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FAT WHITE FAMILY en tournée en France !

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Après une série de concerts très intimistes au The Lexington de Londres, affichés sold out en moins d’une minute de billetterie en ligne, prépare toi pour choper ton ticket doré pour les dates françaises, CB en main,  vendredi 22 février à 10h pétantes !

Pour composer leur nouvel album Serfs Up!, les frères Lias et Nathan Saoudi se sont exilés à Sheffield, dont la météo dégueulasse nordique les aurait inspirés:

« Most Londoners never have and never will fully understand the true horrors of a northern winter, what that much grey sky can do to the human heart. We baptised ourselves again and again in her bitter drizzle, feeding on the monotony of it all as if it were the nectar of the elect. And by the side of a rotten canal in a room half the size of a public toilet, armed with a limited equipment budget, our wits and time, we once again set upon revealing the true face of God, measuring out his/her/their glorious countenance in rhyme, meter, groove and melody.« 

Domino décrit cette nouvelle oeuvre comme luxuriante, magistrale, tropicale (???) Elle compte même une collaboration avec Baxter Dury sur le titre Tastes Good With The Money. Les énergumènes auraient mis fin à « certains comportements passés ». Bah mince… il est vrai qu’on les trouvait bien calmes à Rock en Seine cet été.

Avec l’apparition de leur single Feet, Fat White Family annonce en effet une renaissance, puisque qu’on y entend électronique et cordes. Le groupe devient ambitieux voire même « sophistiqué » avec un clip léché et grandiose de C.C. Wade coloré façon Pierre et Gilles. Exit les gigs à la vodka et bite à l’air donc ? On verra bien une fois sur place, car après sa tournée britannique, le groupe prendra la route et traversera les Pays Bas, la Belgique et l’Allemagne. Et Nous alors? On est les plus chanceux: on a 5 dates sur notre territoire, dont 3 en festival !!!

30.05.19 – This Is Not A Love Song Festival – NIMES, FR
31.05.19 – La Laiterie – STRASBOURG, FR

13.06.19 – Elysée Montmartre – PARIS, FR
14.06.19 – La Magnifique Society – REIMS, FR
28.07.19 – Les Nuits Secrètes – AULNOYE-AYMERIES, FR

Serfs Up! sera disponible sous tous formats dont un en vinyle exclusif rouge transparent avec poster au Dom Mart.

Julie Lesage

Invitations pour Ghost of Christmas

3×2 invitations à gagner pour le concert du 10 janvier 2018 au Pop Up du Label

ELECTRONIQUE / POP
GHOST OF CHRISTMAS, c’est le mariage de la voix envoûtante de Martin Mey et des basses profondes, chill et vaporeuses produites par Gaël Blondeau de Chamade Beat.

Le duo présente un 1er EP « Awake » très remarqué fin 2015, signé sur le label Sounds Like Yeah! de Laurent Garnier. Un live suit en 2016, le groupe part en tournée avec Rone et French 79 et se produit sur des scènes phares telles que les Nuits Sonores, le MaMA, Marsatac, le Badaboum, le festival Chorus, l’Édition Festival, le Point Ephémère, le Festival Yeah!
En septembre 2017, le duo revient avec un second EP « Connect the Dots » (Pschent), aux sonorités mêlant singulièrement UK bass et electronica, aux allures de house organique et de dubstep poétique et expérimental. La voix soul et les harmonies vocales de « Connect the Dotsquot » donnent une dimension quasi religieuse aux titres : ils résonnent comme du gospel moderne. Introspectif et communicatif, froid et cotonneux, baigné de lumière noire, cet EP nous plongeait au coeur d’un voyage post apocalyptique vers un monde meilleur. Entre 2017 et 2018, le groupe a pu défendre l’EP au cours d’une belle tournée à travers la France. Tout juste rentré d’une tournée en Chine, le duo s’apprête à sortir son nouvel EP en novembre prochain sur le label Pschent.
Avec « The Difference », le duo va encore plus loin dans l’incarnation de son identité et présente des titres à la dimension live et dancefloor unique, directement inspirés de cette dernière année passée sur les routes.

Écoutant l’enthousiasme du public et leur plaisir partagé sur des titres plus dancefloor jusqu’alors uniquement réservés au live, marqués par l’immediateté et la transe, le plus anglais des groupes marseillais a affirmé cette orientation dans la composition de ce nouvel EP.

Comme à son habitude, le duo nous sert des titres tout en montée en puissance et crescendo qui résonnent comme de véritables voyages sensoriels, des bombes électro-gospel à la dimension club : puissantes, dansantes et libératrices. Boucles de synthés entêtants, beats accrocheurs et samples de voix aériens, l’électro des phocéens saura enflammer les dancefloors tout en ravissant les oreilles des mélomanes férus de symphonies modernes. Sur scène, l’univers fantomatique du groupe s’exprime visuellement à travers un jeu de lumières en clair-obscur finement orchestré. Leurs silhouettes s’effacent, se dédoublent et se fondent dans des formes géométriques, une scénographie pointilliste et poétique.

