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Evènements à dater: théâtres, expos, etc

FESTIVAL OU CAPITAL – L’EXEMPLE LOLLAPALOOZA

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Ou comment la belle idée d’un partage de musique live, initiée dans un champ de fleurs sauvages a progressivement glissé vers l’essorage intensif et maximisé du porte-feuille des festivaliers…

Newport, Reading, Glastonbury, Hurricane, Paléo… Tous ces festivals aux noms connus des afficionados de musique débouchant les tympans ont une longue histoire prenant généralement source dans l’inspiration woodstockienne (sauf pour Newport, ancêtre des ancêtres). Ces festivals ont traversé le temps et ont du affronter les turbulences des périodes contemporaines pour pouvoir continuer à exister: formulé simplement, ils ont du devenir rentables. Les équipes d’organisation ont donc changé, certains festivals sont devenus des filiales de gros groupes de divertissement.

L’effondrement de l’industrie du disque à compter de l’aube des années 2000 a également totalement transformé  la source principale des revenus des artistes. On vient moins jouer en festival pour défendre son dernier album que pour gagner sa vie d’artiste. Ce faisant, les cachets des uns et des autres n’ont cessé d’augmenter, accentuant par là-même le besoin de rationalisation et de rentabilité imposé aux programmateurs par les directeurs ou propriétaires de festival. On a évidemment entendu parler de ces phénomènes cette année avec Rock en Seine (détenu majoritairement par AEG) concurrencé sur son premier jour par la nouvelle création de Live Nation, le Paris Summer Jam.

Il en va de même pour ce festival un peu particulier et revendiqué alternatif (à sa création) qu’est Lollapalooza. A l’occasion de la deuxième édition de la version parisienne du désormais grand cirque (made in Live Nation, justement), on vous propose un petit stop et un regard sur les 25 dernières années pour essayer de saisir comment les changements évoqués plus haut ont agi sur l’identité du festival initié entre autres par Perry Farrell, membre fondateur de Jane’s Addiction ou de Porno for Pyros.

Mais avant tout cela, qu’est-ce que veut donc dire ce mot foutraque ? Les sources divergent… Voici 3 possibilités parmi d’autres.

La plus probable est que ce mot magique, sûrement cousin éloigné du Supercalifragilisticexpialidocious de Mary Poppins, désigne en argot de rue une chose ou une personne inhabituelle, déroutante, voire choquante mais avec un petit côté positif, soit quelque chose d’extraordinaire, au sens premier du terme. Cela peut aussi désigner cette réaction en chaîne lorsque quelqu’un raconte quelque chose de drôle et que le rire des premiers entraîne celui des autres jusqu’à ce qu’on arrive au fou-rire, le vrai, le beau, celui qui fait qu’on n’arrive plus à respirer et qui vous oppresse les côtelettes… Il pourrait également s’agir d’un orgasme durant 3 jours… On vous laisse poursuivre vos recherches de ce côté-là. C’est sûrement avec un peu de tout ça à la fois que Perry Farrell et ses acolytes avaient mis sur pied la tournée d’origine.

Car oui, Lollapalooza était à la base une tournée indépendante, rock et festive créée par Perry Farrell, qui écumait les USA avec jusqu’à 40 dates par édition à travers tout le pays. La première édition a lieu en 1991 et compte à l’affiche de dignes représentants de l’Indie rock de la fin des années 80 comme Violent Femmes, Jane’s Addiction (évidemment) ou Siouxsie and the Banshees mais aussi les tout jeunes et déjà déroutants Nine Inch Nails et même un des premiers cross-over rap/metal réussis, le Bodycount d’Ice-T. Eclectisme, déjà… Mais éclectisme cohérent ! Quoique… Pas pour tout le monde. Dès le début de l’existence de la tournée, les purs et durs de la musique indé, notamment un certain Steve Albini, décriaient le principe et affirmaient que ceux qui jouaient là étaient aussi des victimes du grand méchant capital en train de dévorer le milieu de la musique indépendante US du début de ces années 90. L’avait peut-être pas complètement tort le gars Steve, au vu de ce qui s’est passé depuis…

Pourtant, Farrell et ses associés mettent clairement en avant le côté alternatif de la tournée et des groupes y participant. Il y a même toujours eu plus que de la musique à Lollapalooza. Dans ces premières années, on peut trouver dans ce joyeux fatras foutraque des compagnies circadiennes, des conférences autour de la préservation de la planète, des thèses politiques « alternatives » pour les USA, tout un aréopage de ce qui est censé représenter cette culture alternative que les organisateurs souhaitent mettre en exergue. La tournée prend son essor et devient un rendez-vous incontournable de l’été américain. Bon an mal an, la programmation semble satisfaire le public de plus en plus nombreux. Même le retrait de Nirvana de l’affiche de la tournée ’94, suite au décès de Kurt Cobain en avril, ne chamboulera que très peu l’affluence prévue cette année-là.

