Pop

WiseList #74 – Top20 des actus musicales

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NOUVEAU ! 
Tu peux désormais suivre et enregistrer cette playlist mensuelle dans tes favoris sur toutes les plateformes
(Deezer, Spotify, YouTube, Soundcloud, Napster, Qobuz, Apple Music, …)
Fini les archives, on la mettra à jour une fois par mois (challenge : 1er du mois)
Merci le progrès…et bonne écoute !

POP >>> INDIE ROCK >>> ELECTRONIQUE

POP

La MirastellaBiches (Paris)
Ouverture atypique avec un groupe stellaire donc farfelu, jouant entre les codes pop des Beatles et la psychée de Forever Pavot, jusqu’à ce qu’une dégringolade noisy te réveille en te tirant par les cheveux. A découvrir dans son ensemble sur leur nouvel album Girasonico.
The Mercy Stone – Wastin’ Time (Californie)
Après leur premier album Ghettoblaster mêlant classique, rock et improvisations jazz de manière expérimentale, les 12 musiciens sortent bientôt une seconde oeuvre, plus accessible de par ses mélodies pop, mais toujours aussi travaillée et originale. The Mercy Stone fait partie de ces groupes qui peuvent révolutionner le paysage de la musique actuelle.
Soul Beach – Sunburn (Marseille)
Après In Vain cet été, on continue d’apprécier le duo sudiste électro avec son EP Hear the Kids.
ROB ONE Tropiques à moi (Courbevoie)
Trop tard, vous allez désormais chanter cette chanson à tue-tête avec votre moue des matins. Découvrez la poésie avant-gardiste de ROB ONE le 15/12 au Zorba.

INDIE-ROCK 

Elisapie– Arnaq (Salluit)
Mme Isaac a cette force émouvante qui nous accapare dans un clip tourné autour des traditions de son village natal inuit, le plus au nord des 14 villages du Nunavik, territoire arctique québécois. Nous aurons la chance de l’accueillir à la Bellevilloise le 4/12 mais pourront également la voir jouer son album The Ballad of the Runaway Girl en entrée libre sur réservation au Centre Culturel Canadien les 6 et 7 pour le festival Aurores Montréal!
BronchoWeekend (Norman)
On revient à la charge avec un 2e extrait de Bad Behaviour, à la fois teen et fiévreux.
Jim Sclavunos remixe Warhaus Beaches  (New York / Belgique)
Quand le batteur américain membre des Bad Seeds (oui ceux de Nick Cave) remixe et joue du saxophone sur un titre instrumental de Warhaus, projet solo de Marteen Devoldere, l’un des 2 leaders de Balthazar (vous suivez?), on plonge dans l’atmosphere des plus légendaires bad movies. Splendide.
Vestale Vestale et Ray Borneo – Les cailloux (Chambon-sur-Lignon)
Comme si Lio broyait du noir sans les cailloux du Petit Poucet. Cette cold wave enfantine est jouissive à sauter pieds joints dans les flaques de boue! Leur EP Pour adultes et adolescents de 4 titres est à découvrir, notamment avec la délirante Les garçons d’école de commerce.
Cash Savage and the Last Drinks – Human, I am (Melbourne)
Définitivement fan de l’attitude engagée du groupe australien, on en remet une couche avec cette fois-ci le premier titre de leur album Good Citizens. On nous a dit dans l’oreillette qu’ils passeraient chez nous en juin…patience.
Mini Mansions – This bullet (Los Angeles)
Mais qu’est-ce qu’il s’est donc passé pour qu’au milieu de leur mini EP poppy Works every time, le bassiste de QOTSA et ses potes pètent un câble et nous secouent avec menaces de la sorte ? Explosion subite et chanson défouloir réussies. Voir leur interview