Le premier extrait WOMB est une véritable bombe deephouse hypnotique qui nous plonge dans un rêve éveillé et nous touche en plein coeur. Les harmonies du Prophet 08 hantent le morceau, sublimées par la voix et les choeurs de Martin Mey. Avec finesse et précision comme marque de fabrique, le duo nous délivre un titre en puissance et en nuance, conduit par un kick haletant, hypnotique, une mise sous tension imparable jusqu’à l’explosive libération finale, jubilatoire. ©Digitick


TENTE TA CHANCE pour gagner 2 invitations, en seulement 2 étapes:

1. Like notre page Facebook

2. Envoie nous un mail à contact@wisesound.fr en précisant l’objet ainsi que ton nom, ton prénom.

Plutôt simple, pas de questionnaire, pas de dessin à faire. …et si en plus, tu partageais le concours via Facebook, Twitter ou autre, ce serait super sympa, nous permettant plus de visibilité, donc plus de partenariats et plus de places à faire gagner pour les prochains concerts!

Les gagnants seront prévenus la veille par mail.

 

Tel un chasseur d’or dans le far West, nous avons trouvé notre Pépite !

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Comparaison facile du chasseur d’or du far west, c’est pourtant un peu ce que j’ai ressenti, perdue dans cette moiteur si révélatrice des bons concerts, lorsque Pépite s’est lancé sur scène.

Le décor était planté : la Maroquinerie, une de mes salles préférées à Paris, tout simplement parce qu’elle permet cette intimité avec la musique, ses interprètes et la foule; et un concert affiché complet depuis déjà quelques temps.
Je connaissais déjà ce duo français prometteur. Ils s’étaient lancés l’été 2015 avec un premier EP les Bateaux, alliant avec virtuosité une certaine mélancolie, de magnifiques envolées psychédéliques instrumentales et une voix au grin nasillard si reconnaissable. Nous étions conquis!

S’en est suivi Renaissance qui s’inscrit parfaitement dans cette veine, amenant un coté plus tropical et moite à leur musique.

Le duo débarque sur scène avec un sourire sincère, une envie claire de partage, une énergie communicative et surtout de magnifiques chemises aux motifs tropicaux. Nous embarquons, nous le savons, pour un moment de pure bonheur ! Cela se confirme avec l’arrivée de Paul à la basse, Reda à la batterie et Martin au synthé.

Thomas, qui nous ferait un peu penser à un Polnareff version sourire jusqu’aux oreilles et lunettes en moins, lance les hostilités avec Dernier voyage. Une douce vague de fraîcheur, empreinte d’une ambiance 70-80’s s’installe et imprègnera les lieux jusqu’à la fin du concert. C’est ça Pépite : une faculté à nous faire voyager loin ! Et puis, Clément le trompettiste rejoint le groupe pour Reste avec moi. Nous sommes définitivement emporté dans une brume tropicale, une douce balade. S’enchainent alors Eviter les naufragesLa vie douce, puis Hiéroglyphes le morceau qui les a révélés l’année passée.

La température monte encore d’un cran lorsque le duo entonne les premières notes de leur nouvel EP Sensations puis Renaissance. Et là, miracle ! Edouard, la guitare du duo, se lâche. Comme porté par la grâce, il se lance dans une extraordinaire improvisation expérimentale. La foule est en transe ! Un sacré live qui clairement sait révélé le talent certain de cette pépite musicale !

Le groupe disparait quelques minutes de scène et revient pour les rappels, képis de marin vissés sur leurs têtes.

Et là moment incongru : Edouard commence une distribution de tatouages. C’est l’exemple même de leur naturel et de leur bienveillance : ils s’amusent et c’est tout ça qui nous plait ! Ils se lancent dans une reprise de Juliette Armanet qui nous fait dégainer les briquets. Nous retiendrons ce final: Thomas, descendu dans la foule, chantant Les bateaux en parfaite harmonie avec le public

-Marine Lombard-

Crédit photos – Alphonse Terrier

Interview Forever Pavot

Forever Pavot, commençons par le début, ce nom parait un peu trop explicite pour que ça parle essentiellement de drogue. D’où vient-il ?
Un de mes meilleurs amis de La Rochelle, Mathieu, était venu chez moi à Paris un jour avec une vieille trousse d’écolier, qu’il avait sans doute acheté dans une brocante ou un vide grenier, et tu sais quand on est au collège, on s’amuse à écrire dessus, genre Peace and Love, etc. Il y avait Flower Power  très mal écrit au Tipp-Ex que j’ai pris pour  Forever Pavot, ca nous a fait rire, et cette histoire est restée.

Tu viens de sortir ton album Raphsode, chez Born Bad Records, dont le single Joe & Rose passe sur les ondes. Ta musique est assez particulière, entre sunshine pop, sixties et musique cinématique à l’italienne. D’où vient cette passion ?  Forever-pavot-wisesound
 J’ai fait beaucoup de musiques différentes dans ma jeunesse collège/lycée, dont du punk-hardcore, du métal. Puis j’ai commencé à m’intéresser au sampling des artistes Hip-Hop tels Wu Tang Clan. Cela venait souvent de musiques de films, de musiques progressives, de jazz, de rock psychédélique, plein plein de trucs, et conquis, j’ai commencé à collectionner les disques et à rechercher les sons un peu plus obscurs et pointus, notamment de cette période fin années 60, début 70, qui me parlent au niveau de la production et du choix des instruments.