Victime (ou pas ?) de son succès, de plus en plus de personnes veulent venir à une des dates de la tournée Lollapalooza chaque année. Le besoin de têtes d’affiche de plus en plus imposantes se fait sentir. Inévitablement, l’éternelle querelle revient: pour certains, des têtes d’affiche trop mainstream signent forcément l’arrêt de mort de l’esprit alternatif de la tournée; pour les autres, c’est le genre musical qui n’est plus assumé (la polémique autour de Metallica tête d’affiche de l’édition 1996 n’est toujours pas terminée à ce jour). Bref, doucement mais sûrement, l’idée originale de la tournée est en train de mourir de sa belle mort et 1997 est la dernière édition de cette version « Lollapalooza Tour » , si on excepte 2003, tentative de refondation qui se solda par un échec commercial et l’annulation de la tournée suivante prévue à l’été 2004.

C’est en 2005 que la version de Lollapalooza encore d’actualité aujourd’hui (soit un festival sur plusieurs jours se tenant dans l’historique Grant Park de Chicago) voit le jour. Ferrell est toujours dans l’affaire mais des poissons de plus en plus gros se sont joints à lui et à ses partenaires de l’époque. Notamment C3 Presents, le plus gros promoteur indépendant de concerts et agent de musiciens de l’époque. Une petite décennie plus tard, C3 se fait absorber par un poisson encore plus gros, un certain Live Nation. Voilà pour l’historique. A partir de 2011, Lollapalooza s’exporte et le festival compte progressivement des éditions au Chili, au Brésil, en Argentine, en Allemagne et donc, dernier né de la famille, en France, à l’hippodrome de Longchamp (d’autres pays sont à l’étude). Si l’historique festival de Reading a été une des inspirations quand Farrell a monté sa tournée originelle, l’esprit du vénérable festival anglais comme on le connaissait dans les année 90 n’est plus du tout la référence de cette édition parisienne.

Tout a changé, évidemment.

En-dehors des fans hardcore de chaque artiste (et oui il y en a encore et tout le temps), on vient à Lollapalooza entre potes, éventuellement écouter un peu de musiques, mais surtout se prendre masses de selfies immédiatement partagés sur les différents réseaux sociaux. La musique ne semble clairement plus le critère de jugement principal pour savoir si un festival est bien ou pas. Alors ça a parfois du bon que les organisateurs se soucient aussi de l’accueil de leurs festivaliers, notamment en terme d’alimentation. On ne va effectivement pas se plaindre de pouvoir avoir le choix entre plusieurs chefs reconnus qui mettent en place leur food-truck ou équivalent en élaborant un menu spécifique pour la durée du festival; ou bien d’avoir le choix entre plusieurs types de bière et ne pas être obligé de forcément consommer des bières blonde insipides avec un grand H vert sur le verre.

A Lollapalooza, on peut se faire tatouer, on peut acheter des jeans, on peut jouer à des jeux vidéo, on peut gagner tout plein de merchandising, on peut acheter tout le merchandising de tous les groupes présents (ou pas…), on peut amener ses enfants (mais rien de neuf non plus ici, Glastonbury faisait déjà l’annonce d’une Children’s area en… 1981), on peut sauver la planète (en tout cas donner son argent pour espérer qu’elle le soit), on peut tester son alcoolémie, on peut… écouter de la musique ?

