indie rock

WiseList #76 – le top20 des actus musicales

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DE TOUTE BEAUTE >>> INDIE ROCK >>> DANCEFLOOR 

DE TOUTE BEAUTE

LaborealSee all (Nantes) ❤
On continue de digger le travail de Laboreal, et on tombe sur ce magnifique morceau progressiste tout en loop, publié dans Synchronicity en 2014.
Rebecca Thirdkill – Kicksville (Los Angeles & Bahrain.)
Dans l’EP 3 titres Kicksville, la soul côtoie grincements et distorsions pour une visite trip-hop aussi dérangeante que celle d’un asile.
UTO – Black (Paris)
Premier titre ultra fort de l’EP The Night’s Due à sortir le 08/03, le duo continue de distribuer claques à tous vents. Côté texte: « C’est un étrange poème de Ted Hughes tiré de Crow: From the Life and Songs of the Crow (1970) une espèce de volet de velours noir derrière lequel un grand soleil brûlerait« . On prend nos tickets pour leur concert du 04/04.
Rose DrollBoy Bruise (San Francisco)
On aime le flow urbain de cette complainte à la grasse guitare. Dans son album Your Dog sorti chez Father/Daughter Records, Rose décrit ses émotions avec la plus grande honnêteté.
Von HazeMother Mountain (Brooklyn)
Clairement le morceau le plus torride qu’il m’ait été permis d’écouter dans le noir sous la couette…
Hubbabubbaklubb Flyvende Flyndre (Oslo)
Les 5 norvégiens ont un don : celui de te mettre à l’aise. Allez finis les soucis, évaporée la grippe, je t’offre l’entrain qui rend la vie belle.

INDIE ROCK 

Sofia BoltGet out of my Head (Paris) ❤
Avec ce single, Amélie Rousseaux annonce un album produit à Los Angeles intitulé Waves, que l’on imagine entre Cat Power et PJ Harvey.
Peyote Ugly– Jackdaw (Seattle)
On découvre un trio sensible entre réverbe progressive et synth psychée, Jackdaw est la première migration spirituelle de leur EP éponyme.
Steeple RemoveOval-Strii (Rouen)
Leur pochette est aussi belle que leur album Vonal-Axis est chiadé. Ces fans de CAN et Psychic TV réussissent ici une oeuvre à la fois majeure et complexe entre krautrock, shoegaze, drone, psychédélisme et expérimentations. Ca s’écoute plusieurs fois pour en digérer toute la valeur. Lire leur interview du temps de Position Normal. 
Unknown Mortal Orchestra Hanoi 4  (New-Zealand)
Cette pause instrumentale aux lourds frottements est tirée du side album IC-01 Hanoi, enregistré comme son nom l’indique au Vietnam, en même temps que l’album Sex and Food, comme une compilation d’explorations sonores singulières.
Pursohn –Wasteland (London)
Pursohn est compositeur, parfois au piano classique, d’autres fois, et c’est là qu’il attrape notre entrain, sur des nappes synthé-guitare joyeusement rythmées par claquement de mains. Dans la même lignée, on vous recommande son titre Headfirst.
The Middle Class – A Skeleton at the Feast (Santa Ana)
Sacred Bones records s’est lancé dans l’édition de compilations Killed by Deathrock, afin de redistribuer quelques lauriers à une scène punk/post-punk fin 70-80 injustement méconnue. Ce titre est dans la compil vol. 2.
Daniel Ash – Coming Down Fast (Northampton)
En mode solo, déclaration bandante du chanteur de Bauhaus et Tones on Tail.
Fat White Family – Feet (Peckham) ❤
C’est le single annonçant le renouveau ambitieux de FWF (déménagé chez Domino), un pied de nez étonnant avec ses envolées léchées sans guitares et la voix électronisée de Lias. Dans l’attente impatiente de la sortie de Serfs Up! le 19/04, on se plonge dans les couleurs Pierre et Gilles de leur clip grandiose.

DANCEFLOOR

Toro y MoiOrdinary Pleasure (Columbia)
Le producteur américain associé à la chillwave des années 2010 nous offre dans son nouvel album Outer Space un condensé d’influences hip-hop, funk, house pour un seul leitmotiv : maximum pleasure pour ensoleiller ta journée.
BufiBrujerias (Mexico)
Avec ce nouvel extrait, Mateo Gonzales m’a confirmé la sortie de son album Mexico 70 pour le 29/03. Hâte.
Metro Area Miura (Brooklyn)
Il arrive encore en club d’entendre ce carton de 2001, façonné par Morgan Geist et Darshan Jesrani. Le duo avait alors réussi a rendre obsessionnel un tube aux relents disco dont le « hoohoo » a encore de l’écho.
Simple SymmetryToo much fun at the Temple of Doom (Moscow)
Après l’accueil aux percussions locales, vous pénétrerez dans une jungle luxuriante pour atteindre le repaire d’une expérience voodoo… les frères Lipsky engendre un psychédélisme tropical délicieux dans leur Beginner’s Guide to Magic chez Disco Halal.
HOSH et Tone DepthAirwolf (Hambourg/Montreal)
Ultra addictive pour une conduite nocturne sur l’autoroute, vous emportant dans une boucle rappelant le tambour d’une machine à laver, Airwolf est le 2e titre issu de cette puissante collaboration après Express.
Di MartinelliTides (Antwerp)
L’enfant des 80s vient de sortir son tout premier EP MSAADA sur lequel il utilise la voix comme un élément électronique pour un track techno tout en progression.

