électro

Gagne ton invitation pour l’aftershow de FKJ

Concours pour le vendredi 8 février 2019 au T7

Retrouvez FKJ et ses invités en DJ set pour un aftershow au T7, après sa performance live à l’Olympia. On y retrouvera également en B2B Crayon et Dune !

French Kiwi Juice, prodige de la musique électronique plus connu sous l’abréviation FKJ, est aujourd’hui identifié comme l’un des fers de lance de la nouvelle scène « French Touch ». Maniant à merveille les guitares, la basse, le saxophone, les claviers et les percussions auxquels il ajoute sa voix unique, FKJ est un multi-instrumentiste à l’élégance naturelle et sophistiquée.

Depuis 2012, il déverse sa bonne humeur dans le monde, à travers une musique aérienne mâtinée de soleil et de plage, à mi-chemin entre groove et électro, qui a su charmer le très influent label Roche Musique et en devenir son étoile montante.

 


TENTE TA CHANCE pour gagner ton invitation, en seulement 2 étapes:

1. Like notre page Facebook
2. Envoie nous un mail à contact@wisesound.fr en précisant l’objet ainsi que ton nom, ton prénom.

Plutôt simple, pas de questionnaire, pas de dessin à faire.
…et si en plus, tu partageais le concours via Facebook, Twitter ou autre, ce serait super sympa, nous permettant plus de visibilité, donc plus de partenariats et plus de places à faire gagner pour les prochains concerts! Les gagnants seront prévenus la veille par mail.

Nouvelle matière à clubber: retour aux basiques indus

On était au concert neo-clubbing de la sensation percussive Nova Materia à La Maroquinerie

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Au fond de la cave à cuir suintant, l’atelier musical est des plus intrigants. A gauche, devant un carillon de tubes d’acier, attend un plan de travail de métal noir, auquel sont fixés blocs de pierre et pièce de bois, à droite, les cordes sont à l’horizontal, jouxtant touches d’ivoires, alliages dorés de cymbales et peaux tendues de bongos. Ca fait beaucoup de matière pour deux personnes.

On aurait pu y faire entrer les mandarins de Céleste Boursier-Mougenot et laisser faire, mais les deux tourtereaux qui entrent en scène ont un tout autre esprit, punk et revêche. It Comes, leur album à sensation froide paru en septembre dernier chez Crammed Discs, se joue enfin en live, quelques jours à peine après leur révélation aux Trans.


[Follow You All The Way /extraits]

Nova Materia a le désir de faire sonner le brut, grattant, frappant, martellant leur matériel peu ordinaire. En résulte une transe indocile qui redéfinit le clubbing indus par les basiques, une musique primitive de celles qui libèrent, et ce pour deux publics distincts : une moitié de fosse chilienne très chaleureuse, qui jappe sans cesse et s’évertue à copier les vocales de leur compatriote Eduardo Henriquez, l’autre moitié, plus parisienne, qui préfère s’exprimer uniquement par le corps, osant de grands mouvements libres et artistiques.

[Cliquez sur les photos d’Alexis Cangy pour les agrandir]

Le duo issu de l’ancien groupe post-punk Pánico fait monter le rythme tranquillement à coups de ting, scratch, clang, clac, brrrr, zzzzzt. Leurs deux faciès de caractère ne se lâchent pas du regard, construisant ensemble une conversation question-réponse, autant dans les tintements que par prises de parole, celles-ci parfois scandées en expressions mystérieuses. Leur musique a beau sembler froide et menaçante, la fosse se ressent comme brûlante, entre fête sombre et désinhibition, réceptacle des vibrations de la lourde boîte à rythme, des boucles de l’Electro Harmonix,  et des étincelles sonores que lance ce tandem extraordinaire.


[Nov Power]

Sur Follow You All The Way, les murmures de la française se rapprochent de ceux de Kazu Makino chez Blonde Redhead, avant qu’un rythme disco ne prenne possession vaudou de votre corps, et que les sonorités s’allègent avec tintements plus joyeux. 

Alors que nos corps tressautent sur ce tintamarre, le visuel expérimental n’est pas loin d’être hypnotique. On aime lorsque Caroline Chaspoul frotte en cercle sa pierre rugueuse. Quant au carillon géant, il semble répercuter son propre écho à l’envi. Certaines sonorités se révèlent complexes, vibrant comme une courbe à l’intérieur des métaux après choc, on s’étonne également de la multitude de procédés existants pour varier les ondes sur une simple feuille de tôle. Le concept néo-indus vous ambiance et au vu des applaudissements entre chaque morceau, le public est unanimement conquis par le Nov Power.

L’ultime titre dansant Kora Kora invite tout le public à frétiller. L’harmonie bruitiste est telle, que le bruit sourd d’un micro tombé malencontreusement (par faute de vibrations) fait corps avec la série de percussions du morceau sans déranger aucunement la performance. Le tapage nocturne passe de minéral à électronique; et si Blixa Bargeld cantonnait ses expérimentations à un auditoire connoisseur, Nova Materia démocratise aujourd’hui le vacarme percussif en techno à réverbe ravissante.
Du krautrock à la warehouse, nouvelle matière à clubber.


[Extrait de Speak in Tongues pour le teaser]

Je vous laisse, vais acheter un carillon pour ma maison.

Julie Lesage – 

 

WISELIST #75 – TOP20 DES ACTUS MUSICALES

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Cette playlist se met à jour tous les mois, disponible sur toutes vos plateformes
(Deezer, Spotify, YouTube, Soundcloud, Napster, Qobuz, Apple Music, …)

CHILL >>> INDIE ROCK >>> HOUSE/TECHNO

CHILL

Julia JacklinBody (Sydney)
Superbe découverte que cette voix australienne à la fois douce et crayeuse, on attend la sortie de son album Crushing le 22/02 pour mieux l’apprivoiser.
Henry Hall – Kid (Los Angeles)
« This is a special day, Peg and I, we had a kid, regretfully we named him Greg, shoulda named him Troy, that’s the best name for boys. » A l’écoute des dérisions d’Henry, on a tout de suite voulu creuser un peu plus loin et mieux connaître ce personnage à la fois drôle et talentueux.
Rodrigo Amarante – Tuyo (Rio de Janeiro)
Histoire de vous réchauffer le bout des doigts, un petit revival des 4 saisons de la série Narcos.
Alain BashungMa peau va te plaire #2 (Paris)
Cela fera 10 ans en mars 2019 que Bashung nous a quittés, l’occasion de découvrir les titres inédits de son album posthume En Amont.
BalthazarFever (Courtrai)
Le groupe belge annonce son quatrième album Fever pour le 25/01 chez Pias. La température monte. Concert prévu le 25/03 !

INDIE-ROCK 

CannibaleDo not love me too much (« un hameau en Normandie, 300 âmes vaches comprises »)
On s’engouffre avec délice dans les méandres exotiques de l’album à grenouilles Not easy to cook. Si on en veux plus, on peut également visionner leur concert intégral chez Laurent Garnier (enfin à Lourmarin quoi)
Octet– Hey Bonus (?) ❤
Parce qu’il n’est jamais trop tard pour découvrir une perle, retour en 2004, pour une rencontre entre les Beatles et Venetian Snares, ou comment magnifier le courant « data-pop/lap-pop » tout frais de l’époque avec un soin baroque qui fait résonner le duo français comme une joute verbale à Versailles. Putain, j’étais où en 2004 ?
The Claypool Lennon DeliriumBlood and Rockets : Movement I 
En parlant des Beatles, Sean Lennon et le bassiste Les Claypool ont annoncé la sortie de South Of Reality pour le 22/02 et on a bien hâte d’écouter çà.
Django Django Swimming at night  (London)
Parce que leur EP de 6 titres Winter’s Beach est de saison.
Fews –Paradiso (Mälmo)
Grosse surprise en revoyant FEWS en live il y a peu : Fred aurait mué pour une voix plus caverneuse ! Altération acceptée, on en redemande, et ca tombe bien leur album Into Red est annoncé pour le 1er mars ! Retour sur leur interview.
Daniel Pemberton – Assassins Breathe (UK)
Petite claque inattendue un dimanche sous plaid à l’arrivée du générique du film King Arthur (le dernier avec Jude Law) : c’est depuis mon morceau préféré pour faire du sport !!
Viagra Boys – Sports (Stockholm)
La nouvelle sensation rock à l’esprit punk du moment est passée récemment au Point Ephémère : l’attitude absurde du chanteur est temporisée par la classe du saxophone, les beats et la basse te font rapidement ôter le pullover.

