indie rock

WISELIST #75 – TOP20 DES ACTUS MUSICALES

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Cette playlist se met à jour tous les mois, disponible sur toutes vos plateformes
(Deezer, Spotify, YouTube, Soundcloud, Napster, Qobuz, Apple Music, …)

CHILL >>> INDIE ROCK >>> HOUSE/TECHNO

CHILL

Julia JacklinBody (Sydney)
Superbe découverte que cette voix australienne à la fois douce et crayeuse, on attend la sortie de son album Crushing le 22/02 pour mieux l’apprivoiser.
Henry Hall – Kid (Los Angeles)
« This is a special day, Peg and I, we had a kid, regretfully we named him Greg, shoulda named him Troy, that’s the best name for boys. » A l’écoute des dérisions d’Henry, on a tout de suite voulu creuser un peu plus loin et mieux connaître ce personnage à la fois drôle et talentueux.
Rodrigo Amarante – Tuyo (Rio de Janeiro)
Histoire de vous réchauffer le bout des doigts, un petit revival des 4 saisons de la série Narcos.
Alain BashungMa peau va te plaire #2 (Paris)
Cela fera 10 ans en mars 2019 que Bashung nous a quittés, l’occasion de découvrir les titres inédits de son album posthume En Amont.
BalthazarFever (Courtrai)
Le groupe belge annonce son quatrième album Fever pour le 25/01 chez Pias. La température monte. Concert prévu le 25/03 !

INDIE-ROCK 

CannibaleDo not love me too much (« un hameau en Normandie, 300 âmes vaches comprises »)
On s’engouffre avec délice dans les méandres exotiques de l’album à grenouilles Not easy to cook. Si on en veux plus, on peut également visionner leur concert intégral chez Laurent Garnier (enfin à Lourmarin quoi)
Octet– Hey Bonus (?) ❤
Parce qu’il n’est jamais trop tard pour découvrir une perle, retour en 2004, pour une rencontre entre les Beatles et Venetian Snares, ou comment magnifier le courant « data-pop/lap-pop » tout frais de l’époque avec un soin baroque qui fait résonner le duo français comme une joute verbale à Versailles. Putain, j’étais où en 2004 ?
The Claypool Lennon DeliriumBlood and Rockets : Movement I 
En parlant des Beatles, Sean Lennon et le bassiste Les Claypool ont annoncé la sortie de South Of Reality pour le 22/02 et on a bien hâte d’écouter çà.
Django Django Swimming at night  (London)
Parce que leur EP de 6 titres Winter’s Beach est de saison.
Fews –Paradiso (Mälmo)
Grosse surprise en revoyant FEWS en live il y a peu : Fred aurait mué pour une voix plus caverneuse ! Altération acceptée, on en redemande, et ca tombe bien leur album Into Red est annoncé pour le 1er mars ! Retour sur leur interview.
Daniel Pemberton – Assassins Breathe (UK)
Petite claque inattendue un dimanche sous plaid à l’arrivée du générique du film King Arthur (le dernier avec Jude Law) : c’est depuis mon morceau préféré pour faire du sport !!
Viagra Boys – Sports (Stockholm)
La nouvelle sensation rock à l’esprit punk du moment est passée récemment au Point Ephémère : l’attitude absurde du chanteur est temporisée par la classe du saxophone, les beats et la basse te font rapidement ôter le pullover.

HOUSE/TECHNO

SXFalling (Bruxelles)
L’album Eros de Stefanie Callebaut et Benjamin Desmet est certes discutable, certaines susurrations sensuelles désirent cependant  s’émanciper du lot « mainstream ».
Hubbabubbaklub Tomme Lommer (Oslo)
Après l’excellentissime Mopedbart que l’on entend à tue-tête dans toutes les Otto10, le quintet vous offre enfin des cours de norvégien tout en dansant sur un album de pop décomplexée intitulé Drømmen Drømmerne Drømmer. On aura rarement eu autant de plaisir à chanter en yaourt !
Monks (David Shaw/ Bufi)Nice Ride (Paris/Mexico)
En pleine tournée mexicaine de DBFC, David Shaw a rendez-vous avec Bufi en ce moment même. L’occasion de reparler projet (de) culte ?
Roe Deers Bells of Hell (Lithuanie) ❤
Comme si les saintes cloches déchues se retrouvaient en milieu techno industrielle. Juste parfait, encore bravo le duo.
OMOHBeat (Nîmes)
Parties in Paris ca vous parle ? Le duo nous décrit sa vision de nos nuits en 9 morceaux.
LaborealPurple (Nantes) ❤
Au coeur de son album d’ambiances dédiées au hip-hop Fréquence, Maxime Robin a dissimulé une pépite techno qui rebooste méchamment ton petit coeur à la 3e minute.
Red AxesEdit Service 2 (Tel Aviv)
En 2012, le label I’m a Cliché proposait tous les 15 jours un inédit de son cheptel. Voici celui proposé par Red Axes, qui n’a apparemment toujours pas été édité sur les plateformes de streaming, sorry.
Erland CooperMirk (Orkney)
Ce multi-instrumentiste s’inspire de son environnement pour chaque EP. Comme tout le monde me direz vous. Oui mais non car Erland pousse plus loin. Après son travail Solan Goose inspiré de la nature sauvage sur son archipel écossais, voici Nightflight. 3 morceaux pour lesquels il s’est fixé des règles : toujours se tenir debout, faire des gestes rapides et ne pas rester plus de 10 minutes sur une piste, afin de retransrire l’animation et les flux des rues de Londres, comme un autre éco-système.