DOUX BONUS

Ex:ReLiar (London) ❤
Elena Tonra s’émancipe du groupe Daughter pour un album solo profond et mélancolique, on a craqué sur Liar pour son influence trip-hop.

Julie Lesage

[Image : Vinyl de Pal Design]

WISELIST #75 – TOP20 DES ACTUS MUSICALES

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CHILL >>> INDIE ROCK >>> HOUSE/TECHNO

CHILL

Julia JacklinBody (Sydney)
Superbe découverte que cette voix australienne à la fois douce et crayeuse, on attend la sortie de son album Crushing le 22/02 pour mieux l’apprivoiser.
Henry Hall – Kid (Los Angeles)
« This is a special day, Peg and I, we had a kid, regretfully we named him Greg, shoulda named him Troy, that’s the best name for boys. » A l’écoute des dérisions d’Henry, on a tout de suite voulu creuser un peu plus loin et mieux connaître ce personnage à la fois drôle et talentueux.
Rodrigo Amarante – Tuyo (Rio de Janeiro)
Histoire de vous réchauffer le bout des doigts, un petit revival des 4 saisons de la série Narcos.
Alain BashungMa peau va te plaire #2 (Paris)
Cela fera 10 ans en mars 2019 que Bashung nous a quittés, l’occasion de découvrir les titres inédits de son album posthume En Amont.
BalthazarFever (Courtrai)
Le groupe belge annonce son quatrième album Fever pour le 25/01 chez Pias. La température monte. Concert prévu le 25/03 !

INDIE-ROCK 

CannibaleDo not love me too much (« un hameau en Normandie, 300 âmes vaches comprises »)
On s’engouffre avec délice dans les méandres exotiques de l’album à grenouilles Not easy to cook. Si on en veux plus, on peut également visionner leur concert intégral chez Laurent Garnier (enfin à Lourmarin quoi)
Octet– Hey Bonus (?) ❤
Parce qu’il n’est jamais trop tard pour découvrir une perle, retour en 2004, pour une rencontre entre les Beatles et Venetian Snares, ou comment magnifier le courant « data-pop/lap-pop » tout frais de l’époque avec un soin baroque qui fait résonner le duo français comme une joute verbale à Versailles. Putain, j’étais où en 2004 ?
The Claypool Lennon DeliriumBlood and Rockets : Movement I 
En parlant des Beatles, Sean Lennon et le bassiste Les Claypool ont annoncé la sortie de South Of Reality pour le 22/02 et on a bien hâte d’écouter çà.
Django Django Swimming at night  (London)
Parce que leur EP de 6 titres Winter’s Beach est de saison.
Fews –Paradiso (Mälmo)
Grosse surprise en revoyant FEWS en live il y a peu : Fred aurait mué pour une voix plus caverneuse ! Altération acceptée, on en redemande, et ca tombe bien leur album Into Red est annoncé pour le 1er mars ! Retour sur leur interview.
Daniel Pemberton – Assassins Breathe (UK)
Petite claque inattendue un dimanche sous plaid à l’arrivée du générique du film King Arthur (le dernier avec Jude Law) : c’est depuis mon morceau préféré pour faire du sport !!
Viagra Boys – Sports (Stockholm)
La nouvelle sensation rock à l’esprit punk du moment est passée récemment au Point Ephémère : l’attitude absurde du chanteur est temporisée par la classe du saxophone, les beats et la basse te font rapidement ôter le pullover.

