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Du sauvage sur la scène de La Croix Rousse!

 

J’avais rendez-vous avec la scène de la place de la Croix Rousse qui promettait d’être la scène Rock de Lyon pour cette fête de la musique édition 2019, et je dois dire que c’était plutôt une bonne surprise, j’ai donc décidé de partager avec vous les jolies petites découvertes de cette soirée.

 

MAGIC BUCK

18h l’ambiance est plutôt calme et familiale sur fond de Folk et de Blues avec Magic Buck. Pour ceux qui auront fait la traduction, sachez que Buck de son vrai prénom, donné par des parents fans de western, baigne donc dans le Blues depuis l’enfance. Ce fan de John Lee Hooker et Muddy Waters, préfère officier en solo depuis près de 20 ans, sur scène avec ses guitares, son harmonica et son tambourin, le voici libre de nous chanter son Blues. Puisque qu’il est toujours sur les routes, vous pourrez facilement le retrouver en tournée jouant son dernier album Soul Confidence, le 10 octobre au Kraspek Myzik (Lyon) et le 24 novembre à La Coulée Douce (Paris).

THOMAS MASCARO

Il n’est surement pas loin de 19h30 quand un homme s’installe tout seul pour faire les balances en mode homme-orchestre. En effet Thomas Mascaro est à la fois le batteur, guitariste et chanteur de son set. Bien décidé à réveiller le public légèrement ensuqué par la chaleur, nous emmenant dans son univers à la fois rock’n’roll électrique et parfois plus bluesy. Avec ses rythmes prenants et son énergie communicative, la foule commence à se rapprocher (tout en guettant toujours le ciel qui menace de nous arroser). Principalement influencé par le Rockabilly, le Psychobilly ou encore Hasil Adkins, quand je lui demande le pourquoi du comment de ce seul en scène multi-instrumentiste, il m’avoue que ces horaires de projectionniste dans un cinéma, ne facilite pas les projets à plusieurs. Il a donc décidé de jouer en « One Man Band » depuis 2016.

 

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Il doit être près de 20h30 quand les trois Lyonnais de 111 prennent place. On me promettait des influences de The Dead Weather sur papier et je vois une contrebasse sur scène, je suis curieuse. La formation qui existe depuis bientôt 3 ans commence à avoir son public local. Je suis agréablement surprise de trouver une chanteuse engagée pour les droits humains, n’hésitant pas à rappeler le nombre de femmes mortes sous les coups de leur homme depuis janvier, 60. Emma Cordenod qui assure, c’est bien le mot, à la contrebasse, la basse et au chant avec Rémi Sellès à la guitare et aux choeurs et Julien Jousselme à batterie, qui assurent tout autant d’ailleurs ! Grandement influencés par les nuances sombres de The Dead Weather ou encore de Shannon Wright, le public est conquis. Et moi contente d’avoir choisi ce spot pour passer la soirée ! N’hésitez pas à jeter une oreille à leur dernier EP en date nommé Extended Play (ou EP donc…) en attendant l’arrivée prochaine d’un album. 

 

THE BRAND NEW MEN

Le dernier groupe prend son temps après les balances et joue avec les nerfs d’un public qui commence à s’agiter et à râler entre les gouttes de pluie qui commencent à nous tomber dessus. The Brand New Men, entre en scène et les premiers riffs mettent tout le monde d’accord. Enfin le concert de rock que tout le monde attendait.  À 36 et 35 ans, Lawrence Sutton dit Larry, le chanteur/guitariste et Sébastien Blanchet, le batteur, sont potes depuis la 4ème. D’abord passés par presque tous les styles, Ska, Punk, Reggae, Brit-pop, avant de se livrer à un Rock Garage et sauvage. Principalement influencés par les White Stripes, Jon Spencer Blues Explosion, les Stooges, Sonic’s, MC5… Donc particulièrement influencés par la scène de Détroit des années 69-70. Les hommes flambant neufs sont aujourd’hui près à conquérir le monde à coup de riffs décrocheurs de vertèbres. On ne demande pas mieux à ce groupe qui a mis le feu en fin de soirée à cette scène de la Croix Rousse.

THE BRAND NEW MEN

 

 

Dégainant la veste en fausse fourrure léopard au milieu du set, voici le chanteur en accord avec son « ça », l’animal se prend au jeu, faisant le plongeon dans une foule prête à soulever l’artiste, du moins un moment… 
Retrouvez leurs EP « très artisanaux »  Live in Portorico et Three songs to make love to ici . A noter, une date au Ninkasi Kao le 7 novembre 2019. Affaire à suivre.

 

THE BRAND NEW MAN

Eva Camus – 

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