Emile Sornin, tu composes seul et représente à toi seulForever Pavot. Comment se passe ta composition ? Te places-tu dans une ambiance particulière, où écris-tu avec un message particulier en tête ?
En fait, je suis assez boulimique de compositions et d’enregistrements. Je dois enregistrer une à deux morceaux par semaine, je fais beaucoup de choses. Je n’’ai pas tellement de recette ou de règle, ça dépend des instruments que j’utilise en base, souvent les orgues et autres claviers. J’écris les paroles ou choisi le nom  du morceau bien après, je m’imagine une petite histoire parcourant les notes, cherchant ce que ça m’évoque. Je me dis jamais « Tiens aujourd’hui je vais composer une chanson sur des pirates! »

Peux-tu choisir un de tes morceaux et nous raconter son histoire ?
Joe & Rose est une chanson que j’ai faite avec Catherine Herchey, qui a d’ailleurs dessiné la pochette. Elle chante aussi sur Raphsode. Ce sont deux voix qui se mêlent: la sienne et la mienne, un peu à l’image de certaines chansons de Gainsbourg. Il s’amusait à fondre les voix, à passer du féminin au masculin. Ca parle d’un couple qui se reproche l’un à l’autre d’être trop superficiel. Ils répètent la même chose tous les deux, s’accusent l’un l’autre, essaient de se convaincre de la même chose. C’est une histoire vécue ? Pas du tout non, je ne pense pas, je suis assez énervé par les gens superficiels en général.

Tu as une formation plutôt audiovisuelle et tu as déjà réalisé de nombreux clips notamment pour Alt-J, Naive New Beaters, Disclosure. Qu’en est-il des clips de Forever Pavot, je n’en ai vu aucun ?
Justement j’en ai fait un, mais c’est un petit car on avait pas beaucoup de budget, donc j’ai fait ça avec mes proches et mes amis. Il va sortir, là suis en train de le terminer, la semaine prochaine je pense, pour Joe & Rose.

Clip Disclosure: Grab Her by Emile Sornin

Tu joues sur scène dans quelques minutes, en première partie de Tahiti 80. Du coup en live, quelle va etre ta formation ?
Là, on va être cinq: Cédric Laban à la batterie, Antoine Rault à la guitare, ce soir Maxime Daoud à la basse, mais c’est pas tout le temps lui la formation change un peu, et Arnaud Seche, qui fait la guitare, les percussions et de la flûte traversière. Ce sont des gens pour qui j’ai fait des clips en fait. Arnaud, Maxime et Cédric ont un groupe Good Morning Bleeding City de braincore, métal hyper vénère, avec lequel j’ai travaillé avant de leur proposer de m’accompagner sur Forever Pavot.

(en effet c’est violent…, rien à voir avec Forever Pavot!)

Mais alors qu’elle est ton activité principale? Passes-tu plus de temps à réaliser des clips ou à jouer de la musique?
En ce moment c’est la musique, on va tourner en Angleterre et en Suisse. Mais cet été j’ai fait deux nouveaux clips qui m’ont pris beaucoup de temps. C’est la première fois que la musique marche vraiment donc là je vais devoir m’organiser un petit peu. C’est tout nouveau pour moi.

As-tu déjà eu des propositions pour d’autres projets musicaux, cinématographiques ou de spectacle ?
Cà, c’est un truc qui me plairait vraiment, j’ai très envie de faire de la musique de film, et ça se voit je pense… Après je n’ai jamais travaillé à la commande, donc ça peut être très intéressant comme très difficile. J’ai aussi des projets à long terme dont je ne peux parler encore, pour lesquels je ne suis pas encore prêt.

Peux-tu nous citer 3 artistes ?

Un groupe de Paris que j’aime beaucoup qui s’appelle Calypso qui sont des amis à moi.

Un artiste suisse qui s’appelle Anthony Cédric Vuagniaux qui fait de la musique en studio. Il est également très influencé par la musique cinématographique,  il fait d’ailleurs des trucs assez incroyables.

Et le dernier …Aquaserge, avec Julien Gasc, mais je le dis tout le temps, ce sont ces artistes qui m’ont donné envie de faire cette musique là. La première fois que je les ai vus en concert, j’ai compris ce que je voulais faire. Voir des musiciens en transe sur une musique complexe mais belle, ça m’a vraiment marqué ce concert. C’était il y a environ sept ans et depuis ce groupe me troue le cul à chaque fois qu’il fait quelque chose, c’est fantastique, et humainement ce sont des mecs super. C’est un peu difficile d’accès non, surtout au niveau des chants ? C’est difficile mais faut les voir sur scène, c’est génial. Après les formations changent, leur batteur est parti chez Tame Impala qui est un gros truc maintenant. Leur style a aussi évolué mais ce sont des mentors pour moi. C’est de la musique de musiciens, en terme de mélodie c’est hyper riche.

Merci beaucoup Emile, on te souhaite une chouette tournée!
Et moi je suis repartie guillerette après un bon concert, avec Le Passeur d’Armes dans la tête en boucle:

Prochain concert : 11 Mars 2015 au Point Ephémère, à ne pas manquer!