HOUSE/TECHNO

SXFalling (Bruxelles)
L’album Eros de Stefanie Callebaut et Benjamin Desmet est certes discutable, certaines susurrations sensuelles désirent cependant  s’émanciper du lot « mainstream ».
Hubbabubbaklub Tomme Lommer (Oslo)
Après l’excellentissime Mopedbart que l’on entend à tue-tête dans toutes les Otto10, le quintet vous offre enfin des cours de norvégien tout en dansant sur un album de pop décomplexée intitulé Drømmen Drømmerne Drømmer. On aura rarement eu autant de plaisir à chanter en yaourt !
Monks (David Shaw/ Bufi)Nice Ride (Paris/Mexico)
En pleine tournée mexicaine de DBFC, David Shaw a rendez-vous avec Bufi en ce moment même. L’occasion de reparler projet (de) culte ?
Roe Deers Bells of Hell (Lithuanie) ❤
Comme si les saintes cloches déchues se retrouvaient en milieu techno industrielle. Juste parfait, encore bravo le duo.
OMOHBeat (Nîmes)
Parties in Paris ca vous parle ? Le duo nous décrit sa vision de nos nuits en 9 morceaux.
LaborealPurple (Nantes) ❤
Au coeur de son album d’ambiances dédiées au hip-hop Fréquence, Maxime Robin a dissimulé une pépite techno qui rebooste méchamment ton petit coeur à la 3e minute.
Red AxesEdit Service 2 (Tel Aviv)
En 2012, le label I’m a Cliché proposait tous les 15 jours un inédit de son cheptel. Voici celui proposé par Red Axes, qui n’a apparemment toujours pas été édité sur les plateformes de streaming, sorry.
Erland CooperMirk (Orkney)
Ce multi-instrumentiste s’inspire de son environnement pour chaque EP. Comme tout le monde me direz vous. Oui mais non car Erland pousse plus loin. Après son travail Solan Goose inspiré de la nature sauvage sur son archipel écossais, voici Nightflight. 3 morceaux pour lesquels il s’est fixé des règles : toujours se tenir debout, faire des gestes rapides et ne pas rester plus de 10 minutes sur une piste, afin de retransrire l’animation et les flux des rues de Londres, comme un autre éco-système.

– Julie Lesage –

[Image : L’ombre des fous rires des tableaux de Yue Minjun…]

Best of NIGHT 2018

Vous êtes en famille ? Moi aussi. Joyeux Noël.
Mais comme Vitalic puis Miss Kittin, je rêve cosmique.

2019 l’année de la teuf débarque sous peu et tant mieux. Sauf qu’il arrive parfois, vers 2h du matin, première nuit de l’année, en plein réveillon, on ne sait pas trop bien comment, que trois personnes enjaillées s’emparent de la sono pour s’égosiller raillant avec madame Céline Dion. Une expérience qui m’a déjà traumatisée 2 fois, 2 fois de trop.

J’ai donc cette année décidé de voler à votre rescousse, ou du moins la mienne, en compilant les morceaux qui ont marqué mon dancefloor de salon cette année, BIM : un best of house-disco/techno-house et tout ce qu’il y a à insérer entre les deux. Lancez les confettis, et allumez le bass booster pour la dynamite version Digitalism, Weval, Gui Boratto, Red Axes, Âme, Kölsch, Jono Ma, Moullinex et tant d’autres. La crème de la crème.
Je vous souhaite un extravagant et chaleureux réveillon.

– Julie Lesage –

FYI: Cette playlist sera mise à jour tous les ans sur toutes vos plateformes. Bonne écoute !

WiseList #74 – Top20 des actus musicales

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NOUVEAU ! 
Tu peux désormais suivre et enregistrer cette playlist mensuelle dans tes favoris sur toutes les plateformes
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Fini les archives, on la mettra à jour une fois par mois (challenge : 1er du mois)
Merci le progrès…et bonne écoute !

POP >>> INDIE ROCK >>> ELECTRONIQUE

POP

La MirastellaBiches (Paris)
Ouverture atypique avec un groupe stellaire donc farfelu, jouant entre les codes pop des Beatles et la psychée de Forever Pavot, jusqu’à ce qu’une dégringolade noisy te réveille en te tirant par les cheveux. A découvrir dans son ensemble sur leur nouvel album Girasonico.
The Mercy Stone – Wastin’ Time (Californie)
Après leur premier album Ghettoblaster mêlant classique, rock et improvisations jazz de manière expérimentale, les 12 musiciens sortent bientôt une seconde oeuvre, plus accessible de par ses mélodies pop, mais toujours aussi travaillée et originale. The Mercy Stone fait partie de ces groupes qui peuvent révolutionner le paysage de la musique actuelle.
Soul Beach – Sunburn (Marseille)
Après In Vain cet été, on continue d’apprécier le duo sudiste électro avec son EP Hear the Kids.
ROB ONE Tropiques à moi (Courbevoie)
Trop tard, vous allez désormais chanter cette chanson à tue-tête avec votre moue des matins. Découvrez la poésie avant-gardiste de ROB ONE le 15/12 au Zorba.

INDIE-ROCK 

Elisapie– Arnaq (Salluit)
Mme Isaac a cette force émouvante qui nous accapare dans un clip tourné autour des traditions de son village natal inuit, le plus au nord des 14 villages du Nunavik, territoire arctique québécois. Nous aurons la chance de l’accueillir à la Bellevilloise le 4/12 mais pourront également la voir jouer son album The Ballad of the Runaway Girl en entrée libre sur réservation au Centre Culturel Canadien les 6 et 7 pour le festival Aurores Montréal!
BronchoWeekend (Norman)
On revient à la charge avec un 2e extrait de Bad Behaviour, à la fois teen et fiévreux.
Jim Sclavunos remixe Warhaus Beaches  (New York / Belgique)
Quand le batteur américain membre des Bad Seeds (oui ceux de Nick Cave) remixe et joue du saxophone sur un titre instrumental de Warhaus, projet solo de Marteen Devoldere, l’un des 2 leaders de Balthazar (vous suivez?), on plonge dans l’atmosphere des plus légendaires bad movies. Splendide.
Vestale Vestale et Ray Borneo – Les cailloux (Chambon-sur-Lignon)
Comme si Lio broyait du noir sans les cailloux du Petit Poucet. Cette cold wave enfantine est jouissive à sauter pieds joints dans les flaques de boue! Leur EP Pour adultes et adolescents de 4 titres est à découvrir, notamment avec la délirante Les garçons d’école de commerce.
Cash Savage and the Last Drinks – Human, I am (Melbourne)
Définitivement fan de l’attitude engagée du groupe australien, on en remet une couche avec cette fois-ci le premier titre de leur album Good Citizens. On nous a dit dans l’oreillette qu’ils passeraient chez nous en juin…patience.
Mini Mansions – This bullet (Los Angeles)
Mais qu’est-ce qu’il s’est donc passé pour qu’au milieu de leur mini EP poppy Works every time, le bassiste de QOTSA et ses potes pètent un câble et nous secouent avec menaces de la sorte ? Explosion subite et chanson défouloir réussies. Voir leur interview

ELECTRONIQUE

Miss KittinCosmic Address (Grenoble)
Embarquement immédiat à travers les nappes électroniques, vers le Cosmos, nouvel album de Miss Kittin qui retourne comme Vitalic vers une retro electro des années 80-90.
Matthew DearWhat you don’t know (Kingsville)
C’est dans l’album Bunny (6 ans d’attente quand même), que l’on chante à tue-tête le refrain, comme sur un rythme de labeur.
Simple Symmetry  remixe Autarkic Bongos & Tambourines (Moscow/Israel)
Comme Red Axes, les frangins Sasha and Sergey Lipsky ont remixé ce titre sorti chez Disco Halal: duo contre duo, les russes ont gagné !
Ducks! Pinprick In (Australiens installés à Berlin)
Lani Bagley et Craig Schuftan dansent disco et rêvent Dyisney, l’album du duo sortira l’année prochaine.
Plaisir de France remixe La Chatte – Coeur de Pierre (Paris)
On sent que Julien Barthe a pris un malain plaisir à remixer la new wave haineuse du trio parisien, un tube taillé dans le béton gris, pour les clubs.
Mr Mitsuhirato remixe MoullinexLove, love, love (Lisbon/Viseu)
Il faut forcément contre-balancer ensuite avec beaucoup d’amour, Moullinex a été ma révélation scénique 2017, faut absolument que je trouve le temps pour vous décrire le show aérobique de cette sensation portugaise ! (écoutez y’a les petits oiseaux derrière)
Irene DreselGuetotrou (Paris)
Irene n’en finit pas de monter dans la sphère des soirées électroniques parisiennes, notamment grâce aux soirées Les Femmes S’En Mêlent.
HVOBEraser (Vienne)
Magnifique brume profonde techno dans laquelle Anna Müller murmure à partir de la …quatrième minute, soyez patients.
Daniel AveryProjector (London)
Song for Alpha est un album d’expériences auditives plus que de clubbing, Daniel quitte les drones pour des pulsations qui tintent avec résonnances contre vos tympans, rejoignant les travaux d’Aphex twin.
ParadisJe m’ennuie (Paris)
Nostalgie pop et retour en 2012, le duo samplait alors divers films datés de 1958 à 1971 pour son clip. Pourquoi je ressors ca maintenant ? Aucune idée. J’ai du l’entendre en soirée.

– Julie Lesage –

[Image : Capture d’une balade en forêt comme en 1900, organisée par la Mairie de Mitry-Mory et la Compagnie Babylone]

Qualm – Helena Hauff

 

Originaire de Hambourg, un cursus aux Beaux Arts et un diplôme en Systematic Music Science and Physics (sic!) en poche, celle que Crack Magazine a consacrée en 2017 « The most exciting DJ in the world (right now) » n’en était déjà plus à ses débuts lorsqu’elle sortit son 1er opus Discreet Desires en 2015. A défaut d’un Red Bull, le Pump up the Jam de Technotronic déniché d’occas’ et offert par sa grand-mère lui aurait-il donné des ailes ? Ce que l’on sait c’est que le DJing fait très tôt partie de son ADN, et que les jams minimalistes et nerveuses sur quelques machines analo constituent son modus operandi en terme de production.