Tout cela n’empêche sûrement pas de passer un bon moment ni d’entendre et de voir des performances de haut niveau. Entre rock de stade (The Killers, magistraux cette année), sets soul classieux (Rag ‘n Bone Man), rap hardcore (Scarlxrd, « drunk as fuck » selon ses propres termes, mais bluffant), soupe rnb popesque (déjà tellement oubliés) et électro douteuse (mais pas que, fort heureusement, merci M. Kalkbrenner), tous les concerts ne peuvent pas être du goût de tous. Ca laisse d’ailleurs des moments de répit entre 2 sets susceptibles de nous intéresser, à condition de trouver un coin d’ombre, autre gros problème de l’édition parisienne si on n’a pas d’accréditation media ou de pass VIP qui permettent de se réfugier dans d’agréables petits endroits préservés avec arbustes, tables et cocktails (merci encore les amis, on reviendra l’année prochaine si vous voulez encore de nous ;-).

Bref, la vérité est sûrement ailleurs mais la dimension d’un tel festival est forcément une raison de ne pas pouvoir avoir une programmation trop pointue, dans un genre musical ou un autre. L’aspect organisationnel et logistique d’un tel raoût est d’ailleurs assez flippant au final. Pour preuve: comme c’est désormais malheureusement la règle dans la majorité des gros festivals, tous les concerts ont commencé (et surtout se sont terminés) EXACTEMENT aux horaires que le programme annonçait. Pour les artistes, comment garder un semblant de spontanéité ? On peut finalement remercier Nekfeu de s’en être un peu « balek » selon se propres termes, en continuant son show sur la scène principale A un peu au-delà de 20h30, heure à laquelle The Killers devaient enchaîner sur la scène principale B (à Lollapalooza, les deux scènes principales sont côte à côte, de façon à ce qu’il n’y ait aucun temps mort du aux changements de configuration de plateau)… Ca a donné une belle battle et un gloubiboulga sonore des plus intéressants  (imaginez un mauvais mash-up entre M. Brightside et « J’aurais pas du »). Impressionnants Killers qui viennent jouer leur titre phare (prévu à la base en fin de concert, et qu’ils re-joueront quand même pour clore leur set) pour ferrailler « soniquement » parlant avec ce gars qu’ils ne connaissaient évidemment pas. On espère que tout ce petit monde est allé boire un coup à la fin même si on peut raisonnablement en douter…

A travers cet exemple précis de l’édition parisienne de Lollapalooza, on a finalement  l’illustration de la mutation des festivals depuis le milieu des années 90. Tous les ingrédients du départ sont toujours là. Polémiques de programmation mises a part, la recette est la même. Sauf que cela s’est mondialisé, au sens premier. A la place d’une (grosse) tournée US organisée par un groupe et les groupes des copains, on a finalement une tournée mondiale (beaucoup des groupes jouant à Paris figurent aussi dans le programme des autres Lollapalooza) organisés par un promoteur géant, lui-même représentant également la plupart des artistes. Le rassemblement de joyeux idéalistes mélomanes dans un champ de fleurs sauvages est définitivement passé de mode.

– Boris Chapelle –

Crédits Photos: Charles Reagan Hackleman, Unknown

Crédit Vidéo: WatchMojo.com, Lollapalooza, TennantSama, Thomas Mebius

 

Rock En Seine : Faut creuser, y’en a des bieeeens

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Au rachat du festival Rock en Seine par Mathieu Pigasse il y a 2 ans, on criait à l’uniformisation des festivals de France sous quelques grands noms, réducteurs de la diversité musicale à ce qu’il y de plus rentable (donc de la daube commerciale). Le rock avait déjà laissé quelque place aux autres musiques actuelles comme les urbaines et les électroniques. Puis cette année, un nouveau scandale de grands tourneurs éclate : l’américain Live Nation réussi à récupérer Kendrick Lamar initialement programmé à Rock en Seine, et le place sur sa Paris Summer Jam à l’U-Arena le même jour que l’ouverture de Rock En Seine, on pourrait presque dire en face, faisant un pied de nez,… La Guerre est déclarée.

Côté public, à l’annonce cet hiver des premières têtes d’affiche d’RES session 2018, les amateurs de rock pleurent, et nous avec : PNL, Macklemore, Justice que l’on voit partout, Bicep, Post Malone….plus une sacrée flopée de rappeurs qui s’imposent dans le tier-quar de St-Cloud, une vague histoire de bizz sur un week-end, …
Les fidèles festivaliers ne s’y retrouvent plus: aucun groupe légendaire à la hauteur des précédentes venues telles QOTSA, Massive Attack, Radiohead ou Foo Fighters.
Jared Leto aurait-il coûté trop cher avec ses 30 seconds to Mars ?

