Ceux qui nous ont fait vibrer aux Trans: report, vidéos, photos, la totale du meilleur

[Photo cover: Photo d’Eddy chanteur des Dizzy Brains, épuisé après son concert, shootée par Alexis Janicot]

Les Trans c’était 86 groupes : des coréens, des malgaches, des bretons, des norvégiens… et autant de diversité dans les genres musicaux. On ne vous parlera ici que de nos coups de coeur, mais y’en a déjà pas mal… Attendez-vous à entendre parler de ces pousses talentueuses d’ici quelques mois, ou parlez-en avant tout le monde !

Jeudi 03 décembre 2015
On aurait tellement aimé voir Klaus Johann Grobe, mais on est arrivé trop tard sur Rennes. On ne peut donc pas en parler mais on est certain que ca devait être chouette. On suivra de près ce groupe krautrock suisse, et on en reparlera c’est promis.

HerHer – Photo d’Alexis Janicot

Direction le parc expo, on découvre le groupe rennais Her : une pop teintée de soul très sympathique mais que l’on aurait sans doute préféré écouter dans une ambiance cosy plutôt que dans un immense hangar. Simultanément dans le hall 8, le moment est grandiose, tenez-vous bien : après une entrée classique de Code, collectif orchestral de 5 cordes et 5 vents, Superpoze nous berce d’électronique, puis Dream Koala entre en scène pour y ajouter chant et guitare. Les frissons envahissent votre corps, les morceaux vous font tantôt rêver tantôt danser. C’est ce qui s’appelle une création spéciale Transmusicales inoubliable, voyez par vous même (full-concert) :

Après le magnifique, l’étonnement. Les 3somesisters arrivent (à quatre) tels des conteurs d’histoires de lointains pays, déguisés et arborant les mêmes grosses boucles d’oreille bleues. Leur chant est à la fois puissant et enchanteur. Les percussions prennent une part importante du live, c’est un véritable spectacle avec une atmosphère tribale, plus qu’un concert grâce à leurs positions théâtrales et leurs déhanchements incessants. Ici aussi, la vidéo vous en dira plus (full-concert) :

Vendredi 04 décembre 2015
On passe tout d’abord à l’UBU pour voir les hollandais Het Universumpje (après univers prononcez « soumpieu »). La formation dispose d’un monsieur loyal qui vient préparer le public pour une participation gestuelle avant les morceaux. Le groupe joue leur nouvel album De Grenzen Van Het Toelaatbare : un sacré mélange de garage, grunge, la fureur métal des guitares, des refrains pop, le tout saupoudré de néerlandais, cette langue avec beaucoup de « r » de « z » et de « t ». Résultat : on ne s’ennuie jamais, c’est même franchement bon !


IMG_20151204_165538Het Universumpje – Photo d’Alexis Cangy

Un peu plus tard on commence la soirée avec le prodige Binkbeats et son attirail d’instruments et « outils sonores ». Cet autre hollandais a tout d’abord commencé à reproduire, seul, des morceaux électroniques aussi complexes que ceux d’Amon Tobin, d’Aphex Twin ou de J.Dilla, tout en analogique. Pari risqué réussi avec brio : il te joue du xylophone d’une main et de l’archet sur une guitare de l’autre. Binkbeats s’attelle désormais à la production de ses propres créations. Grand respect. Sur scène, ce qu’il utilise est parfois aberrant : un mini vieux téléviseur pour le bruit de la « neige brouillée »; un ondamania, le ressort multicolore de notre enfance que l’on poussait dans les escaliers, pour propager une onde sur un morceau d’Atoms for Peace ; des cloches indonésiennes et des gongs chinois… On ne pourrait tout énumérer, car on est sûr de n’en avoir repéré que la moitié. On n’a pas la vidéo des Trans mais voici pour exemple un extrait live du Guess Who Festival :

The Dizzy Brains réveillent les festivaliers par leur rock révolté contre la misère des malgaches et la corruption du gouvernement, ou leur attitude punk à traiter les filles de putes. Eddy crie sa rage avec les yeux exorbités et les muscles saillants, ces gars de Madagascar ont tout à donner ce soir pour sortir de leur quotidien emprunt de la pauvreté du pays. C’est leur premier concert hors de Tananarive, ils ont également pris l’avion et vu l’océan pour la première fois cette semaine. L’opinion du festival toute entière les prend sous son aile. Jean-Louis Brossard, le directeur des Trans, est en quelque sorte devenu leur ange gardien.

