Le MaMA fête ses 10 ans en grandes pompes !

Des bonnes pompes, c’est ce qu’il va nous falloir du 16 au 18 octobre. Car le MaMA Event revient envahir toutes les salles de Pigalle, et décennie à fêter oblige, débordera même sur les trottoirs ! Brièvement : le MaMA c’est le RDV musical de la rentrée, autant pour les pros que pour les curieux. D’ailleurs c’est même le festival le mieux taillé pour la curiosité : un des rares événements qui permet d’assister à 120 concerts d’artistes émergents de tous genres pour un prix très (ultra) attractif.

Ca s’installe sur le terre-plein central !

L’ambition d’origine est intacte : le MaMA Festival & Convention est le rendez-vous incontournable du secteur de la musique. Par sa programmation qui défriche à la manière des Trans les nouvelles stars de l’année prochaine, mais aussi par cette fourmilière qui s’active de jour entre l’Elysée Montmartre et le Trianon, la Convention. Celle qui rassemble tous les professionnels autour de conférences sur l’évolution du marché et de ses nouvelles bonnes pratiques à destination des artistes, autour d’ateliers et showcases présentant de nouvelles technologies, autour de mini salon où chaque startup a son 3m², côtoyant les géants du streaming et de la distribution, et on ne va pas se mentir, autour d’une centaines d’apéro pro organisés dans le quartier, à savoir quel label bénéficiera du passage de quel meilleur journaliste de 5 à 7, avant les concerts. L’événement tape même dans l’oeil de nos voisins puisque sur 5925 professionnels y participant, 30% étaient étrangers en 2018 !

Aftermovie 2018

Pour ses 10 ans, le MaMA inaugure le Pigalle Village : un espace grand public qui accueillera des disquaires indépendants, un stand de tatouages éphémères à l’encre naturelle, les créations des Artistes du squat Le Post, ENTER le projet visuel et immersif de Darzack, le merchandising du festival, et sûrement autres surprises… sur le terre-plein central du boulevard Rochechouart. Le festival urbain prendra dès lors toute sa dimension.

Cap sur les innovations

MaMA prolonge l’idée de l’expérience avec cette année le MaMA Invent, le spectateur deviendra lui-même expérimentateur des dernières innovations techniques, que ce soit en showcase, ateliers et même certains lives du soir :

Calling Marian, par exemple, jouera son univers techno à travers un live audio-visuel responsive, percussif et planant à la fois. La hollandaise Someone présentera son projet ORBIT, liant chacun de ses morceaux a un tableau qui prend vie lorsque vous le visionnez avec votre smartphone (pluridisciplinaire!). Pour ceux qui se rappellent du film The Dancer avec Mia Fry, NSDOS n’en est pas loin lorsqu’il lie sa musique aux mouvements de son corps pour créer un dialogue dynamique entre les instruments et la danse augmentée. Enfin Molecule et DNGLS nous inviteront dans un live spatialisé à 360°.

La programmation du festival

C’est au MaMA que l’on avait découvert la jeune inconnue Jain… Il est donc de bonne organisation d’éplucher le vivier des quelques 120 artistes qui se produiront le soir devant plus de 5500 festivaliers (en plus des 6000 pros de la journée que vous reconnaîtrez aux nombreux badges autour du cou).

Cette année, c’est le Portugal qui est à l’honneur, nouveau marché hyper dynamique. On découvrira les artistes invités Best Youth, Venga Venga, Paus Pongo et Pedro Mafama. On se souvient encore du show survitaminé des portugais Moullinex l’année dernière, s’ils sont tous comme çà, ça promet !

[Moullinex MaMA 2018 ]

Comme chaque année, la prog est plus qu’éclectique proposant tous les genres musicaux et même de la danse, dans salles du quartier de Pigalle dont 2 nouvelles : Magnum Club et Cuba Café. Préparez vous au marathon.

Parce que si vous vous engagez à écouter la playlist totale de MaMA comme nous…vous n’êtes pas couchés, on vous a noté ceux que l’on ira voir, en plus des 5 innovations technologiques citées plus haut (Someone, Molecule, NDOS, Calling Marian et NGDLS) :

Dans l’ordre de la playlist du MaMA sur Spotify:
Aziz Sahmaoui
pour l’exotisme de l’Afrique du Nord, XIXA pour délimiter la frontière entre le psyché et le cowboy, Madison McFerrin pour la beauté de l’a capella, Le SuperHomard pour la pop vintage, Bandit Bandit pour le rock qui joue avec les mots, la pop irlandaise Barry Moore pour une énergie qui rassemble, la poésie qui roule les rrr de La Chica, la fraîcheur des rythmes afro de Pongo, Les Gordon pour les rêveries électroniques au pad, la soul animale d’Elisa Jo, l’electro-pop d’Hervé qui passera surement à la radio, le roi de la disco funk The Superman Lovers avec son formidable Clock Sucker, …

[Bon cette playlist est décidément trop longue et trop disparate niveau qualité. Je vais t’en faire une de mes sélections cette nuit et je te l’insère ci-dessous. et je continue.]

Molecule on disait, donc, et sa techno à -40° ou mouillée comme une tempête au choix, voir si Poté peut nous élever « assez haut », Mila Dietrich pour retourner en rave 90, enfin trouver du rock avec Sooma et Dewaere, ATOEM qui dynamite son mur modulaire électronique avec gravité, on se relâchera quelques minutes avec la pop-rock de (Thisis) Redeye, se laissera bercer avec la soul d’ Awir Leon, Bon Entendeur ensuite, mais bon ca reste du DJ set hein…alors que Bruno Belissimo, lui, s’élance avec sa basse sur son italo disco, Imako qui essaie de faire du Rone, puis on rêvera dans les nappes électroniques cinématographiques avec KUB, Lyre Le temps pour les fans de Caravan Palace, No Jazz parce que c’est beau, La Jungle pour la déferlante qu’ils nous promettent, le math-rock des portugais Paus avec leur de kit de batterie siamois. Il faudra aussi découvrir le nouveau projet solo de Aedan, que l’on a connu avec C2C, se reposer avec la pop légère d’Everyone You Know ou de Joseph Chedid (oui le frère), plonger dans les nappes électroniques sombres domptées par la voix fragile de MOTTRON, puis dans la pop hyper sensuelle d’Alice et Moi, ou l’hypnotique Indian Queens, avant les rythmes africains de Pierre Kwenders ou, pour ceux qui trouve que Mamadou et Mariam a fait son temps : Ramo.

Côté rap, Big Zuu à l’air d’avoir de l’énergie et de la diction à revendre, et Oh Mu semble curieux et on aime l’exotisme de La Caution.

Julie Lesage
[Photo une : Holy Two MaMA 2018 © Thomas Saminada]

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