ELECTRONIQUE

Miss KittinCosmic Address (Grenoble)
Embarquement immédiat à travers les nappes électroniques, vers le Cosmos, nouvel album de Miss Kittin qui retourne comme Vitalic vers une retro electro des années 80-90.
Matthew DearWhat you don’t know (Kingsville)
C’est dans l’album Bunny (6 ans d’attente quand même), que l’on chante à tue-tête le refrain, comme sur un rythme de labeur.
Simple Symmetry  remixe Autarkic Bongos & Tambourines (Moscow/Israel)
Comme Red Axes, les frangins Sasha and Sergey Lipsky ont remixé ce titre sorti chez Disco Halal: duo contre duo, les russes ont gagné !
Ducks! Pinprick In (Australiens installés à Berlin)
Lani Bagley et Craig Schuftan dansent disco et rêvent Dyisney, l’album du duo sortira l’année prochaine.
Plaisir de France remixe La Chatte – Coeur de Pierre (Paris)
On sent que Julien Barthe a pris un malain plaisir à remixer la new wave haineuse du trio parisien, un tube taillé dans le béton gris, pour les clubs.
Mr Mitsuhirato remixe MoullinexLove, love, love (Lisbon/Viseu)
Il faut forcément contre-balancer ensuite avec beaucoup d’amour, Moullinex a été ma révélation scénique 2017, faut absolument que je trouve le temps pour vous décrire le show aérobique de cette sensation portugaise ! (écoutez y’a les petits oiseaux derrière)
Irene DreselGuetotrou (Paris)
Irene n’en finit pas de monter dans la sphère des soirées électroniques parisiennes, notamment grâce aux soirées Les Femmes S’En Mêlent.
HVOBEraser (Vienne)
Magnifique brume profonde techno dans laquelle Anna Müller murmure à partir de la …quatrième minute, soyez patients.
Daniel AveryProjector (London)
Song for Alpha est un album d’expériences auditives plus que de clubbing, Daniel quitte les drones pour des pulsations qui tintent avec résonnances contre vos tympans, rejoignant les travaux d’Aphex twin.
ParadisJe m’ennuie (Paris)
Nostalgie pop et retour en 2012, le duo samplait alors divers films datés de 1958 à 1971 pour son clip. Pourquoi je ressors ca maintenant ? Aucune idée. J’ai du l’entendre en soirée.

– Julie Lesage –

[Image : Capture d’une balade en forêt comme en 1900, organisée par la Mairie de Mitry-Mory et la Compagnie Babylone]

Difficile de s’approprier MIEN au premier concert

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A l’extérieur, la fraîche brise de l’automne a pris tout Paris de court. A l’intérieur du Café de la Danse pourtant, on navigue à contre-courant dans la torpeur psychée du nouveau « non-super-group » dont tout le monde parle : MIEN.

Après l’introduction de nappes brumeuses synthétiques Other Spectral Atmosphere par Tom Furse (batteur de The Horrors installé cette fois-ci au synthé) et de John-Mark Lapham de The Earlies, Alex Maas et Rishi Dhir entrent en scène avec deux percussionnistes, ce qui à la surprise générale transforme l’original quatuor en sextuor. Premier vers : « I feel so high ». Hocus Pocus suit le même enchaînement que sur leur album éponyme fraîchement sorti. Quelle meilleure introduction pour un vieux rock psyché, me direz-vous.

Côté vieux jeu, MIEN fait des siennes en jouant congasses, bongo et maracas, dans le but de te perdre dans un rythme shamanique, jusqu’à l’avènement de Rishi, connu précédemment avec son groupe canadien aussi perché Elephant Stone; Rishi donc, qui s’installe pieds nus sur son petit tapis sur-élevé pour jouer de la sitar indienne (non, le tapis ne vole pas). L’instrument, de par la longueur de son manche et la multitude de clés de chaque côté, brille de mille feux à chaque passage de projecteur.

Pourtant, difficile a contrario de s’approprier le groupe dès le début du concert: la batterie casse sèchement et bien trop fort le chant lointain d’Alex, un chant qui rappelle exactement ses performances avec The Black Angels, où l’on peine à distinguer les syllabes, voire même à reconnaître chaque morceau à ses débuts. La reverbe, poussée à son maximum, éloigne nos musiciens nomades vers des rêveries orientales…

Heureusement, le rythme ultra groovy de You Dreamt est rassembleur. Plutôt étonnant, car le morceau en studio n’est en soi qu’une boucle d’enregistrements bruitistes avec quelques paroles. Mais lorsque Rishi reprend les vocales en ligne de basse, le résultat se rapprochant presque d’un morceau hip-hop, et que le batteur espiègle joue entre breaks et reprises (la bouteille de rouge bien entamée à ses pieds), des pas de danse à l’unanimité dans la fosse s’engagent.

Avec (I’m tired of) Western Shouting, le groupe dépoussière le rock spyché des années 60 en le plongeant dans des nuances lourdes et sombres, puis retourne vers le jeu traditionnel avec un solo de sitar. Vos paupières sont lourdes… quid de l’effet d’un envoûtement ou d’une lassitude, le doute est permis.