LA REINE DES NEIGES – LE RETOUR

Son 1er album Discreet Desires, parlons-en vite, m’avait mis une bonne claque, comme à beaucoup d’autres. Electronica cold en mode post-punk tutoyant l’acide la plus sombre basée essentiellement sur une TR707 fiévreuse comme leitmotiv rythmique et des gimmicks qui fleurent bon la TB 303 a tôt fait d’instituer Helena Hauff comme la nouvelle voix d’une techno minimaliste mais protéiforme, sans concession, viscérale comme le désir, comme on n’en avait pas entendue depuis longtemps.
Son double LP suivant, A tape, est une compilation de ses premières productions, entre 2011 et 2014 donc, souvent saisies lors de lives inspirés. Cette electronica parfois plus convenue, parfois plus joyeuse, laissait cependant déjà entendre que la dame que l’on croyait de glace nourrissait des velléités d’explorer des territoires plus lointains voire abscons, écornant ainsi une étiquette peut-être trop rapidement apposée à son style, trop étroite pour son talent en tout cas, tout en restant fidèle à ses intuitions rythmiques. La (double) dernière galette  parue chez Ninja Tune discrètement cet été en est une preuve supplémentaire.

KEEP QUALM AND MAKE SOME NOISE

Titre ambivalent s’il en est, Qualm signifie en anglais « scrupule » et en allemand LV2 « fumée ». Effectivement on ne saura pas toujours sur quel pied danser tant le spectre abordé est large. Dès le premier track, Helena Hauff annonce la couleur, ce sera très organique voire abrasif. En effet, ce morceau au goût très tribal me rappelle pas mal ce que l’on peut entendre ces temps-ci lorsque l’on passe ses soirées dans les dernières caves parisiennes et autres friches industrielles de l’autre côté du périph’ reconverties en lieux de fêtes libres où le harsh noise est régulièrement mis à l’honneur. La saturation sur les drums est reine, c’est manifeste et ça fait du bien. Même si cela devient une tendance lourde au point que les constructeurs (français, japonais ou danois) intègrent une section overdrive à leur drum machine après l’avoir fait sur leurs synthés, piquant l’idée aux artistes DIY sans le sou qui se débrouillaient jusque-là avec une pédale ou un Tascam 4 pistes K7. Bref, je digresse mais Barrow Boot Boys, Hyper-Intelligent Genetically Enriched Cyborg et No Qualms envoient clairement de la choucroute.

DESIRS DISCRETS

Avec cet album,Helena Hauff va plus loin, en assouvissant ses « désirs discrets » d’expérimentations, ambient d’une part (Entropy Created You And Me, The Smell Of Suds And Steel, Qualm) teintée d’un certain goût pour les musiques de film SF (Fag Butts In The Fire Bucket pourrait très bien être l’OST d’un prochain Carpenter), ou plus inquiétantes, plus troubles, moins identifiables (Primordial Sludge, Panegyric). L’ossature minimaliste n’en reste pas moins prégnante et nous ramène régulièrement à une certaine forme d’urgence primitive et originelle.
Le tout, moins cold et plus charnu, constitue donc une belle mue, à la fois polysémique et polyrythmique pour finir sur un track ambigu, en forme d’interrogation qui dirait « what’s next », quelle saveur aura le prochain disque, ou peut-être à quoi ressembleront les 10 prochaines années, que l’on ne nous prédit pas de très bon augure si l’on en croit les voix grandissantes de la collapsologie.

Pour ma part, je continuerai de suivre le travail de cette jeune femme devenant peu à peu une figure incontournable, comme a pu l’être Ellen Alien à son époque. OK peut-être pas, mais c’est tout le bien qu’on lui souhaite, mais shhh, keep calm, listen and dance…

– Alexis Cangy –

Qualm de Helena Hauff chez Ninja Tune

BONUS \/^^\/

The Peacock Society : bouillant est un mot faible…

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Ce week-end d’été, le beau temps était au rendez-vous pour l’un des plus importants festivals de musiques électroniques de Paris : The Peacock Society.

Un festival riche en activités et en artistes, avec plus de 50 DJs et musiciens qui se sont relayés sur des événements la semaine, mais surtout pour notre plus grand bonheur et nos petites gambettes, le vendredi et le samedi jusqu’au petit matin.

Alors je ne vais pas vous le cacher, The Peacock Society Festival est un de ces moments que j’attends dans l’année de par son envergure et ses ambitions : 3 scènes et plus de 25 000 festivaliers sur le week-end, on ne peut pas nier que l’orga mets les petits plats dans les grands. Cela fait maintenant plusieurs années que je suis présent, et même si j’apprécie toujours y aller avec mes potes vivant à Paris ou étant de passage pour l’occasion, je trouve que le lieu même du festival ne permet pas beaucoup de changement d’une année sur l’autre, et je suis un peu déçu par ces 3 salles quasi identiques même si de différentes tailles. Elles manquent d’espace et de hauteur, ce qui fait donc monter la température de 10 degrés dès que tu fais un pas à l’intérieur de l’une d’elles.

[Cliquer sur les photos de Anthony Ghnassia pour les agrandir]

Oui, l’ambiance est bouillante, les gens sont cools et l’endroit permet de squatter dehors et de prendre l’air. On n’oubliera pas qu’il faut compter 30 minutes à pied entre la sortie du Métro Château de Vincennes et l’entrée du festival au Parc Floral. Ceux qui connaissent savent qu’un bon festival se mérite toujours. Et il y aura la même au retour, quand tes jambes n’en peuvent plus et qu’elles continuent de danser machinalement.

Mais une fois que tu franchis les portes, que tu as rechargé ton bracelet ou téléchargé ton app, plus rien ne peut t’arrêter…

Ross From Friends

Laurent Garnier commence le vendredi soir par un set de 4h pour l’ouverture. Dans la salle, il y a tellement de monde, on va attendre la fin et on va aller voir ce que donne Folamour, un peu compliqué pour moi au début, pourquoi tu passes France Gall, il est si tôt…  Floating Points prend ensuite les commandes mais il y a beaucoup de haut et de bas et ça met du temps à partir. Il faudra attendrel’arrivée de Mallgrab, toujours sur cette même grande scène nommée Warehouse, pour que ça commence à envoyer, damn! c’est aussi l’heure d’aller écouter la techno envoûtante de Daniel Avery dans la Squarehouse. C’est finalement Amélie Lens qui a mis clairement tout le monde d’accord avec son set génial et complètement hypnotisant, construit sur des basses incroyables dont elle seule a le secret. La soirée se finira pour ma part, sur un set monumental de Solomun sur la grande scène, un mix travaillé avec des morceaux aux sonorités africaines donc pleines de percussions. Au dire de certains de mes amis, Jeff Mills a été un peu décevant, mais je ne pourrais pas vous le raconter car je n’ai pas réussi à décrocher mes yeux et mes petits pieds de Solomun.

Samedi, après un repos bien mérité, on remet ça !

J’arrive en retard et je rate Chloé ou RPR Soundsystem, mais je sais aussi qu’il va falloir se réserver pour le closing. Je commence donc à retrouver des gens dehors pour boire un verre avec en fond une Charlotte de Witte survoltée, mais qui n’arrive pas à me séduire car toujours un peu trop dans la facilité 🙁
Tale of Us prend le relais et ils font du Tale of Us : une électro travaillée en relief qui fait voyager. Ca y est, la soirée peut commencer !

 

Ce sera ensuite Maetrik / Maceo Plex qui viendra mettre la main à la pâte. Son style est inimitable et bien propre. la foule est en transe, la salle entièrement à lui et quoi de plus normal, avec ce talent ! Richie Hawtin va bientôt commencer mais j’ai envie d’aller voir Mano le Tough qui joue dans l’autre salle. C’est une autre histoire, un autre voyage que raconte Mano le Tough au travers de ses platines. Ça fait plaisir ! Ça change !

Le jour commence à se lever et tout le monde reprend des forces. Richie Hawtin clôture le festival sur la grande scène avec véracité. Il reste encore beaucoup de monde qui profite des derniers beats devant les enceintes. Richie à Paris, ce n’est pas tous les jours non plus 🙂 [Photo en une]

Et voilà, mes oreilles ont pu se délecter avec beaucoup de plaisir de tous ces artistes talentueux qui nous ont offert un beau spectacle nocturne. Mais maintenant il fait jour, il est 7 heures.

C’est l’heure de l’after !

Pour résumer, The Peacock Society, c’est un festival bien organisé avec une bonne ambiance de connaisseurs de musiques électroniques. On est quand même un tout petit peu triste sur quelques points :

  • La scène en extérieur n’est plus, et pourtant elle permettait de créer de la variété et un autre univers pour les artistes.
  • Une chaleur de dingue pour des salles basses de plafond qui ne mettent pas bien les DJs en valeur, bien que la qualité du son soit irréprochable, et c’est important !
  • Des DJs qui ne sont pas vraiment annoncés et qui défilent les uns après les autres. Cette année les transitions étaient assurées par nos supporters Français pour bien nous rappeler qu’ « on est en Demie. On est, on est, on est en Demie ! ». Je suis sûr que vous la connaissez 😉

Voici quelques pistes d’amélioration pour un festival qui nous apporte toujours des surprises et du bonheur dans notre capitale française.

– Jay –

On se donne rendez-vous à Rituel ?
Gagnez vos places sur le site en participant ici

Un bestiaire alternatif garanti DIY sans OGM au FGO ? OMG !