La rentrée approchant, on quitte le sable brûlant et rejette un coup d’oeil à la programmation complète du festival. Finalement, on détecte une dizaine de bijoux d’influence garage, psychédélisme et post-punk, avec lesquels vous pourriez être surpris de l’énergie que déploient nos frenchies, qui n’ont plus rien à envier des excellents voisins british (bien sûr de la partie). Ajoutés à cela un peu de couleurs et sourires australiens et texans, on a notre panel rock :

PARCELS


OK C’est pas du rock, mais Parcels vous donnera le sourire dès le premier jour avec son electro-funk clin d’oeil aux années 70s, teintée de surf australien, ca vous détentra car ce week-end s’annonce aussi comme un bon moment entre copains, avant de se plonger vraiment dans le taf de l’automne.

MNNQNS


Lauréats du prix Ricard Live Music, ces rouennais à prononcer « Mannequins » détonent cheveux longs et rebellion, sur un post-punk aux influences Joy Division.

THE LIMINANAS


Le duo de Perpignan a changé plusieurs fois de chanteuse, a navigué de yéyé français à garage rugueux. Avec leur nouvel album Shadow People, il se sont fait une place, aimés des plus grands tels Anton Newcomb, Arnaud Rebotini, Franz Ferdinand, et Primal Scream. A ne pas manquer !

KING GIZZARD & THE LIZARD WIZARD


Au rythme de 5 albums sortis en un an, les sept australiens surf du garage au rock progressif, dans une optique hautement psychédélique. Leur création est si foisonnante, qu’on ne peut prédire leurs concerts. Vous verrez donc bien…

THE PSYCHOTIC MONKS

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Si le rock pour vous se définit par un chaos de riff saturés dans une brume épaisse, vous trouverez bonheur chez ces moines qui ont brûlé leur toge dans laquelle leurs cheveux longs s’emmêlaient. On espère juste qu’ils n’amèneront pas la pluie.

FAT WHITE FAMILY


Super groupe de rock, ces punks dans l’esprit sont à la vodka dans le gosier et déjantés sur scène, du pure british comme on l’aime.

THE BLACK ANGELS

Les piliers du psychédélisme texan vous feront chavirer dans une torpeur qui malgré toutes les couleurs virevoltantes sur écran, restera bien sombre.

JESSICA93

Ca vient du 9-3, mais ca sent le shoegaze, la cold-wave et surtout le badass. Pour une fois que le bon rock noir n’appartient pas qu’aux Anglais, on en est très fier !

IDLES

Enfin Idles, ces Anglais avec leurs paroles au vitriol, parfois engagées, toujours énervées, on fait un tabac l’année dernière. Ils reviennent, faites gaffe: ca va pogoter.
« Mother….fucker! »

– Julie Lesage –

Photo Une ©Mathieu Foucher

3 raisons d’aller voir/écouter l’expo Daho l’aime pop !

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Jusqu’au 29 avril 2018 à La Philharmonie.
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Etienne derrière un appareil photo, titre tricolore : Daho l’aime pop ! Affiche trompeuse les amis. J’hésitais à y aller de peur de me retrouver à l’expo d’un amateur photographe prenant ses collègues de mêmes ondes radios en cliché carré pour son Instagram. Hum parce que la pop c’est vaste, et surtout parce qu’on y lit populaire, et ce mot effraie depuis plus de 60 ans…
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Mais j’en suis sortie ravie et je vais vous dire pourquoi en 3 points, oui comme un parfait post inbound marketing.

1. Parce que ce parcours historique vous remettra les pendules à l’heure 

Divisé en 4 périodes de 20 ans, le parcours photographique retrace l’histoire de la pop française à travers l’oeil d’une miriade de photographes différents. Dans le casque sur les oreilles,  les tubes français qui ont compté pour Etienne Daho tout au long de sa vie.

1950-69 : Les portraits Harcourt soulignent les audacieux que le petit Etienne devait entendre sur le poste radio familial : Brel, Salvador jeune à croquer, annonceurs d’une pop éprise de liberté, suivi des yéyés Johnny/Sylvie, lorsque que la belle gueule de Dutronc faisait craquer tout le monde. 1970-84: où l’on apprend que Jean-Michel Jarre était surtout parolier et quelques anecdotes sur les premières Rencontres Transmusicales de Rennes avec sa scène du rock rennais. 1985-99: la cold wave bat son plein. Daho rencontre Elli Medeiros, Niagara, joue avec Air. 2000-2017 : âge d’or de la French Touch, ainsi que les talents contemporains plus discrets, de Mirwais à Tristesse Contemporaine.

