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LES PLAGES ELECTRONIQUES

LES PLAGES ELECTRONIQUES

FESTIVAL ELECTRO SUR FRENCH RIVIERA
Cannes n’a pas que le festival du cinéma, la belle a aussi son festival electro de l’été, les pieds dans l’eau.
Avec une équipe complètement remaniée, puisque la DA Gaby (voir son interview sur l’exportation des Plages Electroniques) s’est envolée vers les States, Panda-Events a mis le paquet cette année sur une programmation des plus ecclectiques pour accueillir 40 000 festivaliers en tongs, dispersés entre la plage, le toit-terrasse du palais et l’after à la Rotonde. Il y en aura pour tout le monde :

  • de l’electro mélodieuse avec le duo The Blaze, prêt a sortir son 2e opus après le succès de The Territory, les soupirs suaves de Gorgia Angiuli, et le trio d’Hungry Music qui célèbrera les 5 ans du label à 6 mains (Worakls + N’To + Joachim Pastor), l’électro à la fois épurée et sombre de Kölsch et les petits nouveaux Haute
  • de la techno tapageuse avec la belge Amélie Lens qui ne cesse de grimper sur les charts, la légende allemande charismatique Sven Väth, mais aussi l’aventurier des grands froids Molecule, l’indétronable Recondite 
  • ou de la house populaire un brin chill sur la playa avec le chef de file Jamie Jones, la cimbale loungy de Leo Pol, le petit grenoblois Agoria, Synapson, son disque d’or en main ou encore The Avener, ce tube de l’été dernier qu’on a du subit 12 000 fois.

Bref une belle brochette avec de l’agneau pour les caractères trempés, du boeuf tendre à souhait, du poulet pour se trémousser en basse cour, et même du végétarien pour les vacanciers parisiens.


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Retour sur les souvenirs en vidéo

Interview de Worakls sur la plage 2016

After-movie Plages Electroniques 2014

 

 

 

HMS : La Mverte + David Shaw

HER MAJESTY’S SHIP 
LABEL NIGHT

ELECTRO-DISCO
Label de David Shaw défendant une esthétique et un son bien particulier, il est connu pour abriter des artistes tels que La MverteMijo ou Yan Wagner. Dansant, hypnotique et percutant seront les mots qui viendraient définir au mieux la recette concoctée par HMS.

David Shaw
Concret
La Mverte
Warm up : Deviant Lads
Gratuit avant minuit, 5€ ensuite sur place.

The Peacock Society : bouillant est un mot faible…

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Ce week-end d’été, le beau temps était au rendez-vous pour l’un des plus importants festivals de musiques électroniques de Paris : The Peacock Society.

Un festival riche en activités et en artistes, avec plus de 50 DJs et musiciens qui se sont relayés sur des événements la semaine, mais surtout pour notre plus grand bonheur et nos petites gambettes, le vendredi et le samedi jusqu’au petit matin.

Alors je ne vais pas vous le cacher, The Peacock Society Festival est un de ces moments que j’attends dans l’année de par son envergure et ses ambitions : 3 scènes et plus de 25 000 festivaliers sur le week-end, on ne peut pas nier que l’orga mets les petits plats dans les grands. Cela fait maintenant plusieurs années que je suis présent, et même si j’apprécie toujours y aller avec mes potes vivant à Paris ou étant de passage pour l’occasion, je trouve que le lieu même du festival ne permet pas beaucoup de changement d’une année sur l’autre, et je suis un peu déçu par ces 3 salles quasi identiques même si de différentes tailles. Elles manquent d’espace et de hauteur, ce qui fait donc monter la température de 10 degrés dès que tu fais un pas à l’intérieur de l’une d’elles.

[Cliquer sur les photos de Anthony Ghnassia pour les agrandir]

Oui, l’ambiance est bouillante, les gens sont cools et l’endroit permet de squatter dehors et de prendre l’air. On n’oubliera pas qu’il faut compter 30 minutes à pied entre la sortie du Métro Château de Vincennes et l’entrée du festival au Parc Floral. Ceux qui connaissent savent qu’un bon festival se mérite toujours. Et il y aura la même au retour, quand tes jambes n’en peuvent plus et qu’elles continuent de danser machinalement.

Mais une fois que tu franchis les portes, que tu as rechargé ton bracelet ou téléchargé ton app, plus rien ne peut t’arrêter…

Ross From Friends

Laurent Garnier commence le vendredi soir par un set de 4h pour l’ouverture. Dans la salle, il y a tellement de monde, on va attendre la fin et on va aller voir ce que donne Folamour, un peu compliqué pour moi au début, pourquoi tu passes France Gall, il est si tôt…  Floating Points prend ensuite les commandes mais il y a beaucoup de haut et de bas et ça met du temps à partir. Il faudra attendrel’arrivée de Mallgrab, toujours sur cette même grande scène nommée Warehouse, pour que ça commence à envoyer, damn! c’est aussi l’heure d’aller écouter la techno envoûtante de Daniel Avery dans la Squarehouse. C’est finalement Amélie Lens qui a mis clairement tout le monde d’accord avec son set génial et complètement hypnotisant, construit sur des basses incroyables dont elle seule a le secret. La soirée se finira pour ma part, sur un set monumental de Solomun sur la grande scène, un mix travaillé avec des morceaux aux sonorités africaines donc pleines de percussions. Au dire de certains de mes amis, Jeff Mills a été un peu décevant, mais je ne pourrais pas vous le raconter car je n’ai pas réussi à décrocher mes yeux et mes petits pieds de Solomun.

Samedi, après un repos bien mérité, on remet ça !

J’arrive en retard et je rate Chloé ou RPR Soundsystem, mais je sais aussi qu’il va falloir se réserver pour le closing. Je commence donc à retrouver des gens dehors pour boire un verre avec en fond une Charlotte de Witte survoltée, mais qui n’arrive pas à me séduire car toujours un peu trop dans la facilité 🙁
Tale of Us prend le relais et ils font du Tale of Us : une électro travaillée en relief qui fait voyager. Ca y est, la soirée peut commencer !

 

Ce sera ensuite Maetrik / Maceo Plex qui viendra mettre la main à la pâte. Son style est inimitable et bien propre. la foule est en transe, la salle entièrement à lui et quoi de plus normal, avec ce talent ! Richie Hawtin va bientôt commencer mais j’ai envie d’aller voir Mano le Tough qui joue dans l’autre salle. C’est une autre histoire, un autre voyage que raconte Mano le Tough au travers de ses platines. Ça fait plaisir ! Ça change !

Le jour commence à se lever et tout le monde reprend des forces. Richie Hawtin clôture le festival sur la grande scène avec véracité. Il reste encore beaucoup de monde qui profite des derniers beats devant les enceintes. Richie à Paris, ce n’est pas tous les jours non plus 🙂 [Photo en une]

Et voilà, mes oreilles ont pu se délecter avec beaucoup de plaisir de tous ces artistes talentueux qui nous ont offert un beau spectacle nocturne. Mais maintenant il fait jour, il est 7 heures.

C’est l’heure de l’after !

Pour résumer, The Peacock Society, c’est un festival bien organisé avec une bonne ambiance de connaisseurs de musiques électroniques. On est quand même un tout petit peu triste sur quelques points :

  • La scène en extérieur n’est plus, et pourtant elle permettait de créer de la variété et un autre univers pour les artistes.
  • Une chaleur de dingue pour des salles basses de plafond qui ne mettent pas bien les DJs en valeur, bien que la qualité du son soit irréprochable, et c’est important !
  • Des DJs qui ne sont pas vraiment annoncés et qui défilent les uns après les autres. Cette année les transitions étaient assurées par nos supporters Français pour bien nous rappeler qu’ « on est en Demie. On est, on est, on est en Demie ! ». Je suis sûr que vous la connaissez 😉

Voici quelques pistes d’amélioration pour un festival qui nous apporte toujours des surprises et du bonheur dans notre capitale française.

– Jay –

On se donne rendez-vous à Rituel ?
Gagnez vos places sur le site en participant ici

Un bestiaire alternatif garanti DIY sans OGM au FGO ? OMG !

 

On est en juin et il commence à faire chaud. Certains se mettraient déjà bien à poil mais ce soir j’opterai plutôt pour des plumes, celles d’un canari maléfique par exemple, ou encore celles de ces trois formations qui ont décidé d’écrire des chansons différemment.

