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Ils sont beaux les bretons !

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Comme chaque année, Mathieu Foucher arpente la Route du Rock au Fort Saint-Père, à 9km des remparts de Saint-Malo, pour immortaliser ces visages en liesse de spectateurs aussi rockeurs que bretons. Cette saison PJ Harvey, Yak, IDLES, The Jesus & Mary Chain, Future Islands, Mac deMarco, Temples, DJ Shadow, Tale of Us, Soulwax,  Thee oh Sees, et Ty Segall ont couvert le ressac de la mer.

« C’était génial, une vraie édition rock avec une fréquentation quasi record ! » dixit Mathieu Foucher. En effet avec 23 500 visiteurs, la Route du Rock s’est densifiée de 10 000 rockeurs de plus que l’année dernière.

Oui, Mathieu est sur Instagram. Qui sait, il vous a peut-être déjà capturé en carré ?

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We Love Green en images

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Fidèle aux rendez-vous musicaux, Mathieu Foucher s’est attardé le week-end dernier sur les faciès de ces fêtards écolos du Bois de Vincennes.
Le festival We Love Green battait son plein.
Bobos ou pas tant que ça ? Aficionados ou curieux ?
De superbes portraits humanistes mais aussi de belles captures de nos artistes chouchous dans leur meilleur mouvement scénique,  à savoir FAIRE, Agar Agar, Moderat, Nicolas Jaar, Perfume Genious, Benjamin Clementine, Justice et Anderson Paak.
Et vous, vous reconnaîtrez-vous ?
(P.S: une photo de Mathieu lui-même s’est imiscée dans cette galerie)

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Session merveilleuse du premier festival de la saison

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OK il n’a pas fait soleil tout plein et le sol était parfois glissant, mais l’excitation du premier festival electro du printemps était présente en chacun d’entre nous. Les décors des 3 scènes étaient grandioses (plage, jungle ou hangar digital) et la programmation dingue a fait le reste. Parmi les grands : Maya Janes Coles, Kölsch, Stephan Bodzin, Anna, Agoria, N’To, Konstantin Sibold, …

Maxime Chermat en a immortalisé les meilleurs moments, et ses photos sont aussi colorées que nos souvenirs:
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Le sondage post-Peacock

Certains y ont laissé des plumes et on eu du mal à se remettre d’applomb au bureau. Mais le lundi, ils étaient tous fiers comme des paons, petits yeux ou pas, à répondre à l’éternelle question:

« _ Qu’est-ce t’as fait ce week-end ?
_ J’étais au Peacock ! »
sous-entendu: « évidemment, pas toi? »

Vous dire que les deux mastondontes mis en avant à coup de documentaires au ciné-club et de conférences-interviews étaient Larry Heard et Modeselektor. Vous dire que Âme était aussi mis à l’honneur puisqu’on leur laissait les platines pendant 3 heures pour clôre le festival en live + DJ set. Vous raconter qu’il y avait en option bains bouillants Sköll et service de nettoyage Adidas pour vos chaussures … Vous le savez déjà, tout ca, non?
[Ciné-Club avec Modeselektor – Photo de Jacob Khrist]

On a donc demandé aux festivaliers eux mêmes de nous raconter leur meilleur moment.

Pour beaucoup c’est sans surprise le live de Âme 2 Âme qui remporte la mise: parce que « plus mélodique » comparé à d’autres sets « un peu trop bourrins », l’auditorat était, on doit le dire, assez chaud à partir de 4h.

David, médecin plutôt calé sur le sujet : « mon meilleur souvenir est d’avoir pu assister à ce b2b Âme 2 Âme. Avec des tracks magiques mais anciennes d’Innervisions comme Rej, des unreleased track d’Innervisions comme la future de Rampa sur le label, comme Amolador – Switchdance et comme la closing track (Marc Houle: Tomboys). Mais aussi des tracks jamais entendues ailleurs comme l’unreleased track de Denis Horvat ou alors la surprise Stones & Bones feat. Toshi – Amahloni (Manoo remix) ! »

Pour d’autres, comme Rémi, Modeselektor était LA référence du festival, celle qui ne déçoit jamais.

