PEW : le salon pro des événements électroniques

La 7ème édition de la Paris Electronic Week aura lieu du 25 au 29 septembre 2019. Cet événement pluridisciplinaire qui rassemble professionnels et publics pendant plusieurs jours réunissaient près de 10 000 personnes en 2018. Entre conférences, workshops et masterclasses, l’écosystème des musiques électroniques se réunira à la Gaité Lyrique pendant trois jours intensifs, du…

Un bon coup de Wild Beasts

« Hautement. Désirables.
Un peu trop propre? Tss tss, minute poupée. Deux pages de pubs bonbon / lessive plus tard, le chanteur prévient, avec un « we are going to take it to the past tense » faussement innocent, que la température va grimper… et qu’être bad boy, mademoiselle, c’est un métier. Car le son devient electro-rock musclé, les voix se font criardes, le déhanché carrément lascif. De Get my Bang à Wanderlust, Wild Beasts explore une masculinité drôle et paumée, limite perverse. Bien camouflés derrière leurs vestes en jean repassées, ces sadiques nous ont appâté à la distribution de bonbons, pour mieux ensuite nous donner sans sourciller du « Do I look like someone who gives a fuck » et « Alpha female, I’ll be right behind you ». De mauvais garçons transpirant le sexe qui brisent les cœurs effarouchés, se battent dans les afters de Belleville, et posent leurs couilles sur le bar en guise de pourboire. »

Et si nous bravions la tempête (avec) Molécule ?!!

AirBNB sur un chalutier ? non merci, j’ai vu le show de Molecule.

« On avait rendez-vous pour un tour en bateau. Port de départ : la Gaîté lyrique. On aurait du prendre nos cirés, on n’avait pas prévu la claque qu’on allait se prendre. Une bonne claque d’air iodé, de mouettes perdues en pleine mer, d’échos métalliques d’un chalutier en marche, et de rafales de mer déchaînée. Une immersion 360° dans un monde poisseux presque collant et surtout humide et violent. A la proue de ses claviers, le capitaine Molécule (aka Romain Delahaye) associe ses sons à des jeux d’images prises au large et projetées sur les murs tout autour de nous. »

Son Lux dédicace un morceau improvisé jazzy pour Woodkid qui n’aime pas le jazz

This Moment is Changing Everything, et c’est comme si ces paroles portaient tout leur sens. Il y a un avant et un après tout concert de Son Lux. Parce que cette voix à la fois fragile et ultra puissante de Ryan Lott, bien plus magnifique sans les voix féminines du studio, parce que les silences, aussi importants que les roulements crescendo de la batterie de l’incroyable Ian Chang, au risque de perturber le public qui ne sait plus quand applaudir, parce que les solos improvisés de Rafiq Bhatia, complètement dans son monde.