Bernard Grancher and the GBBG

Bernard Grancher et son acolyte de circonstance, Yan Hart-Lemonnier, sont assez rares sur Paris pour que cela constitue une assez bonne raison de venir ce soir, au-delà du fait que chacun figure en bonne place parmi les disques que j’écoute régulièrement.

Les gars d’la compta
Tels des cadres du service comptabilité un brin excentriques évadés d’un apéro-plage à la Baule, ces férus de bidouillages électroniques contrariés se présentent en chemisettes blanches impeccables, pantalons rouges simili cuir et… pieds nus (je n’ai pas vérifié s’il restait du sable). Ca leur va plutôt bien.

Le cocktail GBBG c’est un peu Boris Vian et George Perec remixés par Gary Numan et Aphex Twin, avec une pincée de Plastic Bertrand version 2.0.
Avec déjà 3 albums au compteur, Bernard Grancher (qui semble affectionner les éviers double bac autant que Duchamp affectionnait les urinoirs) déroule son répertoire de chansons électro-pop aux textes grinçants de trivialité décalée et parfois d’amour. Entre le regret d’avoir cassé la machine à fabriquer La famille idéale, une ode à La femme, l’observation des Chèvres (parabole sur Panurge et ses moutons), et les joies de l’héritage, il dégobille l’absurdité du consumérisme, de la « normalité » et des humains en général avec une attitude assez rock n’roll pour un mec en chemisette.


Merci Bernard !
La qualité des jeux de lumière sublime le tout tandis que les beats de Yan commencent à faire leur effet sur mon petit corps en manque de déhanchements. « Allume le moteur » clame Bernard dans l’un de ses derniers morceaux, et en effet, aucun retard à l’allumage n’est à constater en ce début de soirée, avant d’enchaîner sur les errements bizarroïdes qui vont suivre.

Les Trucs

En tapant Les Trucs dans une barre de recherche, on se fait vite suggérer “Les trucs de fille”, “Les trucs rigolo”, “Les trucs qui font peur” ou encore “Les trucs à faire à Paris”. Et bien disons qu’en l’occurrence, voir Les Trucs au FGO Barbara à Paris ce soir-là, ce fut un peu tout ça à  la fois ^.^

J’irai chanter chez vous
En effet, si poser du matos sur des praticables au milieu du public afin de favoriser un contact direct avec ce dernier n’est plus inhabituel, la surprise viendra plutôt des tenues du duo, entre Devo et Antoine de Maximy, et leur présence scénique.

Appareillés tels des Ghostbusters revenus d’un futur improbable, pédale d’effet et interrupteur à la ceinture, des “machins” (pour ne pas dire des “trucs”) noirs dans le dos servant d’alimentation aux cols de cygne éclairant leur visage, Charlotte Simon et Toben Piel sont venus présenter leur 3e album “Jardin du boeuf” (c’est d’ailleurs officiellement leur release party).


Wir sind die roboten
Les Trucs se définissent comme des êtres mi-humains mi-robots, reprenant ainsi l’héritage de leurs aînés de Düsseldorf (je vous laisse deviner lesquels). Leur set tient plus de la performance que du live cadré. Avec une énergie généreuse et communicative, ces humanoïdes nous serviront une choucroute électro expérimentale vitaminée aux saveurs lointaines de cabaret déstructuré qui remue le poitraille et les guiboles pour le plus grand plaisir de fans absolus comme d’enthousiastes curieux, comme moi. Pour être tout à fait clair : ça y est on est chaud bouillant pour la suite.

Infecticide

Ceux qui m’ont déjà accompagné les voir savent que je ne jure que par eux pour perdre 10 litres d’eau en moins d’une heure. En effet, ces pieds nickelés de la chanson française (hu hu) proposent une formule explosive, propice au lâcher prise incontrôlable, voire à l’hystérie la plus totale.

C’est toujours avec fébrilité que l’on découvre leurs costumes (fin 2017, un super-héros au cerveau à l’air libre, accompagné d’un lutin et d’un homme des cavernes, il y a quelques mois ils étaient grimés en livreurs à vélo “Infectifood”, et caetera et caetera). Je suppose que ce goût inaltérable pour les déguisements décalés, bizarroïdes, parfois ridicules, vient du fait que 2 d’entre eux au moins sont comédiens de métier.

La ferme aux animaux
Ce soir nous aurons donc droit à un poussin avec des dents au regard revanchard, un cochon bad boy nonchalant et un mouton terrorisé (Jacques de Candé est à chaque fois magique dans le rôle du personnage brimé, persécuté, ou simplement viscéralement anxieux).

On peut y voir éventuellement le prolongement d’une forme de tradition de la scène alternative française fin 80’s / 90’s qui mettait un point d’honneur à s’habiller n’importe comment pour dénoncer les maux de nos sociétés avec des paroles “rigolotes”, ou pas (ex : Ludwig Von 88). Sauf que chez Infecticide, les textes sont réduits à leur plus simple appareil, évoquant avec d’autant plus de violence rentrée, “froide, dure, sèche”, la bêtise – je pense que c’est le terme le plus approprié – qu’ils cherchent à dénoncer. Tout porte à croire que ces dingos ont décidé de faire de la régression un art à part entière qui fait à la fois réfléchir sans y penser, ou peut-être l’inverse, mais surtout danser et se marrer. Car il s’agit bien de cela avant tout, comme me l’a un jour confié Thomas Suire, chanteur-bidouilleur du trio : Infecticide, c’est leur terrain de jeu privilégié, de l’auto-dérision à l’état pur entre potes qui n’ont pas envie de se prendre au sérieux (sans pour autant ne dire que des conneries).

Régalade générale !
Nettement moins drôle, mais tellement libératrice, leur musique, comme leurs textes, est plutôt dépouillée mais assez puissante pour retourner une salle entre EBM (on pense notamment à DAF), psycho-billy et techno ascendant cold-wave indus (?!). Bref, un tas de trucs qui ont l’air froid comme ça et qui, en fait, font salement danser les gens qui s’en foutent et aiment se jeter les uns sur les autres en souriant. Ainsi parmi leurs inénarrables classiques (Comme une gomme, Bagarre générale, Prehistoric, Pourquoi pourquoi, Une petite motte de peur, Petit tricheur), se glisseront leurs plus récents Qui a mis le feu à la voiture de la police ! et surtout Un monde en forme, plus terrible et hilarant que jamais.

Et le concert de filer à une vitesse qui me surprend toujours. Et j’ai encore perdu des litres d’eau en 45 mn, appareil photo pendouillant au bout du bras. De fait, grâce (encore une fois) aux belles lumières en fond de scène, j’ai eu parfois l’impression que le volatile que je photographiais était un Ziggy Stardust venu d’une dimension parallèle, sûrement une hallu dûe aux endorphines.

Pour conclure d’une façon qui comme moi ne tient peut-être pas bien debout, si “Le rire est le propre de l’homme” comme le disait Rabelais, alors Infecticide en sont les Animaux Sauvages 😉

Texte et photos A. Cangy
[Cliquer pour agrandir]

Bernard Grancher (w/ Yan Hart-Lemonnier)

Les Trucs

Infecticide

 

Invitations pour les Plages Electroniques !

Concours pour 2×2 places sur la soirée de votre choix aux Plages Electroniques à Cannes du 10 au 12 aout

Cannes n’a pas que le festival du cinéma, la belle a aussi son festival electro de l’été, les pieds dans l’eau.
Avec une équipe complètement remaniée, puisque la DA Gaby (voir son interview sur l’exportation des Plages Electroniques) s’est envolée vers les States, Panda-Events a mis le paquet cette année sur une programmation des plus ecclectiques pour accueillir 40 000 festivaliers en tongs, dispersés entre la plage, le toit-terrasse du palais et l’after à la Rotonde. Il y en aura pour tout le monde :

👌 de l’electro mélodieuse avec le duo The Blaze, prêt a sortir son 2e opus après le succès de The Territory, les soupirs suaves de Gorgia Angiuli, et le trio d’Hungry Music qui célèbrera les 5 ans du label à 6 mains (Worakls + N’To + Joachim Pastor), l’électro à la fois épurée et sombre de Kölsch et les petits nouveaux Haute

🔊 de la techno tapageuse avec la belge Amélie Lens qui ne cesse de grimper sur les charts, la légende allemande charismatique Sven Väth, mais aussi l’aventurier des grands froids Molecule, l’indétronable Recondite 


🎶 de la house populaire un brin chill sur la playa avec le chef de file Jamie Jones, la cimbale loungy de Leo Pol, le petit grenoblois Agoria, Synapson, son disque d’or en main ou encore The Avener, ce tube de l’été dernier qu’on a du subit 12 000 fois.