2. Parce qu’Etienne parle limite plus de punk que de pop

[Cliquer pour agrandir les photos]

… et qu’il nous raconte des moments intimes comme sa peur d’interviewer l’impétueux Gainsbourg, les soirées défonce avec Nico, le hoquet sur scène à cause de la bière, ses nuits interminables avec Jacno. Finalement le « populaire » d’Etienne Daho ne correspond pas du tout à ce que l’on redoutait. Daho a plutôt fréquenté l’école de la débrouillardise punk et le mouvement rock rennais avec ses copains Marquis de Sade. Saviez-vous que Michel Gondry était batteur pour le groupe Oui Oui avant de se recentrer sur le cinéma ? Que Chassol venait de Sébastien Tellier ?

3. Parce que vous ne voudrez plus rendre votre audioguide

Après qu’Etienne vous ait susurré toute sa vie au creux de l’oreille, vous refusez de rendre l’audioguide, et suppliez la sécurité pour un prêt à la soirée, histoire de s’endormir avec la même douceur, sans passer par la case jingle de la ratp.

Au final, c’était une expo audio plus que photo. Parce que je n’ai rien retenu des nombreux photographes, mais j’ai tout noté des groupes à ré-écouter tels Stinky Toys, Gamine, Elli Medeiros, Jad Wio, La Souris Déglinguée, Kas Product, Les Nus, Tokow Boys, Modern Guy, Polyphonic Size, Melody’s Echo Chamber, Catastrophe, …

– Julie Lesage –

 

Du Streaming au Live, l’aventure est à un titre

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Spinn Up propose de sélectionner 16 groupes émergents pour jouer au Printemps de Bourges. C’est le moment de te bouger.
Comment participer ? C’est simple et tu gagnes même de l’argent !

Il suffit de partager un titre en streaming sur la plateforme SpinnUp. Pour une égalité des chances, la plateforme de distribution digitale d’Universal Music ouvre ses inscriptions gratuitement du 8 février au 1er mars. Et plutôt fair, la plateforme  promet de reverser les 100% des droits d’auteurs des écoutes durant cette période. Donc autant commencer tôt.

Parmi toutes les inscriptions, 16 artistes seront choisis pour jouer à Bourges, version festival off, du 25 au 28 Avril, dans le cadre du Printemps de Bourges.

Tu n’as donc pas une minute à perdre : C’est parti !

15 mars : Annonce des artistes sélectionnés par le jury

 

Les 4 headliners du Big Bang festival

 VENDREDI 27 OCTOBRE
 LEN FAKI
Big Boss du très respecté label FIGURE et véritable mastodonte de la Techno allemande, Len Faki impressionne par ses rythmes bruts et entraînants aux 4 coins du monde.
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  BLAWAN

  Fondateur de TERNESC records et figure bien installée de la scène électronique, Blawan s’est imposé en quelques années comme un nom incontournable de la techno.

 SAMEDI 28 OCTOBRE
 JEREMY UNDERGROUND
Réputé comme l’un des plus grands chasseurs de vinyles et patron de l’excellent label MY LOVE IS UNDERGROUND, le français a emmagasiné un répertoire hallucinant et d’une diversité rare.
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   THE HACKER
Producteur éclectique allant du hardcore à la techno de Détroit en passant par de l’electro-pop, The Hacker s’est révélé être un artiste touche à tout sur la scène électronique.

 

Gagnez 2 invitations pour la nuit du samedi 

L’ « after de la Techno Parade » s’étale sur 3 jours !

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Il y a encore quelques années, une seule question défilait à travers les rues, derrières les chars de la Techno Parade: « il est où l’after officiel ? »
Le Dream Nation festival s’est depuis emparé de l’opportunité et une fois par an, donne une ampleur internationale et festivalière à ce week-end particulier de septembre : 3 jours pour plus de 50 artistes sur 6 scènes pour représenter toutes les musiques électroniques de la Trance à la Hard-Tech en passant par la Drum’n Bass.

