Julie Lesage

DOCU : SOULWAX : Part of the week-end never dies

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Plus de 10 ans après la sortie du rockumentaire, retour sur l’épopée Soulwax, fer de lance du mouvement electro-rock, que dis-je de la fusion rendue possible entre la dance music et le rock. A cette époque, les frères Dewaele partent en méga tournée mondiale avec le concept des Nite Versions : prolonger la nuit au maximum en jouant autant le groupe rock que les DJs.

Après une intro ultra longue de 3.30, le documentaire sur le quatuor electro-rock Soulwax commence enfin : 120 shows  à travers l’Asie, l’Amérique et autres contrées, filmés avec une seule caméra, pour un rendu pas toujours stylisé mais franchement honnête en backstage. La première question d’une journaliste est essentielle pour la compréhension de la suite : quelle est donc la définition de chacun des termes 2 Many DJs, Soulwax, Radio Soulwax et les Nite Versions ?

Dans la sphère des grands pontes des années 2000, tout le monde a son éloge à dire sur les belges, de James Murphy à , en passant par Klaxons, Erol Alkan, Pedro Winter, Justice, Boys Noize, Peaches et tant d’autres…

« C’est la cocaïne sans les grandes théories. »

Vous y découvrirez également le pourquoi des paroles de NY Excuse (58.00), woooooh ca va chercher loin.

10 ans après, damn c’est toujours aussi bon de s’y replonger.
P.S: Les héros de ce documentaire sont aussi leurs spectateurs…

[Cette vidéo est en anglais. Si tu ne te souviens plus très bien des cours, les sous-titres sont disponibles : en anglais clique CC sur la video, en Francais, va le chercher dans settings/subtitles /french.]

Julie Lesage

Gagnez 2 Pass pour le 1er RIVIERA ELECTRO FESTIVAL

Concours pour le 09/06 à Vallauris Golfe-Juan
Veille de jour ferié, au milieu d’un week-end de 3 jours… 

Un tout nouvel événement apparaît cette année sur la Côte d’Azur, non loin de Cannes. Celui de l’équipe REF, comprendre Riviera Electro Festival.

Un dimanche ??? Pas de panique, c’est la veille du lundi de Pentecôte, l’occasion de s’offrir un week-end de 3 jours dans le sud.

Plus d’infos ici


TENTE TA CHANCE pour gagner 2×2 pass, en seulement 3 étapes:

1. Like notre page Facebook WiseSound

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3. Envoie nous un mail à contact@wisesound.fr en précisant l’objet ainsi que ton nom, ton prénom.

Plutôt simple, pas de questionnaire, pas de dessin à faire. …et si en plus, tu partageais le concours sur tes réseaux (Facebook, Twitter, Instagram), ce serait super sympa, nous permettant plus de visibilité, donc plus de partenariats et plus de places à faire gagner pour les prochains concerts!

Gagne 2 pass pour le Marvellous Island festival !

Concours pour les 08 et 09 juin 2019 à la Plage de Torcy

Elle est pas belle la vie? Le soleil est revenu, le Marvellous a repoussé ses dates jusqu’en Juin pour que l’on puisse danser pieds nus dans le sable, l’espace d’un week-end qui s’annonce bien chaleureux, l’esprit loin des contrariétés.

Côté prog, les 4 scènes vont accueillir du beau monde en production electronique, dont pas mal de live, pour tous les horaires et tous les goûts, de la chill-house à la techno vénère.

