La release party virile des Black Strobe

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J’arrive à la bourre, pile lorsque commence le concert de Black Strobe avec la lancée de Boogie in Zero Gravity, ambiance dansante d’emblée assurée avec le titre disco ce mercredi, release party de leur nouvel album Godforsaken Roads, avec carte blanche à Arnaud Rebotini et ses amis.
« Bonsoir, Mama told me… » From the Gutter est la suivante. Donc OK, on commence comme ca, direct, en électro, pas besoin de chauffer la salle, soit. Au sein de la petite salle New Morning du 10e arrondissement, on se sent vraiment privilégié. Le public est au plus près du groupe, la bonne humeur se propage « I never felt so good… » Arnaud Rebotini chante de dos, le micro penché, la cadence au genou, plus humble que Johnny, avec une sacrée dose de virilité, notamment grâce à  sa voix reconnaissable entre toutes et à sa stature imposante. Le troisième titre réveille le côté index et auriculaire levés du groupe: Brenn Di Ega Kjerke offre une grosse montée bien rock et bien violente, uniquement temporisée par la techno made in Rebotini.

Black Strobe New Morning 12/11/14 Wisesound 7

Le batteur Mathys Dubois se met ensuite au clavier pour Folsom prison Blues . Petite interlude sans tambour pour un hommage à Johnny Cash. Chaque membre du quatuor pianotera ainsi l’un des trois claviers de la petite scène pendant la prestation, abattant une deuxième carte musicienne. Se succèdent Broken Phone BluesDumped Boogie, Monkey Glands; le rock gagne en volume sur les claviers, Benjamin Beaulieu attrape sa basse. « So I pray my Lord Jesus Christ to send me down love, … » Arnaud Rebotini prêche au micro. Sans la musique derrière on pourrait se croire en présence du pasteur dans un épisode de la série Carnivale, le chanteur impose son personnage, sur un monologue bien plus long que sur leur nouvel album, faisant bien monter la souffrance impliquée dans ses prières jusqu’au retour du refrain rock qui fédère l’audience avec ses « oorrrah, oorrrah ».

Au rappel, (oui c’est court! mais y’a du monde sur le line up), Arnaud remonte sur scène avec un deuxième « Bonsoir ». Pas vraiment bavard, réservé peut-être? Ce sera le seul mot à l’encontre de son public, à domicile. J’aurais pensé Black Strobe plus fou-fou, s’amusant sur scène. Les musiciens restent très humbles, point de galipettes pour le rock-blues-electro, point de discours ou d’échange hors chanson avec le public; mais qu’importe, leur musique est assez puissante pour déchaîner une foule, sans besoin aucun d’une extravagance supplémentaire. Bon point: presque chaque morceau est rallongé pour le plaisir du live, et ca, ca fait plaisir!

On enchaînera avec For Those Who Came on Earth thru the Devil Asshole, puis à la demande générale bien sûr I’m a Man, qui durera pfff je dirais au moins quinze minutes, si ce n’est plus, entre les monologues théâtraux d’Arnaud et les déchainements du public sur les riffs de guitare de Mathieu Zub ! Tu la voulais ? Tiens j’espère que t’en auras assez!

On finira la chaude soirée avec The House of Good Loving et quelques derniers ébrouements, car oui Arnaud adore faire le cheval. Black Strobe descend de scène pour laisser place à DJ Pone puis au retour de Arnaud Rebotini seul avec sa techno. En tout cas on attend la prochaine date pour un spectacle plus long et plus complet!

Voir les photos du concert ici.

 Merci à A nous Paris et Grolsch pour l’organisation de cette soirée Grrrrr !

Black Strobe New Morning 12/11/14 Wisesound 5

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