Bref une belle brochette avec de l’agneau pour les caractères trempés, du boeuf tendre à souhait, du poulet pour se trémousser en basse cour, et même du végétarien pour les vacanciers parisiens.


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TENTE TA CHANCE pour gagner 2 pass pour la soirée de ton choix, en 2 étapes:

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2. Envoie nous un mail à contact@wisesound.fr en précisant l’objet, ton nom, ton prénom, et la soirée pour laquelle tu veux gagner 2 places.

Plutôt simple, pas de questionnaire, pas de dessin à faire.
…et si en plus, tu partageais le concours via Facebook, Twitter ou autre, ce serait super sympa, nous permettant plus de visibilité, donc plus de partenariats et plus de places à faire gagner pour les prochains concerts!

Les gagnants seront prévenus par mail une semaine avant l’event.

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Interview de Worakls sur la plage 2016

After-movie Plages Electroniques 2014

2 pass 2 jours à gagner pour les RITUEL DAYS !

Concours pour les 20 et 21 juillet 2018 au Plateau de Gravelle, Paris

Trop trop fiers d’être partenaires de ce nouveau festival Rituel days qui invite la crême de la crême de la techno-house allemande au Bois de Vincennes. Attendez vous à être reçus comme des rois avec des activités spirituelles et bien être pour l’après-midi et deux nuits de folie avec une programmation qui te fait faire de l’hyperventilation, sans doute la meilleure de tout l’été côté electro-house et techno-chill. Damned ce que ca va être bon! Plus d’infos sur l’event


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Plutôt simple, pas de questionnaire, pas de dessin à faire.
…et si en plus, tu partageais le concours via Facebook, Twitter ou autre, ce serait super sympa, nous permettant plus de visibilité, donc plus de partenariats et plus de places à faire gagner pour les prochains concerts!

Les gagnants seront prévenus par mail une semaine avant l’event.

 

 

LES TRUCS + INFECTICIDE

LES TRUCS (release party) + INFECTICIDE + BERNARD GRANCHER

ELECTRO-SYNTH-PUNK
Les Trucs, c’est 2 robots humains et un arsenal de gadgets électroniques, qui viennent présenter leur dernier album conceptuel autour de la viande et des organes présents dans le corps, ça promet…

Ils seront précédés des inénarrables dingos déguisés d’Infecticide, prêts pour une bonne Bagarre Générale !

Le warm up sera assuré par Bernard Grancher, accompagné exceptionnellement de Yan Hart-Lemonnier, des types qui ne font pas de l’électronique comme tout le monde.

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Quand les femmes s’en mêlent, ça déménage

 

Mars 2018, déjà la 21e édition ! Plus de 20 ans que ce festival célèbre les femmes, leur créativité et leurs délires musicaux. Et pourtant ce festival Les femmes s’en mêlent, moi je l’ai découvert il n’y a que 3 ans.

Étonnant! vous me direz, puisqu’il est présent un peu partout dans Paris et ça dès mi-mars : son cœur battant à la Machine du Moulin Rouge et son pouls vibrant dans différents lieux Parisiens pour divers événements musicaux.

Un festival si singulier de par son éclectisme et ces artistes si sincères et généreuses que nous devions y faire un tour.

Le rendez-vous était pris : samedi 17 mars au soir, Machine du Moulin Rouge et au menu, du Hip Hop californien, du rock garage noisy, du rap suisse et de l’électro.

BLIMES BRIXTON, LA GÉNÉROSITÉ DU FLOW 

A peine arrivés, et déjà la claque !

Une claque blonde, énergique et californienne. Un flow généreux et sincère. Normal, notre jeune rappeuse a commencé en faisant du freestyle et des battles. Une volonté sincère de partager ce moment de scène avec nous: Blimes nous parle directement, descend dans la fosse, danse avec nous.

On se croirait entre potes. Elle nous énergise, à tel point que l’on n’hésite pas à monter sur scène avec elle pour danser ou encore pousser la chansonnette en duo avec elle.

De loin le meilleur concert de cette soirée !

RÊVERIE ET SON PARTAGE D’EXPÉRIENCE

Autre scène, autre ambiance. Sur la scène centrale de la machine, on attend avec impatience RÊVERIE. La tête d’affiche hip hop de cette soirée ! Elle a du métier maintenant. 10 ans qu’elle vadrouille les scènes. Et c’est jeune, très jeune, à 17 ans à peine, qu’elle devient la figure montante du rap underground californien. Prolifique, elle a déjà trois albums et quatre mixtapes à son actif.

Elle fait monter la tension en laissant sa MC mixer, peut être un peu trop à notre goût… Enfin, elle arrive et se lance dans un rap déchaîné !

C’est indéniable : elle a un flow de folie. Elle survole les lyrics avec une aisance déconcertante. Le summum du concert est atteint lorsque Blimes débarque pour entonner à l’unisson avec RÊVERIE un « I just woke up in Paris » comme pour se persuader que tout ceci est bien réel. Paris comme une consécration, une réussite, une fierté! Le public s’enflamme !

Seul bémol : chaque chanson est entrecoupée de longs monologues où RÊVERIE se fait la voix de la morale et partage son expérience pour « inspirer » son public. Le rythme est cassé et nous aussi…

KT GORIQUE ET LE RAP SUISSE FUT

Un sourire, une envie de se faire et de faire plaisir indéniable, KT GORIQUE vient de monter sur scène. Véritable bête de scène, elle se déhanche et nous dynamise de son énergie positive ! On se trémousse au rythme calé de son rap puissant, tantôt teinté de reggae tantôt inspiré de musiques africaines. Suisse d’origine ivoirenne, KT Gorique le revendique et se pare même de peintures évocatrices sur le visage.

PINK KINK OU LE ROCK GARAGE BIEN NOISY

Groupe improbable aux sous vêtements voyants, Pink Kink se déchaîne sur la scène de la Chaufferie. Un savant mélange noisy de rock garage, de punk, de riff de guitare et de psychedelic. Un quintet qui aime à provoquer, tant par leur présence scénique, leurs tenues, leurs textes.

CATHERIN ET SA TECHNO SENSUELLE

On est toujours dans la même salle, la chaufferie, mais on a changé d’atmosphère. CATHERIN nous envoûte avec une techno sensuelle, animale. Elle laisse aller son rythme primaire qu’elle habille de « vocals » de sa création. Tranquillement, nous avons découvert différents états d’excitation et d’euphorie: la musique de part ses genres si nombreux est capable de nous faire vivre tant d’émotions en si peu de temps !

Avec CATHERIN, la soirée électro a commencé, laissant la porte ouverte à de grandes dames : SAMA’ et IRENE DRESEL.

SAMA’ L’INSPIRANTE

Comment ne pas être inspirée par cet artiste si emblématique de l’underground palestinien, qui a réussit à faire émerger la techno à Ramallah ?

Simple, cachée derrière sa platine, elle déroule son mix, parfaitement. Doucement d’abord plus fiévreusement.

Rien à dire, on est pris ! Et on décolle avec elle pour ne redescendre que quelques heures plus tard. Rassasiés et heureux. C’est ça quand les femmes s’en mêlent !

-Marine Lombard-

Crédit photos – Antoine Boissonot

WiseNIGHT 2017 – Best of House/Techno

Playlist en écoute sur toutes vos plateformes
(Deezer, Spotify, YouTube, Soundcloud)

[Image en une: éclairage Minuit Une photographié par Bary]

Encore une belle année de découvertes musicales à clôturer!
Il est tant de danser.
On vous souhaite un très beau réveillon, et au cas où une connasse veut encore passer Les Démons de Minuit, on vous a concocté un best of electronique regroupant toutes les bombes electro/house/techno de toutes les WiseLists de l’année.

Dedans vous retrouverez You Man, Dominik Eulberg, Digitalism, T.Raumschmiere, Manfredas, Polo & Pan, Corine, Jacques, Jamiroquai, L’Impératrice, Max Future, Vitalic, Arnaud Rebotini, Clara Moto, Kid Francescoli, Roman Flügel, Douglas Greed, Worakls, Jimmy Whoo, Cabaret Contemporain, Sofi Tukker, Moon Boots, Night Drive, Wielki, Helena Hauff, The Blaze, Nine o’Clock, Nhar, Sabrina & Samantha, Ezechiel Pailhes, Maya Jane Coles, Knor, loco & Jam, Jumo, Lali Puna, Plaisir de France, …

Encore merci pour votre soutien. On se retrouve en concert en 2018.

