Décontracte au MO(ther) FO(cker)

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Le MO’FO, c’est le festival alternatif des musiciens pointus et sombres pour oreilles attentives et aguerries à l’expérimentation. Ca commence souvent par quelques instruments inhabituels comme avec l’orgue de barbarie de Saudaa Group ou la harpe d’Emmanuelle Parrenin avec Etienne Jaumet, puis des invitations de légendes avant-gardistes de l’étranger nous font honneur tels Mammane Sani du Nigeria et Rizan Said de Syrie. Ca furette ensuite entre pop, folk et krautrock au gré de Lispector, Tropical Horses ou encore Camera. Et nous finissons au club, balancés de la cold wave à l’électro teintée 60s avec Dollkraut, puis du rock psyché à l’électronica de DBFC.

Le Mo’Fo convoque aussi cette idée de Lo-Fi parce que le son n’est pas de bonne qualité, certes, Mains d’Oeuvre n’a pas les moyens de la Gaîté Lyrique non plus. Mais la salle ne dupe pas son public puisque celui-ci vient surtout pour son ambiance familiale.  Ce lieu de rencontre qui j’ai l’impression nous glisse entre les mains, car la mairie de Saint-Ouen veut y créer un conservatoire à la place dès cette année. Laissez nous donc ces lieux atypiques si rares qui soutiennent la création.

Retour sur cette ambiance en images avec les photos de Mathieu Foucher. Et oui, les huîtres étaient excellentes !

– Julie Lesage –