Le sondage post-Peacock

Certains y ont laissé des plumes et on eu du mal à se remettre d’applomb au bureau. Mais le lundi, ils étaient tous fiers comme des paons, petits yeux ou pas, à répondre à l’éternelle question:

« _ Qu’est-ce t’as fait ce week-end ?
_ J’étais au Peacock ! »
sous-entendu: « évidemment, pas toi? »

Vous dire que les deux mastondontes mis en avant à coup de documentaires au ciné-club et de conférences-interviews étaient Larry Heard et Modeselektor. Vous dire que Âme était aussi mis à l’honneur puisqu’on leur laissait les platines pendant 3 heures pour clôre le festival en live + DJ set. Vous raconter qu’il y avait en option bains bouillants Sköll et service de nettoyage Adidas pour vos chaussures … Vous le savez déjà, tout ca, non?
[Ciné-Club avec Modeselektor – Photo de Jacob Khrist]

On a donc demandé aux festivaliers eux mêmes de nous raconter leur meilleur moment.

Pour beaucoup c’est sans surprise le live de Âme 2 Âme qui remporte la mise: parce que « plus mélodique » comparé à d’autres sets « un peu trop bourrins », l’auditorat était, on doit le dire, assez chaud à partir de 4h.

David, médecin plutôt calé sur le sujet : « mon meilleur souvenir est d’avoir pu assister à ce b2b Âme 2 Âme. Avec des tracks magiques mais anciennes d’Innervisions comme Rej, des unreleased track d’Innervisions comme la future de Rampa sur le label, comme Amolador – Switchdance et comme la closing track (Marc Houle: Tomboys). Mais aussi des tracks jamais entendues ailleurs comme l’unreleased track de Denis Horvat ou alors la surprise Stones & Bones feat. Toshi – Amahloni (Manoo remix) ! »

Pour d’autres, comme Rémi, Modeselektor était LA référence du festival, celle qui ne déçoit jamais.

Rafaël ? C’était sa grande première, comme un moment unique et hors du temps : « Peacock Society 2017 ?! Plus qu’un souvenir, une expérience ! Sa programmation fût au diapason de son public, riche et éclectique. Toutes les générations averties sont appelées à danser et à s’enivrer de grosses ondes. La musique et le lieu se prêtent au non-temps et au mélange des genres. L’union et la communion sont à leur comble. On s’agite, on s’exprime, on s’excite. Je vibre de l’énergie collective! »

En effet beaucoup apprécient la mixité quant à l’âge des festivaliers, comme Jérémie, magicien, qui a aussi relevé que les DJs n’étaient jamais annoncés : « Les gens viennent voir des DJs qui ne sont pas mis en avant. Leur nom n’est pas affiché, tu ne sais pas qui tu regardes. Je trouve ça dommage. » Effectivement, c’est un peu galère de toujours devoir vérifier le line-up en temps-réel, dans un espace au réseau souvent saturé…

Et pour autant, bon nombre ont découvert de nouveaux noms et leurs oreilles s’en réjouissent encore : Max et Rafaël, respectivement journaliste et développeur web, ont reçu une « claque de Roman Poncet ! Même si Fatima Yahama et of course Larry Heard étaient au top! » ; 

Baudouin, DJ, a eu mal pendant le set de Bjarki: « sur modulaire, c’est juste un enfer…c’est brouillon, il n’y pas d’histoire, c’est un mélange de sons infra-basse mal montés avec des basses qui ne sont pas franches… », mais est heureux d’avoir découvert Paula Temple.

Comme Caroline, analyste marketing, qui a carrément été hypnotisée par les vibrations puissantes, saccadées et profondes de la grande anglaise: « Elle a une telle maîtrise des transitions, et de l’enchaînement des sons ! Elle te balade et se ballade en fait. Et toi franchement tu es tellement heureux de partager ça avec elle. C’est vraiment un cadeau! Tu es en face d’une des grandes représentantes de la trop rare scène féminine techno quand même! »

Chapeau bas tiré par la plupart des festivaliers pour l’organisation, qui a évité au max les files d’attentes en multipliant les bars (même si, pour Max, « la bouteille d’eau à 5€, c’était peut être un peu trop » ).

Un dernier témoignage pour la fin: « Il faut que la Peacock reste à ce qu’ils savent faire: house et un peu techno…parce qu’ils ne peuvent pas rivaliser avec le Weather festival… »

Et vous, qu’en avez-vous retenu? N’hésitez pas à nous laisser vos commentaires 🙂

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Avez-vous croisé l’objectif de Mathieu Foucher ?
La spécialité du photographe est de capter la convivialité des évènements comme l’individualité de chacun de ses participants. Certains étaient #bouillants !
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– Julie Lesage & Marine Lombard & vous –