Birth Of Joy, « sixties on steroids »

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Avec plus de 200 concerts au compteur et une entrée en France par les Transmusicales, Birth Of Joy s’est construit une réputation de bête de scène psychédélique.  On a donc profité de la tournée du festival Europavox pour aller vérifier cette rumeur. Eh bien celle-ci n’en est pas une : BOJ live c’est jubilatoire.

A son arrivée, le chanteur guitariste Kevin Stunnenberg, style croco aux pieds, lance un « huh » avant d’entamer The Sound, premier morceau de leur dernier album Prisoner. Et c’est parti pour une expérience rock’n roll vintage. Malgré sa bouille d’adolescent, Kevin mène le show tel une rock star des années 60-70. Il assure grave ! Le claviériste Gertjan Gutman et le batteur Bob Hogenelst étant assis, c’est à lui que revient tout le move et il l’a bien compris, l’homme qui se déhanche sexy sur des riffs orageux.IMG_2693

Avec Teeny Bopping, la salle de la Maroquinerie est comble, et sautille déjà d’excitation. Il ne manquait qu’un « People like it dirty ? » pour avoir l’autorisation du pogo, le public rock fait son sport du mardi soir, normal. Three Day Road nous pose ensuite sur 8 minutes magiques, des couplets rêveurs dont tous les fans connaissent les paroles pour un refrain hyper puissant, solo puis fureur de vivre. Ce qui est très appréciables chez BOJ, c’est que par la construction de chacune de leur tracks, on a l’impression qu’ils rajoutent des solos, des prolongations et leurs morceaux deviennent riches, surtout en live. Avec eux , on a pas perdu notre soirée !
Dead Being Alive nous ramène à leur ancien album Make Things Happen morceau old school à l’américaine porté par l’orgue Hammond. Suit dans la même trempe Mad Men, puis Motel Money a Way un peu plus tard. Souvent comparés aux Doors de par la prestation à la Jim Morrison et à l’orgue omniprésent sur chaque composition, le groupe puise aussi ses influences auprès de Led Zeppelin, Queens of The Stone Age, sans jamais tomber dans la monotonie d’un remake blues rock. C’est un trio dynamique, efficace et bourré de talent.

Ah ! Grow démarre, je pose mon bloc note, saute et crierai « You’re not the only one ! » de toute mes forces, sur ce rythme prenant un peu du metal industriel. Gros Kiff de l’année qu’on vous avait fait découvrir dans la WiseList d’avril. How it Goes provoque à nouveau la rage du pogo. Sur Make Things Happen, trois personnes montent danser sur scène, dont un loin d’être net, ah d’ailleurs c’est celui qui a envoyé le micro dans les dents de Kevin il y a quelques minutes. Franchement les gars, ca sert à quoi de se mettre une mine pareille si vous oubliez ce pure moment de rock au lendemain matin ? Quelques slams dans les premiers rangs en délire, le concert est à son summum. Le charismatique leader fera chanter le public avec lui avant de disparaitre sans aucun rappel. « What ? »

Sur la terrasse de La Maroquinerie, j’entends une fille qui dit : « je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi sexy ! » Well, moi non plus. Une seule envie à la suite de ce show, un peu trop court, revoir ces garçons et les interviewer.

4 vidéos de l’évènement ci-dessous si vous l’avez loupé: l’entrée avec The Sound, la rage de Grow, le old school de Mad Men et le final avec Make Things Happen, enjoy!

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