Le premier clip du nouvel album d’INTERPOL

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Il y a quelques semaines, Interpol, l’un des groupes les plus acclamés des quinze dernières années, annonçait la sortie de son sixième album, Marauder, pour le 24 août prochain.
Cette annonce était arrivée avec un premier single, The Rover. Aujourd’hui, un clip vient illustrer ce morceau.

La vidéo a été réalisée dans la ville de Mexico, pendant la conférence de presse que le groupe avait donnée pour l’annonce de la sortie de Marauder. L’événement avait été brusquement interrompu par un mystérieux individu – joué par Ebon Moss-Bachrach (GirlsThe Punisher) –dont on comprend l’histoire à travers cette vidéo. L’homme joue en fait le rôle du ‘Rover’ en personne, faisant s’entremêler documentaire et rêve psychédélique..

Paul Banks nous dit : I like to describe the video for ‘The Rover’ as a prequel.  It’s the origin story of the character described in the song, the birth of a cult leader.  When we meet him he is partly unhinged. He’s a man on the verge, an artist subjected to great pressures, and beset with existential frustrations.  A distracted hipster who enjoys psychedelics, let’s say.

The events that take place in Mexico City, be it a bump on the head, a visit to a shaman, or the influence of his rescuers (the street gang known as ‘Los Locos’) trigger the birth  the eruption  of this new figure, ‘The Rover.’ His rescuers become his first followers. 

In the end of the video he exacts his ‘revenge’ on Interpol with a mischievous act of disruption during the press conference. He grabs me by the head – to save me? Forgive me? Or simply as a gesture of his new independence – the butterfly becoming.

Pour la première fois depuis Our Love To Admire en 2007, Interpol se sont ouverts à la collaboration avec un producteur. Ils ont voyagé jusqu’à New York pour travailler avec Dave Fridmann – célèbre pour avoir enregistré avec Mercury RevFlaming LipsMGMTSpoon,Mogwai, et tant d’autres.

Paul Banks prend également un nouveau tournant en tant que songwriter. Dans les anciens albums d’Interpol, le chanteur se tenait à l’écart de son propre travail, préférant nourrir ses paroles de pensées détachées et d’observations abstraites. Mais plus de 20 ans après le début de l’aventure, le leader s’autorise enfin à jouer un rôle dans les histoires qu’il nous conte.

Marauder is a facet of myself. That’s the guy that fucks up friendships and does crazy shit. He taught me a lot, but it’s representative of a persona that’s best left in song. In a way, this album is like giving him a name and putting him to bed”.

This record is where I feel touching on real things that have happened to me are exciting and evocative to write about,nous explique-t-il.I think in the past, I always felt autobiography was too small a thing for me to reference. I feel like now, I’m able to romanticize parts of my own life.

Cette attitude est aussi présente dans le visuel de l’album, un cliché du procureur général Elliott Richardson, qui, en 1973, démissionna après avoir refusé d’obéir aux ordres du Président Nixon lui sommant de renvoyer le procureur spécial Archibald Cox, qui dirigeait à cette époque une investigation sur le scandale grandissant duWatergate. Sur la photo en question, Richardson fait figure de personnage solitaire, isolé, sans défense face aux regards qui le scrutent, dans une pièce à l’apparence artificielle. “A lot of being accountable has to do with being honest,” dit Paul, en se référant autant aux paroles qu’à ce visuel.

Marauder chained of no real code/Marauder breaks bonds/Marauder stays long/Plays with the real face on,” chante Paul. On peut presque sentir le danger associé à ces mots. Mais ce danger nous attire inévitablement.
Texte ©Matador

Sortie le 24 août…

Concert Salle Pleyel le 29/11