 

On est en juin et il commence à faire chaud. Certains se mettraient déjà bien à poil mais ce soir j’opterai plutôt pour des plumes, celles d’un canari maléfique par exemple, ou encore celles de ces trois formations qui ont décidé d’écrire des chansons différemment.

Bernard Grancher and the GBBG

Bernard Grancher et son acolyte de circonstance, Yan Hart-Lemonnier, sont assez rares sur Paris pour que cela constitue une assez bonne raison de venir ce soir, au-delà du fait que chacun figure en bonne place parmi les disques que j’écoute régulièrement.

Les gars d’la compta
Tels des cadres du service comptabilité un brin excentriques évadés d’un apéro-plage à la Baule, ces férus de bidouillages électroniques contrariés se présentent en chemisettes blanches impeccables, pantalons rouges simili cuir et… pieds nus (je n’ai pas vérifié s’il restait du sable). Ca leur va plutôt bien.

Le cocktail GBBG c’est un peu Boris Vian et George Perec remixés par Gary Numan et Aphex Twin, avec une pincée de Plastic Bertrand version 2.0.
Avec déjà 3 albums au compteur, Bernard Grancher (qui semble affectionner les éviers double bac autant que Duchamp affectionnait les urinoirs) déroule son répertoire de chansons électro-pop aux textes grinçants de trivialité décalée et parfois d’amour. Entre le regret d’avoir cassé la machine à fabriquer La famille idéale, une ode à La femme, l’observation des Chèvres (parabole sur Panurge et ses moutons), et les joies de l’héritage, il dégobille l’absurdité du consumérisme, de la « normalité » et des humains en général avec une attitude assez rock n’roll pour un mec en chemisette.


Merci Bernard !
La qualité des jeux de lumière sublime le tout tandis que les beats de Yan commencent à faire leur effet sur mon petit corps en manque de déhanchements. « Allume le moteur » clame Bernard dans l’un de ses derniers morceaux, et en effet, aucun retard à l’allumage n’est à constater en ce début de soirée, avant d’enchaîner sur les errements bizarroïdes qui vont suivre.

Les Trucs

En tapant Les Trucs dans une barre de recherche, on se fait vite suggérer “Les trucs de fille”, “Les trucs rigolo”, “Les trucs qui font peur” ou encore “Les trucs à faire à Paris”. Et bien disons qu’en l’occurrence, voir Les Trucs au FGO Barbara à Paris ce soir-là, ce fut un peu tout ça à  la fois ^.^

J’irai chanter chez vous
En effet, si poser du matos sur des praticables au milieu du public afin de favoriser un contact direct avec ce dernier n’est plus inhabituel, la surprise viendra plutôt des tenues du duo, entre Devo et Antoine de Maximy, et leur présence scénique.

Appareillés tels des Ghostbusters revenus d’un futur improbable, pédale d’effet et interrupteur à la ceinture, des “machins” (pour ne pas dire des “trucs”) noirs dans le dos servant d’alimentation aux cols de cygne éclairant leur visage, Charlotte Simon et Toben Piel sont venus présenter leur 3e album “Jardin du boeuf” (c’est d’ailleurs officiellement leur release party).


Wir sind die roboten
Les Trucs se définissent comme des êtres mi-humains mi-robots, reprenant ainsi l’héritage de leurs aînés de Düsseldorf (je vous laisse deviner lesquels). Leur set tient plus de la performance que du live cadré. Avec une énergie généreuse et communicative, ces humanoïdes nous serviront une choucroute électro expérimentale vitaminée aux saveurs lointaines de cabaret déstructuré qui remue le poitraille et les guiboles pour le plus grand plaisir de fans absolus comme d’enthousiastes curieux, comme moi. Pour être tout à fait clair : ça y est on est chaud bouillant pour la suite.

Infecticide

Ceux qui m’ont déjà accompagné les voir savent que je ne jure que par eux pour perdre 10 litres d’eau en moins d’une heure. En effet, ces pieds nickelés de la chanson française (hu hu) proposent une formule explosive, propice au lâcher prise incontrôlable, voire à l’hystérie la plus totale.

C’est toujours avec fébrilité que l’on découvre leurs costumes (fin 2017, un super-héros au cerveau à l’air libre, accompagné d’un lutin et d’un homme des cavernes, il y a quelques mois ils étaient grimés en livreurs à vélo “Infectifood”, et caetera et caetera). Je suppose que ce goût inaltérable pour les déguisements décalés, bizarroïdes, parfois ridicules, vient du fait que 2 d’entre eux au moins sont comédiens de métier.

La ferme aux animaux
Ce soir nous aurons donc droit à un poussin avec des dents au regard revanchard, un cochon bad boy nonchalant et un mouton terrorisé (Jacques de Candé est à chaque fois magique dans le rôle du personnage brimé, persécuté, ou simplement viscéralement anxieux).

On peut y voir éventuellement le prolongement d’une forme de tradition de la scène alternative française fin 80’s / 90’s qui mettait un point d’honneur à s’habiller n’importe comment pour dénoncer les maux de nos sociétés avec des paroles “rigolotes”, ou pas (ex : Ludwig Von 88). Sauf que chez Infecticide, les textes sont réduits à leur plus simple appareil, évoquant avec d’autant plus de violence rentrée, “froide, dure, sèche”, la bêtise – je pense que c’est le terme le plus approprié – qu’ils cherchent à dénoncer. Tout porte à croire que ces dingos ont décidé de faire de la régression un art à part entière qui fait à la fois réfléchir sans y penser, ou peut-être l’inverse, mais surtout danser et se marrer. Car il s’agit bien de cela avant tout, comme me l’a un jour confié Thomas Suire, chanteur-bidouilleur du trio : Infecticide, c’est leur terrain de jeu privilégié, de l’auto-dérision à l’état pur entre potes qui n’ont pas envie de se prendre au sérieux (sans pour autant ne dire que des conneries).

Régalade générale !
Nettement moins drôle, mais tellement libératrice, leur musique, comme leurs textes, est plutôt dépouillée mais assez puissante pour retourner une salle entre EBM (on pense notamment à DAF), psycho-billy et techno ascendant cold-wave indus (?!). Bref, un tas de trucs qui ont l’air froid comme ça et qui, en fait, font salement danser les gens qui s’en foutent et aiment se jeter les uns sur les autres en souriant. Ainsi parmi leurs inénarrables classiques (Comme une gomme, Bagarre générale, Prehistoric, Pourquoi pourquoi, Une petite motte de peur, Petit tricheur), se glisseront leurs plus récents Qui a mis le feu à la voiture de la police ! et surtout Un monde en forme, plus terrible et hilarant que jamais.

Et le concert de filer à une vitesse qui me surprend toujours. Et j’ai encore perdu des litres d’eau en 45 mn, appareil photo pendouillant au bout du bras. De fait, grâce (encore une fois) aux belles lumières en fond de scène, j’ai eu parfois l’impression que le volatile que je photographiais était un Ziggy Stardust venu d’une dimension parallèle, sûrement une hallu dûe aux endorphines.

Pour conclure d’une façon qui comme moi ne tient peut-être pas bien debout, si “Le rire est le propre de l’homme” comme le disait Rabelais, alors Infecticide en sont les Animaux Sauvages 😉

Texte et photos A. Cangy
[Cliquer pour agrandir]

Bernard Grancher (w/ Yan Hart-Lemonnier)

Les Trucs

Infecticide

 

Invitations pour les Plages Electroniques !

Concours pour 2×2 places sur la soirée de votre choix aux Plages Electroniques à Cannes du 10 au 12 aout

Cannes n’a pas que le festival du cinéma, la belle a aussi son festival electro de l’été, les pieds dans l’eau.
Avec une équipe complètement remaniée, puisque la DA Gaby (voir son interview sur l’exportation des Plages Electroniques) s’est envolée vers les States, Panda-Events a mis le paquet cette année sur une programmation des plus ecclectiques pour accueillir 40 000 festivaliers en tongs, dispersés entre la plage, le toit-terrasse du palais et l’after à la Rotonde. Il y en aura pour tout le monde :

👌 de l’electro mélodieuse avec le duo The Blaze, prêt a sortir son 2e opus après le succès de The Territory, les soupirs suaves de Gorgia Angiuli, et le trio d’Hungry Music qui célèbrera les 5 ans du label à 6 mains (Worakls + N’To + Joachim Pastor), l’électro à la fois épurée et sombre de Kölsch et les petits nouveaux Haute

🔊 de la techno tapageuse avec la belge Amélie Lens qui ne cesse de grimper sur les charts, la légende allemande charismatique Sven Väth, mais aussi l’aventurier des grands froids Molecule, l’indétronable Recondite 


🎶 de la house populaire un brin chill sur la playa avec le chef de file Jamie Jones, la cimbale loungy de Leo Pol, le petit grenoblois Agoria, Synapson, son disque d’or en main ou encore The Avener, ce tube de l’été dernier qu’on a du subit 12 000 fois.

Bref une belle brochette avec de l’agneau pour les caractères trempés, du boeuf tendre à souhait, du poulet pour se trémousser en basse cour, et même du végétarien pour les vacanciers parisiens.


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TENTE TA CHANCE pour gagner 2 pass pour la soirée de ton choix, en 2 étapes:

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2. Envoie nous un mail à contact@wisesound.fr en précisant l’objet, ton nom, ton prénom, et la soirée pour laquelle tu veux gagner 2 places.