Rafaël ? C’était sa grande première, comme un moment unique et hors du temps : « Peacock Society 2017 ?! Plus qu’un souvenir, une expérience ! Sa programmation fût au diapason de son public, riche et éclectique. Toutes les générations averties sont appelées à danser et à s’enivrer de grosses ondes. La musique et le lieu se prêtent au non-temps et au mélange des genres. L’union et la communion sont à leur comble. On s’agite, on s’exprime, on s’excite. Je vibre de l’énergie collective! »

En effet beaucoup apprécient la mixité quant à l’âge des festivaliers, comme Jérémie, magicien, qui a aussi relevé que les DJs n’étaient jamais annoncés : « Les gens viennent voir des DJs qui ne sont pas mis en avant. Leur nom n’est pas affiché, tu ne sais pas qui tu regardes. Je trouve ça dommage. » Effectivement, c’est un peu galère de toujours devoir vérifier le line-up en temps-réel, dans un espace au réseau souvent saturé…

Et pour autant, bon nombre ont découvert de nouveaux noms et leurs oreilles s’en réjouissent encore : Max et Rafaël, respectivement journaliste et développeur web, ont reçu une « claque de Roman Poncet ! Même si Fatima Yahama et of course Larry Heard étaient au top! » ; 

Baudouin, DJ, a eu mal pendant le set de Bjarki: « sur modulaire, c’est juste un enfer…c’est brouillon, il n’y pas d’histoire, c’est un mélange de sons infra-basse mal montés avec des basses qui ne sont pas franches… », mais est heureux d’avoir découvert Paula Temple.

Comme Caroline, analyste marketing, qui a carrément été hypnotisée par les vibrations puissantes, saccadées et profondes de la grande anglaise: « Elle a une telle maîtrise des transitions, et de l’enchaînement des sons ! Elle te balade et se ballade en fait. Et toi franchement tu es tellement heureux de partager ça avec elle. C’est vraiment un cadeau! Tu es en face d’une des grandes représentantes de la trop rare scène féminine techno quand même! »

Chapeau bas tiré par la plupart des festivaliers pour l’organisation, qui a évité au max les files d’attentes en multipliant les bars (même si, pour Max, « la bouteille d’eau à 5€, c’était peut être un peu trop » ).

Un dernier témoignage pour la fin: « Il faut que la Peacock reste à ce qu’ils savent faire: house et un peu techno…parce qu’ils ne peuvent pas rivaliser avec le Weather festival… »

Et vous, qu’en avez-vous retenu? N’hésitez pas à nous laisser vos commentaires 🙂

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Avez-vous croisé l’objectif de Mathieu Foucher ?
La spécialité du photographe est de capter la convivialité des évènements comme l’individualité de chacun de ses participants. Certains étaient #bouillants !
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– Julie Lesage & Marine Lombard & vous –

WLG: le meilleur et l’insolite

[cover Mathieu Foucher]
« Ouh La gadoue, la gadoue », « on patauge », « c’est verdun » … Bon ca va, ça suffit, on était prévenus. Nous étions tous équipés et au taquet pour la 3e session du festival responsable. Retour sur le meilleur de We Love Green:

A. LCD Soundsystem
Un live parfaitement millimétré. James Murphy en pleine forme, chef à voix d’un orchestre de 10 musiciens. Le public dans un état d’émerveillement chante à pleine voix chaque hit et le concert ne compte que ca, que des tubes qui nous ont tellement manqué: Us VS Them, Tribulations, Yeah yeah yeah, New York I love you, Dance Yself Clean, Daft Punk is playing at my house, …


Vidéo d’Amael Madon


Vidéo de PaulineLiveMusic

B. Le LALALAND
3e nouvelle scène du WLG, le chapiteau du Badaboum apparaît comme une récompense après le long chemin boueux. Le contraste très classe d’énormes lustres suspendus dans une énorme tente aux drapeaux de prières tibétains accueille des pointures de la chill house de Session Victim aux montées électro affolantes de Matthew Dear, avec la bonne humeur que nous a offert Acid Pauli. Et bonne pioche le stand Mort Subite juste à côté fournit la meilleure bière du festival.

