FEWS

FEWS

FEWS

ROCK
Des riffs piquants et glacés à la Joy Division, un univers profond comme celui de The Cure à leur début, mais également des airs de DIIV ou encore de Foals, on peut dire que FEWS soigne ses influences. FEWS, c’est une machine mystérieuse et cosmopolite composée de trois Suédois et d’un Américain. Les mélodies variées et les percussions addictives raviront les amoureux de post-punk à la Interpol.

Si tu ne vois le bouton rouge pour réserver, désactive ton adblock 1 minute.

« Vous aimez Zlatan, la Suède, les États-Unis et le noisy rock ? C’est sûr, Fews est fait pour vous ! » MyRock

Lire l’interview « Rencontre avec les frénétiques FEWS »

Rencontre avec les frénétiques FEWS

.

Les FEWS ne se prennent pas le melon. Leur nom inspire d’ailleurs la modestie. Ils sont funs, décontractés, très chevelus, un peu enfantins à toujours se taquiner les uns les autres. Découverts par Dan Carey, le producteur de The Kills, Bat for Lashes, CSS, Franz Ferdinand et j’en passe, ils se sont ensuite fait adouber chez [PIAS] dès l’envoi de leur premier titre entre post-punk et rock alternatif : The Zoo.

Géographiquement c’est un peu compliqué. Il y a quelques années depuis San Francisco, Fred écoute enthousiaste les démos du suédois David sur Myspace, il commence les palabres pour créer un groupe mais se prend un méga rateau. Pourtant Fred est tenace, il réussit à amadouer sa cible lors d’une rencontre à Berlin. Aujourd’hui, Fred, David et Rusty le batteur vivent tous à Malmö en Suède, plus pratique. Reste encore le bassiste, Jay, qui lui est à Londres…Un quatuor sans frontière donc, avec qui j’ai passé un très bon moment, jovial et insouciant, souvent entre le 1er et le 2nd degré. C’était un après-midi au Supersonic.

Fred, quand tu as commencé à harceler David via myspace, tu te voyais déjà en mode band avec lui en Suède?
F: Non parce qu’au début il ne voulait même pas en entendre parler, il refusait de commencer un groupe, je me suis dit « ok this sucks », mais ensuite je l’ai forcé.
D: Je me demandais « c’est qui ce mec bizarre qui insiste », d’ailleurs ça ne me plait toujours pas mais je n’ai plus vraiment le choix…

Vous venez de sortir le titre LaGuardia. Une introduction pour un nouvel album ?
D: Ce serait l’introduction de là où on veut aller oui, on a quelques nouvelles chansons mais on est encore train de se demander ce qu’on va en faire, pour le moment on tourne beaucoup depuis 12 mois donc on n’a pas eu le temps de peaufiner quoi que ce soit pour un album.

Diriez vous qu’il y a une évolution entre les titres de votre album Means et ces nouveaux titres?
D: Définitivement: il va y avoir un changement …un peu plus lourd. Le live est très important dans la création, c’est comme ca qu’on voit ce qui marche ou pas. LaGuardia est un morceau qui s’est développé au fur et à mesure sur scène et du coup on l’écoute comme une live track. C’est cette impression que l’on veut donner, cette direction que l’on veut prendre.
R: C’est ta meilleure réponse, tu deviens vraiment professionnel!
D: ahah, merci !

Quel est le meilleur atout de Dan Carey pour vous?
R: C’est un génie, il libère notre création, il a un esprit extraordinaire qui voit bien au-delà des notes de musique. Après on est dans le processus d’écriture on ne sait pas encore si on va travailler ensemble pour le deuxième album, mais on aimerait bien.

En écoutant les paroles de votre album Means , on dénote une solitude dans pratiquement tous les morceaux…
D: en même temps les périodes d’écritures viennent naturellement des pensées et observations, des émotions ou des rétrospectives, ou quand tu divagues avec les vapeurs de l’alcool aussi, …tu peux pas écrire de la musique quand t’es heureux !
La différence c’est qu’en général les chansons sur la solitude sont plutôt molles et tristes, vous au contraire, c’est comme si vous remplissiez le temps vide par une belle énergie frénétique !
D: Bon point, c’est justement ce qui prend tout son sens!

Vous avez été invités par les Pixies sur toute leur tournée, félicitations! Quel a été le moment le plus mémorable?
J: Merci. C’était à Manchester, imagines: le jour de ton anniv, tu joues devant 8000 personnes, « fucking nuts », après tu partages ton gâteau avec les Pixies et David Lovering te fait même des  tours de magie! C’était fantastique !
D: ah oui on ne comprenait rien à ses tours, il est vraiment brillant. Ouais les tours de magie c’était le summum de la tournée [rires]

Vous avez aussi joué avec Fat White Family, sont-ils aussi malades en vrai que sur scène ? J’aimerais les rencontrer un jour…
R: Je suis pas sûr que tu vas aimer …[rires] ils sont super sympas , mais ils sont définitivement tarés !
J: Pour moi, même si musicalement c’est pas vraiment du punk, c’est aujourd’hui le groupe le plus punk dans l’attitude, le genre « fuck you » et « anti-establishment ».