Avec une affiche à tête de mort éclatée, le Dream Nation veut faire revivre l’esprit originel de la Rave, underground donc mais sans en oublier les couleurs. De nombreuses installations VJ, mapping et laser animeront les différentes salles. Danseurs et performeurs sont également attendus sur les Docks de Paris pour vous offrir une nuit inoubliable le samedi. Et un village avec des manèges de fête foraine sera même recréé pour les aventureux aux coeurs accrochés.

VENDREDI SUR SEINE
Vous commencerez le before vendredi soir sur la Seine au Petit Bain, entre terrasse sous les étoiles et cale de péniche, sous une ambiance psychédelique et tribale offerte avec chaleur par le serbe E-Clip et les français Talamasca, Drenan, et Raf Fender.

SAMEDI AUX DOCKS
Dégourdissez vous les jambes en suivant la Techno Parade et ses nombreux chars à travers la capitale. Mais n’en faites pas trop non plus, car vous n’êtes pas prêt de vous coucher.
L’équipe du Dream Nation vous attendra dès la tombée de la nuit pour l’after de la parade aux Docks de Paris, complexe de trois salles classé patrimoine culturel national, auquel seront ajoutés un grand espace extérieur ainsi qu’un village convivial avec animations, stands, food-trucks et espaces chill, pour une capacité totale de 15 000 personnes.

      

Côté programmation, finit la house de l’été, vous oreilles vont vrombir sur du lourd. On compte ainsi dans les grands noms: Derrick May, père fondateur de la Techno, Lenny Dee, maître à penser du Hardcore Gabber, Andy C, dont la contribution au mouvement Drum’n’bass, est majeure ou encore Juno Reactor, activistes de la Trance Psychédélique depuis plus de 25 ans.

Ces 4 mouvements délimiteront 4 scènes différentes, sur lesquelles se succèderont un melting-pot international de producteurs actuels comme l’israélien Ace Ventura, l’ukrainienne Miss K8, l’américain Kill The Noise, le britannique Doctor P, le néerlandais Steve Rachmad, les italiens Art of Fighters, les autrichiens Camo & Krooked ou l’allemand Symphonix.

Côté Frenchies, Emmanuel Top, Manu Le Malin, Elisa Do Brasil, Radium et Electric Rescue font également partie des invités.

Gagnez votre invitation !   

           

DIMANCHE LES PIEDS DANS LE SABLE
Et l’after de l’after ?
Oui tout est prévu. Afin de ménager vos petits petons, la Plage du Glazart vous accueillera dès 7h du matin sur ses 800m² de sable.
8 Djs féru de techno, dont Keiros et Hemka, se relaieront pour faire danser les insatiables, pour les autres, il restera les transats.

 

Ce qu’on attend de Rock en Seine

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Avec un recentrage sur le rock (et c’est tant mieux) Rock en Seine se dote d’une saison 2017 assez fat, aussi bonne en mastodontes (PJ Harvey, Franz Ferdinand, The Kills, Jain) qu’en découvertes. Et en ce qui concerne les découvertes, on se donne l’humble mission de vous aiguiller sur deux-trois shows par jour à ne pas manquer.

Vendredi démarrage diesel

Pour commencer en douceur, on vous recommanderait d’aller écouter le multi-instrumentaliste FKJ, rodé aux rythmes groovy empruntant à la fois à la funk, à la soul, et au jazz.

Une fois bien dans le mode festival, allez secouer vos méninges avec les brutes de pomme rouennais MNNQS (prononcer Mannequins) parce qu’on est quand même là pour rocker. On y entend des influences Joy Division.

Ne manquez pas non plus : No Money Kids, Cannibale, Franz Ferdinand, Allah-Las, The Jesus and Mary Chain, Hercule and Love Affair, The Pretty Reckless, Beach Fossils, et The Pharcyde Live Band

Samedi ultra fat

Samedi sera marqué par le concert de Her qui ressemblera plus à un hommage-émotion, quelques jours à peine après le décès de son chanteur et bassiste Simon (dimanche dernier). Celui-ci s’est battu ces derniers mois contre le cancer, et a fait promettre à son groupe de continuer coûte que coûte. Nous soutiendrons donc Victor, autre moitié du duo initial, qui honorera sa promesse envers Simon et finira leur premier album.

Les Anglais Ulrika Spacek vous feront planer comme l’ont fait les rocks alternatifs de Radiohead ou Clinic, avec les riffs de leur second album Modern English Decoration paru cette année.

