Marco Barotti

Bob Moses VS Marco Barotti

C’était au Badaboum

Marco Barotti, c’est un peu la découverte d’un concept spectaculaire. On connaissait l’excellente The Flames, mais on savait pas qu’il tapait sur une énorme bulle ! L’italien transforme ainsi le concert en performance artistique complète. En effet, Marco se déplace avec ce qu’il appelle ses « pneumatic drums », la sphère fournit à la fois une expérience visuelle par des projections sur son avant, à la fois un sacré instrument-contrôleur à part entière sur lequel Marco tape avec des batons de bois type pour taiko, le tambour ancestral japonais. Les dispositifs collés sur la boule offrent, selon le morceau, la mélodie d’un clavier ou la puissance d’une batterie. D’ailleurs il suffit d’être près de la scène pour percevoir le choc du bois contre la boule. Celle-ci a l’air solide, car Marco n’y va pas de main morte! Ses bras s’agitant, Barotti chante d’une voix suave et douce, à l’opposé complet de sa voix de vieux mafieux fumeur lorsqu’il s’adresse à nous, tout souriant, à la fin de son set, après nous avoir offert un tout nouveau morceau.

Artiste concentré sur le lien entre l’architecture et le son, Marco Barotti nous offre un moment intense entre bande originale classique d’un monde futuriste et deep-house avec de belles montées tout en retenue, seul susurant des mots doux à une grosse boule illuminée qu’il maltraite ensuite durement. C’est tellement inattendu comme première partie, qu’on se demande si Bob Moses va mieux faire …

Exemple d’un concert à Berlin

Puis vient le jeune duo canadien Bob Moses, et oui Bob n’est pas un mais deux. Tom Howie chante doucement une pop sensuelle alors que Jimmy Vallance est surexcité sur sa table et demande déjà au public d’applaudir en cadence sur Talk. Ceux qui avaient peur d’une mollesse du set avaient tort : la puissance des basses du Badaboum avance le temps de 21h30 à 3h du matin, ambiance clubbing deep-house, rappelant certains morceaux de Nicolas Jaar.

Et puis descente par douces vagues: après nous avoir chauffés à bloc, Bob retombe sur une pop limite slow. Les couples en profitent pour s’enlacer et s’embrasser. C’est le grand dilemme pour ce groupe, deux publics s’y entremêlent : les plus calmes rêvassent sur Before I Fall ou Stealing Fire, les danseurs attendent, interdits, la remontée des beats.

Tearing Me Up arrive à point et réconcilie l’audience, presque à faire oublier la grande gigue blonde fan number one qui bouscule tout le monde en se balançant de gauche à droite. All I Want sera enfin jouée en rappel, Oh Joie! Mais quand même, ils auraient pu jouer les prolongations de la partie la plus dansante de ce fantastique morceau, juste pour notre plaisir non ? (Ca mange pas de pain, comme dirait l’autre)

Photos de Tristan Montalbot (+cover)

La compil’ pré-Transmusicales 2014

Si vous hésitez encore à prendre vos places pour les Trans, on vous a fait une sélection des découvertes de cette saison 2014: en avant-première, tous les groupes qui feront les prochains festivals d’été, et dont on parlera l’année prochaine.

POP: Superets, FUZETA, My Summer Bee, Compact Disk Dummies, Raury, Puts Marie, Moses Sumney

ROCK: I Me Mine, Grand Blanc, Jambinai, Bantam Lyons, Eagle Gift

CLUBBING: Jungle by Night, TOO MANY ZOOZ, Shamir, DBFC, The Hacker, DollKraut, Rone, Ten Walls, Thylacine, N’To, Marco Barotti

Plus d’info sur le festival: Transmusicales 2014