Photo: Greg Dezecot

La release party virile des Black Strobe

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J’arrive à la bourre, pile lorsque commence le concert de Black Strobe avec la lancée de Boogie in Zero Gravity, ambiance dansante d’emblée assurée avec le titre disco ce mercredi, release party de leur nouvel album Godforsaken Roads, avec carte blanche à Arnaud Rebotini et ses amis.
« Bonsoir, Mama told me… » From the Gutter est la suivante. Donc OK, on commence comme ca, direct, en électro, pas besoin de chauffer la salle, soit. Au sein de la petite salle New Morning du 10e arrondissement, on se sent vraiment privilégié. Le public est au plus près du groupe, la bonne humeur se propage « I never felt so good… » Arnaud Rebotini chante de dos, le micro penché, la cadence au genou, plus humble que Johnny, avec une sacrée dose de virilité, notamment grâce à  sa voix reconnaissable entre toutes et à sa stature imposante. Le troisième titre réveille le côté index et auriculaire levés du groupe: Brenn Di Ega Kjerke offre une grosse montée bien rock et bien violente, uniquement temporisée par la techno made in Rebotini.

Black Strobe New Morning 12/11/14 Wisesound 7

Le batteur Mathys Dubois se met ensuite au clavier pour Folsom prison Blues . Petite interlude sans tambour pour un hommage à Johnny Cash. Chaque membre du quatuor pianotera ainsi l’un des trois claviers de la petite scène pendant la prestation, abattant une deuxième carte musicienne. Se succèdent Broken Phone BluesDumped Boogie, Monkey Glands; le rock gagne en volume sur les claviers, Benjamin Beaulieu attrape sa basse. « So I pray my Lord Jesus Christ to send me down love, … » Arnaud Rebotini prêche au micro. Sans la musique derrière on pourrait se croire en présence du pasteur dans un épisode de la série Carnivale, le chanteur impose son personnage, sur un monologue bien plus long que sur leur nouvel album, faisant bien monter la souffrance impliquée dans ses prières jusqu’au retour du refrain rock qui fédère l’audience avec ses « oorrrah, oorrrah ».

Au rappel, (oui c’est court! mais y’a du monde sur le line up), Arnaud remonte sur scène avec un deuxième « Bonsoir ». Pas vraiment bavard, réservé peut-être? Ce sera le seul mot à l’encontre de son public, à domicile. J’aurais pensé Black Strobe plus fou-fou, s’amusant sur scène. Les musiciens restent très humbles, point de galipettes pour le rock-blues-electro, point de discours ou d’échange hors chanson avec le public; mais qu’importe, leur musique est assez puissante pour déchaîner une foule, sans besoin aucun d’une extravagance supplémentaire. Bon point: presque chaque morceau est rallongé pour le plaisir du live, et ca, ca fait plaisir!

On enchaînera avec For Those Who Came on Earth thru the Devil Asshole, puis à la demande générale bien sûr I’m a Man, qui durera pfff je dirais au moins quinze minutes, si ce n’est plus, entre les monologues théâtraux d’Arnaud et les déchainements du public sur les riffs de guitare de Mathieu Zub ! Tu la voulais ? Tiens j’espère que t’en auras assez!

On finira la chaude soirée avec The House of Good Loving et quelques derniers ébrouements, car oui Arnaud adore faire le cheval. Black Strobe descend de scène pour laisser place à DJ Pone puis au retour de Arnaud Rebotini seul avec sa techno. En tout cas on attend la prochaine date pour un spectacle plus long et plus complet!

Voir les photos du concert ici.

 Merci à A nous Paris et Grolsch pour l’organisation de cette soirée Grrrrr !

Black Strobe New Morning 12/11/14 Wisesound 5

Sohn, de la soul à l’électro

Ouverture sur un brouillard bleu,  Sohn se place au milieu d’une dizaine de néons verticaux plantés pour électriser l’atmosphère, affublé d’un bonnet et d’une cape à capuche par-dessus… on a déjà chaud pour lui. En effet, ce soir le Café de la Danse est plein et nous ajoute un peu d’été à 45° à l’intérieur alors que l’automne frappe aux issues de secours.

La voix étonnamment claire, que dis-je, cristalline, de Christopher Taylor s’élève presque religieusement et domine le rendu. Ce que je prenais à l’écoute pour de l’électro-pop, devient de visu une electro-soul. Le britannique a même la gestuelle d’un chanteur soul avec le rythme dans les épaules. Il sort également quelques « oh yeah, hun hun » typiques des chanteurs de RnB qui en font toujours un peu trop, alors que la version album suffit largement. Il est accompagné de deux autres musiciens, que l’on distingue à peine à cause de la différence de niveau de chaque côté du piédestal du chanteur/compositeur. Un peu dommage de devoir se mettre sur la pointe des pieds, même en talons, pour s’exclamer, « ah mais il y a un bassiste à droite, assis par terre ! » A gauche, quelques claviers et machines. Le trio nous plonge dans des densités futuristes et rêveuses. On pourrait faire le rapprochement avec James Blake, sauf que les vocales sont bien plus belles, présentant un timbre fragile.