HOUSE/TECHNO

SXFalling (Bruxelles)
L’album Eros de Stefanie Callebaut et Benjamin Desmet est certes discutable, certaines susurrations sensuelles désirent cependant  s’émanciper du lot « mainstream ».
Hubbabubbaklub Tomme Lommer (Oslo)
Après l’excellentissime Mopedbart que l’on entend à tue-tête dans toutes les Otto10, le quintet vous offre enfin des cours de norvégien tout en dansant sur un album de pop décomplexée intitulé Drømmen Drømmerne Drømmer. On aura rarement eu autant de plaisir à chanter en yaourt !
Monks (David Shaw/ Bufi)Nice Ride (Paris/Mexico)
En pleine tournée mexicaine de DBFC, David Shaw a rendez-vous avec Bufi en ce moment même. L’occasion de reparler projet (de) culte ?
Roe Deers Bells of Hell (Lithuanie) ❤
Comme si les saintes cloches déchues se retrouvaient en milieu techno industrielle. Juste parfait, encore bravo le duo.
OMOHBeat (Nîmes)
Parties in Paris ca vous parle ? Le duo nous décrit sa vision de nos nuits en 9 morceaux.
LaborealPurple (Nantes) ❤
Au coeur de son album d’ambiances dédiées au hip-hop Fréquence, Maxime Robin a dissimulé une pépite techno qui rebooste méchamment ton petit coeur à la 3e minute.
Red AxesEdit Service 2 (Tel Aviv)
En 2012, le label I’m a Cliché proposait tous les 15 jours un inédit de son cheptel. Voici celui proposé par Red Axes, qui n’a apparemment toujours pas été édité sur les plateformes de streaming, sorry.
Erland CooperMirk (Orkney)
Ce multi-instrumentiste s’inspire de son environnement pour chaque EP. Comme tout le monde me direz vous. Oui mais non car Erland pousse plus loin. Après son travail Solan Goose inspiré de la nature sauvage sur son archipel écossais, voici Nightflight. 3 morceaux pour lesquels il s’est fixé des règles : toujours se tenir debout, faire des gestes rapides et ne pas rester plus de 10 minutes sur une piste, afin de retransrire l’animation et les flux des rues de Londres, comme un autre éco-système.

– Julie Lesage –

[Image : L’ombre des fous rires des tableaux de Yue Minjun…]

Top of Rock 2018

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Avec les nouvels ans, viennent les bilans.

Après avoir fait le tour des tracks techno-house qui nous ont fait récemment taper du pied de façon démentielle ici,
nous revoici pour une deuxième salve BEST OF qui reluque, cette fois-ci, du côté de l’Indie Rock.

L’année 2018 a accueilli avec frénésie l’apparition de groupes prometteurs comme MEAN, The Balkanys, Viagra Boys, Olden Yolks, alors que d’autres affirmaient leur présence sur la scène rock avec un album « coup d’éclat », on pense ici à IDLES, Beak>, Cash Savage and the Last Drinks, BirdPen. L’année dernière fut particulièrement chargée pour les rouennais de MNNQNS, qui, détenteurs du Prix Ricard S.A. Music Live, ont tourné dans toute la France et dépassé les frontières en une course haletante.

Une petite playlist s’impose donc pour révision. Nous, on se note bien de continuer à les suivre cette année, car tous ces rockeurs n’ont certainement pas dit leur dernier mot.

Rock on.

P.S: Cette playlist sera mise à jour chaque année. Ca peut être utile de t’y abonner, sur la plateforme de ton choix (Deezer, Spotify, SoundCloud, Soundsgood, YouTube, Qobuzz, …)

Blonde Redhead – Barragan

Barragán Blonde Redhead WiseSound

Je me souviens très bien du titre 23 de Blonde Redhead. Depuis, les albums suivants ont été écoutés avec légèreté peut-être inattention, les occupations étaient autres. Les années ont passé, et puis cet automne, on apprend le retour du trio sur scène à Paris le 22 septembre prochain. Bon j’ai ma place pour Sohn le même jour au Café de la Danse, mais tiens ce soir je vais écouter distraitement leur nouvel album, sorti le 02, juste pour voir. Après une intro sur gazouillis d’oiseaux, le neuvième opus Barragan (du nom de l’architecte) commence tout doux avec Lady M et ses percussions de cuisine, mais c’est à partir du troisième que je dresse l’oreille telle un doberman : Dripping, mais ca passe super bien ca ! un petit côté dream pop de chanson groovy entre copains, avec les chants de Simone Pace. Blonde Redhead ne démord pas de son ambiance mystérieuse, mélancolique et qui vous enveloppe dans un cocon, en grande partie grâce au murmure feutré si particulier de Kazu Makino.

The One I Love est d’une absolue tristesse. Désir insatisfait et dépression accompagnés au clavecin. L’électronique complètement absente renforce le sentiment de solitude, jusqu’à ces bruitages étranges de fin. Le titre suivant No More Honey me fait à nouveau lever la tête de mon ordi, je suis baladée par les riffs de guitare d’Amadeo Pace si profonds que la voix de Mikano ne fait que les effleurer. La matière brute côtoie les volutes oisives. Mind to be Had est le morceau le plus long de l’album, également le plus rock. Il tranche un peu avec les autres par les vocales de Simone Pace au nez pincé (oui deux Pace, des jumeaux de surcroît), celles-ci n’arrivent qu’au bout de 3 minutes d’un morceau que l’on croyait instrumental. La track se répète et devient ennuyeuse sans se développer.

Barragan est un album romantique à écouter dans son intégralité pour son ambiance atmosphérique et nonchalante, parfait en bas volume pour finir un dossier du boulot tard le soir à domicile ou pour une lecture du dimanche, il repose l’esprit. En effet, aucun tube, aucun morceau hallucinant ne se détache vraiment de l’œuvre globale. Certains morceaux se ressentent même un peu trop minimalistes et vides. L’album du trio Newyorkais, enregistré et mixé par Drew Brown (Radiohead, Beck, …) s’inscrit dans une recherche indie rock, parfois même jazzy rock, expérimentale et minimaliste.