Photos de Paul Frey, cliquer pour agrandir

C. AIR, FAT WHITE FAMILY, JACQUES
Air berce nos souvenirs avec un son délicat et précis. Le chanteur des rockeurs à l’esprit punk Fat White Family finit en caleçon mais parait assez sobre, normal il n’est que 14h il n’a pas encore ouvert la vodka 😉 . Jacques continue de nous surprendre à ramener de nouveaux jouets à chaque live: sur la scène du Think Tank, il a enregistré un plat, une plaque en métal, les roues d’un avion (jouet), …

D. LE STYLE
Parce que même s’il ne fait pas 30° à l’ombre, un festival c’est toujours l’occasion de sortir en pyjama licorne.

Photos de Mathieu Foucher, cliquer pour agrandir:

Photos de Paul Frey, cliquer pour agrandir:


Les moins: l’orga à revoir pour palier les pannes d’électricité, les DJ set d’Amon Tobin et Metronomy quand on aurait tellement préféré les voir en live, 8TRES (le marchand d’huitres) on t’a cherché partout en vain!

Marvellous, un monde merveilleux avant-goût d’été

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Première fois qu’on sort de Paris mi-Mai direction Marvellous Island Festival sous un astre jouant à 1, 2, 3 soleil,. On est venu tôt car la chantilly monte tôt avec Sascha Braemer prévu dès 14h. Jamais venu à « la plage de Torcy », on découvre un environnement enchanteur. Imaginez une scène recouverte d’énormes fleurs psychédéliques à l’entrée, un espace « sieste à la maison » avec tout le mobilier d’une grande maison disposé sur un parterre de paille, des vrais lits jusqu’à la vaisselle et les lampes. Bon le deuxième jour, toutes ces charmantes décorations « at home » avaient disparues. Cassées ou volées, faites chier les gens.

On gravit une butte verte surmontée d’un joli petit pont fleuri, et là c’est vraiment chouette: vue imprenable sur le lac de Torcy et sa verdure environnante, aucun bâtiment à l’horizon, et la plage en contre-bas avec les danseurs venus tôt pour ne pas louper une miette des sets de Sascha Braemer, &Me, Ellen Allien, Agoria, Pan Pot, Rodriguez Jr, Popof, et bien d’autres. Rien que pour l’endroit, on est content.

On décide de s’installer premièrement en haut de la butte, version chill sur des plaids et ca tombe bien le soleil a décidé de nous réchauffer les avant-bras. Direction l’un des nombreux bars sans trop de file d’attente et là grosse surprise: Vodka, Rhum, Whisky, Tequila, et même Caipirinha en plus des traditionnels bières et softs… Mazeltov pour ceux qui n’aiment pas la bière!

Au top des services commerciaux également: un tabac ! Bon, cher, mais ca marche !

Et le soir, tout le monde s’aglutine dans un hangar à l’odeur d’étable et une terre marquée au tracteur pour un sacré show à la brésilienne organisé par le club barcelonais Elrow: déguisés sur échasses, pluies de confettis et bouées géantes ont donné un côté foufou à l’ambiance surchargée d’électricité.

Vivement Marvellous 2017 tiens !

Dans les anecdotes live: Dommage que Sascha Braemer commence si tôt son set d’extrême qualité. Rodriguez Junior s’installe carrément sur le devant de la scène pour jouer live ses synthés et il s’éclate. Ellen Allien arrive en retard et ne se rend pas compte qu’elle n’a pas remis les basses. Pan Pot très bon chill. Popof comble les attentes. Belle découverte de Mirko Loco à l’Indian Stage.

Voici les photos de notre magicien Jérémie Zimmerman dit The Magic BrainWasher
Voir la vidéo 

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L’énergie décapante de Ko Ko Mo et Birth of Joy

Au Point Ephémère le 29/03/2016

Ko Ko Mo est un duo français guitare + batterie mis en avant aux Transmusicales 2015, gage de qualité. Et en effet, c’est en live qu’il faut les voir. La voix du guitariste balance du rock au blues avec beaucoup de chaleur et proximité, tandis que le tribal batteur nous fait voyager dans les champs de coton. Quelle belle découverte !

