Interview des brésiliens Fatnotronic, littéralement « les gros qui font de l’électronique », repérés par Fat Boy Slim et 2 Many DJs

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Nous avons rendez vous avec Fatnotronic. Le duo brésilien s’offre une mini tournée en France entre les Trans, la soirée Nova Mix au Badaboum et leur set au Social Club. C’est Phillip Alves qui nous accueille, très enjoué, pendant que Rodrigo Gorki sillonne les rues à la recherche de disquaires.

Comment s’est créé Fatnotronic ?
J’ai rencontré Gorki en 2006. On nous avait demandé de jouer en tant que DJ à une même soirée au Brésil, et 10 minutes avant mon set, j’ai demandé à Gorki, « tu veux faire un Back2Back »? « Sure why not » et ce qu’on a fait était vraiment cool, c’était une super soirée, sans aucune préparation. Enfin si, une bière, ça peut être la meilleure des préparations!
On s’est dit qu’on devrait le faire plus souvent, mais nos agendas étaient compliqués: Gorki avec le groupe Bonde Do Role, moi avec Killer on The Dancefloor à Sao Paulo. On a mis quelques années à s’y mettre. Pour le nom, c’est Igor Cavalera, le batteur de Sepultura et membre de Mixhell, qui nous a dit un jour: « Les gars vous êtes fat, vous faites de l’électronique : Fatnotronic !  » C’était vraiment pas sérieux.

Et puis Fat Boy Slim s’est manifesté…
Oui, on a sorti le remix Margarida et Fat Boy Slim nous a contacté car il voulait la mettre sur sa compilation Bem Brasil. Malheureusement, il n’a pas pu avoir l’autorisation parce que l’original des Harmony Cats était produit  par le label RGE et sa compile était chez Universal. Mais il a placé Margarida dans son top 5 dans un interview de Clash Magazine. Alors si Fat Boy Slim dit que ta première track est bonne, t’as pas le choix, tu te dois d’en faire d’autres !

Votre idée est de ressortir la disco des vieux cartons ?
Oui j’ai toujours baigné dans la disco, on peut dire que la disco a créé la house d’aujourd’hui. On y ajoute des beats et chants brésiliens oubliés car le boogie brésilien n’était pas reconnu il y a quelques années et quelques touches d’acid et d’électronique.

Votre mixtape et votre tour s’appelle Pommes Frites…
On allait bosser 5 jours en studio avec 2ManyDJs en Belgique et on nous a dit que c’était le pays des « pommes frites », comme en plus notre logo est un hamburger, ça se marie plutôt bien!

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Que retenez-vous de la Belgique ?
Un nouvel EP ! On s’est imprégné de la Belgique pour créer 2 morceaux.  L’inspiration venait de nos balades à Gent. Un morceau devait parler du guetto de Gent, mais on s’est vite rendu compte que Gent n’avait aucun guetto ! Il y a aussi cette track: Karma. Lors d’un dîner un ami a dit que j’étais le karma de Rodrigo, on a poussé nos assiettes et on s’est mis à écrire quelques mots en plein milieu du dîner. A peine sorti du restaurant, on s’est précipité au studio pour enregistrer nos idées. Il sortira sur Deewee en janvier ou février.

Qu’écoutez-vous à la maison?
A la maison, j’adore John Coltrane, Duke Ellington, car le jazz me calme. Quand tu travailles dans l’électronique, tu apprécie te relaxer avec du jazz, c’est ce qui me garde de bonne humeur. Gorki, lui, aime tout: la pop, la musique brésilienne, …tout. Sa relation avec la musique est plutôt fun, la mienne est plus stricte.

Quel artiste voulais-tu voir aux Trans ?
Monika, car j’ai vu sa vidéo sur le site des Transmusicales de Rennes. Une chanteuse grecque qui mélange soul et disco. Et la première fois que j’ai entendu son morceau Secret In The Dark, j’ai tout de suite pensé « oh mon dieu, c’est trop bon! »

 

Merci Phillip !

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