Un bon coup de Wild Beasts

« Hautement. Désirables.
Un peu trop propre? Tss tss, minute poupée. Deux pages de pubs bonbon / lessive plus tard, le chanteur prévient, avec un « we are going to take it to the past tense » faussement innocent, que la température va grimper… et qu’être bad boy, mademoiselle, c’est un métier. Car le son devient electro-rock musclé, les voix se font criardes, le déhanché carrément lascif. De Get my Bang à Wanderlust, Wild Beasts explore une masculinité drôle et paumée, limite perverse. Bien camouflés derrière leurs vestes en jean repassées, ces sadiques nous ont appâté à la distribution de bonbons, pour mieux ensuite nous donner sans sourciller du « Do I look like someone who gives a fuck » et « Alpha female, I’ll be right behind you ». De mauvais garçons transpirant le sexe qui brisent les cœurs effarouchés, se battent dans les afters de Belleville, et posent leurs couilles sur le bar en guise de pourboire. »

Et si nous bravions la tempête (avec) Molécule ?!!

AirBNB sur un chalutier ? non merci, j’ai vu le show de Molecule.

« On avait rendez-vous pour un tour en bateau. Port de départ : la Gaîté lyrique. On aurait du prendre nos cirés, on n’avait pas prévu la claque qu’on allait se prendre. Une bonne claque d’air iodé, de mouettes perdues en pleine mer, d’échos métalliques d’un chalutier en marche, et de rafales de mer déchaînée. Une immersion 360° dans un monde poisseux presque collant et surtout humide et violent. A la proue de ses claviers, le capitaine Molécule (aka Romain Delahaye) associe ses sons à des jeux d’images prises au large et projetées sur les murs tout autour de nous. »

Holy Fuck, bricoleurs joyeux du son

Holy Fuck, voilà un nom de groupe bien curieux, et quand il se produit au Badaboum, la corrélation fait doucement sourire. D’après le magazine Pitchfork, le groupe s’est formé à Toronto avec l’objectif de créer l’équivalent de l’électronique moderne sans en utiliser les techniques: programmeur, looping, splicing, etc. Allons donc voir cela de plus près.