Et bonne teuf

 

Le Voyage selon Vitalic

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C’est tout excités que nous sommes arrivés à l’Olympia parce que, quand même, pas loin de 5 ans que nous attendions ce nouvel album !
Et oui c’était en 2012 que Vitalic nous offrait Rave Age.

C’est donc depuis janvier 2017 que nous pouvons nous délecter de son quatrième album Voyager.

Et comme à chaque fois, nous nous émerveillons ! Vitalic, riche de ses quinze années de tribulations sur la scène électro, sait parfaitement comment enflammer son public. Il s’amuse à redéfinir la notion d’électro en mélangeant savamment tour à tour techno, disco, rock et pop… et depuis Voyager, un héritage cosmique tout droit venu des années 80!

Et là plantés dans la fosse de l’Olympia, nous trépignons d’impatience. Une première partie qui nous entraîne crescendo vers les étoiles avec le duo survolté d’Agar Agar ! Ils nous font monter en température tellement nos corps se trémoussent! Ils s’en donnent à cœur joie eux aussi, déchaînés sur leurs machines, et clôturent leur prestation sur une montée acid hallucinante ! Nous sommes proche du firmament.

Et puis vient le moment tant attendu ! Un peu moins de deux heures d’une électro made in France avec le maître Pascal Arbez-Nicolas, ce garçon si sobre et pourtant si habile de ses doigts!
Face à nous, sous sa couronne de lumière – une structure impressionnante de plusieurs losanges lumineux se mouvant tout autour de lui – il enchaîne parfaitement les morceaux de son nouvel album et bon nombre de ses tubes électro les plus dansants, un brin remixés pour l’occasion. La folie s’empare de la salle. Levitation, My Friend Dario et Stamina (pour ne citer qu’eux)…


[Vidéo de LexMezurt]


[Vidéo de Rebel Funthrasher]

Et là surprise ! David Shaw en plein milieu de la scène irradié par ce light show dément qui nous interprète un magistral Waiting For The Stars

Nous sautons, rions, chantons ! Un vrai bonheur qui ne devrait jamais s’arrêter !

Et pourtant c’est déjà le premier rappel, puis le second. Une chose est sure : Vitalic est comme nous, il ne veut pas que ça se termine ! Nous continuons d’emmagasiner cette énergie si propre à Pascal et nous lâchons tout pour l’inévitable Poney Part I, que tout le monde attendait. Dernier moment de folie que toute la foule reprend en chœur !

Nous quittons l’Olympia comblés, épuisés et déjà prêts pour le prochain voyage made by Vitalic !

-Marine Lombard-

Gonzaï Night : Allo l’éther ?

Pour sa première de l’année, Gonzaï nous a emmenés d’emblée en vacances d’hiver avec sa thématique cosmo-alpestre, entre godilles, schuss et ascensions vertigineuses, façon hors piste…

Hyperculte : hyperbien !

Il est des groupes dont on attend beaucoup en live tant leur musique semble taillée pour la scène et tellement rares les chances de les voir passer nous obligent à rester vigilants pour ne pas les rater. On espérait vaguement voir le duo helvète débouler à poils, autrement dit en fourrures intégrales, comme sur la pochette de leur LP survitaminé écouté presque en boucle ces derniers temps. Si la déception est mince de les voir accoutrés comme tout le monde, le plaisir de les écouter est grand.
Formation minimale s’il en est, Vincent  Bertholet à la Contrebasse + effets et Simone Aubert à la batterie kraut chauffent la Maro à l’aise pendant une petite heure en enfilant les perles de leur opus. Sur fond d’ambiances dronesques et noise, les deux acolytes balancent leurs textes espiègles, poétiques ou prophétiques (“Choléra”), nous invitant tantôt à une révolte festive, tantôt à une fin du monde hallucinée (“j’ai envie d’y foutre le feu”), ou encore à l’aube désinvolte d’une nouvelle ère, au choix. La batterie martèle ses rythmiques post-punk-mötörik (“Ca galope ça galope ça galope…”) non dénuées d’une certaine finesse (triplettes enlevées sur le charley), tandis que l’imposante contrebasse cale ses lignes pour se répéter à l’envi et nous mener vers la transe, c’est trippant.
Cette musique a quelque chose d’évident, de fluide et de sincère, le côté répétitif se faisant bousculer par les textes tirées au couteaux, aiguisant d’autant nos sens.
“Je n’veux pas me résigner” – nous non plus. A hyper-bientôt alors…

Turzi Electronique Experience : voyage voyage…

Baignant dans les expérimentations synthétiques depuis un bon moment, un certain nombre d’EP, remixes et LP au compteur, le versaillais est venu rendre hommage à la tête d’affiche, en toute humilité. Voyons donc ce que propose ladite expérience.
Ténébreux en veste militaire de l’ère communiste, Turzi s’installe négligemment mais consciencieusement au centre de son cockpit instrumental. Guitare en bandoulière, notre capitaine d’un soir déploie une longue nappe sonore visant à nous faire quitter la pesanteur terrestre : attention décollage.
Une fois sorti de la stratosphère, notre course aux étoiles prend rapidement sa vitesse de croisière avec une électro analogique et modulaire, qui n’est pas sans rappeler la kosmische musik germanique et la frange française de ces sonorités spatiales (R. Pinhas/Heldon ou les dernières compilations Cosmic Machine notamment).
Après avoir barroudé un petit moment dans ce mode un peu convenu, on rencontre une zone de turbulence, la Tr-808 martiale nous chahute et la reverbe touffue nous rappelle paradoxalement la menace du vide intersidéral.
Aux commandes de sa console, Turzi tient bon et reprend le cap. Notre voyage galactique reprend son cours et l’on se sent installé durablement dans un long morceau voué à s’étirer dans le temps tout en tentant d’abolir celui-ci. Il n’y aura aucune interruption. Et pour cause, de son propre aveu, il s’agit d’une totale improvisation (d’où les gestes et enchaînements parfois un peu hésitants).
Puis très vite on se retrouve à frôler un trou noir ou un trou de ver, on ne sait pas encore, le suspens est total, un synthé grave et rugueux renforçant l’impression de plongée dans l’inconnue. Notre guide fonce alors tête baissée pour le traverser, c’est une fuite en avant en mode techno sombre et organique, comme un tesseract réduit à  sa plus simple dimension, ouvrant néanmoins la voie à de nombreux possibles…
Ouf, on en sort toutefois indemne, on aperçoit la lumière au bout du tunnel. La dernière tirade synthétique commence comme un générique de fin de film SF 80’s de série B, puis le son s’étoffe, toutes machines et guitare dehors pour un final incandescent. On arrive à destination de cette longue quête intergalactique… mais où exactement, nul ne le sait, le passage spatio-temporel est resté ouvert…

Alpes, vers l’infini et l’au-delàààà…

C’est d’abord l’histoire d’une rencontre, celle d’un musicien-inventeur, Patrice Moullet, et de sa muse, Catherine Ribeiro, grande brune poétesse et chanteuse engagée. Les deux amants-artistes seront à l’origine d’un free rock expérimental prog psyché à textes qui aura discrètement marqué toute une génération d’esprits libres et libertaires. Pour l’histoire complète, voir l’article détaillé qui leur a été consacré par Gonzaï. Quoiqu’il en soit, finalement Catherine tombe à l’eau (façon de parler), qui reste-t-il sur le bateau ? Patrice L’homme-machines. En effet, créateur des “Omni” (Objets musicaux non identifiés), ce dernier poursuit le projet seul, et s’illustre dans différents domaines, installations sonores, projets d’aide aux handicapés plus récemment, etc. Mais revenons à nos moullets… euh à nos moutons.
C’est un autre périple auquel nous convie donc Alpes ce soir, avec ses machines bizarroïdes qui nous intriguent depuis le début installées en fond de scène, et ses deux acolytes du moment (Odile Heimburger, soprane et violoniste, et Alice Pennacchioni, pianiste de formation, qui sera ici  aux commandes du Percuphone). Coiffé de son bonnet, le monsieur tire les cordes de son Stretch pour nous plonger dans une tempête solaire, tel un dieu tisserand (tyran ?), ouvrier manipulant son outil avec application, artisan d’un outre-monde sonore. On se sent par moments comme dans la Horde du contrevent de Damasio.