DBFC, c’est David Shaw et Dombrance, figures électroniques qui s’éclatent en rock band. Sauf que DBFC veut se donner l’image d’un club, et ca, c’est sûr, vous allez y danser, surtout sur les dernières tracks « psychelectroniques » au choix, Leave My Room ou Autonomic ou même Disco Coco. Spoiler : en général David Shaw descend chanter dans la foule sur Leave My Room, au milieu d’un dancefloor en liesse.

Ne manquez pas non plus : la tchatche crue et française de Thérapie Taxi, le duo rock le plus sexy The Kills, la prêtresse PJ Harvey et le pèlerinage multi-culturel avec Jain, ainsi que Girls in Hawaï, Little Dragon, et Frustration

Dimanche ou le bouquet final de génies

Rone revient pour nous présenter son quatrième album Mirapolis qui sortira en octobre. Le suspense est complet mais on sait que le prodige va nous faire voyager loin avec ses compositions ambient électroniques…N’est pas invité à La Philharmonie qui veut. Premier extrait :

Qui a déjà vu les Cypress Hill ? Pratiquement personne. Qui va chanter par coeur les refrains de ces vétérans du hip-hop ? Pratiquement tout le monde. Dr Green va boire de la Tequila Sunrise et chanter de sa petite voix si particulière. Nous, on va se régaler d’un show totalement US. Ces gars sont Insane in The Brain, vont-ils fumer sur scène ?…

Ty Segall est une figure incontournable pour tous les rock lovers. Ce monstre parcourt l’histoire du rock et enflamme son public avec vieux riffs et solos. La Route du Rock s’en remet à peine…

Ne manquez pas non plus : la techno d’Arnaud Rebotini en live entouré de ses synthés, le post-punk bien froid de Rendez-Vous, l’effet 60s enchanté de The Lemon Twigs, ainsi que Slowdive, Mac Demarco et le cirque de Deluxe.

Le bonus

Enfin on est intrigué par le set spécial Formule de The Shoes. Vous savez surement que Matthieu Pigasse a racheté l’année dernière Rock en Seine, en conséquence les Inrockuptibles sont Rock en Seine et vice-versa. Il est donc tout naturel que Les Inrocks fête ses 30 ans et lance sa nouvelle « Formule » à Rock en Seine. Pour l’occasion, le magazine a demandé à The Shoes un set spécial 30 ans : en 50 minutes, une centaine de titres de l’histoire des Inrocks vont être joués, le tout mis en vidéo. Le témoignage de manière concrète de cette logique de groupe, selon François Missonnière, directeur du festival.

– Julie Lesage –

Photo une ©OlivierHoffschir

Prendre ses places >>> 

TRACES: Vous n’avez plus que 19 jours pour être époustouflés

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J’aime pas le cirque : Superman et Madame Paillettes sur roulements de tambours interminables pour finir en trompette et cymbales « Rodriguez ! » Non merci. C’est donc sceptique que je m’installe aux premiers rangs de Bobino pour un spectacle d’acrobaties nommé TRACES.

Après une intervention vocale très ironique, le show commence dans une ambiance urbaine : 7 jeunes gens en col blanc virevoltent dans tous les sens se lançant dans des sauts vertigineux en veux-tu en voilà. Les yeux écarquillés, on a du mal à tout suivre tellement ça va vite : OK je vais devoir revoir ma définition du cirque, je sens que je vais prendre une claque.

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Et c’est ce qu’il s’est passé, une méga claque, sans aucun doute le meilleur spectacle de l’année. Les 7 doigts de la main nous présentent une chorégraphie à la fois insolente et charmante, tracassée par le tic-tac du temps. Une proximité s’installe très vite avec les 6 beaux gosses musclés: l’américain Kevin Beverley, le français Lucas Boutin, le chinois Song Enmeng, le canadien Yann Leblanc et les australiens Kai Johnson-Peady et Harley McLeish, jusqu’à en savoir leur mensurations et leurs défauts de caractère ! Quant à la canadienne Anne-Marie GODIN , elle ajoute une grâce malicieuse à l’équipe, notamment lors de son solo de lectrice tout en souplesse. Les numéros s’enchainent croisant les sports urbains : le basket, le skateboard, les rollers et les numéros dit plus classiques comme le trapèze, le cerceau, le javelot,… Si tu t’es inscrit avec motivation en cours de pole dance cette année, tu as de nouveaux objectifs de performance, inatteignables !