Birth Of Joy, 60s on Steroids, n’a plus besoin d’être présenté, la fougue de Kevin le chanteur hollandais sur scène décape et ravit. Ce soir le groupe nous joue son 4e album Get Well, c’est sûr quand on sort trempé de leur concert, on se sent plutôt bien.

Robert Gil, le photographe aux 8851 concerts, nous raconte la sueur en image :

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Retrouvez toutes les photos de Robert Gil sur son site
https://www.photosconcerts.com/

 

Qui sont les festivaliers de la Route Du Rock ?

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On ne compte plus le nombre de festival en France mais plutôt ceux auxquels on ne peut assister faute de temps. Le festival en lui-même ne s’adresse plus à une poignée de fondus de musique qui connaissent toute sa programmation sur le bout des doigts, horaires et paroles appris par coeur. Le festival tend plutôt à devenir une sortie de week-end alliant le culturel, l’exode, les découvertes culinaires, la sortie pour enfants, la recherche de vinyles, et la biture avec les copains. Combien de personnes s’inscrivent à la Weather sans connaître le moindre artiste du line up?

« Quoi? t’as pas fait la Peacock cet été? » (là tu deviens has been) Le festival est un produit de communication, un nouveau studio photo. Il s’affiche sur réseaux sociaux; c’est un must de montrer sur Facebook que t’as une vie culturelle bien remplie et que tu t’amuses comme une folle avec tes fleurs dans les cheveux. Tu n’es pas statique, non, tu iras jusqu’à Calvi ou la Croatie s’il le faut car rien n’est inatteignable, surtout si soleil et plage transforment le festival en destination de vacances.

Et si tu ne fais pas le festival de ce week-end, tu fais quoi? bah rien parce que tous tes amis y sont…Le festival s’inscrit à la tête du box office des sorties de 2-3 jours, normal c’est l’été.

Parmi ces immenses flux migratoires attirés par les vibrations sonores, on arrive tout de même à catégoriser certains visitorats: les jeunes parisiens à large budget pour Calvi, les fous furieux de la boue et des prods pour Dour, les avant-gardistes qui aiment connaitre tout avant tout le monde pour les Trans, les écolos pour We Love Green, …

Et pour la Route du Rock? Qui, en dehors des bretons, ose braver la pluie sur les remparts de St-Malo pour écouter une programmation restreinte, tournée vers le rock (avec un peu d’électro quand même, ca marche du tonnerre l’électronique chez les 20-30 ans), oeuvrant définitivement à la promotion d’une qualité émergente ?

Mathieu Foucher est parti avec son Canon 5D immortaliser les émotions de la Route du Rock. Il capture l’énergie débordante de Foals et Algiers, la masculinité de Savages, la bouille de génie de Rone, le sérieux de Daniel Avery, la concentration maximum de Flavien Berger, …mais ce qui nous a surtout touché dans cette série de clichés signés Mathieu, c’est cette attention particulière portée sur l’esprit que dégage chaque festivalier. De multiples visages à travers lesquels transparait l’émotion, le rêve ou la rage dans lesquels la musique nous transporte. Tous ces visages semblent familiers, on a envie d’être potes avec eux, de partager ces moments forts. Aaaaah la bonne ambiance fraternelle des bretons! La pluie et le vent ont ce bon côté de pouvoir tous nous rapprocher, égaux.

Peut-être vous reconnaîtrez-vous, ou votre petite cousine qui s’émancipe, ou votre collègue ayant troqué le costume contre le cuir (pardon: le ciré), un de nos artistes rock préférés s’est même prêté au portrait ! Devinez qui?
Et si vous connaissez Mathieu, on vous met au défi de le trouver.

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Pour en savoir plus sur Mathieu Foucher: http://www.mathieu-foucher.com/

THE SOFT MOON, au-delà du brouillard

La Maroquinerie, le 03/06/2015

Vous étiez au concert de The Soft Moon, mais avec ce brouillard omniprésent, l’interdiction de projo de face, cette ambiance dark indus post-punk enfumée, vous ne savez toujours pas à quoi ressemble Louis Vasquez ? Heureusement Unkle Z vous a fait quelques gros plans en première loge:

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