Au morceau suivant, nous découvrons le Percuphone, sorte de hang/multipad en forme de soucoupe multicolore. Mêlant samples synthétiques, d’instruments classiques ou acoustiques, ou courts échantillons, violon et chant live, les deux jeunes femmes se répondent et virevoltent, façonnant ainsi progressivement un langage littéralement inouï.
Les tableaux alterneront ainsi tout au long de la soirée, le monsieur maniant son soleil d’argent pour produire des drones tantôt méditatifs tantôt techno-furax, ou encore jouant d’une sorte de « trancheuse à jambon » (désolé pour l’analogie) qui s’avère être un clavier avec seulement quelques touches ; ces dames célébrant sans vergogne des rites païens exotiques et protéiformes.


Improvisation ou non, certaines pièces sont un peu hermétiques il faut l’avouer, pas loin d’une avant-garde oecuménique et utopique, à la fois contemporaine, à la fois organique et foisonnante, voire anarchique. 
Plutôt que les Alpes, nous nous retrouvons donc à grimper l’Himalaya ou l’Everest, tellement les influences se devinent provenir de partout dans le monde et au-delà, étant donné l’esperanto musical proposé. Et comme il se doit l’ascension est tout à la fois galvanisante et éprouvante. A la sortie, on aura besoin de reprendre son souffle.

Ce soir-là, à n’en pas douter, nous avons gravi des sommets, souvent jusqu’aux étoiles. Et même si nous n’avons pas tout apprécié (à sa juste valeur s’entend, tant l’atmosphère était riche et saturée pour nos oreilles peu acoutumées aux contrées visitées), une chose est sûre, ces cîmes-là n’étaient pas de ce monde et nous ont fait nous sentir bien petits…
Merci Gonzaï pour cette première ascension sans concession.

– Alexis Cangy –

[Photos : Alexis Cangy]

Best of Electro 2016

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On a quand même bien dansé en 2016.
Pour préparer le meilleur des réveillons,
ou pour vous donner la ouach au bureau,
on vous a concocté un petit bouillon des meilleures tracks électroniques des wiselists de cette année.
Y’a plus qu’à connecter les enceintes.

On vous souhaite à tous de très belles fêtes de fin d’année avec nos 40 meilleurs titres électro, disco-house et techno cru « découverte 2016 »

WiseList #50 Actus musicales

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[Image: On avait envie de fleurs, pour fêter les 45 ans de Greenpeace, et honorer toutes les personnes qui s’engagent et prennent des risques pour leur planète.]

Playlist en écoute ci-dessous

2 ROIS A PART
On commence magistralement avec notre star de cette 50e WiseList, Barotti ou Marco Barotti selon les projets. Never Talk Again est aussi puissant qu’un Woodkid symphonique, et son compositeur était tout aussi majestueux en redingote lorsqu’on l’a découvert avec sa boule magique au Badaboum. En info concert: Charles Bradley, le roi de la soul années 60 foulera la scène de l’Elysée Montmartre enfin réouvert le 24/11. 

ELECTRO-POP REVEUSE
N U I T, quatre lettres détachées n’en déplaise à Google search, sortira un 2e EP de salves électroniques graves cet automne dont est extrait Try Me. Au bord de la mer Baltique, Christian Löffler s’est réfugié dans une cabane entourée de bouleaux pour créer Mare: un album plus organique, remplaçant les boucles par des nappes (donc moins dansant), sur lequel il a invité la chanteuse Mohna a chanter sur 4 morceaux dont Haul. La viennoise Leyya vous enveloppera de ses nimbes électroniques vaporeuses au MAMA festival alors que Klangstof vous fera penser à une pop style Radiohead qui s’envole à la Sigur Ros pendant le Pitchfork « avant-garde » à Bastille.

POP-ROCK
Il est aussi bon de laisser les atmosphères électroniques de côté et faire glisser ses doigts sur une guitare de temps en temps, c’est l’effet retour aux sources que nous offre The Acid sur Basic Instinct. On ne manquera pas d’aller écouter la voix grave et profonde de Mesparrow au MAMA festival, surtout qu’elle y présentera son nouvel album Jungle Contemporaine. Robot’s Don’t Sleep est un autre projet plutôt vocal ici de Robot Koch. On a eu un moment d’absence, absorbé par la spirale blues minimal de Rhyton, un trio de brooklyn se spécifiant dans la guitare expérimentale, puis on redescendu pour les profondeurs d’un groove aux accents de Moyen-Orient. Né à Tel Aviv, basé à Berlin, Moscoman fait la jonction entre ses racines et son présent et se Dévoue pour une Disco Halal. Vous reconnaîtrez sûrement la voix de Balthazar dans le morceau suivant, oui c’est bien Maarten Devoldere, mais dans son nouveau projet solo nommé Warhaus, il chantera l’amour cassant sur de très beaux arrangements à La Maroquinerie le 26/10. Un autre morceau qui fait son effet, c’est quand Maura Davis rejoint l’américain electro-rock Ki:Theory, produisant un duo de voix susurrantes et rassurantes. Retour ensuite en 2005, lorsque le duo darkbeat new-yorkais Crossover sortait Chimera Chimera.

ELECTRONIQUE
On a rencontré Dollkraut, le féru des sons « vieux films années 60-70 », on vous pose ici son chic Hornet Green avant de retranscrire son interview. Comme on a décidé de faire une ovation à Barotti, voici ensuite un deuxième morceau de l’italien, sans le côté classieux classique mais plutôt propre à ses recherches sur les percussions et arts visuels répercutés par la grande boule électronique qu’il ne quitte plus en live (voir live report Marco Barotti vs Bob Moses). On pourrait commencer à danser sérieusement sur le remix We Start Over de Steve Cobby & Trudie Dawn Smith par Apiento & LXpour ensuite se préparer à l’électro-disco du quatuor parisien DBFC qui feront encore une fois danser la totalité de leur public durant le MAMA festival. Prenez la puissance des Boys Noize afinée par le bricoleur Siriusmo, le tout remixé par le duo Oliver de Los Angeles, et vous obtiendrez une bombe du dancefloor. Toujours dans le dur, pour ceux qui n’en peuvent plus d’attendre ce nouvel album annoncé par Gesaffelstein, on vous présente la techno noire que Beaumanoir a martelé au Batofar il y a quelques semaines. Enfin, on n’en démord pas, la star du jour est Barotti: hop voici les belles envolées de She Might qui raccorderont la techno au classique et vous permettra d’écouter cette playlist en boucle, indéfiniment sans jamais vous lasser. 🙂

Bonne écoute !

WiseList #35

[Image: Playboy emploie les grands maux]

Playlist de 20 nouveautés ci-dessous

ELECTRO-POP / AMBIANT

Elliot Moss surgit sur plusieurs scènes avec quelques petites merveilles. Vous pourrez le retrouver le 28/09 au Pop Up du Label, ou aux Transmusicales de Rennes qui devraient lui offrir un beau tremplin. Une petite douceur trip-hop Doprah vous amène ensuite à ce titre d’Aufgang magnifié par Rone, heureusement que notre génie passait pas là car depuis le départ de leur pianiste Tristano le revirement pop nous fait un peu pâlir…Un autre remix suit, celui de Plaisir de France qui continue dans ses sympathiques ambiances electro-enfantines en reprenant Rozi Plain. Enfin nous clôturons cette première partie dans la galaxie de John Lemke avec Vessel, morceau cinématographique mêlant boucles electroniques et sonorités analogiques.

POP / ROCK

Le MAMA festival revient mi-octobre pour passer ses nuits à Pigalle à virevolter de salles en salles avec un pass donnant droit à 120 concerts pour un budget des plus économiques. On y découvrira les parisiens In The Canopy et les imprégnés de culture japonaise Einleit pour une pop aérienne. Après le single Everything is Everything, Gabriel Garzon-Montano continue de nous faire du bien avec Keep on Running. Eux ont sorti un nouvel album ce mois-ci et tout le monde s’entend pour les révéler comme la pépite du mois: Ones and Sixes de Low est à écouter dans sa totalité, un extrait ici avec No Comprende. « Na-nana-nana-naa », Say Hi revient bouger tes hanches avec le nouveau titre It’s a Hunger, sorti de nouvel album Bleeders Digest avec encore une pochette toute mimi, on adore ces petits dessins. Et puisqu’on t’a décoincé les hanches, c’est parti pour le refrain sauteur de Boys des Dukes of Paris, Bertrand et Brice. On vous avais déjà parlé des bordelais Hello Bye Bye comme d’une révélation, leur premier album Better Day est enfin sorti, tout plein éclectisme.