Et le must c’est que chaque tableau est réhaussé de super chansons que l’on adore : on entendra tour à tour la pop d’UNKLE, Vast et Radiohead, le hip-hop du Peuple de l’Herbe et de Chinese Man en passant par la salsa, le jazz manouche, ainsi que le rock « baston » des Dropkick Murphys. Enfin quelques références artistiques comme la calligraphie chinoise ou la vague d’Hokusai romancent un futur qui s’annonçait chaotique. Splendide.

Sérieux suis prete à y retourner demain alors je vous conseille vivement de prendre vos tickets à seulement 25 € avant le 23 avril !

Réservations: http://www.billetreduc.com/140028/evtbook.htm

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Langevin, magique ?

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Vous l’avez forcément aperçu: placardé dans le métro, invité à diverses émisssions télé, Luc LANGEVIN est partout. Enfin surtout au Casino de Paris jusqu’au 28 février, suite aux prolongations et à la forte demande du public. Après des études en optique et en biophotonique, une consécration dans une série télévisée présentant ses tours de magie aux passants dans les rues, le québécois offre un show peu ordinaire. Le spectacle comprend de nombreuses applications de la magie: les cartes et tours de passe-passe bien sûr, mais aussi (et surtout) l’explication de l’art de la suggestion (comme dans le film Diversion, vous voyez?), des illusions d’optique, des règles de mathématiques, du comportement des cellules en physique quantique, un sacré exercice d’équilibre, et même la fameuse téléportation… Ces connaissances physiques partagées et une belle mise scène (malgré quelques lenteurs) offrent un spectacle aussi divertissant qu’intéressant, accessible à toute la famille.
Sans enfant, on a plutôt invité un autre magicien pour développer notre sens critique: Jérémie Zimmermann.

On sort juste du spectacle de Langevin. A chaud, qu’en as-tu pensé?
A chaud, suis très content! J’ai beaucoup apprécié le fait que tous les différents aspects de la magie soient présentés. Déjà on était dans une très belle salle, le Casino de Paris. Ensuite, Luc se présente de façon très humble, il nous raconte sa vie, et pas de doute il nous dit la vérité. La scénographie est très belle, même la musique au piano reflète la réflexion sur les possibilités de la physique. Son spectacle est très bien construit, il manque un peu de rythme parfois sur certains tours mais il y a quand même beaucoup de contenu, et çà, ca fait vraiment plaisir : du digital, de la proximité, de la grande illusion, ca fait beaucoup de choses pour un seul magicien et c’est très appréciable.

Est-ce que tu crois qu’il est important d’étudier les sciences physiques, comme l’a fait Langevin, pour être magicien ?
Le magicien est curieux par nature car il cherche d’abord ce qu’est la réalité des autres pour la modifier et amener son public vers un état d’emerveillement. Le magicien a cette envie au départ de tout comprendre: pourquoi et comment ca marche ?

Parmi toute la palette des tableaux du spectacle, qu’est-ce qui t’a le plus impressionné?
Alors c’est vrai que j’ai regardé le show avec un oeil assez technique, mais le clou était la téléportation! En plus, il l’a amené tout au long du spectacle, c’était très bien réalisé. Un super final qui laisse planer le mystère et visuellement le résultat est hallucinant! Il nous parlait au début de son rêve d’enfant de devenir magicien. Au tombé du rideau, il nous fait partager ce rêve. Il porte surtout un très beau message : « Réussir son rêve n’est impossible que pour les autres, vous pouvez y arriver. »

Aujourd’hui beaucoup de tours de magie utilisent les nouvelles technologies, notamment les écrans. Serait-ce une évolution qui pourrait remplacer le tour de la femme coupée en deux?
Non, le rêve est toujours là. Maintenant sortir un paquet de cartes, ca fait un peu has been, alors que sortir un paquet de cartes d’un iPad, là c’est nouvelle génération, le support est juste différent.

As-tu compris tous les tours de Langevin?
Non pas tous, je cherche toujours pour certains comme pour celui du portable de la dame dans le public. Très impressionnant. Du coup pour moi aussi, c’est magique!

Luc Langevin se produit jusqu’au 28 février au Casino de Paris
Réservations: https://www.casinodeparis.fr/fr/node/11420

Jérémie Zimmermann est fondateur d’AdandWonder, la magie digitale personnalisée pour entreprises.