Interview Daniel Avery

[crédit photo: Steve Gullick]

Bonsoir Daniel, tu sors juste de ton set pour les Plages Electroniques où tu jouais en Back2Back avec Erol Alkan. Celui-ci t’as proposé de signer sur son label Phantasy il y a trois ans. Vous jouez souvent ensemble, quelle est votre relation?

_ Nous sommes amis depuis longtemps. Je pense que nous venons du même environnement musical. J’ai toujours respecté Erol en tant que DJ, et l’histoire avec son label, c’est qu’il apparaissait naturel que ce soit « the place to be ». Nous avons de très bonnes relations, nous travaillons tout le temps ensemble. Je pense que nous sommes très complémentaires.

L’automne dernier, ton premier album Drone Logic a fait un sacré buzz sur la sphère électronique. Ta musique semble bâtir un pont entre la techno et l’electro-clash des années 90 directement vers l’image d’un futur sombre peuplé de machines. Comment décrirais-tu tes créations, essaies-tu de faire revivre cet héritage ou recherches-tu de nouvelles sonorités et vibrations?

_ Je suis plutôt tourné vers le futurisme. Bien sûr, j’ai des références du passé mais j’ai toujours eu un regard vers l’avant. Je n’ai jamais voulu « sonner vieux », je suis définitivement plus intéressé à pousser les sonorités aussi loin que possible. C’est d’ailleurs l’idée et par là même la raison de mon travail en studio. Mon principal objectif est cette recherche constante vers l’avant.

Pourrais-tu choisir l’un de tes morceaux et nous en raconter l’histoire ?

_  Need Electric, qui est sur l’album. C’est le premier morceau que j’ai fait pour Erol (ndla: Alkan). Nous étions amis depuis longtemps, je commencais à prendre confiance en studio. C’était il y a deux ans et demie, trois ans. On s’est rencontré en ville à London, il m’a parlé de son label Phantasy. Et quelquefois, tu ne peux l’expliquer, mais il se passe quelque chose en studio. Tout s’est passé très vite. Je ne sais pas d’où c’est venu, ni de quelles références, mais ca s’est juste passé: Need Electric a été créé en moins d’une journée. Je l’ai jouée à Erol, qui l’a aussitôt aimé. J’ai signé sous son label un mois plus tard. Aujourd’hui, trois ans après, nous jouons ensemble. Ce morceau est vraiment important, il marque le début d’une nouvelle vie pour moi.

Tu tournes sur pas mal de festivals cet été. What’s next? Peux-t-on attendre un nouveau projet sous peu?

_ Oui il va définitivement y avoir un nouvel album. Je ne sais pas encore quand. Pour le moment, je tourne encore pas mal sur Drone Logic. Mais je viens juste de monter un studio à London, mon propre studio, enfin. Donc j’ai commencé à travailler sur de nouveaux morceaux, ils sortiront bientôt. Je me sens inspiré, l’environnement électronique bouge beaucoup en ce moment et beaucoup de choses intéressantes se passent, les lives aussi t’encouragent. J’ai hâte de retourner en studio, voir ce qu’il peut s’y créer.

Andrew Weatherall t’a recommandé en tant que jeune DJ innovant à suivre. Aujourd’hui, tu es suivi par des milliers de fans à travers l’Europe et au-delà, peux-tu à ton tour nous recommander quelques talents à découvrir ?

_ Yes.
Il y a ce gars appelé Ghost Culture. Il a quelques singles sur Phantasy, son album sort cette année. C’est un nouveau producteur londonien très intéressant, c’est plus qu’un producteur, il va aussi avoir un live show. Il est un peu au croisement de David Bowie, Arthur Russell, avec des sons électroniques comme Depeche Mode, ou Matthew Dear. J’aime beaucoup ce genre de travail.

Il y a aussi l’allemande Helena Hauff, elle fait dans l’acid-techno,  sans aucun compromis. C’est une DJ fantastique, je pense qu’elle va vraiment sortir quelque chose de spécial.

Oh et une autre femme DJ, Xosar. Elle est américaine mais vit à Berlin, et produit dans  la house et la techno psychédélique analogique.

Et un autre: Barnt. Un allemand. Je ne connais pas trop ses références, il produit une musique électronique psychédélique. Son album va bientôt sortir, j’adore ce qu’il fait. Voilà finalement ca en fait 4.

Nos lecteurs ont la parole sur nos interviews, Victor nous a envoyé une question: Tu as joué au Festival Officiel de Dour il y a quelques semaines, comment c’était?

_ « Dour was crazy! » Tout le monde m’avait prévenu que ça allait être fou, et ca l’a été. L’Europe a été réceptive à mon travail, particulièrement la France et la Belgique. Le rendu public est très important lorsque tu es DJ,  et la foule a vraiment été cool avec moi, j’ai ressenti cette énergie partagée. Ce sont les meilleurs gigs, lorsque tu donnes de l’énergie qui t’es retournée par le public, créant quelque chose de communal, un transfert dans les deux sens. Donc oui, Dour a été extrêmement fun !

Thank you again Dan ! See you on September 25th at the Rex in Paris !

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