Une fois que l’on s’habitue à cette voix magnifique, on s’impatiente de voir l’effet des néons sur nos morceaux préférés un peu plus électro. On frétille sur la montée en puissance de Bloodflows, en espérant que tout va un peu se décongestionner. Vient ensuite l’introduction particulière de Tempest, premier morceau de son album Tremors. Sohn a capella part dans des aigus très hauts et transforme la salle en nef. C’est beau, sauf quand le spectateur de derrière, grand fan, chante la plupart des envolées mais sur le mauvais ton…Il reprend ensuite Oscillate, morceau sorti sur son premier EP de 2013, mais non présent sur l’album.

On se serait presque endormi dans de douces vapeurs si les premières notes d’Artifice ne nous avait pas enthousiasmés. « Ah celle-là elle est sympa! » dit-on à ma droite, « Allez, on s’encanaille! » dit-on à ma gauche. Lorsque le rythme monte, un clavier « vintage » électrise l’envolée, un peu trop présent au niveau volume sonore à mon goût. A la fin des morceaux, c’est plutôt un échange d’applaudissements car Sohn a l’air de nous applaudir, on a pourtant pas fait le Braveheart style dans la fosse, mais ça rend le moment chaleureux. On finira sur Lessons, morceau haletant vrombissant de basses, histoire de bien finir sur sa faim, pile quand on en veut encore.

Juste un petit rappel: The Wheel, forcément et fort heureusement. LE titre qui lui a valu sa reconnaissance. Et là, c’est majestueux.

En bilan, un petit concert pour un lundi tout en douceur, sympa mais il ne faut s’attendre ni à pleurer, ni à sautiller.
Une voix magnifique.
Un début un peu trop mystique vers des morceaux électroniques prometteurs.
Respect et curiosité pour le prochain opus.

Fujiya, Miyagi, Fujiya, Miyagi, Fujiya, …

Fujiya & Miyagi arrivent calmement, sans un mot, sur la scène du Nouveau Casino et entament de suite le single éponyme de leur nouvel album Artificial Sweeteners. Sur l’écran de fond, des images pixelisées et colorées, un peu brouillon et psychées. Knickerbocker de l’album Lightbulbs et son « vanilla, strawberry » entêtant ensuite nous sort un peu de notre torpeur.

Le troisième morceau s’accélère, c’est Flaws. « I was right and you were wrong », ce qui a toujours été sympa avec les F&M c’est qu’ils articulent et se répètent tellement qu’il est aisé de chanter avec eux. Le rythme électro devient grisant, et même si la voix de David Best reste calme et monocorde, on sent la tension monter comme un morceau de WhoMadeWho vers un rythme techno qui réveille tout le monde.

Le groupe originaire de Brighton est connu pour ne pas être très expansif autant parce que le chanteur susurre à la XX plus qu’il ne chante, que par la concentration du groupe sur scène. J’avais peur de me lasser de cette monotonie, c’était sans compter la montée crescendo du live entier de la basse funky dansante jusqu’aux beats de techno ! Quand il n’est que 21h30, ca déboussole un peu de danser autant sur de l’électro synth. Et il y en a un qui s’éclate autant que nous sur scène: nous avons l’honneur de vibrer sur les percussions du batteur le plus heureux de la planète! Son sourire durera tout le long du concert. Ne change pas, c’est communicatif!

Ce nouvel album venge F&M après la déception de l’ennuyeux Ventriloquizzing. Artificial Sweeteners perd un peu de cette âme krautrock et travaille beaucoup plus sur des sonorités electro vigoureuses. Moins léger et accessible que Transparent Things, il inclue des sonorités expérimentales comme dans Rayleigh Scattering, morceau instrumental avec des notes aigües qui pourraient illustrer le vol d’une libellule dans un Miyazaki, ou même des mélodies thechno acidulées  dans Tetrahydrofolic Acid. L’ambiance de leur live en est transfiguré. Les morceaux eux-même incluent une progression vers une fin souvent explosive pendant laquelle Best balance sa guitare dans tous les sens et insiste sur les feedbacks, comme sur A Sea Ringed with Visions.

Vient enfin un tube du temps de leur révélation au public: Collarbone et cette énumération litanique d’os. Ca résonne de souvenirs de 2006. Et on est si bien lancé, hop In one year and out of the other du même album. David se fait plaisir à rouler les R durant tout le concert comme sur cette track. Une manière réussie de casser ses murmures avec des takatak, rrrrrrrrrrraaah, tchac, uh uh et d’éviter un show inexistant.

Ils ne pouvaient pas partir sans Ankle Injuries, ce sera donc en rappel qu’ils la joueront suivie d’une explosion instrumentale pour la dernière avec Steve Lewis et Matt Hainsby tous deux sur les claviers, donc plus de basse mais un gros son electro, une impression de 3h du mat à l’apogée d’une nuit clubbing.

Comment mener un public en folie tout en restant impassible? Réponse de Fujiya et Miyagi.

Quelques photos ici.