MIEN clôture avec une version longue de Earth Moon et le semblant rock de Black Habit. En manque d’un bouquet final énergisant, on  essaie de faire le bilan avant même la dernière note. En conclusion: on a apprécié l’univers tribal et hallucinogène, le fait d’écouter et de voir jouer une sitar indienne, instrument phare de ce live, …mais malgré un concert plutôt court, on n’est pas mécontent d’être lâché sur l’autoroute du désert indien. Peut-être la faute aux mauvais réglages de son ou au manque de contact entre le « non-super-groupe » et son audimat, les talentueux musiciens restent inatteignables dans leurs volutes mystiques, en conséquences MIEN ne s’approprie pas vraiment.

Une expérience qui ne ternit en rien le plaisir d’écouter l’album studio à la maison.

– Julie Lesage –

[Photos ©FrançoisMedaerts, vidéos : IndieGilles]

 

Le concert surprise de Django Django

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Mardi 18 mars, le Badaboum annonçait le concert de Django Django 6 jours seulement avant la date. Les fans se ruèrent sur le clavier la CB en main et quelques heures plus tard, les désespérés proposaient millions contre une place sur facebook. Le groupe annonce un deuxième album début mai et nous sommes tous curieux d’en entendre…

LIVE REPORT
Ce soir on sent que le public du badaboum est composé de fans. Acclamés à leur arrivée, les Django Django arrivent en maillot sportif et débutent avec Hail Bop, après cette espèce d’introduction shamanique comme sur leur album éponyme. Hail Bop, donc, sauf qu’ils changent les aaaaaaaah en ouuuuuuuuuuuh. OK, c’est pas grave. J’aurais compris pour le deuxième refrain.

Transition électronique avec riffs en reverb, on passe à Firewater. Mais dites donc, j’ai l’impression que ce gig bouge beaucoup plus que la dernière fois au Trianon! Les 4 londoniens ont la patate et veulent la faire partager. Peut-être aussi l’effet intimiste de la petite salle du Badaboum, qui nous fait nous sentir ultra privilégiés. Vincent Neff fait chanter son public. On a du lui manquer car il répètera à plusieurs reprises pendant le concert que cela fait 2 ans qu’il n’est pas venu jouer chez nous.

Suivent ensuite 2 morceaux (ci-dessus) de leur prochain album Born Under Saturn, First Light et Reflections, que le public connait déjà par coeur, puisqu’il est fan et suit assidûment les dernières releases. Sincèrement, ce nouvel album me fait peur: les voix sont plus aigues, les sons plus électroniques, moins de chant uni-voyelle, on perd ici tout le côté psyché qui faisait la particularité de Django Django (qui allait si bien avec ce nom d’ailleurs!) et se rapproche d’une pop déjà vue, sans doute également plus accessible. On a même le passage de saxo sur Reflections…un autre univers, nous sortons du désert aux moustiques et de sa chaleur torride.

Soit. Mais bon quand Django Django t’enchainent Waveform, Skies in Cairo, Default avec rallonges et percussions pour tout le monde, la joie et la danse sont au rendez-vous. Le groupe a cette tendance à donner beaucoup plus de rythme et de matière à danser en live et ça c’est très bon. Apothéose type bouquet final sur WOR et sa sirène retentissante, Tommy Grace est fou de joie, il danse tout sourire et jette ses bras en l’air dès qu’il le peut.

Django Django WiseSound

Bilan: On a dansé, on a chanté ouuuuuuuuh. On est  venu pour être prem’s sur d’autres morceaux du nouvel album mais le mystère reste complet.

On se donne une deuxième chance, on y retourne fin mai au festival We Love Green.

Vidéo du Badaboum:

Django Django / Live at BADABOUM

Posted by BADABOUM on Wednesday, 25 March 2015

Interview Bantam Lyons

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Bantam Lyons, groupe Brestois installé à Nantes et au nom d’un personnage secondaire du roman Ulysses de James Joyce, nous a fait totalement chavirer à l’écoute de son EP, notamment avec When Lips Turn Purple. Du coup, on est parti les interviewer pendant les Trans. Le réveil semblait bien difficile pour le quatuor en ce samedi après-midi, d’ailleurs c’était un peu pareil pour tout le monde. Vous le ressentirez peut-être sur cette interview. Qu’importe, ce qui est certain c’est que le chant de Loulou ne vous laissera pas indifférent.

