documentaire

DOCU : retour sur la création d’Around The Fur des Deftones

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Le magazine Revolver a commencé sa série de mini-documentaires de 7 minutes intitulée Game changers par un premier retour sur l’album Around The Fur de Deftones.

Après le succès d’Adrenaline, le groupe a l’opportunité de sortir son deuxième opus chez une major, cet album symbolisera un tournant créatif décisif dans l’histoire de Deftones. C’est d’ailleurs l’album préféré du chanteur.

Chino Moreno se remémore l’époque de la composition de cet album mythique, où il était probablement à la fois le plus heureux mais aussi le plus furieux qu’il ait pu être de toute sa vie. Le nu métal débarquait sur les ondes, Deftones cherchait alors à produire un son original, qui ne s’apparente ni à Panthera, ni au garage, qui soit sensuel et pourtant très lourd.

Leur guitariste Stephen Carpenter revient sur les relations d’amitié entre les membres du groupe à cette époque, leur état d’esprit, ce qu’ils faisaient de leurs journées. Qui aurait cru que le titre My Own Summer avait été composé en totale improvisation de dernière minute en studio après deux tafs de bang?

Chino se souvient également de la furie contagieuse qui se propageait dans la fosse dès que le morceau Headup était joué. Replongeons ensemble en 1997.

Julie Lesage

DOCU: Michael Jackson, Man in The Mirror

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Earnest Valentino, sosie de Michael Jackson, ouvre ce documentaire sur l’humiliation que subit le roi de la pop en 1993 lors d’une descente de police suite à plusieurs accusations d’abus sur enfants. Malgré un point de vue penchant vers le pathos américain, et une introduction des moins délicates, ce documentaire a le mérite de replacer le focus sur les premières années de Michael Jackson, dans son contexte sociétal et culturel. Le petit M.J. n’aura finalement jamais profité de son enfance, tout en n’ayant jamais atteint la raison adulte pour autant.

On assiste aux heures de répétition des Jackson 5 sous le joug terrible de Joe le père, jusqu’à la consécration avec le label Motown, représentant les plus grandes stars black de l’époque. Puis l’émancipation du petit dernier avec le tournage de The Wiz et sa rencontre avec Qincy Jones brise le carcan familial, jusqu’à la signature d’un projet solo chez Epic.

Alors que la star planétaire Jackson mûrit et développe son business, la personne Michael reste bloquée dans ses meurtrissures de l’enfance. Sa confusion face à la ségrégation raciale ou la condamnation de sa mère catholique devant le film du diable Thriller n’aidant en rien. Peter Pan, devenu addict aux anti-douleurs, se réfugie à Neverland et ne joue plus qu’avec des enfants.

Saviez vous que M.J. avait souffert d’une grande brûlure au 3e degré lors d’une pub Pepsi ?

On regrette juste ici le temps quelque peu succinct consacré à la création musique du roi de la pop, ainsi qu’à sa chorégraphie millimétrée. Ca doit surement se trouver dans un autre énième documentaire sur le chanteur sans aucun doute le plus connu du XXe siècle.

– Julie Lesage –