Puis vient Worakls band, on avait déjà vu la formation « band » de son collègue N’To à Rock en Seine, on se demandait qui allait bien accompagner Kevin. Là nos yeux pétillent dès qu’ils aperçoivent deux violons, une guitare, un violoncelle, et bien sûr le clavier/piano de Worakls. Le set entier est extrêmement puissant, on a l’impression de faire partie d’une énorme production américaine médiévale. On a pourtant déjà vu Worakls, mais avec cette nouvelle formation, c’est LA claque du festival ! On restera scotché du début à la fin, quitte à pardonner la folie drum’n bass du rappel. Il repasse le 15/01 à l’Olympia avec sa clique Hungry Music, courez-y, c’est énooOOoorme !

IMG_20151205_001740Worakls band – Photo d’Alexis Cangy

Avant d’aller se coucher on attend notre protégé Jacques, le grand expérimentateur du son. Jacques doit être stressé, on ne reconnaît plus sa techno minimale. Ses rythmes sont de plus en plus « electro dansante ». En même temps, pas facile de jouer la finesse à 4h du mat devant une foule aussi jeune qu’imbibée… Jacques reviens nous!

jacques-hall-9-vendredi-Nico-M-Photographe-3Jacques – Photo de Nicolas M

Samedi 05 décembre 2015
A l’Etage, derrière des voiles, Ruben habille des sons et images filmographiques d’électronique planante et de rythmes hip-hop. Le duo termine en nous enfonçant la fameuse mélodie de son titre Comme Une Evidence. Résultat : on l’a siffloté pendant des heures la nuit durant.
De suite sur la même scène, La Mverte, toujours impeccable en bretelles, chemise à poids et moustache, dépoussière la disco et la synth-wave à l’aide d’une techno insolente qui nous fait tous danser, et ça tombe bien il est tôt !

IMG_20151205_200207La Mverte – Photo d’Alexis Cangy

On nous avait dit que Rival Consoles revenait avec une production qui se rapprochait de sa merveille Odyssey. A croire que la montée qui caractérisait ce morceau était une écartade exceptionnelle. Le show reste ultra minimaliste, mais ce qui pourrait nous transporter c’est plutôt le visuel : un voyage graphique splendide !

Rival-Consoles-©Nicolas-Joubard-7028Rival Consoles – Photo de Nicolas Joubard

Darius transforme le plus grand hall du complexe en discothèque de seconde zone, la Greenroom martelle de hardtech, et pendant ce temps, Steve’n Seagulls, un groupe finlandais qu’on aurait tellement cru venir du fond du Texas avec sa country, reprend aux banjo et accordéon les plus grands tubes d’AC/DC, Led Zep, Guns and Roses, Steppenwolf, etc., avec une peau de raton laveur sur la tête. Le hall est clôturé tellement il est comble ! A l’intérieur la foule compacte chante les refrains anthologiques. Alors OK c’est pas vraiment notre crédo chez WiseSound, mais l’ambiance festive vaut le coup d’oeil. C’est sans doute l’un des concerts des Trans 2015 ayant rencontré le plus vif succès, ils engagent une ferveur impressionnante au fur et à mesure des tubes joués. (full-concert video)

C’est Idiotape qui illuminera notre soirée. Ce groupe électro coréen puise radicalement dans l’effet Daft Punk des années 2000, un peu de Chemical Brothers également, et c’est efficace. Le trio (batterie + multiples synthés) pourrait presque raviver la tecktonik 🙂 On retient surtout les deux derniers morceaux,  le délicieux League, et la reprise électro de Sabotage des Beastie Boys. Hell yeah ça crie dans la fosse !

idiotapeIdiotape – Photo de Nicolas M

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