Qu’est-ce qui vous donne la chair de poule [goosebumps] aujourd’hui ?
[A ce moment un cri furieux retentit dans la rue]
R: Ce qu’il a pris, lui ! [rires]
J: Jouer sur scène je suppose, surtout au moment où le public devient fou, crie ou pogote.
F: Les bons films, les bons groupes, …au Green Man festival par exemple quand on est tombé sur Four Tet après avoir joué, c’était ouf.

Je vous ai entendu rire à propos d’une chanson … « Shamen », c’est quoi ?
[explosion de rires]
R: c’est une chanson des 90s, qui était au top 5 en Angleterre, d’un groupe étrange de l’époque post-rave nommé The Shamen. On l’ écoute parfois avant de jouer, volume maximum. Je crois que ça parle d’ecstasy. C’est débile mais hilarant, tellement anglais, et le refrain est une mélodie pop qui te reste dans la tête.
Tous en coeur: ‘Eezer Goode ! ‘Eezer Goode ! He’s Ebeneezer Goode !
D: Dès que t’y penses t’es obligé de chanter…


[Vous vous rappelez de ca, vous ?]

Pour finir, pourriez vous nous recommender 3 groupes suédois à écouter ?
D: On va même spécialement prendre 3 groupes de Malmö !

La techno minimale de Sandra Mosh

Sinon un groupe qui nous ressemble plus : Cut City

et Hey Elbow

Merci à ces « quelques » garçons pour leur bonne humeur 🙂
– Julie Lesage –

©Photo en une: Emma Gibney
©Photo ci-dessous: souvenir flou de mon portable

WiseList #40

.
[Image: Le marketing Star wars s’est (trop) imposé ces dernières semaines…
(photo-montage de Toyib sur la conférence de Yalta)]

Bonne année à tous!
On vous souhaite une bien meilleure que la précédente, bercée des émotions que nous apporte la musique, dont voici les premières nouveautés 2016 en playlist ci-dessous.

POP
José Gonzalez jouera son nouvel album à Paris le 17/01. On a découvert les canadiens Dralms (prononcer « drômz ») aux Transmusicales de Rennes, ils nous offrent un univers spectral dramatique pour une pop qui vous traverse. Shigeto ajoute le petit rythme qu’il manquait au morceau de Sufjan Stevens. Take a Chance est un extrait du nouvel album Coils d’Evan Geesman, on s’y perd délicieusement, c’est le genre de morceau que l’on pourrait écouter même sans les paroles et on a hâte d’écouter la suite (sortie le 22 janvier). Et on remet une deuxième couche de Dralms pour que vous vous en imprégniez bien.

ROCK
Une envie de réécouter Oum Shatt, sans raison particulière, puis on revient aux dernières releases. Le californien Cass McCombs a sorti un nouvel album A Folk Set Apart (donc oui c’est de la folk). Chez Grand Blanc, Camille prend place au chant pour leur nouveau morceau Surprise Party, les rapprochant un peu du style de La Femme, ils joueront et vous dévoileront leurs poètes préférés le 23/01. Tiens, ca fait longtemps qu’on a pas écouté un petit Boom Bip! (Toujours aimé ce nom qui sonne si bien 🙂 ) FEWS est le tout nouveau groupe suédois à suivre, produit par Dan Carey (Warpaint, Bat For Lashes) qui fera la première partie de Fat White Family le 02/03, (qui eux sortent un nouvel album le 22 et on vous le dit, il est très bon!)

ELECTRONIQUE
Connaissiez-vous Principles of Geometry ? On s’est dit qu’au cas où, il n’était jamais trop tard pour commencer l’année sur de bonnes bases. HATY HATY est une nouvelle collaboration néerlandaise combinant l’indie de David Douglas avec l’électronique de Blaudzun. Vous ne resterez pas indifférent à la boucle de basse de leur premier morceau High As The Sun, annonçant une sortie album le 11 Mars. Baio est programmé au Badaboum le 27/02. Andhim revient avec un nouveau tube taillé pour Ibiza en remixant Elderbrook. Roman Flügel nous offre le bijou Wilkie qui nous emporte parmi les étoiles d’une galaxie lointaine, le genre de titre que tu danses les yeux fermés. Sur le titre suivant, 3 grosses têtes: Disclosure, Lorde, le tout remixé par Jon Hopkins. Plaisirs apparait en remix sur le nouvel EP Victoria de Trésors. Et enfin, une petite sucrerie nommée Orange Evening de DWIG, ici aussi on conseille de fermer les yeux pour le délice.

Bonne écoute!