SAMEDI 8 JUIN 12h – 05h
Par ordre alphabétique

ÂME – ANSWER CODE REQUEST – DENIS HORVAT – GIORGIA ANGIULI (live) – HEMKA – JUAN (live) – KOBOSIL – KODDI – KONSTANTIN SIBOLD – LOKAL AFFAIR – MARCEL DETTMANN – MIND AGAINST – NA’SAYAH – PARALLELLS (live) – PAULA TEMPLE – RE- ST (live) – SAHALÉ – SAMARANA – SANDER (live) – SATORI (live) – SHIMON & FARRY (live) – SORÄ & MASSAM (live) – TERR

DIMANCHE 9 JUIN 12h – 05h (veille de jour férié)
Par ordre alphabétique

AFRIQUA – ALEX & LAETITIA KATAPULT – AMOTIK – ARCHIE HAMILTON – DJ PSYCHIATRE – DJ SEINFELD – FJAAK – HANNAH ADDAMS – IDA DAUGAARD & MARKOVELA – LOCO DICE – MA ČKA – MANDANA – MOLÉCULE (live) – MONIKA KRUSE – NINA KRAVIZ – RAG – SHDW & OBSCURE SHAPE – SOLARDO – SPOKENN (FERRO & REISS) – THURMAN – WOODY

Retour sur notre vidéo 2018


TENTE TA CHANCE pour gagner 2×2 pass week-end, en seulement 2 étapes:

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2. Envoie nous un mail à contact@wisesound.fr en précisant l’objet ainsi que ton nom, ton prénom.

Plutôt simple, pas de questionnaire, pas de dessin à faire. …et si en plus, tu partageais le concours sur tes réseaux (Facebook, Twitter, Instagram), ce serait super sympa, nous permettant plus de visibilité, donc plus de partenariats et plus de places à faire gagner pour les prochains concerts!

Les gagnants seront prévenus par mail.

VIDEO: Retour sur le live torride de The Legendary Tigerman

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A l’heure où le meilleur micro-festival de France YEAH! annonce sa programmation 2019, petit retour en vidéo sur la prestation « sex & blues » du portugais Paulo Furtado aka The Legendary Tigerman, grrrrrrrr yeah.

« un peu plus de sex-ophone svp »

Beaucoup d’amour, de passion dévorante, d’abnégation parfois…l’occasion de se faire un fix de rock’n roll.
L’homme-tigre jouait dans les remparts du château de Lourmarin, chez Laurent Garnier et par-dessus les cigales, son 6e album Misfit : un roadmovie autour d’un personnage voulant disparaître dans le désert du Mojave.

« These boots are made for walking, … » vous connaissez la suite.

On va pas tergiverser plus, on avait déjà parlé de l’album avec l’homme en question
(voir interview : Tombée entre les griffes de l’homme-tigre)
Vous remarquerez que Paulo a fait beaucoup de progrès en Français !
Place aux images, au rock, mets le volume.

Julie Lesage

[Photo en une ©Pirlouiiiiit]

WiseList #78 – Le TOP20 des actus musicales

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Cette playlist se met à jour tous les mois, vous pouvez vous y abonner sur toutes les plateformes
(Deezer, Spotify, YouTube, Soundcloud, Napster, Qobuz, Apple Music, …)

CHILL >>> INDIE ROCK >>> HOUSE/TECHNO 

CHILL

WevalSomeday (Pays-Bas)
Le duo revient avec un splendide album The Weight tout en spleen électronique, il sera en concert le 11/04.
Delv!s – Brother (Landen)
Saviez vous que ce barman flamand a été repéré par Selah Sue en passant son propre disque au bar ? Ca c’était pour l’anecdote, on guette la sortie d’un album soul sous peu.
Archive – Remains of nothing (London)
Le groupe britannique refait enfin du grand pour ses 25 ans: un rock progressif aux élans trip-hop en collaboration ici avec Band of Skulls, le tout illustré par un clip arty de NYSU. Album prévu pour le 10 mai, concert le 16 mai à la Seine Musicale (complet) + 20 dates dans toute la France.
Moodoïd remixe Petit PrinceUn Eté sans Amour (Paris)
Talent chez Pains Surprise, Petit Prince a bossé pour Jacques et Jabberwocky avant de poser son premier EP Je vous embrasse, petit coup de coeur pour le remix de Moodoid.
C DuncanHealth (Glasgow)
Duncan parle ici de la fin de sa relation amoureuse, douloureuse mais nécessaire. Le titre annonce ici un troisième album très personnel, qui sort le 29/03 chez FatCat Records.
Eerie Wanda  Sleepy Eyes (Haarlem)
Ici j’ai hésité entre 3 titres. Conclusion : écoutez tout l’album Pet Town , un vrai petit bonbon!
Faraj Suleiman  Eleven and Twelve  (Palestine)
Le festival Paris Music nous a fait découvrir ce compositeur pianiste hors pair dans l’écrin particulier du Collège des Bernardins, un concert conjuguant le jazz et le tango avec les influences arabes de son enfance.

