SWIMMER de DISCODEINE

Swimmer
Swimmer

On se souvient du fameux titre Synchronize de Discodeine en featuring avec Jarvis Cocker, un tube de 2007. Pas fan du premier album éponyme, ou pas prêt peut-etre on était novice, on écoute par curiosité le nouvel album intitulé Swimmer, sorti le 21 octobre 2013, puisque que le titre Aydin passant sur les ondes est plutôt sympa. Avec la contribution de la voix de Kevin Parker de Tame Impala, forcément ca sonne bien. Et là c’est la révélation, mais cet album est génial !!!! Il donne juste une patate d’enfer, ce soir on a le rythme dans la peau, malheureusement on n’est que mardi, on va se calmer.

 Le son parait très propre, cristallin, mais pas vide pour autant. Le duo composé de Cédric Marszewski aka Pilooski et Benjamin Morando aka Pentile nous secoue avec finesse. Une belle entrée en matière avec des collaborations intéressantes au début de l’album. On y retrouve Mark Kerr qui a bossé avec Bot’Ox (ah tiens !).

Le tempo de Dive Wet nous repose un peu l’esprit après les sons distordus de Dry By. Puis, la 5e track Sip Slow agit un peu comme une entracte, une descente dans les abysses pour mieux préparer l’auditeur à la seconde partie de l’album (et la meilleure). Finies les voix, on part pour la disco house. On a limite l’impression que la première partie était une introduction, un piège à promo, une préparation de l’oreille, pour nous attirer vers ce qu’ils savent faire de mieux. Bien joué les gars !

A ce qu’il parait, ils sont restés cloîtrés dans une abbaye transformée en studio, pas étonnant de retrouver des traversées cosmiques, insinuées dans une ambiance à la fois tourmentée ( « Can you kill me ? ») et limpide.
Ils rompent avec le stéréotype du titre expérimental sur le long terme. Les titres s’enchainent, légers, courts et efficaces, créant une osmose globale, une aventure complète, rythmée au synthé et aux fausses percussions numériques.

Discodéine, groupe dont le nom annonçait une disco sous morphine (codéine), réforme et offre du clubbing entre la pop, la house et l’électro, épuré des grosses basses ou grooves que l’on a l’habitude d’entendre. Nos préférées : Hydraa, Liquid Sky et Plum Blossom. Cette dernière sera de toutes nos parties à la maison ! Vous pouvez retrouver les deux premières sur la WiseList de ce mois.

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