Précédemment dans les médias, on a défini votre univers  comme une alternative post-punk/ post-rock avec des références telles The Cure, Muse, Arcade Fire, Radiohead, Clap Your Hands Say Yeah!, etc…Quelle comparaison vous flatte le plus et laquelle est erronée selon vous?
Loic Le Cam (chant, guitare): Parmi celles-ci, aucune ne me flatte particulièrement
Maëlan Carquet (chant, basse): Radiohead un peu quand meme. Muse ou même Placebo, ça nous attriste. On penserait plutot à des groupes comme les Walkmen ou Slowdive. On aime beaucoup Clinic aussi. C’est sans doute l’EP qui a entraîné ces comparaisons dans la presse, par sa façon d’être mixé et masterisé.

Cet EP se nomme I Want to Be Peter Crouch. Dérision, empathie, ou gros foutage de gueule ?
L: Ahah, je dirais ironie et tendresse, c’est un joueur de foot qu’on aimait bien quand on était jeune, il ne ressemblait à rien mais tentait des trucs assez techniques, il réussissait dans un gros club comme Liverpool alors qu’il aurait jamais dû avoir cette carrière.

Sur le visuel de la pochette on voit un ciel très lourd, Bantam-Lyons-I-want-to-be-Peter-Crouch-WiseSoundplombé de nuage noir, qui pourrait donner le cafard. Loulou, je me permets, ton chant tient du lyrisme. il s’élève, puissant mais extrêment sensible. Tes paroles teintées de mélancolie proviennent-elles d’expériences douloureuses?
L: C’est une photo que mon frère a pris à Zurich. Certains morceaux sont marqués par des périodes difficiles qu’il m’arrive de ressasser par le chant oui. Après, c’est plus une forme de catharsis: pour évacuer le côté noir, rien de mieux que de l’exprimer.

Pouvez-vous choisir un de vos morceaux et m’en conter une histoire?
[gros blanc]
Vous avez l’air fatigué, vous vous etes couchés tard ce matin?
Nicolas Soulâtre (clavier): oui un peu, on aura sûrement besoin d’un pichet de café tout à l’heure.
L: Ah si! le morceau Away From The Bar:  Juste avant un concert, on s’est rendu compte qu’on y avait pas encore ajouté des paroles, alors on les a écrites en 2 minutes chrono, juste avant de monter sur scène. Deux phrases qui se répètent « Est-ce que tu t’en vas du bar, je vais dormir dans la voiture », c’est le résumé de pas mal de soirées loose.

Sur toute la programmation des Trans, y a-t-il un groupe que vous voulez absolument rencontrer?
N: Baston
Samuel Roland (batterie): Sapin
M: Mais çà, c’est plus les Bars en Trans
L: Jambinai
N: Oui Jambinai parce qu’on a échangé un peu avec eux par e-mail. En fait, ils ont sorti un disque avec grosso modo le meme artwork que notre premier EP. Quelqu’un sur Twitter leur a dit: « Mais c’est la même cover que Bantam Lyons! » Ils nous ont alors contactés en s’excusant et proposant de changer leur morceau. Nous on leur a répondu que ce n’était pas grave. Donc oui, ce serait cool de les rencontrer.
[a ce moment précis on entend justement Jambinai qui arrange ses instruments au studio FIP]

C’était quoi hier votre concert préféré?
N: Baston


Citez moi 3 artistes que vous affectionnez particulièrement:
Pete and the pirates

Neil Young

Sudden Death Of Stars

Je vous laisse vous préparer à votre live. L’EP fait seulement 3 titres, vous avez de quoi faire plus long?
M: On va jouer 8 morceaux pour à peu près 40 minutes, on a quelques vieilles tracks en stock.
Pas de nouveauté inédites alors?
M: Non, les nouveaux morceaux, on travaille encore dessus pour l’instant. 

Bantam Lyons Trans Wisesound

[Crédit photo: Carla Rondeau]

La compil’ pré-Transmusicales 2014

Si vous hésitez encore à prendre vos places pour les Trans, on vous a fait une sélection des découvertes de cette saison 2014: en avant-première, tous les groupes qui feront les prochains festivals d’été, et dont on parlera l’année prochaine.