INDIE ROCK 

Stephen Malkmus Rushing The Acid Frat (Santa Monica)
Oui c’est bien la silhouette de Stephen en dessin animé qui se balade à Los Angeles, il vient de sortir son premier album solo sans les Jicks depuis 2001, ca s’appelle Groove Denied.
Avey TareTaken Boy (Baltimore)
On continue dans les synths aux impressions vintage, avec cet extrait du nouvel album Cows on Hourglass Pond sorti chez Domino.
The Claypool Lennon Delirium Amethyst Realm (USA)
On ne cesse de fabuler sur cette chouette collab entre le fils de John Lennon (Sean) et le monstre bassiste de Primus (Les Claypool), chaque morceau y est aussi adroitement ficelé qu’un QOTSA, entre influence Beatles et solo guitare psychédélique, allez écouter South of Reality. On veut une date en France pleaaase !
Wand– Scarecrow (Los Angeles)
Coup de coeur sur cette intro qui te gratte les synapses, Wand annonce la sortie de Laughing Matter comme un album qui, dixit, « vous encourage à serrer la main de vos anciens démons, à laisser reposer vos pathologies, à garder votre esprit proche de vous, et à laisser votre corps faire la suite ». Dans les bacs le 19/04.
Esteban Van Der Guy –Ordinary Fight (Paris)
De retour de Berlin à regret, Esteban travaille sur un album aussi ecclectique que la capitale allemande, à la fois sombre et lumineux, entre rock et electronica.
Lost Beach – Dance Down and Crazy (Los Angeles)
Le texan Johnny Perdue kiffe la playa depuis son arrivée à LA, il en résulte des petits refrains bien entraînants à la Metronomy, légers comme des cupcakes.
FEWS – Quiet (Malmö)
Après s’être cherché sur Means, Fews désenchantent et entrent en plein nihilisme avec un 2e album plus profond, plus sombre : Into Red.
Katmaz – I’m Done (Brooklyn)
Katmaz travaille sa musique comme une réaction allergique à l’industrie de la musique et ses standards TV/radio. Ce titre sombre et angoissant, au chant par megaphone sur guitare gutturale, nous engage dans l’attente d’un EP en fin d’année.

HOUSE/TECHNO

Bakean Oud (Paris)
Xeum nous a ambiancé pendant près de 9 ans en Asie, notamment à Shanghai. De retour à Paris sur un studio minimaliste, voici son nouveau projet solo aux effluves orientales, comme un appel des festivités dans le désert… Bisous Max 🙂
Simple Symmetry remixe Zombies in Miami Take Control (Moscow/Mexico)
Le duo russe passera aux Folies Pigalle le 06/04, on vous recommande chaudement d’y aller, c’est aussi bon qu’un Red Axes… une découverte avec David B. de « One techno track a day » 
Dombrance Taubira (Paris)
Bertrand des DBFC continue d’abattre ses cartes politiques acidulées qui explosent les yeux. Ici, il « a voulu traduire l’impuissance face au sexisme, l’homophobie et au racisme que l’ancienne ministre a pu cristalliser.  » Etonnament, le spleen se fait en effet ressentir avec le nom Taubira répété en boucle comme un murmure de railleries. Mieux que la disco-marcel de Raffarin en Salt Bae, reste à voir Hulot, question impuissance il devrait également avoir son lot.
Person Traffic (?)
Ce titre a été diffusé sur la radio belge UrgentFM, et fait partie de l’album bien nommé mais chiant à trouver Roadtrip Music. Voilà, impossible de trouver plus d’info…
NytrixCreated by Chaos (Los Angeles)
On pourrait dire que Nytrix fait du sous-Gesaffelstein, mais comme Gesa s’est récemment embourbé, on s’enquerra de l’évolution de celui-ci…

DOUX BONUS

Breathe. London (Sydney)
L’association des 2 membres de Movement et The Tapes est bien partie pour envelopper nos nuits solitaires vaporeuses avec ce deuxième single après Are you All Good.