Plutôt simple, pas de questionnaire, pas de dessin à faire.
…et si en plus, tu partageais le concours via Facebook, Twitter ou autre, ce serait super sympa, nous permettant plus de visibilité, donc plus de partenariats et plus de places à faire gagner pour les prochains concerts!

Les gagnants seront prévenus par mail une semaine avant l’event.

Retour sur les souvenirs en vidéo

Interview de Worakls sur la plage 2016

After-movie Plages Electroniques 2014

2 pass 2 jours à gagner pour les RITUEL DAYS !

Concours pour les 20 et 21 juillet 2018 au Plateau de Gravelle, Paris

Trop trop fiers d’être partenaires de ce nouveau festival Rituel days qui invite la crême de la crême de la techno-house allemande au Bois de Vincennes. Attendez vous à être reçus comme des rois avec des activités spirituelles et bien être pour l’après-midi et deux nuits de folie avec une programmation qui te fait faire de l’hyperventilation, sans doute la meilleure de tout l’été côté electro-house et techno-chill. Damned ce que ca va être bon! Plus d’infos sur l’event


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Les gagnants seront prévenus par mail une semaine avant l’event.

 

 

Quand les femmes s’en mêlent, ça déménage

 

Mars 2018, déjà la 21e édition ! Plus de 20 ans que ce festival célèbre les femmes, leur créativité et leurs délires musicaux. Et pourtant ce festival Les femmes s’en mêlent, moi je l’ai découvert il n’y a que 3 ans.

Étonnant! vous me direz, puisqu’il est présent un peu partout dans Paris et ça dès mi-mars : son cœur battant à la Machine du Moulin Rouge et son pouls vibrant dans différents lieux Parisiens pour divers événements musicaux.

Un festival si singulier de par son éclectisme et ces artistes si sincères et généreuses que nous devions y faire un tour.

Le rendez-vous était pris : samedi 17 mars au soir, Machine du Moulin Rouge et au menu, du Hip Hop californien, du rock garage noisy, du rap suisse et de l’électro.

BLIMES BRIXTON, LA GÉNÉROSITÉ DU FLOW 

A peine arrivés, et déjà la claque !

Une claque blonde, énergique et californienne. Un flow généreux et sincère. Normal, notre jeune rappeuse a commencé en faisant du freestyle et des battles. Une volonté sincère de partager ce moment de scène avec nous: Blimes nous parle directement, descend dans la fosse, danse avec nous.

On se croirait entre potes. Elle nous énergise, à tel point que l’on n’hésite pas à monter sur scène avec elle pour danser ou encore pousser la chansonnette en duo avec elle.

De loin le meilleur concert de cette soirée !

RÊVERIE ET SON PARTAGE D’EXPÉRIENCE

Autre scène, autre ambiance. Sur la scène centrale de la machine, on attend avec impatience RÊVERIE. La tête d’affiche hip hop de cette soirée ! Elle a du métier maintenant. 10 ans qu’elle vadrouille les scènes. Et c’est jeune, très jeune, à 17 ans à peine, qu’elle devient la figure montante du rap underground californien. Prolifique, elle a déjà trois albums et quatre mixtapes à son actif.

Elle fait monter la tension en laissant sa MC mixer, peut être un peu trop à notre goût… Enfin, elle arrive et se lance dans un rap déchaîné !

C’est indéniable : elle a un flow de folie. Elle survole les lyrics avec une aisance déconcertante. Le summum du concert est atteint lorsque Blimes débarque pour entonner à l’unisson avec RÊVERIE un « I just woke up in Paris » comme pour se persuader que tout ceci est bien réel. Paris comme une consécration, une réussite, une fierté! Le public s’enflamme !

Seul bémol : chaque chanson est entrecoupée de longs monologues où RÊVERIE se fait la voix de la morale et partage son expérience pour « inspirer » son public. Le rythme est cassé et nous aussi…

KT GORIQUE ET LE RAP SUISSE FUT

Un sourire, une envie de se faire et de faire plaisir indéniable, KT GORIQUE vient de monter sur scène. Véritable bête de scène, elle se déhanche et nous dynamise de son énergie positive ! On se trémousse au rythme calé de son rap puissant, tantôt teinté de reggae tantôt inspiré de musiques africaines. Suisse d’origine ivoirenne, KT Gorique le revendique et se pare même de peintures évocatrices sur le visage.

PINK KINK OU LE ROCK GARAGE BIEN NOISY

Groupe improbable aux sous vêtements voyants, Pink Kink se déchaîne sur la scène de la Chaufferie. Un savant mélange noisy de rock garage, de punk, de riff de guitare et de psychedelic. Un quintet qui aime à provoquer, tant par leur présence scénique, leurs tenues, leurs textes.

CATHERIN ET SA TECHNO SENSUELLE

On est toujours dans la même salle, la chaufferie, mais on a changé d’atmosphère. CATHERIN nous envoûte avec une techno sensuelle, animale. Elle laisse aller son rythme primaire qu’elle habille de « vocals » de sa création. Tranquillement, nous avons découvert différents états d’excitation et d’euphorie: la musique de part ses genres si nombreux est capable de nous faire vivre tant d’émotions en si peu de temps !

Avec CATHERIN, la soirée électro a commencé, laissant la porte ouverte à de grandes dames : SAMA’ et IRENE DRESEL.

SAMA’ L’INSPIRANTE

Comment ne pas être inspirée par cet artiste si emblématique de l’underground palestinien, qui a réussit à faire émerger la techno à Ramallah ?

Simple, cachée derrière sa platine, elle déroule son mix, parfaitement. Doucement d’abord plus fiévreusement.

Rien à dire, on est pris ! Et on décolle avec elle pour ne redescendre que quelques heures plus tard. Rassasiés et heureux. C’est ça quand les femmes s’en mêlent !

-Marine Lombard-

Crédit photos – Antoine Boissonot

WiseNIGHT 2017 – Best of House/Techno

Playlist en écoute sur toutes vos plateformes
(Deezer, Spotify, YouTube, Soundcloud)

[Image en une: éclairage Minuit Une photographié par Bary]

Encore une belle année de découvertes musicales à clôturer!
Il est tant de danser.
On vous souhaite un très beau réveillon, et au cas où une connasse veut encore passer Les Démons de Minuit, on vous a concocté un best of electronique regroupant toutes les bombes electro/house/techno de toutes les WiseLists de l’année.

Dedans vous retrouverez You Man, Dominik Eulberg, Digitalism, T.Raumschmiere, Manfredas, Polo & Pan, Corine, Jacques, Jamiroquai, L’Impératrice, Max Future, Vitalic, Arnaud Rebotini, Clara Moto, Kid Francescoli, Roman Flügel, Douglas Greed, Worakls, Jimmy Whoo, Cabaret Contemporain, Sofi Tukker, Moon Boots, Night Drive, Wielki, Helena Hauff, The Blaze, Nine o’Clock, Nhar, Sabrina & Samantha, Ezechiel Pailhes, Maya Jane Coles, Knor, loco & Jam, Jumo, Lali Puna, Plaisir de France, …

Encore merci pour votre soutien. On se retrouve en concert en 2018.

Et bonne teuf

 

Le Voyage selon Vitalic

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C’est tout excités que nous sommes arrivés à l’Olympia parce que, quand même, pas loin de 5 ans que nous attendions ce nouvel album !
Et oui c’était en 2012 que Vitalic nous offrait Rave Age.

C’est donc depuis janvier 2017 que nous pouvons nous délecter de son quatrième album Voyager.

Et comme à chaque fois, nous nous émerveillons ! Vitalic, riche de ses quinze années de tribulations sur la scène électro, sait parfaitement comment enflammer son public. Il s’amuse à redéfinir la notion d’électro en mélangeant savamment tour à tour techno, disco, rock et pop… et depuis Voyager, un héritage cosmique tout droit venu des années 80!

Et là plantés dans la fosse de l’Olympia, nous trépignons d’impatience. Une première partie qui nous entraîne crescendo vers les étoiles avec le duo survolté d’Agar Agar ! Ils nous font monter en température tellement nos corps se trémoussent! Ils s’en donnent à cœur joie eux aussi, déchaînés sur leurs machines, et clôturent leur prestation sur une montée acid hallucinante ! Nous sommes proche du firmament.

Et puis vient le moment tant attendu ! Un peu moins de deux heures d’une électro made in France avec le maître Pascal Arbez-Nicolas, ce garçon si sobre et pourtant si habile de ses doigts!
Face à nous, sous sa couronne de lumière – une structure impressionnante de plusieurs losanges lumineux se mouvant tout autour de lui – il enchaîne parfaitement les morceaux de son nouvel album et bon nombre de ses tubes électro les plus dansants, un brin remixés pour l’occasion. La folie s’empare de la salle. Levitation, My Friend Dario et Stamina (pour ne citer qu’eux)…


[Vidéo de LexMezurt]


[Vidéo de Rebel Funthrasher]

Et là surprise ! David Shaw en plein milieu de la scène irradié par ce light show dément qui nous interprète un magistral Waiting For The Stars

Nous sautons, rions, chantons ! Un vrai bonheur qui ne devrait jamais s’arrêter !

Et pourtant c’est déjà le premier rappel, puis le second. Une chose est sure : Vitalic est comme nous, il ne veut pas que ça se termine ! Nous continuons d’emmagasiner cette énergie si propre à Pascal et nous lâchons tout pour l’inévitable Poney Part I, que tout le monde attendait. Dernier moment de folie que toute la foule reprend en chœur !