ELECTRO / TECHNO /HOUSE

Vous reprendrez bien un peu de Ichor? Be Quiet nous offre ici un clip écœurant de sur-consommation et d’over-orgie de marketing pour un morceau électro-rock comme on n’en entend plus, top. On revient sur Einleit mais cette fois-ci remixé par Gush, et forcément ca change tout, en avant la danse! Brève interlude avec Daniel T qui vient de sortir un album électronique et dont on a retenu Tetrachromat par sa mélodie joueuse. La prochaine artiste s’appelle Jain, découverte du Mama festival, elle a sillonné l’Europe, l’Afrique et le Moyen Orient dans son enfance et c’est ce qui rend sa musique si spéciale, si imprégnée de multiples cultures. N’ayez pas peur sur la non-transition suivante, ce n’est que The Shoes, avec ce clip tordant de Drifted qui reprend ces posts si connus de Facebook, à leur dernier concert, on s’est amusé à reconnaître chaque post vidéo, surtout les bimbos de la vedette, et en plus on peut sautiller en même temps, c’est cadeau. Du dark? allez c’est parti, vu la mauvaise blague de Gesaffelstein qui nous appâte pendant 63 jours pour une BO de film qui n’a rien d’exceptionnelle, on peut voir ailleurs, comme avec Street Fever par exemple et cette anglophone qui « claque » le fouet en français dans le texte. Redescente avec Max Cooper qui remixe Ricardo Tobar, et puisqu’on a commencé avec Elliot Moss, on finira avec Elliot Moss, oui messieurs dames.
On voulait également vous mettre du dernier Telekinesis, mais on a rien trouvé en partage 🙁 .

Bonne écoute!

WiseList #34

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[Image de la quinzaine: Banksy traite de l’accueil des migrants dans son parc Dismaland, Trentemoller soulève des fonds pour la cause.]

Playlist des dernières nouveautés pop, rock et électro ci-dessous

MELTING-POP

Une toute petite voix fragile débute cette WiseList: celle de l’américain Trévor Powers qui nous a sorti quelques nouveautés cet été sous son nom de scène Youth Lagoon. Il les présentera au Café de la Danse le 26/09. Suit un clip plutôt flippant avec lequel Monophona présente Thumb, sorte de trip-hop glaçant et intime à la fois. Impossible de se rappeler si on vous a déjà passé Swim Team d’Arms and Sleepers, donc on en remet une couche cela ne vous fera aucun mal. Toujours vidant notre vieux tiroir, nous sommes tombés sur un titre de 2010 de OST and Kjex et on s’est senti dans le devoir de le partager, parce qu’ils passent au Badaboum le 10/10. Enfin encore un extrait de l’excellent album de Gengahr avec Where I lie. Et puis… ah oui également au fond du tiroir, un Thieves Like Us. Vous vous souvenez la chanson « Go downtown with the drugs in my body » qu’on mettait à tue-tête dans nos soirées? voilà ce sont eux, cette fois-ci avec The Walk.

INDIE-ROCK
On a eu du mal à la première écoute de FFS, la collaboration de Franz Ferdinand avec les Sparks, puis on les a vu faire « bang! bang! » avec leurs mains à Rock en Seine, puis on a réécouté, et puis on s’est dit que Police Encounters était vraiment pas mal du tout. Youth Lagoon y revient avec un titre complètement psyché et fait beaucoup plus mature d’un coup (Café de la Danse le 26/09 on se répète). Quand ça ne va plus, on vous préconise de chanter avec eux « It’s all riiiiight, I don’t caaaaare »: The Bohicas nous enchantent avec leur nouvel album The Making Of  qui n’a rien d’un making of et qui porte une superbe pochette, un dessin c’est bien aussi. Rhum For Pauline débarque et sort son premier album le 25/09 intitulé Leaving Florida, entre shoegaze et indie rock. Boyshake Lady est issu de son précédent EP, s’ils continuent comme çà, cet album devrait être puissant… On enchaîne avec un deuxième titre de The Bohicas, en attendant qu’ils daignent traverser la manche… Clap Your Hands Say Yeah ne prends pas la poussière avec le titre Satan Said Dance, qui nous permet de préparer la transition vers l’…

ELECTRONIQUE
Bien sombre encore est l’ambiance luxembourgeoise Monophona avec cette fois-ci un virage vers l’électronique sur Black on Black, on pourrait carrément s’imaginer dans un club clandestin et sexy sans le y. Sans aucune transition, finalement on retourne en 1985 au synthé, l’instrument précurseur de la danse solitaire avec Actor’s Studio. A fond sur les Maccabees (le groupe hein), après vous les avoir fait découvrir avec Marks to Prove It en WiseList #33, parlé de leur concert à Rock en Seine, là on est en train de retranscrire leur interview, …et bien quand y’en a plus y’en re n’a (Ca sonne sacrément Marcel çà): les exaltés du film documentaire Public Service Broadcasting les ont remixés. Marks To Prove It, deuxième version. Parfait pour faire de la place au mastodonte de l’électro, j’ai nommé Carpenter Brut, en concert à la Maroquinerie le 25/09. On enchaîne avec ce titre génial de Boy Harsher, des petits cris « wouh » sur une crasse bien industrielle, c’est juste fait pour nous rendre fous. Restez ensuite en extase avec le meilleur titre de Handbraekes titré Grind Go, me dites pas que vous n’avez pas envie de danser sur cette merveille?! Pfiou on va se calmer un peu, fermer les yeux et s’immerger dans les profondeurs du duo Bob Moses avec deux de leurs morceaux, pour revenir à la surface tout en bonne humeur et légèreté avec le dernier titre de KZA qui fait des ravages en ce moment.

Bonne écoute et à bientôt!

WiseList #31

Playlist des dernières pépites pop et électro ci-dessous.

Il est de retour. Il va encore nous faire chialer. Premier single d’un nouvel album que l’on n’en peut plus d’attendre, Let It Glow est magnifique de mélancolie. On vous conseille vivement de prendre vos places pour le concert de Rover à l’Olympia le 24 Mars. Maintenant que vous pleurez, on va vous réconforter tout en douceur et commencer par une session…

ELECTRONIC AMBIANT
Tom Day collabore avec Monsoonsiren sur un EP qui pourrait être sponsorisé par Air France: Elegiac est tout doux comme les plumes de ton oreiller. Ambiance matinée dominicale également avec le soft hip-hop de Guts sur NY State of Mind. Qui dit dimanche dit cloches, Indian Wells va plutôt vous aider à vous lever avec sa « tennistronic ». Vous pourriez même enchaîner direct avec une Concrète mais on va rester sur la pente douce en introduisant la voix de Gry sur une rythmique Christian Löffler qui passe au Petit Bain le 1er août.

ELECTRO-POP
Son Lux a sorti un nouvel album Bones, on le retrouve toujours aussi étonnant avec l’échappatoire Flight. Une autre particularité, c’est Pogo, qui a encore remixé nos souvenirs d’enfance Disney et sorti un nouvel album Kindred Shadow. On embraye sur une production de l’espagnol Skygaze, révélé par Vicious, le Pitchfork espagnol (c’est pas pop mais ça se cale bien ici). On revient un an en arrière avec Fame du trio australien The Acid, voire même 6 ans avec le remix Lucky Girl et au passage un hommage à DJ Mehdi.  On vous présente ensuite le duo danois Rangleklods et cette petite mélodie jouissante dans Young and Dumb. Le producteur Toulousain D.L.I.D (Dick Laurent Is Dead) s’associe à The Rodeo pour un nouvel opus dont Anchors est le premier titre. Dans les innombrables retours, il y a aussi Outfit qui revient avec un album intitulé Slowness.

ROCK
Pas beaucoup de rock dans cette WiseList, mais deux ou trois sont indispensables: 1. Cette voix insolente de Holy Youth qui nous est resté depuis l’année dernière. 2. Puissant et furieux, Foals revient et « bim! » dans ta face et « malheur! » leur concert au Cabaret Sauvage le 4 septembre est déjà complet :'( 3. L’énergie festive de Pop Levi, oui vous avez le droit de vous lâcher.