Julie Lesage
P.S: N’hésite pas à toi aussi nous envoyer des suggestions de tes coups de coeur !

25 min avec Rocco… celui de DE STAAT

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Ca se passe dans la nuit noire, j’ai les cheveux qui collent encore au front,  toute excitée que je suis de l’expérience DE STAAT live. Le quintet vient de jouer son nouvel et excellent album Bubble Gum [ça déménage]: melting pot puissant de rock, d’electro, de tchatche vindicative, de leçons de vie et une bonne dose de dérision. Pour se mettre dans le contexte d’une heure auparavant : lire le live report DE STAAT éclate sa bulle et t’en met partout , dont voici la deuxième partie : la rencontre au bar!

Dans la cour de La Maroquinerie, je propose une bière à Rocco Hueting, qui attend ses acolytes hollandais pour le départ. Le camion se charge, le groupe ne va pas s’attarder.

Tout d’abord merci pour toute cette énergie délivrée,
on a dansé comme des lycéens !

« De rien ». J’apprécie, car on devient vieux n’est-ce pas ?
Moi oui, et toi ? Je croyais qu’on ne vieillissait jamais dans l’industrie musicale.
Disons qu’en effet tu ne le vois pas venir, jusqu’au jour où, bien sur le tard, tu réalises sur le choc…

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En passant devant le stand merch en sortant du concert, j’ai entendu dire que votre public nantais hier était fou / comme éméché ?
Oui, en ce moment, l’accueil que l’on nous réserve est vraiment dément et je ne dis pas çà dans le vent:
De Staat n’a pas beaucoup joué en France auparavant. Là, on est en train de se rendre compte qu’on a doublé notre public par rapport à notre dernier concert à Paris, c’était au Badaboum pour la sortie de O [début 2017]. C’est un ressenti exceptionnel et merveilleux ce regain de succès après 10 ans de groupe !

Il est vrai qu’on avait pas beaucoup entendu parler de De Staat avant Bubble Gum !
On a déménagé chez Caroline International, on fait plus de promotions, …c’est probablement pour ces raisons rébarbatives. Mais ce qui importe pour nous, c’est le plaisir de délirer sur nos chansons. Si tu découvres maintenant, je t’invite à écouter les anciens albums.

Alors justement, y a-t-il une évolution avec ce dernier album, qui introduit pas mal d’électronique, notamment avec KITTY KITTY ?
Je suppose que l’on veut rester dans un processus de création permanent à se réinventer voire même à se surprendre nous même, et ne pas rester coincé dans un rock band qui se répète à l’ennui. On est catégorisé rock par ceux qui veulent nous mettre dans une case, mais on prend toutes les influences, moi-même j’écoute beaucoup d’électro-house et de hip-hop. On se doit de parcourir toute la musique.

Torre [Florim] compose et nous envoie ses démos. On les suit ou les travaille ensuite tous les cinq dans notre propre studio à Nimègue [Nijmegen dit localement]. Mais pour KITTY KITTY, on s’amusait à désordonner l’idée originale de Torre et BAM, ca a donné quelque chose de complètement différent, un peu fou. Côté texte, ca parle des élections américaines, « the orange entertainer », car cette chanson a été écrite il y a presque 2 ans. Le truc surprenant, c’est qu’on l’a jouée en Angleterre la semaine dernière, et tout le monde pensait que ca parlait de leur gouvernement ! Le public s’approprie ton texte, et c’est fabuleux. Je dirais même: c’est le but de tout art ! [rires]

Que représente l’intitulé « Bubble Gum », qui n’est pas le titre d’un de vos morceaux ?
Cela représente la bulle dans laquelle les gens s’enferment, notamment à travers les réseaux dit sociaux: tu accèdes uniquement à l’information que tu as sélectionné au préalable, qu’elle soit politique ou divertissante, tu ne vois que ce que tu « like » ou qui tu suis activement. Ce qui au final te rend plus isolé; néanmoins l’approche ascendante des réseaux est intéressante.