Nous quittons l’Olympia comblés, épuisés et déjà prêts pour le prochain voyage made by Vitalic !

-Marine Lombard-

Gonzaï Night : Allo l’éther ?

Pour sa première de l’année, Gonzaï nous a emmenés d’emblée en vacances d’hiver avec sa thématique cosmo-alpestre, entre godilles, schuss et ascensions vertigineuses, façon hors piste…

Hyperculte : hyperbien !

Il est des groupes dont on attend beaucoup en live tant leur musique semble taillée pour la scène et tellement rares les chances de les voir passer nous obligent à rester vigilants pour ne pas les rater. On espérait vaguement voir le duo helvète débouler à poils, autrement dit en fourrures intégrales, comme sur la pochette de leur LP survitaminé écouté presque en boucle ces derniers temps. Si la déception est mince de les voir accoutrés comme tout le monde, le plaisir de les écouter est grand.
Formation minimale s’il en est, Vincent  Bertholet à la Contrebasse + effets et Simone Aubert à la batterie kraut chauffent la Maro à l’aise pendant une petite heure en enfilant les perles de leur opus. Sur fond d’ambiances dronesques et noise, les deux acolytes balancent leurs textes espiègles, poétiques ou prophétiques (“Choléra”), nous invitant tantôt à une révolte festive, tantôt à une fin du monde hallucinée (“j’ai envie d’y foutre le feu”), ou encore à l’aube désinvolte d’une nouvelle ère, au choix. La batterie martèle ses rythmiques post-punk-mötörik (“Ca galope ça galope ça galope…”) non dénuées d’une certaine finesse (triplettes enlevées sur le charley), tandis que l’imposante contrebasse cale ses lignes pour se répéter à l’envi et nous mener vers la transe, c’est trippant.
Cette musique a quelque chose d’évident, de fluide et de sincère, le côté répétitif se faisant bousculer par les textes tirées au couteaux, aiguisant d’autant nos sens.
“Je n’veux pas me résigner” – nous non plus. A hyper-bientôt alors…

Turzi Electronique Experience : voyage voyage…

Baignant dans les expérimentations synthétiques depuis un bon moment, un certain nombre d’EP, remixes et LP au compteur, le versaillais est venu rendre hommage à la tête d’affiche, en toute humilité. Voyons donc ce que propose ladite expérience.
Ténébreux en veste militaire de l’ère communiste, Turzi s’installe négligemment mais consciencieusement au centre de son cockpit instrumental. Guitare en bandoulière, notre capitaine d’un soir déploie une longue nappe sonore visant à nous faire quitter la pesanteur terrestre : attention décollage.
Une fois sorti de la stratosphère, notre course aux étoiles prend rapidement sa vitesse de croisière avec une électro analogique et modulaire, qui n’est pas sans rappeler la kosmische musik germanique et la frange française de ces sonorités spatiales (R. Pinhas/Heldon ou les dernières compilations Cosmic Machine notamment).
Après avoir barroudé un petit moment dans ce mode un peu convenu, on rencontre une zone de turbulence, la Tr-808 martiale nous chahute et la reverbe touffue nous rappelle paradoxalement la menace du vide intersidéral.
Aux commandes de sa console, Turzi tient bon et reprend le cap. Notre voyage galactique reprend son cours et l’on se sent installé durablement dans un long morceau voué à s’étirer dans le temps tout en tentant d’abolir celui-ci. Il n’y aura aucune interruption. Et pour cause, de son propre aveu, il s’agit d’une totale improvisation (d’où les gestes et enchaînements parfois un peu hésitants).
Puis très vite on se retrouve à frôler un trou noir ou un trou de ver, on ne sait pas encore, le suspens est total, un synthé grave et rugueux renforçant l’impression de plongée dans l’inconnue. Notre guide fonce alors tête baissée pour le traverser, c’est une fuite en avant en mode techno sombre et organique, comme un tesseract réduit à  sa plus simple dimension, ouvrant néanmoins la voie à de nombreux possibles…
Ouf, on en sort toutefois indemne, on aperçoit la lumière au bout du tunnel. La dernière tirade synthétique commence comme un générique de fin de film SF 80’s de série B, puis le son s’étoffe, toutes machines et guitare dehors pour un final incandescent. On arrive à destination de cette longue quête intergalactique… mais où exactement, nul ne le sait, le passage spatio-temporel est resté ouvert…

Alpes, vers l’infini et l’au-delàààà…

C’est d’abord l’histoire d’une rencontre, celle d’un musicien-inventeur, Patrice Moullet, et de sa muse, Catherine Ribeiro, grande brune poétesse et chanteuse engagée. Les deux amants-artistes seront à l’origine d’un free rock expérimental prog psyché à textes qui aura discrètement marqué toute une génération d’esprits libres et libertaires. Pour l’histoire complète, voir l’article détaillé qui leur a été consacré par Gonzaï. Quoiqu’il en soit, finalement Catherine tombe à l’eau (façon de parler), qui reste-t-il sur le bateau ? Patrice L’homme-machines. En effet, créateur des “Omni” (Objets musicaux non identifiés), ce dernier poursuit le projet seul, et s’illustre dans différents domaines, installations sonores, projets d’aide aux handicapés plus récemment, etc. Mais revenons à nos moullets… euh à nos moutons.
C’est un autre périple auquel nous convie donc Alpes ce soir, avec ses machines bizarroïdes qui nous intriguent depuis le début installées en fond de scène, et ses deux acolytes du moment (Odile Heimburger, soprane et violoniste, et Alice Pennacchioni, pianiste de formation, qui sera ici  aux commandes du Percuphone). Coiffé de son bonnet, le monsieur tire les cordes de son Stretch pour nous plonger dans une tempête solaire, tel un dieu tisserand (tyran ?), ouvrier manipulant son outil avec application, artisan d’un outre-monde sonore. On se sent par moments comme dans la Horde du contrevent de Damasio.

Au morceau suivant, nous découvrons le Percuphone, sorte de hang/multipad en forme de soucoupe multicolore. Mêlant samples synthétiques, d’instruments classiques ou acoustiques, ou courts échantillons, violon et chant live, les deux jeunes femmes se répondent et virevoltent, façonnant ainsi progressivement un langage littéralement inouï.
Les tableaux alterneront ainsi tout au long de la soirée, le monsieur maniant son soleil d’argent pour produire des drones tantôt méditatifs tantôt techno-furax, ou encore jouant d’une sorte de « trancheuse à jambon » (désolé pour l’analogie) qui s’avère être un clavier avec seulement quelques touches ; ces dames célébrant sans vergogne des rites païens exotiques et protéiformes.


Improvisation ou non, certaines pièces sont un peu hermétiques il faut l’avouer, pas loin d’une avant-garde oecuménique et utopique, à la fois contemporaine, à la fois organique et foisonnante, voire anarchique. 
Plutôt que les Alpes, nous nous retrouvons donc à grimper l’Himalaya ou l’Everest, tellement les influences se devinent provenir de partout dans le monde et au-delà, étant donné l’esperanto musical proposé. Et comme il se doit l’ascension est tout à la fois galvanisante et éprouvante. A la sortie, on aura besoin de reprendre son souffle.

Ce soir-là, à n’en pas douter, nous avons gravi des sommets, souvent jusqu’aux étoiles. Et même si nous n’avons pas tout apprécié (à sa juste valeur s’entend, tant l’atmosphère était riche et saturée pour nos oreilles peu acoutumées aux contrées visitées), une chose est sûre, ces cîmes-là n’étaient pas de ce monde et nous ont fait nous sentir bien petits…
Merci Gonzaï pour cette première ascension sans concession.

– Alexis Cangy –

[Photos : Alexis Cangy]

WiseList #23

La Pavane est une danse de cour lente du XVI siècle, pas grand chose à voir avec cette ma-gni-fi-que quiétude rythmée, on y entre tout doucement et on se surprend à recevoir le rythme dans la nuque jusqu’à ressentir cette envie irrésistible de sortir. Parfait pour éveiller vos sens d’écoute pour la suite de cette 23e WiseList.

BEATMAKERS
On s’intéresse aujourd’hui à la black music amenée par la house/hip-hop de Blutch et de Blue Sky Black Death, le genre de musique qui te réveille en douceur et bonne humeur le dimanche matin. Une autre tournure du hip-hop est amorcée avec Estère, jeune new-zealandaise qui produit ses morceaux elle-même en pyjama dans sa chambre. A la fois chanteuse et beatmaker, elle amène un peu de fraicheur féminine dans le milieu.

POP
En parlant de fraîcheur, on ne peut mieux faire avec SOAK qui parait avoir 15 ans (en fait il en a 18 mais n’a pas encore mué). Ce n’est pas Jordy mais mieux. Il sera d’ailleurs en concert gratuit lundi 23 Février (donc demain) au Carmen ! Le suivant Apparat est déjà un pilier, on est juste retombé sur une ancienne qui passe très bien et on a voulu la ressortir en WL. Voilà.