Interview Bot’Ox

BOT’OX : formé de Benjamin Boguet, aka Cosmo Vitelli et de Julien Briffaz, partie d’un autre duo électro nommé [T]ékël.
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Comment s’est formé ce duo à la fois électro et rock ?
B.B : On ne se connaissait pas avant de faire de la musique ensemble. On s’est rencontré tout bêtement parce qu’il s’était installé dans un studio pas très loin du mien. C’est un endroit où beaucoup de monde passe. Là y’a Birdy Nam Nam qui sont en train de partir, y’a Jackson et Para One, Club Cheval… Donc Julien était à côté, en recherche de collaboration, il m’a proposé plusieurs fois de produire des morceaux, ça s’est très bien passé dès le départ et c’est devenu un projet principal.

Aviez-vous la nostalgie de vos débuts rock indé : Benjamin avec Perio, Julien avec tes premières collaborations avec Loic Le Guillou avant [T]ékël ?
J.B : On voulait revenir à des instruments. Benjamin était guitariste au départ et moi batteur, on s’est dit que ça pouvait être intéressant de le faire paraitre dans notre musique. Beaucoup d’artistes fonctionnent en ajoutant des bandes de samples et nous, l’idée c’était de recréer nos propres samples, de pouvoir les retravailler. Quand tu fais de la musique électronique, t’es majoritairement derrière un ordinateur, c’est pas passionnant. Là ça permet de retourner en studio, de se bouger un peu, d’être avec des musiciens, ça développe aussi un certain côté social.

Comment vous répartissez-vous le travail ? Chacun apporte-t-il sa touche prédéfinie ?
B.B : Ce n’est pas extrêmement défini mais je suis le guitariste bassiste du couple et Julien est plus batteur à la base, donc tout ce qui est rythmique, ça passera plus par lui. Il a un bagage technique que je n’ai pas. Il mixe les morceaux, j’ai plus tendance à apporter une écriture pop. On se répartit entre écriture et production.
J.B : Je pense que c’est pour ça que notre association fonctionne. On n’a pas du tout les mêmes qualités, si j’ose dire, moi je ne suis pas un mélodiste. Ma conception de la musique s’est construite sur des histoires de rythme lorsque je n’étais que batteur. Ensuite, le côté ingénieur du son m’a intéressé, j’ai voulu ajouter cette corde à mon arc et du coup je peux me charger d’un ajout de synthé, etc. Benjamin c’est la compo. Souvent, il se pointe avec une suite d’accords et je fais en sorte de l’arranger. On est bien complémentaire, et ça tombe bien.

L’album se traduit-il comme l’image de la chronologie d’une seule nuit blanche avec ses descentes et montées… ou est-ce que chaque morceau offre une image différente de nuit en discothèque ?
J.B : Je pense que c’est plus la première version. Tu passes par plein d’états différents dans une nuit blanche et on voulait essayer d’illustrer tous ces états. Après y’en a qui sont plus complexes que d’autres, où effectivement tu peux t’imaginer que c’est une nuit entière en soi, mais le but final c’était de donner une image curieuse d’une longue soirée à travers plusieurs morceaux.
B.B : Idéalement on aimerait qu’il y ait une cohérence, qu’on puisse le voir comme effectivement une nuit qui prend différente formes au fil des morceaux. On aurait aimé peut-être qu’il y ait moins d’écart entre les morceaux, c’est sans doute notre bémol sur le disque. Un écart souvent dû au fait qu’il y ait des interprètes différents, ce qui donne des couleurs très différentes. On voulait aussi qu’ils aient chacun une existence autonome, d’ailleurs on les a sortis en single, progressivement, avec des vidéos et remix.

Toutes ces boites de nuits photographiées dans la pochette de l’album ou sur les précédents EP sont-elles vraiment à l’abandon? Est-ce le fruit d’une fastidieuse recherche sur les routes françaises ?
J.B : Toutes les premières ont été trouvées sur Google Maps, j’allais les voir une par une et prendre des photos. Parfois il y a eu de bonnes surprises, comme lorsqu’on est arrivé sans le savoir sur un site en destruction, c’était parfait.sans-dormir-entouré
B.B : Y’en a qui sont abandonnées, y’en a qui sont pas très en forme mais qui ne sont pas fermées. La pochette de l’album a été trouvée par un follower de Facebook. Après un check de ses photos sur iPhone, on s’est déplacé avec notre photographe, c’est en Loire Atlantique. Mais c’est vrai que c’est difficile d’avoir des infos sérieuses car parfois on débarque et les clubs n’existent plus, les bâtiments ont été détruits. C’était pas la solution de facilité, ça nous a pris du temps. La photo de l’album est une grosse discothèque des années 80, où tous les gens des petites villes ou des villages aux alentours se retrouvaient pour sortir le samedi soir. Il est bizarre cet endroit, ça ressemble pas vraiment à un club, ça ressemble à un espèce de monstre qui avance dans la campagne et je crois que c’était un peu vu comme ça par les riverains d’ailleurs, ça s’appelait le Nautilus.
J.B : en vrai, elle est encore plus impressionnante. Elle fait un peu vaisseau menaçant avec un côté désincarné.