Vous avez fait les premières parties de Muse : le coup de projecteur valait-il la peine de suivre un méga-groupe déchu ?
J’aimais Muse quand j’avais 15 ans, Origin of Symmetry était vraiment énorme à l’époque. Ils nous ont invités après avoir écouté O, à les suivre sur 3 semaines de tournée européenne. C’est quelque chose dont on aurait jamais pu faire l’expérience par nous-même ! Et soudainement, des stades entiers te découvrent sur le même instant, c’est assez fou.
Le fait de prendre part à cette grosse production nous a également beaucoup appris, on regardait comment ils travaillaient leurs énormes shows chaque jour, avec leur scène au milieu de l’arène. C’était la première fois que l’on jouait sur cette configuration, et on a repris/copié le concept ensuite pour notre propre concert à domicile. En tout cas c’était une expérience extraordinaire.

…et c’était bizarre en même temps.
Pourquoi?
Parce que c’était tellement gigantesque. On est des gens normaux qui viennent d’une petite ville, et c’était … »what? ». Genre Milan: on a fait 6 concerts à Milan devant 20 000 personnes chaque soir! Et d’un coup tu fais partie de çà !

Avez-vous eu des interactions avec le groupe star ?
Il n’y a pas vraiment beaucoup eu de contact personnel. On sortait de temps en temps ensemble, tu places deux -trois plaisanteries. Ils ont été cool à nous inclure dans certaines soirées, on est allé ensemble dans un club à Zurich par exemple, où j’ai fini bourré et stupide, ça arrive. En fait c’est surtout une expérience professionnelle qui te fait grandir, ton objectif n’est pas de devenir le meilleur ami de Matthew Bellamy mais de faire évoluer ton groupe.

Retour sur ce nouvel album donc
Peux-tu me raconter une de vos chansons?

L’une de mes préférées est Level Up, car pour moi elle comprend tous les éléments qui font un bon groupe de mon point de vue, c’est à la fois robotique et poppy, comme un rêve de conte de fée revisité en jeu vidéo. Et les paroles de Torre reflètent sa recherche personnelle à un moment où il cherchait à s’accomplir, à donner le meilleur de lui même et toujours s’améliorer. Il pensait sans cesse à ce nouvel album et ca m’a vraiment touché qu’il se livre ainsi.

Vous avez osé créer une chanson sur Pikachu, et en live vous bravez assez brillamment l’absurde !
Je vois ce que tu veux dire. On a bien senti qu’il allait falloir faire quelque chose de spécial pour ne pas tomber dans le ridicule, on l’a donc poussé encore plus dérangeant, comme une auto-dérision d’un stupide groupe. On essaie encore de le perfectionner, par exemple aujourd’hui pendant les balances on s’est dit tiens si on allait de chaque côté des gradins …

Dernière question pour le dernier morceau qui fait transpirer vos spectateurs.
Votre fosse suit le clip
Witch Doctor, ca a été pensé en amont?
L’idée originale du clip vient de certaines danses religieuses, on voulait mettre le boss au milieu et que ça dégénère. Mais au premier live de cette chanson, on ne s’était pas préparé à ce que les gens se mettent à tourner d’eux mêmes ! Du coup maintenant, Torre descend dans les grandes fosses pour le jouer :


[Vidéo d’ AudioFranzzz]

Julie Lesage

[Photo en une : Stefan Lucassen]

Snapped Ankles : le génie pousserait-il à la recherche du chaos ?