ELECTRO-TECHNO-HOUSE
Et puisque tu danses déjà, c’est parti mon kiki, on t’ambiance. Tout d’abord avec le flow disco de Kazy Lambist sur le titre On You. Les fameux Tale of Us prennent le relais avec leur remix de Mano Le Tough Primative People, le duo écume la plupart des festival de cet été comme The Bay festival en Corse. En citant Mano Le Tough, je dirais que Moments of Truth ne donne sa texture qu’à partir de la 3e minutes, soyez donc patients. Dès ses premiers sons tels des murmures humains, York annonce une grande oeuvre techno-house relevée par un passage cordes classiques, c’est magnifique et c’est encore Christian Löffler: clap!clap!clap! Dans le genre douceur N’To, il y a aussi Kiasmos à découvrir, notamment avec Thrown.

On savait pas trop où la poser, alors on laisse les afters, on va au soleil et on finit sur cette touche qui fait bien bien penser à The DO, mais non c’est Deradoorian. Enchanté.

Bonne écoute !

Concours Hello Bye Bye à la Dame de Canton

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Si vous n’avez pas écouté la dernière WiseList #30, vous ne connaissez peut-être pas encore Hello Bye Bye, qui a été qualifié grand espoir de l’année, catégorie noisy pop, shoegaze club, et indie rock dance par Rubin Steiner. Le groupe bordelais nous présentera son nouvel album sur la jonque La Dame de Canton sur la Seine. Attendez vous à quelques similitudes avec LCD Soundsystem, à du rock, à se laisser emporter par le mouvement de votre corps. Une occasion de connaitre un bon groupe français avant tout le monde 😉

En plus l’endroit est vraiment top, y etes vous déjà entré ?
Bref on est tellement enthousiaste , qu’on veut partager. Et quand on partage on offre des places.

TENTEZ VOTRE CHANCE pour 2 invitations, en seulement 2 étapes:
1. Likez notre page Facebook
2. Envoyez nous un mail à contact@wisesound.fr en précisant l’objet ainsi que ton nom et ton prénom
Plutôt simple, pas de questionnaire, pas de dessin à faire.

…et si en plus, vous partagiez le concours via Facebook, Twitter ou autre, ce serait super sympa, nous permettant plus de visibilité, donc plus de partenariats et plus de places à faire gagner pour les prochains concerts!
Les gagnants seront prévenus par mail la veille de la soirée.
Quelques tracks pour le teaser:

 

WiseList #30

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[Image: Début juin, les forces de police expulsent violemment les migrants de La Chapelle, Paris]

POP
Sorti du concours les Inrocks Lab, Santoré alias Mathieu Gouny slalome entre exotisme et nostalgie, une jeune pousse à suivre. En deuxième place, La Fumée dans le Ciel est tiré du nouvel album de la parisienne La Féline. En 3e, dédicace au petit Ulysse qui vient de naître (ouais je fais des messages perso) avec ce nouveau trio bruxellois qui sent la pop de l’été avec un soupçon d’Asie lointaine. Et Gengahr a enfin sorti son album A Dream Outside, on en mettra deux louches s’il vous plait. Voilà pour la pop.

ROCK
Vous l’avez eu ce Feeling of Love, sous le soleil ? Certains auront écouté le projet solo de leur leader Marietta à la Villette Sonique, on fait ici un petit retour vers son passé en groupe sous Born Bad Records. On vous a déjà parlé de Laetitia Sheriff en WiseList, on y revient avec un peu plus de graille parce qu’on aime beaucoup la petite montée avec les ouhouhouhou du titre Friendly Birds. La suite sonne bien le blues américain, quelque peu dépoussiéré, et pourtant on reste dans l’hexagone avec les bordelais No Money Kids, on attend avec impatience la sortie de leur premier album prévu cet automne. Alors OK le morceau suivant n’a rien à faire dans la session rock, mais il apporte un break des plus agréables: une balade de celles qu’on entend habituellement sur les compiles Hôtel Costes, destructurée par les Scratch Bandits Crew. ON ADOOOORE l’entrée bonne humeur de LaCab, tout droit sorti du nouvel album des Der Panther, les espagnols psychédéliques programmés chaque année au Primavera Sound à Barcelone. On passe ensuite du psyché au punk, car oui quelquefois on se surprend à retenir une phrase d’un refrain punk, on scandera haut et fort aujourd’hui: « You keep it, we don’t want it ! » comme les deux sales gosses de Slaves. Voilà pour le rock.

ELECTRONIQUE
On est au 12e morceau sur 20, tout le reste est électronique, j’en connais qui vont aimer! A commencer par Vox Low qui fusionne rock et électro, à ne pas manquer à La machine du Moulin Rouge le 03/07 dans le cadre du Paris International Festival of Psychedelic Music. A également placer dans votre agenda: le concert des bordelais (décidément Bordeaux dépote en ce moment) Hello Bye Bye, qualifiés meilleur espoir indie rock de l’année: 1. parce que certains de leurs titres se rapprochent de LCD Soundsystem, 2. parce que ça se passe à la Dame de Canton, la classe dans une jonque ! Découvrez leur single Let’s Live Happy Waiting for Our Dying Day, sous-titré sur la caisse « Nique sa mère le cancer ». 🙂 Spitzer remixe Alexis and the Brainbow et y ajoute son côté indus et dark bien habituel. C’est Lucie qui a partagé la suivante, un cru de You Man de 2014 qu’on avait même pas vu passer! Merci Lucie. Pour une fois que Bromance offre une électronique légère, on inscrit également en WiseList l’hyperactif Myd, membre de Club Cheval, qui nous prépare un album pour fin 2015. Enfin la révélation du mois c’est le nouvel album du duo londonien Leftfield, on n’en a malheureusement trouvé qu’une en streaming, mais l’album est un beau condensé de techno/electro sappée en saison 90. On en reparle très vite. On s’accroche par la suite aux premières notes minimales deep-house de Fairmont lorsqu’il remixe Abstraxion, et on sortira définitivement la tête de l’eau sur la house joyeuse du duo parisien Synapson (qui lui aussi nous prépare un format pour septembre) en featuring soul avec Ana Kova. Enfin je profite de ce titre de Session Victim afin de tous vous remercier au nom de WiseSound pour votre soutien. Voilà pour l’électronique.

WiseList #26

Pour cette nouvelle WiseList, nous sommes en partenariat avec Soundsgood. Soundsgood vous permettra de lire les WL via votre smartphone, progrèèèès ! N’hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez !

La 25 était essentiellement électronique. La 26 est un énorme melting pot de bon, comme dirait Jacques, dernier Pain Surprise à la coupe de cheveux improbable d’un moine du Moyen-Age, Tout Est Magnifique:

POP
Karkwa c’est un peu le groupe Québécois que tu mets spécialement le dimanche pour la langueur de Dormir Le Jour. Vous souvenez vous des Villagers? Ils sont de retour et The Soul Serene annonce encore un album de toute beauté. Bonne mood avec Alright d’Unforscene, relaxation et grandeur classique avec le duo parisien soutenu par Gilles Peterson SatinCoco, votre bonheur est notre bonheur. Pour ne pas s’endormir: Juana Molina nous apporte une Argentine étonnante et Jarreau Vandal suit la montée sensible des bpm avec son excellent remix du titre Paradise. Vous reconnaitrez ensuite dès la première syllabe la voix de Joe Newman, mais non ce n’est pas Alt-J qui se remet à faire du bon après son 2e opus décevant.  C’est Portico, projet annexe electro-pop hypnotique de Jack Willye, son ami d’enfance.

ROCK
De l’hypnotique au psychédélique, il suffit d’ajouter des riffs guitare et ceux des Lumerians font largement le travail, on remercie au passage Guillaume pour le partage. Pour le morceau suivant, il est vrai, l’intro est longue, mais la suite vaut le coup, surtout si comme tout le monde en ce moment t’as vraiment besoin de vacances et t’es à la limite de tout envoyer valser, là tu pourras secouer tes cheveux et laisser le clip We Can Do What We Want de Drenge te soulager. Wand, de Los Angeles, est tout aussi défouloir.

ELECTRO-HOUSE-TECHNO
Beaucoup de sorties d’albums electro-pop-rock ces derniers temps: Agent Side Grinder fait du Depeche Mode, Husbands est beaucoup mieux que The Husbands,  Tame Impala revient en force. Après si t’es prêt à danser « till dawn » c’est parti avec HEARTSREVOLUTION. Le suivant, Dauwd, vient de Londres, on y retrouve donc sans hasard des sons rappelant Daniel Avery ou Ghost Culture. Puis Trentemoller qui ne quitte jamais les WiseLists et Weval qui remixe Gui Boratto, bim du bon dans du bon. On vous place le dernier EP de N’To en mode teasing de notre interview très prochainement en ligne, le dernier single de Barbarossa, éponyme de son prochain album Imager, qui sortira début mai sur Memphis Industries, et c’est sorti hier: Thylacine qui remixe et sacralise Pethrol.

