certains même vont jusqu’à embrasser la théorie du satanisme et créent le black metal en Norvège. Le diable fait vendre et devient un produit marketing…

Arte nous offre un très bon documentaire sur l’amour vache entre l’église et le rock.