– Julie Lesage –

[Image : L’ombre des fous rires des tableaux de Yue Minjun…]

Top of Rock 2018

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Avec les nouvels ans, viennent les bilans.

Après avoir fait le tour des tracks techno-house qui nous ont fait récemment taper du pied de façon démentielle ici,
nous revoici pour une deuxième salve BEST OF qui reluque, cette fois-ci, du côté de l’Indie Rock.

L’année 2018 a accueilli avec frénésie l’apparition de groupes prometteurs comme MEAN, The Balkanys, Viagra Boys, Olden Yolks, alors que d’autres affirmaient leur présence sur la scène rock avec un album « coup d’éclat », on pense ici à IDLES, Beak>, Cash Savage and the Last Drinks, BirdPen. L’année dernière fut particulièrement chargée pour les rouennais de MNNQNS, qui, détenteurs du Prix Ricard S.A. Music Live, ont tourné dans toute la France et dépassé les frontières en une course haletante.

Une petite playlist s’impose donc pour révision. Nous, on se note bien de continuer à les suivre cette année, car tous ces rockeurs n’ont certainement pas dit leur dernier mot.

Rock on.

P.S: Cette playlist sera mise à jour chaque année. Ca peut être utile de t’y abonner, sur la plateforme de ton choix (Deezer, Spotify, SoundCloud, Soundsgood, YouTube, Qobuzz, …)

Blonde Redhead – Barragan

Barragán Blonde Redhead WiseSound

Je me souviens très bien du titre 23 de Blonde Redhead. Depuis, les albums suivants ont été écoutés avec légèreté peut-être inattention, les occupations étaient autres. Les années ont passé, et puis cet automne, on apprend le retour du trio sur scène à Paris le 22 septembre prochain. Bon j’ai ma place pour Sohn le même jour au Café de la Danse, mais tiens ce soir je vais écouter distraitement leur nouvel album, sorti le 02, juste pour voir. Après une intro sur gazouillis d’oiseaux, le neuvième opus Barragan (du nom de l’architecte) commence tout doux avec Lady M et ses percussions de cuisine, mais c’est à partir du troisième que je dresse l’oreille telle un doberman : Dripping, mais ca passe super bien ca ! un petit côté dream pop de chanson groovy entre copains, avec les chants de Simone Pace. Blonde Redhead ne démord pas de son ambiance mystérieuse, mélancolique et qui vous enveloppe dans un cocon, en grande partie grâce au murmure feutré si particulier de Kazu Makino.

The One I Love est d’une absolue tristesse. Désir insatisfait et dépression accompagnés au clavecin. L’électronique complètement absente renforce le sentiment de solitude, jusqu’à ces bruitages étranges de fin. Le titre suivant No More Honey me fait à nouveau lever la tête de mon ordi, je suis baladée par les riffs de guitare d’Amadeo Pace si profonds que la voix de Mikano ne fait que les effleurer. La matière brute côtoie les volutes oisives. Mind to be Had est le morceau le plus long de l’album, également le plus rock. Il tranche un peu avec les autres par les vocales de Simone Pace au nez pincé (oui deux Pace, des jumeaux de surcroît), celles-ci n’arrivent qu’au bout de 3 minutes d’un morceau que l’on croyait instrumental. La track se répète et devient ennuyeuse sans se développer.

Barragan est un album romantique à écouter dans son intégralité pour son ambiance atmosphérique et nonchalante, parfait en bas volume pour finir un dossier du boulot tard le soir à domicile ou pour une lecture du dimanche, il repose l’esprit. En effet, aucun tube, aucun morceau hallucinant ne se détache vraiment de l’œuvre globale. Certains morceaux se ressentent même un peu trop minimalistes et vides. L’album du trio Newyorkais, enregistré et mixé par Drew Brown (Radiohead, Beck, …) s’inscrit dans une recherche indie rock, parfois même jazzy rock, expérimentale et minimaliste.