L’épopée des Trans part 1 (vendredi)

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Les Trans c’est un peu le festival où il est impossible de suivre ton programme préalablement établi: la course entre les lives et les interviews, un set phénoménal qui te fait passer le groupe suivant à la trappe, un coup de cœur inattendu, …

Donc on a pas pu tout voir, mais voici ce qu’on a vécut sur les nuits de vendredi et samedi (enfin, de ce qui peut être raconté):mms_20141209_141903

En arrivant sur les lieux, on va direct sur le stand FiContent qui a développé l’application spéciale Transmusicales en test pour cette année 2014. Une appli super bien faite avec les live en temps-réel, le plan en 3D et géolocalisation, l’onglet pour sociabiliser à mort avec Twitter, …on a juste été étonné lorsqu’on a cliqué sur « Allumez le feu! » : vous êtes sérieux là ?

Grand-BlancAprès notre entrevue avec Superets, direction le Hall 8 au pas de course pour profiter de la fin du set de Grand Blanc, LE groupe français le plus attendu des pros du festival, comme une promesse electro-rock aux textes poétiques et pleins d’anxiété. Au moins on aura pas loupé Samedi la Nuit. Finalement, la voix « à la Bashung » de Benoit David est beaucoup moins caverneuse en live et tiens plus de la douce révolte rock. On les retrouve ensuite pour un interview, ambiance encore chaude et essoufflée de leur prestation (lire leur interview).

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La pause galette saucisse est obligatoire, nous sommes à Rennes, dans l’espoir que cela nous réchauffe. Car oui Les Trans c’est un peu le seul festival « indoor » où tu te pèles grave le c…D’ailleurs c’est un peu dommage, je ne peux même pas applaudir les mains levées, je suis coincée dans mon manteau. Faudrait penser à faire des couloirs entre les différents halls mais il y aurait sûrement encombrement vu la foule. Cette année encore le festival était complet à l’avance pour les soirées de vendredi et de samedi, et sans Stromae ou autre tête d’affiche populaire! En 2014, les Trans ont mis le paquet sur les pointures électroniques: Boris Brejcha, The Hacker, Rone, …la plupart des gens que je croise sont venus pour l’un des trois. Il est vrai que l’électronique prend le pas sur de nombreux festivals aujourd’hui, assurant une rentabilité et des espaces complets. L’autre attrait des Rencontres Transmusicales de Rennes c’est son premier mot: rencontres. Directeur d’un festival pionnier dans la découverte de musiques « pépites » recherchées au quatre coins du globe, Jean-Louis Brossard fait venir des groupes au talent indiscutable sur le sol français pour leur première fois.

A 1h commence le set du génie à la bouille sympathique Rone. L’immense Hall 9 ferme ses portes à peine la dixième minute écoulée: complet. Il faut dire que le franco-berlinois ravie par son travail très pointu qui t’incite plus à une écoute attentive et un voyage intergalactique plutôt qu’à un  mosh pit. Derrière lui, des vidéos d’animation toutes mignonnettes accompagnent les nouveautés de son album à sortir en Février prochain…patience. 🙂


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N'To-wisesoundEnsuite, eh bien ensuite c’est LE MEILLEUR SET de tout le festival. On a pas compris ce qu’il se passait. N’To nous a épatés!!! Tu sors de Rone t’as toujours froid et tu rentres dans l’arêne Green Room, là ça change tout. Cette arêne a été pensée ingénieusement: elle n’occupe que le tiers d’un hall, place le DJ au centre avec plusieurs écrans sur les murs environnants, montrant le jeu du compositeur sur ses tables, et installe les enceintes tout autour à l’arrière du public, ce qui améliore grandement l’expérience. N’To va bien au-delà de nos attentes: le rythme monte progressivement, joue avec le public, le rendant fébrile et toujours plus demandeur. La chaleur monte aussi: on passe du manteau au débardeur assez vite, et ce sera ma seule fois de tout le week-end. On se demande même si c’est bien toujours lui qui mixe tant on s’attendait à de l’électronica minimale qui nous ferait divaguer les yeux fermés; on s’est surpris à crier des Yiiiiiiiihaaaa les mains en l’air, sur une électro/techno de plus en plus puissante. Et avec ce son qui arrive derrière les oreilles, mmmh mon dieu que c’est bon! Tellement bon, qu’on a repoussé plusieurs fois le départ pour voir DBFC qu’on aime aussi beaucoup… jusqu’à les louper. Bref, les amis, dès que N’To revient sur la capitale, je vous y emmène!

Comme on s’en veut un peu (ou pas vu le bonheur ressenti…) d’avoir loupé DBFC, on s’est maté le live en entier et on l’a posté ici: http://www.wisesound.fr/concert-integral-dbfc-aux-transmusicales-2014/

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Après DBFC c’est Ten Walls qui est programmé dans l’immense Hall 9. Le Lithuanien qui a cartonné avec son Walking With Elephants te transporte sur un son épuré. En gros ca donne ça, c’est magnifique: (en faisant abstraction de la saturation)

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compact-disk-dummies_evavlonk-8_lightPendant Ten Walls, on est parti un petit quart d’heure vérifier la réputation de bêtes de scène des Compact Disk Dummies, sur une électro type LCD Sound System. Manque de bol on est arrivé pile sur une reprise de Britney Spears…mais le public avait l’air plus que conquis des morceaux précédents et de cette fougue que présente le duo belge, on les entendra d’ailleurs chanter du CDD jusque dans la navette du retour! Du coup, on a aussi dégoté le live en entier ici : http://www.wisesound.fr/compact-disk-dummies-live-aux-trans/

 

Enfin juste avant d’aller se coucher, Thylacine et son électronique planante mêlant jazz, hip-hop et saxophone calme tous les énergumènes avant de prendre la navette du retour dans le froid glacial.

>>Suite de l’épopée des Trans: Part 2, parce qu’on a aussi fait le samedi, tant qu’à faire !

[Images de Guillaume, Ouest-France, N’To et moi-même
Vidéos de Ouest france et D Hgr]

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