ROCK
Alabama Shakes trace sa route entre blues-rock et soul, c’est un peu le type de chanson qui peut passer sur toutes les radios, qui s’inscrit très bien dans la tendance après Mark Ronson. Une que l’on entend pas à la radio et c’est bien dommage, cela nous reposerait, c’est la canadienne Chinawoman avec sa voix si particulière de dandy mi-homme, mi-femme. On adore donc on en met deux dont la fameuse Party Girl. Et puisqu’on est dans les doubles rations, allons-y c’est gratuit, suivent 2 tracks de The Liminanas. Marie et Lionel revisitent les années 70, psychédélisme et cheveux au vent, préconisé à fond dans la voiture sur une route de campagne, si t’en as une de voiture. Et puis tu coupes le moteur et descends dans une cave un peu crado où Deficit Budgétaire joue son nouvel EP, car We Are, no matter la crise. Enfin vendredi 13 mars, c’est plutôt au Garage Mu qu’ils vont réellement jouer, avec Blackmail dont on vous reparlera. Plus on écrit en écoutant, plus on se dit qu’elle a du chien cette WiseList. Surtout quand résonnent les guitares de The Soft Moon. Perso, on ira les voir aux Nuits Sonores à Lyon en mai, mais pour les parisiens stoïques, ils passeront également le 3 juin à la Maroquinerie. Pour les Steeple Remove, c’est trop tard, c’était jeudi au Point Ephémère avec cette reprise sooooooo sexy Unclean, perso on la voit bien pour un strip-tease rock celle-là.

ELECTRO-HOUSE
Ghost Culture dont on a fait la chronique album ici a joué complet à la Boule Noire mardi dernier c’est dire si le jeune protégé de Daniel Avery était attendu sur Paris. Une autre belle surprise ce mois-ci, c’est un nouveau titre de Hot Chip, hyper dansant qui plus est, et çà ça faisait longtemps…Un nouvel album prévu pour cette année donc?
On enchaîne avec TR/ST (parce que Trust est déjà pris dans le hard rock par les copains d’AC/DC), groupe synthpop coldwave canadien qui tourne pas mal sur l’hexagone en ce moment. Puis, la meilleure de Ricardo Villalobos: Dexter. Elle te met dans un état second, et te prépare pour la suite: 2 artistes confirmés pour les Nuits Sonores. L’invité d’honneur Môsieur John Talabot, et une petite trouvaille, Mehmet Aslan, berlinois d’origine turque, qui donne de très bons espoirs avec Mechanical Turk. Si tu sais rouler des épaules, c’est le moment. On lui souhaite un très bon accueil à Lyon! On finira sur un deuxième morceau du beatmaker Blutch, plus dans le genre lounge dansant.

BERCEUSES
Avant d’aller vous coucher, une douceur, The Quiet de Chelou et une magnifique berceuse, digne des vieux disney avec Ala.ni: auteur-compositeur de London ayant fait ses premiers pas auprès de Mary J Blige, Damon Albarn ou encore Andrea Bocelli, elle sort de l’ombre et son premier EP Spring cette année.

La release party virile des Black Strobe

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J’arrive à la bourre, pile lorsque commence le concert de Black Strobe avec la lancée de Boogie in Zero Gravity, ambiance dansante d’emblée assurée avec le titre disco ce mercredi, release party de leur nouvel album Godforsaken Roads, avec carte blanche à Arnaud Rebotini et ses amis.
« Bonsoir, Mama told me… » From the Gutter est la suivante. Donc OK, on commence comme ca, direct, en électro, pas besoin de chauffer la salle, soit. Au sein de la petite salle New Morning du 10e arrondissement, on se sent vraiment privilégié. Le public est au plus près du groupe, la bonne humeur se propage « I never felt so good… » Arnaud Rebotini chante de dos, le micro penché, la cadence au genou, plus humble que Johnny, avec une sacrée dose de virilité, notamment grâce à  sa voix reconnaissable entre toutes et à sa stature imposante. Le troisième titre réveille le côté index et auriculaire levés du groupe: Brenn Di Ega Kjerke offre une grosse montée bien rock et bien violente, uniquement temporisée par la techno made in Rebotini.

Black Strobe New Morning 12/11/14 Wisesound 7

Le batteur Mathys Dubois se met ensuite au clavier pour Folsom prison Blues . Petite interlude sans tambour pour un hommage à Johnny Cash. Chaque membre du quatuor pianotera ainsi l’un des trois claviers de la petite scène pendant la prestation, abattant une deuxième carte musicienne. Se succèdent Broken Phone BluesDumped Boogie, Monkey Glands; le rock gagne en volume sur les claviers, Benjamin Beaulieu attrape sa basse. « So I pray my Lord Jesus Christ to send me down love, … » Arnaud Rebotini prêche au micro. Sans la musique derrière on pourrait se croire en présence du pasteur dans un épisode de la série Carnivale, le chanteur impose son personnage, sur un monologue bien plus long que sur leur nouvel album, faisant bien monter la souffrance impliquée dans ses prières jusqu’au retour du refrain rock qui fédère l’audience avec ses « oorrrah, oorrrah ».

Au rappel, (oui c’est court! mais y’a du monde sur le line up), Arnaud remonte sur scène avec un deuxième « Bonsoir ». Pas vraiment bavard, réservé peut-être? Ce sera le seul mot à l’encontre de son public, à domicile. J’aurais pensé Black Strobe plus fou-fou, s’amusant sur scène. Les musiciens restent très humbles, point de galipettes pour le rock-blues-electro, point de discours ou d’échange hors chanson avec le public; mais qu’importe, leur musique est assez puissante pour déchaîner une foule, sans besoin aucun d’une extravagance supplémentaire. Bon point: presque chaque morceau est rallongé pour le plaisir du live, et ca, ca fait plaisir!

On enchaînera avec For Those Who Came on Earth thru the Devil Asshole, puis à la demande générale bien sûr I’m a Man, qui durera pfff je dirais au moins quinze minutes, si ce n’est plus, entre les monologues théâtraux d’Arnaud et les déchainements du public sur les riffs de guitare de Mathieu Zub ! Tu la voulais ? Tiens j’espère que t’en auras assez!

On finira la chaude soirée avec The House of Good Loving et quelques derniers ébrouements, car oui Arnaud adore faire le cheval. Black Strobe descend de scène pour laisser place à DJ Pone puis au retour de Arnaud Rebotini seul avec sa techno. En tout cas on attend la prochaine date pour un spectacle plus long et plus complet!

Voir les photos du concert ici.

 Merci à A nous Paris et Grolsch pour l’organisation de cette soirée Grrrrr !

Black Strobe New Morning 12/11/14 Wisesound 5

La compil’ pré-Transmusicales 2014

Si vous hésitez encore à prendre vos places pour les Trans, on vous a fait une sélection des découvertes de cette saison 2014: en avant-première, tous les groupes qui feront les prochains festivals d’été, et dont on parlera l’année prochaine.

POP: Superets, FUZETA, My Summer Bee, Compact Disk Dummies, Raury, Puts Marie, Moses Sumney

ROCK: I Me Mine, Grand Blanc, Jambinai, Bantam Lyons, Eagle Gift

CLUBBING: Jungle by Night, TOO MANY ZOOZ, Shamir, DBFC, The Hacker, DollKraut, Rone, Ten Walls, Thylacine, N’To, Marco Barotti

Plus d’info sur le festival: Transmusicales 2014


GodForsaken Roads – Black Strobe

Godforsaken roads black strobe wisesound
On vous l’a annoncé Black Strobe sort son deuxième album aujourd’hui même. On l’a écouté en avant première la semaine dernière à 9h au bureau et on s’est pris une grande claque (attendue), on a eu envie de danser sur les tables. Alors voilà, nous ne sommes que le 6 octobre, mais c’est tout de même certain : GodForsaken Roads est notre Album du Mois.

Alors que WhoMadeWho s’assagit dans le miel (en studio seulement, les live sont encore pêchus), Black Strobe casse la baraque et nous rassure sur l’hiver : on aura de quoi se défouler sur de nouveaux morceaux électro-rock. Merci.

La couverture de ce nouvel opus illustre Arnaud Rebotini dans une église. Pour l’occasion, l’Homme (souvenez vous de la bande sonore de la pub Eau Sauvage de Dior…) a rasé sa belle moustache-fureur. Le ponte de la techno française mêle à nouveau ses influences rock et blues à ses synthés. Ou comment ammener des sonorités passées du western américain vers le futur. Aucun morceau à jeter, tout du bon. Un peu plus accessible et moins sombre que le précédent Burn Your Own Church, avec toujours cette même référence à la foi.

L’album commence fort avec deux morceaux assez furieux, un peu à la Depeche Mode avec Broken Phone Blues. On revient ensuite vers le rythm’n blues avec He keeps on calling me. La guitare de Mathieu Zub sonne le Bayou. Il est important dans un album de reprendre son souffle, et le quatuor a plutôt bien construit son oeuvre, nous accordant quelques répits entre deux danses endiablées. Ici, on sait déjà que les « Ohohoho » souderont la fosse de chacun de leurs concerts. For Those Who Came on Earth thru the Devil’s Asshole, est majestueuse dans la montée des synthés « cuivrés » sur le refrain, un je ne sais quoi de religieux la-dedans. Black Strobe fait aussi un hommage et transforme le country Folsom Prison Blues de Johnny Cash en électronique flippante et pesante, sans aucune guitare.

On reconnait bien sûr la patte de Rebotini sur From The Gutter et Going Back Home, la disco, même, s’invite sur le dancefloor. Mais ce qui fait la signature, c’est bien cette voix grave hyper masculine. Papa est haut et il ne fait pas du gâteau. Comme si Nick Cave passait à l’électro, en articulant à la française.