POP: Superets, FUZETA, My Summer Bee, Compact Disk Dummies, Raury, Puts Marie, Moses Sumney

ROCK: I Me Mine, Grand Blanc, Jambinai, Bantam Lyons, Eagle Gift

CLUBBING: Jungle by Night, TOO MANY ZOOZ, Shamir, DBFC, The Hacker, DollKraut, Rone, Ten Walls, Thylacine, N’To, Marco Barotti

Plus d’info sur le festival: Transmusicales 2014


SWIMMER de DISCODEINE

Swimmer

Swimmer

On se souvient du fameux titre Synchronize de Discodeine en featuring avec Jarvis Cocker, un tube de 2007. Pas fan du premier album éponyme, ou pas prêt peut-etre on était novice, on écoute par curiosité le nouvel album intitulé Swimmer, sorti le 21 octobre 2013, puisque que le titre Aydin passant sur les ondes est plutôt sympa. Avec la contribution de la voix de Kevin Parker de Tame Impala, forcément ca sonne bien. Et là c’est la révélation, mais cet album est génial !!!! Il donne juste une patate d’enfer, ce soir on a le rythme dans la peau, malheureusement on n’est que mardi, on va se calmer.

 Le son parait très propre, cristallin, mais pas vide pour autant. Le duo composé de Cédric Marszewski aka Pilooski et Benjamin Morando aka Pentile nous secoue avec finesse. Une belle entrée en matière avec des collaborations intéressantes au début de l’album. On y retrouve Mark Kerr qui a bossé avec Bot’Ox (ah tiens !).

Le tempo de Dive Wet nous repose un peu l’esprit après les sons distordus de Dry By. Puis, la 5e track Sip Slow agit un peu comme une entracte, une descente dans les abysses pour mieux préparer l’auditeur à la seconde partie de l’album (et la meilleure). Finies les voix, on part pour la disco house. On a limite l’impression que la première partie était une introduction, un piège à promo, une préparation de l’oreille, pour nous attirer vers ce qu’ils savent faire de mieux. Bien joué les gars !

A ce qu’il parait, ils sont restés cloîtrés dans une abbaye transformée en studio, pas étonnant de retrouver des traversées cosmiques, insinuées dans une ambiance à la fois tourmentée ( « Can you kill me ? ») et limpide.
Ils rompent avec le stéréotype du titre expérimental sur le long terme. Les titres s’enchainent, légers, courts et efficaces, créant une osmose globale, une aventure complète, rythmée au synthé et aux fausses percussions numériques.

Discodéine, groupe dont le nom annonçait une disco sous morphine (codéine), réforme et offre du clubbing entre la pop, la house et l’électro, épuré des grosses basses ou grooves que l’on a l’habitude d’entendre. Nos préférées : Hydraa, Liquid Sky et Plum Blossom. Cette dernière sera de toutes nos parties à la maison ! Vous pouvez retrouver les deux premières sur la WiseList de ce mois.

Lost de Trentemoller

trentemoller-lostLe troisième album de Trentemoller était très attendu. Lost sort le 23 septembre et nous surprend. Exit la techno danoise, Anders Trentemoller nous offre cette année un album très éclectique, accessible à un public élargi, s’essayant à la « chanson » pop, electro-pop, electro-rock en plus de ses créations électroniques purement instrumentalistes.

Qui dit « chanson » dit voix, pour ce nouvel opus enregistré à Copenhague, le compositeur s’entoure de pointures locales : Marie Fisker, Sune Rose Wagner des Raveonettes ; comme internationales : Low, Jana Hunter, Jonny Pierce de The Drums [en écoute sur la WiseList #Hiver2013], Ghost Society, Kazu Makino de Blonde Redhead, …

 Anders garde l’esprit cinématique, l’ajout de couches de son, et une ambiance très sombre pour un album contemporain où les genres ne sont plus identifiables. Le travail se ressent minutieux et expérimental. Il faudra tout de même écouter l’album plusieurs fois tant il est copieux. Les Inrocks le qualifie d' »invulnérable » et en effet, on l’aime du début à la fin, sans trouver la moindre critique négative à sortir. Ah si ! Peut-être une question: quelqu’un a-t-il compris le visuel de la pochette ?

 Dans les préférées, on vote pour Still on Fire cette déferlante de rythme qui pousse à jouer le morceau en boucle au moins 3 fois pour en être rassasié, Gravity, et Deceive, même si les ondes ont préféré faire la promo de Candy Tongue (facile…).

Liste des morceaux de l’album:
01. The Dream (feat. Low)
02. Gravity (feat. Jana Hunter of Lower Dens)
03. Still On Fire
04. Candy Tongue (feat. Marie Fisker)
05. Trails
06. Never Stop Running (feat. Jonny Pierce of The Drums)
07. River Of Life (feat. Ghost Society)
08. Morphine
09. Come Undone (feat. Kazu Makino of Blonde Redhead)
10. Deceive (feat. Sune Rose Wagner of The Raveonettes)
11. Constantinople
12. Hazed