BERCEUSE
Après tout ca on reposera nos esprits avec Spots d’Autolux, aussi mélancolique qu’Air sur Virgin Suicides et du jazz, oui pourquoi pas, si c’est un morceau du nouvel album du célèbre musicien d’Hannovre Stephan Abel.

JOYEUSES PAQUES

WiseList #24

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[Image: Le volcan Villarica est entré en éruption mardi 3 mars 20145, au Chili]

Bonjour, avez-vous eu votre période manga? Si oui, Aruarian Dance de Nujabes vous rappellera sûrement Samourai Champloo, entrée de WiseList toute douce, suivi de la pop de The Popopopos.

ROCK
No Volvero de SVPER n’est pas nouveau, le dernier album date de 2012, mais comme on ne vous en a jamais fait écouter, WiseSound étant trop récent, on s’est dit qu’il était temps. Tout le contraire pour  Other Lives qui annonce un nouvel album Rituals pour le 4 Mai (Chouette !) ainsi qu’un concert à la Flèche d’Or le 29 avril. Reconfiguration en est le premier extrait, 4 ans après le beau Tamer Animals. Côté indie française, Flavien Berger tourne également cette année pour accompagner la sortie de son Léviathan fin avril. Un de ses morceaux se distingue particulièrement: La Fête Noire, c’est comme si on avait subtilisé les guitares de Mustang.
Le rythme est plus soutenu avec Say Yes Dog, et cette voix qui n’est pas sans rappeler celle de Tomas Høffding des WhoMadeWho. Si tu ne trouves pas, on t’en met deux pour insister. Cela vous dérange-t-il si l’on se répète un peu ? Car suivent un deuxième morceau de SVPER et le second single tout juste sorti d’Alabama Shakes, qu’on vous a présenté sur la WiseList #23. Si toutes les sorties de ces derniers sont aussi bonnes, on attend avec impatience leur album en bac ! Le compositeur John Grant, lui, a déjà ce quelque chose de grand, surtout lorsqu’il rassemble électronique, cuivres et cordes sur Pale Green Ghosts. Et puisqu’on fait la part belle à l’instrument, voici Pasta Calibro des luxembourgeois Artaban, qui devrait plaire aux amateurs d’un Mogwai électronisé. Ici désolé pour la transition, mais on a eu du mal à placer le début très punchy de Pond sur Zond. Pourtant il fallait qu’on insère ces australiens qui viennent de sortir un album pop-rock psyché très coloré intitulé Man It Feels Like Space Again.

ELECTRO-HOUSE
On commence la session electro avec Arnaud Rebotini qui remixe Perez qui parle de vacances. Aaaaaah les vacances… Mais célébrons d’abord LA GROSSE RELEASE du moment. Acclamé comme à chacun de ses mix, Nicolas Jaar nous offre l’énormissime What Kind of Man, remix de Florence and The Machine, après la fin s’éternise un peu on l’admet. On embraye sur la bonne humeur dont regorgent les hits de Darius via l’intermédiaire de Nidson, parisien apprenti musicologiste. Le rythme s’accélère sur Oniris, l’habitué du Bal de Saint-Tropez. Oniris si tu nous lis, une question: ton nom a-t-il été choisi comme homonyme du médicament anti-ronflement ? 🙂 Le titre suivant jongle entre tremblements sombres et électronique de jeux vidéos, c’est jouissif et c’est The Black Regent (Les Disques Anonymes étant le label qui a posté la track sur son Bandcamp). Nhar a sorti un nouvel EP mais, déçu, on préfère rester sur de l’ancien, là on peut dire « c’était mieux avant » . Enfin on clôture, non pas de berceuse cette fois-ci, sur la techno de The Macer. On espère t’avoir mis en forme.

WiseList #23

La Pavane est une danse de cour lente du XVI siècle, pas grand chose à voir avec cette ma-gni-fi-que quiétude rythmée, on y entre tout doucement et on se surprend à recevoir le rythme dans la nuque jusqu’à ressentir cette envie irrésistible de sortir. Parfait pour éveiller vos sens d’écoute pour la suite de cette 23e WiseList.

BEATMAKERS
On s’intéresse aujourd’hui à la black music amenée par la house/hip-hop de Blutch et de Blue Sky Black Death, le genre de musique qui te réveille en douceur et bonne humeur le dimanche matin. Une autre tournure du hip-hop est amorcée avec Estère, jeune new-zealandaise qui produit ses morceaux elle-même en pyjama dans sa chambre. A la fois chanteuse et beatmaker, elle amène un peu de fraicheur féminine dans le milieu.

POP
En parlant de fraîcheur, on ne peut mieux faire avec SOAK qui parait avoir 15 ans (en fait il en a 18 mais n’a pas encore mué). Ce n’est pas Jordy mais mieux. Il sera d’ailleurs en concert gratuit lundi 23 Février (donc demain) au Carmen ! Le suivant Apparat est déjà un pilier, on est juste retombé sur une ancienne qui passe très bien et on a voulu la ressortir en WL. Voilà.

ROCK
Alabama Shakes trace sa route entre blues-rock et soul, c’est un peu le type de chanson qui peut passer sur toutes les radios, qui s’inscrit très bien dans la tendance après Mark Ronson. Une que l’on entend pas à la radio et c’est bien dommage, cela nous reposerait, c’est la canadienne Chinawoman avec sa voix si particulière de dandy mi-homme, mi-femme. On adore donc on en met deux dont la fameuse Party Girl. Et puisqu’on est dans les doubles rations, allons-y c’est gratuit, suivent 2 tracks de The Liminanas. Marie et Lionel revisitent les années 70, psychédélisme et cheveux au vent, préconisé à fond dans la voiture sur une route de campagne, si t’en as une de voiture. Et puis tu coupes le moteur et descends dans une cave un peu crado où Deficit Budgétaire joue son nouvel EP, car We Are, no matter la crise. Enfin vendredi 13 mars, c’est plutôt au Garage Mu qu’ils vont réellement jouer, avec Blackmail dont on vous reparlera. Plus on écrit en écoutant, plus on se dit qu’elle a du chien cette WiseList. Surtout quand résonnent les guitares de The Soft Moon. Perso, on ira les voir aux Nuits Sonores à Lyon en mai, mais pour les parisiens stoïques, ils passeront également le 3 juin à la Maroquinerie. Pour les Steeple Remove, c’est trop tard, c’était jeudi au Point Ephémère avec cette reprise sooooooo sexy Unclean, perso on la voit bien pour un strip-tease rock celle-là.

ELECTRO-HOUSE
Ghost Culture dont on a fait la chronique album ici a joué complet à la Boule Noire mardi dernier c’est dire si le jeune protégé de Daniel Avery était attendu sur Paris. Une autre belle surprise ce mois-ci, c’est un nouveau titre de Hot Chip, hyper dansant qui plus est, et çà ça faisait longtemps…Un nouvel album prévu pour cette année donc?
On enchaîne avec TR/ST (parce que Trust est déjà pris dans le hard rock par les copains d’AC/DC), groupe synthpop coldwave canadien qui tourne pas mal sur l’hexagone en ce moment. Puis, la meilleure de Ricardo Villalobos: Dexter. Elle te met dans un état second, et te prépare pour la suite: 2 artistes confirmés pour les Nuits Sonores. L’invité d’honneur Môsieur John Talabot, et une petite trouvaille, Mehmet Aslan, berlinois d’origine turque, qui donne de très bons espoirs avec Mechanical Turk. Si tu sais rouler des épaules, c’est le moment. On lui souhaite un très bon accueil à Lyon! On finira sur un deuxième morceau du beatmaker Blutch, plus dans le genre lounge dansant.

BERCEUSES
Avant d’aller vous coucher, une douceur, The Quiet de Chelou et une magnifique berceuse, digne des vieux disney avec Ala.ni: auteur-compositeur de London ayant fait ses premiers pas auprès de Mary J Blige, Damon Albarn ou encore Andrea Bocelli, elle sort de l’ombre et son premier EP Spring cette année.