Le communiqué du groupe s’attarde sur le fait que Rebotini a beau impressionner par sa stature physique, il en reste doux à l’intérieur. Swamp Fever en est peut-être l’illustration, s’inscrivant en douceur dans les morceaux traditionnels américains. Les textes aussi suivent le fil habituel des vieux morceaux de blues, décrivant la solitude, le hasard de la vie ainsi que le poids de l’existence… et l’amour bien sûr, qui ne parle pas d’amour? Du coup, on imagine un peu l’intérieur du repère de Montmartre du géant: plein de vinyles de country et, trônant au milieu, des synthés parés pour les gros sets de techno en club parisien. Pas banal.

En bref: du blues ramené à l’ère électronique et disco. Pas d’invention sensationnelle pour l’histoire de la musique, mais une alchimie pleine d’énergie et excitante, qui fera l’affaire de nos soirées.

Connu pour faire trembler les scènes, il sera accueilli comme un roi cet automne lors de sa tournée à Amiens, Nancy, Biarritz, La Rochelle, Ris-Orangis, Roubaix, La Roche-sur-Yon, Mons…et Paris alors ? Parce que les concerts privés de Suiten 7 sont un peu trop….privés, on réclame ardemment notre date !

Nos préférées :
Monkey Glands
For Whose Who Came on Earth thru The Devil’s Asshole
Dumped Boogie

SANS DORMIR de BOT’OX

bot'ox sans dormir

La pochette de l’album : une boite de nuit de béton glauque, abandonnée en pleine campagne, une ambiance rock et disco, un je ne sais quoi des années 80. Le 27/01/2014, Bot’Ox sort une Deluxe Edition de Sans dormir, avec un deuxième CD pour 9 Bonus Tracks. L’occasion de revenir sur ce deuxième opus après Babylon By Car, dans lequel le duo garde l’univers mécanique mêlant rock et electro pour une virée en discothèque (la Cadillac au parking).

On commence doucement avec Basement Love, on pense tout de suite à l’électro-pop de Air, fierté française, doublée de la voix sensuelle des Foremost Poets (Philadelphie). Puis Grands Boulevards : déferlante de riffs rock comme on aime. Avant Sans Dormir déjà, nos préférées étaient inscrites dans cette ambiance instrumentaliste rock, comme une bonne B.O. de film fou et rocambolesque. Grands Boulevards reprend là où Crashed Cadillac et Bearded Lady Motorcycle Show nous avait laissés. Rien à voir avec la couleur du lieu parisien truffé de pubs de toutes nationalités mais sans vraiment de caractère, nous sommes ici sur les grands boulevards d’un cinéma violent et noir. 2.4.1 est un peu difficile d’approche car la voix ralentie empêche d’apprécier pleinement les arrangements de Samy Osta du groupe Rover que l’on aime aussi beaucoup. Une envie irresistible de changer le positionnement du bouton 33 tours vers 45 tours, ou d’abandonner un poivrot à son monologue. L’enchaînement avec Another Form of Fatigue est à peine perceptible, titre explicite.

        L’unité de l’album ne se trouve pas dans le genre musical. On passe de la synth-pop au rock sombre pour finir sur de l’expérimentation dérangeante. Non l’unité se trouve dans ce que raconte ce nouvel album. Une épopée retranscrivant les pires de nos nuits blanches. La bande originale d’un Trainspotting se déroulant en une seule nuit. On est dimanche et c’est le jour parfait pour comprendre l’oeuvre dans son intégralité. Sans Dormir est compilé de descentes et remontées, de sons et voix distordus rappelant un bonne gueule de bois. Je ne sais plus si la mienne revient ou si c’est cette musique glauque qui m’en offre une deuxième virtuelle.
On plonge dans cette bande originale, expérimentale certes, mais offrant tout de même quelques portes d’accès. Mark Kerr, vous vous rappelez? qui avait collaboré avec Discodéine, y apporte par exemple quelques touches de légèreté. Comme si la gueule de bois était passée, on retourne sur la piste de cette boite fantôme. The Face of Another est majestueusement complète : une entrée à la Trentemoller, la voix féminine de Anna Jean pour une touche pop, et le rock sombre et lourd nous reprend en court. Puis on dégringole avec Night Stuntman, rien ne va plus, grosse descente de came, mal de crâne, imaginez ce que vous voulez mais ces sirènes lancinantes ne disent rien de bon…

Bref cet album monstrueux est un peu l’histoire de nos week-end. Encore une fois c’est une oeuvre a écouter plusieurs fois et dans son ensemble, pour en capter tout le décor offert par Julien Briffaz et Cosmo Vitelli. Sans Dormir est au final un peu indescriptible, il est plutôt à vivre. Et on ne vous dit rien sur les Bonus Tracks !
Nos préférées : Back from the suburbs, The Face of Another, et on aimerait bien secouer ses cheveux sur Grands Boulevards. Ca tombe bien on prévoit de le faire le 29 Mars prochain à la Gaîté Lyrique où ils se produiront avec David Shaw and The Beat. Oui oui deux pour le prix d’un. Parce que David Shaw est aussi doué pour nous faire nous déhancher. (Quelques titres de David Shaw dans la WiseList #Hiver2013). Réservez dès maintenant ici.

SWIMMER de DISCODEINE

Swimmer

Swimmer

On se souvient du fameux titre Synchronize de Discodeine en featuring avec Jarvis Cocker, un tube de 2007. Pas fan du premier album éponyme, ou pas prêt peut-etre on était novice, on écoute par curiosité le nouvel album intitulé Swimmer, sorti le 21 octobre 2013, puisque que le titre Aydin passant sur les ondes est plutôt sympa. Avec la contribution de la voix de Kevin Parker de Tame Impala, forcément ca sonne bien. Et là c’est la révélation, mais cet album est génial !!!! Il donne juste une patate d’enfer, ce soir on a le rythme dans la peau, malheureusement on n’est que mardi, on va se calmer.

 Le son parait très propre, cristallin, mais pas vide pour autant. Le duo composé de Cédric Marszewski aka Pilooski et Benjamin Morando aka Pentile nous secoue avec finesse. Une belle entrée en matière avec des collaborations intéressantes au début de l’album. On y retrouve Mark Kerr qui a bossé avec Bot’Ox (ah tiens !).

Le tempo de Dive Wet nous repose un peu l’esprit après les sons distordus de Dry By. Puis, la 5e track Sip Slow agit un peu comme une entracte, une descente dans les abysses pour mieux préparer l’auditeur à la seconde partie de l’album (et la meilleure). Finies les voix, on part pour la disco house. On a limite l’impression que la première partie était une introduction, un piège à promo, une préparation de l’oreille, pour nous attirer vers ce qu’ils savent faire de mieux. Bien joué les gars !

A ce qu’il parait, ils sont restés cloîtrés dans une abbaye transformée en studio, pas étonnant de retrouver des traversées cosmiques, insinuées dans une ambiance à la fois tourmentée ( « Can you kill me ? ») et limpide.
Ils rompent avec le stéréotype du titre expérimental sur le long terme. Les titres s’enchainent, légers, courts et efficaces, créant une osmose globale, une aventure complète, rythmée au synthé et aux fausses percussions numériques.

Discodéine, groupe dont le nom annonçait une disco sous morphine (codéine), réforme et offre du clubbing entre la pop, la house et l’électro, épuré des grosses basses ou grooves que l’on a l’habitude d’entendre. Nos préférées : Hydraa, Liquid Sky et Plum Blossom. Cette dernière sera de toutes nos parties à la maison ! Vous pouvez retrouver les deux premières sur la WiseList de ce mois.

Lost de Trentemoller

trentemoller-lostLe troisième album de Trentemoller était très attendu. Lost sort le 23 septembre et nous surprend. Exit la techno danoise, Anders Trentemoller nous offre cette année un album très éclectique, accessible à un public élargi, s’essayant à la « chanson » pop, electro-pop, electro-rock en plus de ses créations électroniques purement instrumentalistes.

Qui dit « chanson » dit voix, pour ce nouvel opus enregistré à Copenhague, le compositeur s’entoure de pointures locales : Marie Fisker, Sune Rose Wagner des Raveonettes ; comme internationales : Low, Jana Hunter, Jonny Pierce de The Drums [en écoute sur la WiseList #Hiver2013], Ghost Society, Kazu Makino de Blonde Redhead, …

 Anders garde l’esprit cinématique, l’ajout de couches de son, et une ambiance très sombre pour un album contemporain où les genres ne sont plus identifiables. Le travail se ressent minutieux et expérimental. Il faudra tout de même écouter l’album plusieurs fois tant il est copieux. Les Inrocks le qualifie d' »invulnérable » et en effet, on l’aime du début à la fin, sans trouver la moindre critique négative à sortir. Ah si ! Peut-être une question: quelqu’un a-t-il compris le visuel de la pochette ?

 Dans les préférées, on vote pour Still on Fire cette déferlante de rythme qui pousse à jouer le morceau en boucle au moins 3 fois pour en être rassasié, Gravity, et Deceive, même si les ondes ont préféré faire la promo de Candy Tongue (facile…).

Liste des morceaux de l’album:
01. The Dream (feat. Low)
02. Gravity (feat. Jana Hunter of Lower Dens)
03. Still On Fire
04. Candy Tongue (feat. Marie Fisker)
05. Trails
06. Never Stop Running (feat. Jonny Pierce of The Drums)
07. River Of Life (feat. Ghost Society)
08. Morphine
09. Come Undone (feat. Kazu Makino of Blonde Redhead)
10. Deceive (feat. Sune Rose Wagner of The Raveonettes)
11. Constantinople
12. Hazed