Avant l’album, plusieurs EP ont été publiés en mode teaser, puis l’album est sorti au mois de novembre dernier, puis l’ajout d’un 2e CD de bonus Tracks pour une édition deluxe. I’m A Cliché a l’air d’être passé maître dans l’art du marketing !
B.B : Si seulement ! On avait beaucoup de matière et comme on ne veut pas faire d’album fleuve, on a tendance à sélectionner d’une manière extrêmement excessive tout ce que l’on rend public. Mais après l’album, on s’est retrouvé avec pas mal de trucs finis, masterisés, et on s’est dit qu’il y avait des morceaux qui auraient mérité d’être dans l’album et que c’était dommage de les garder dans notre cave, donc voilà on a fait cette autre version. C’est pas pour décliner à l’infini les formats, c’est juste pour rendre publique la musique. D’ailleurs, ça s’est fait un peu en catimini, si on avait voulu faire un coup de marketing, on aurait sorti un autre disque.
J.B : Les EP étaient aussi l’occasion de faire une vidéo par single et de proposer plusieurs remix. L’occasion de proposer plus de contenu original qui pourrait durer un peu plus dans le temps.

Le clip de The Face of Another, dessin animé réalisé par Florence Lucas, est très osé. Le choquant est-il aussi du marketing, Florence avait-elle carte blanche ou le clip traduit-il un certain esprit trash ?
B.B : Florence a eu carte blanche, c’est une amie illustratrice, on essaie de faire des choix cohérents donc on sacrifie tout à l’esthétique qu’on veut véhiculer et non pas à l’impact qu’on veut avoir sur les gens.
J.B : Le sexe ça fait longtemps que ce n’est plus vraiment choquant. A mes yeux, le clip de Goodbye Fantasy est beaucoup plus dérangeant. Ce qu’on aime chez Florence c’est son trait. Elle a travaillé toute seule dessus à Berlin, elle s’est beaucoup investie et on a rien changé à l’original. Ce qui m’interesse aussi en tant qu’artiste, c’est d’essayer de marcher là les autres n’ont pas été, de se renouveler et de proposer des choses qui sortent de l’ordinaire. Tout l’univers de Florence est très intriguant.

Sur les titres Goddbye Fantasy et Unfinnished business, vous avez posé la voix de Mark Kerr. On l’a aussi entendu chez Discodéine. Comment cette collaboration s’est-elle créée, c’est vous qui êtes allés le chercher?
B.B. : Il était sur le premier album, c’est un ami depuis près de 10 ans. C’est un excellent chanteur, batteur de formation qui joue avec plein de groupes. Certes il chante pour Discodéine, à l’origine il joue surtout de la batterie pour eux.
J.B : En fait il y a peu de bons musiciens à Paris, et en plus, ils sont souvent étrangers. Il doit y en avoir 20 donc tu les croises tout le temps, et lui on s’est toujours dit qu’il avait un truc en plus parce qu’il est multi-instrumentiste, il chante, il écrit des bonnes chansons, il a un vrai talent complet.
B.B : On bosse principalement avec les mêmes personnes, après je ne suis pas fan des voix que l’on retrouve dans tous les projets, je trouve ca dommage. Mark a besoin de faire plein de choses différentes et je le comprends totalement. Quand on a bossé avec Anna Jean sur le premier album avec Blue Steel, à part un groove elle n’était nulle part. Maintenant elle chante partout, c’est totalement légitime et en meme temps c’est un peu frustrant pour nous car ca rend un peu moins singulier le featuring, la collaboration.

Comment s’écrivent les textes ? Par rapport aux morceaux déjà prêts ? Qui les écrit ?
B.B : Pour chaque album, on choisit juste un thème culturel : la culture de la voiture sur le premier, la culture de la nuit et des soirées en boites pour le second. On ne cherche pas à faire valoriser notre projet avec la notoriété de collaborateurs, c’est plutôt un projet familial.
J.B : Il s’avère qu’on les a laissé faire et qu’on s’y est retrouvé. Déjà, on trouve les mélodies et on les impose aux chanteurs, donc faut leur laisser une certaine liberté. Avec Johnny Dangerous (ndl : des Foremost Poets), c’est particulier, on ne l’a jamais vu, on ne s’est même jamais parlé. On s’envoit juste des mails. Après discussion, il te renvoie 40 pistes et tu fais ton shopping dedans, un ricain méga pro !

Les influences de Bot’Ox ?
J.B : Cette question est difficile parce que l’éclectisme n’est pas une posture, c’est la réalité : notre bibliothèque doit compter au moins 12 000 vinyles. Je crois vraiment qu’on n’a pas de barrière, avec un goût pour les trucs qui sortent de l’ordinaire et qui sont un peu bizarres, donc ça donne une collection de trouvailles sans Marvin Gaye ou Mickael Jackson.

Une recommandation ?
J.B: Throbbing Gristle par exemple. Un groupe culte qui a un peu inventé l’indus, avec une démarche ultra personnelle, une carrière moins flamboyante, mais une création qui est restée sur le long terme. La musique qu’on écoute pour se détendre hors boulot, est plutôt ancienne. La période des années 75-80, une époque où y’avait cette espèce de mélange entre des techniques modernes et les instruments, du 50/50, qui produisait une musique parfois plus novatrice que les morceaux de notre décennie. Surtout quand tu vois la manière dont est faite la musique aujourd’hui : avec omniprésence de l’ordinateur, et un son plutôt agressif.

Sur la construction de l’album, vraiment éclectique qui passe de la pop à l’électro, ça m’a fait un peu penser au dernier album de Trentemoller, qui nous avait habitué à la techno au départ et qui maintenant introduit des morceaux instrumentaux très rock comme vous le faites, inclus dans une construction complètement hétéroclite.
J.B : Oui, j’ai l’impression que tous les producteurs de musiques électroniques intéressants finissent par recouper ça à un moment ou à un autre, que ce soit Trentemoller, Matthew Dear, Caribou. Quand tu fais de la musique, tu aimes une guitare, tu aimes une boite à rythme, tu aimes un synthé, tu aimes une basse, tous les sons sont chouettes à exploiter. Dire « je ne fais que de l’électronique » ou « que de l’acoustique », ca ne veut rien dire. Aujourd’hui, les gens font de la musique en incorporant tout ce qui leur plait, il n’y a plus ce côté subversif que la techno pouvait avoir il y a quelques années, lorsqu’elle créait encore une dichotomie dans la société. Par contre il y a ce danger de ne plus entendre que de la musique lisse, à culture de masse. C’est hallucinant comment la musique électronique est montrée par les médias ; au cinéma, les scènes en discothèques sont révélatrices et ridicules. C’est pour ça qu’on a aussi voulu montrer une autre vision de la discothèque et la réalité de la fête.

Votre musique est très cinématique. On ne peut pas écouter un morceau de Bot’Ox sans s’imaginer un décor et un dynamisme au travelling. Vous avez travaillé sur des bandes originales de films, comme le thème pour Mineurs 27. D’autres projets cinématiques sont-ils en cours ?
B.B : Non ca c’est une grande frustration. On l’a fait effectivement avec Mineurs 27, on l’a aussi fait en one shot live avec un film de Carl Theodor Dreyer : La Passion de Jeanne d’Arc, à l’auditorium du Louvre. Malheureusement, ce sont des films peu connus du public, on était content de notre musique et hélas, on a pu voir à ce moment-là à quel point le monde du cinéma est trash. La musique de film, c’est un truc pour lequel on pense avoir une forme de fluidité, on arrive à s’adapter de manière assez naturelle au monde de l’image. Donc pas de projet actuellement mais ca viendra !

Samedi 29 mars, vous jouez à la Gaîté Lyrique avec David Shaw. Comme vos morceaux sont très éclectiques, electro, avec ou sans collaboration vocale, rock. A quoi doit-on s’attendre ? J’imagine que vous serez plus de deux sur scène ?
J.B : Je suis batteur mais je ne suis pas un génie de la batterie, et comme on a un batteur qui est vraiment fantastique et qu’on ne peut pas lâcher, je préfère m’éclipser de ce côté-là. On aura Benjamin en tant que guitariste, un bassiste, Mark chantera tout ce qu’il peut chanter et jouera aussi de la guitare et on aura aussi un clavier. On jouera pratiquement tout le nouvel album plus des anciennes. Sur scène, y’a une énergie encore un peu plus rock que sur le disque donc faut s’attendre à un truc un peu plus pêchu.

Cool ! Du Grands Boulevards qui dure 10 minutes !
Qu’en est-il de votre aura internationale ?
J.B : On est à moitié connu au Mexique, on ne sait pas trop pourquoi et on a un bon succès en Amérique du Sud. Un peu aux EU aussi, mais le cœur de notre auditoire pour l’instant reste la France.

J’ai quelques questions supplémentaires de la part de nos lecteurs :

Victor, entrepreneur à Lille : Arrivez-vous à vivre de votre musique ? Si oui comment ? Et à quel moment avez-vous décidé de vous y consacrer totalement ?
B.B : C’est marrant, ces questions. Depuis que j’ai 25 ans, oui je vis de ma musique : je suis DJ, je fais des concerts, notre musique est exploitée à droite à gauche, à l’image, on fait des travaux de productions pour d’autres groupes aussi, on fait plein de choses différentes. Mais oui, on s’en sort ça va.
J.B : On sent le mec qui a envie de faire mais qui flippe. Oui on vit de notre musique. Il faut savoir qu’on a une très faible visibilité sur l’avenir, c’est ça qui est un peu stressant finalement. La musique c’est un risque à prendre et encore plus quand tu essaies de faire une musique vraiment personnelle, que tu ne fais aucune concession sur l’éventuelle commercialisation de ton oeuvre. C’est un choix important.

Adélie, étudiante à Bordeaux :  Une date sur Bordeaux ?
B.B: On est passé à l’I-Boat l’année dernière. On discute d’une autre date.

Caroline, entrepreneur à Shanghai : A quand la tournée en Chine ? Je veux vous voir !
B.B : On ne rêve que de ça, qu’elle nous voit, mais la Chine c’est un peu compliqué pour le moment.
J.B : Une petite tournée en Chine, ça ferait kiffer tout le monde, mais maintenant on approche tous de la quarantaine, il faut que ce soit organisé, donc je compte sur Caro pour nous trouver ca !

Merci de m’avoir donné un peu de votre temps. On se retrouve samedi 29 à la Gaîté Lyrique !
J.L.
[Photo à la une de  Marco Dos Santos]

En partenariat avec:

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