L’ALBUM DU MOIS : Stunning Luxury

Samedi 23 mars, Snapped Ankles présentera avec insolence son nouvel album de frénésie totale à La Maroquinerie. Pré-écoute et analyse.

En ces temps de marches régulières pour le climat et la planète, chacun essaie de se rapprocher tant que faire se peut de mère nature. Le groupe anglais Snapped Ankles, lui, ne donnait pas dans la demi-mesure dès 2017 à jouer post-punk et krautrock en arbres [Come Play the Trees, 1er album], comprendre en costumes DIY représentant un mix entre hommes sauvages camouflés et monstres païens des bois dans un décor scénique sylvestre.

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Mars 2019, le groupe pousse l’expérimentation sonore un cran plus loin, sans compromis, à la frontière entre génie et cacophonie, et double son utilisation de percussions expérimentales sur son deuxième album intitulé Stunning Luxury. Celui-ci commence justement en rythmique avec Pestisound (moving out), sorte de mise en jambe annonçant que les « chevilles cassées » [Snapped Ankles] se sont fait virer de leur warehouse de l’est londonien, avant le deuxième morceau Tailpipe qui, lui aussi, déménage.

Fidèles à leur message écologique, les garçons t’invitent à sucer les pots d’échappement dans une ambiance à la fois frénétique et menaçante. Dès ce deuxième morceau, on reconnait l’esprit DIY des anglais avec leur manie d’utiliser, en plus des Roland SH2 et SPDS, des drum-synth et log-synth : samedi soir, vous les verrez ainsi taper sur des bûches de bois équipées de vieux oscillateurs de synthés  pour des percussions inattendues et effets thérémine.

La machine énergique est lancée, on voyage avec Letter from Hampi Mountain, comme si les Liars revenaient d’Inde avec un Sehanai en malle [flûte traditionnelle], pour nous faire sautiller telle une tribu les bras en l’air. « Wait, wait, wait, we were tired, » ben oui forcément, les paroles de Rechargeable ne sont ici pas très élaborées, mais qui a les neurones pour faire de la prose quand « it’s almost daylight » ? Le beat électronique en accélération recharge autant les batteries qu’une BO de Trainspotting en after. « we need, need, need a pulse » Je pense qu’en live on va bien le sentir le « pouls »…

Et c’est là que la cacophonie commence…

Jouer à répétition basse et synthé, ajouter à cela une mélodie entêtante type jeu vidéo de Delivery Van et Three Steps to a Develoment, bidouiller toutes sortes de percussions expérimentales, y rajouter la psyché barrée de Skirmish in the Suburbs, et la tonalité lancinante de Dial The Rings on a Tree…  ne peuvent amener qu’à deux résultats :
la transe ou la fatigue mentale.

En effet, le quatuor futuro-tribal héritier des Neu! persévère tellement dans son unicité « punktronica agri-culturelle » et sa « recherche de l’effrayant et de l’imprévisible » [affirmé en interview] qu’il perd un peu de l’articulation qui permettait d’écouter Come Play the Trees de bout en bout, au risque de perdre l’accessibilité de sa seconde oeuvre. Chaque morceau-bijou de celle-ci est une expérience auditive innovante qui challenge tes sens sans répit. Pas forcément l’album que tu mets pour un dîner entre amis donc : trop dense, trop intense. [j’ai tenté, my bad]

A la sortie du single Drink and Glide, la communauté artistique feuillue annonçait qu’elle allait « prendre l’apparence des agents qui ont causé sa disparition: promoteurs immobiliers et autres courtiers qui enflamment le marché avec la promesse d’un luxe époustouflant, afin de pouvoir combattre leur conduite de l’intérieur« . On espère quand même voir le bois de leur écorce lors de leur prochain gig sur-vitaminé (samedi donc).

Stunning Luxury de Snapped Ankles ne s’écoute pas forcément en toute circonstance, vous éviterez le lendemain de cuite, par exemple, c’est un conseil Wise. On vous donne par contre rendez-vous samedi à La Maroq, pour offrir toute votre énergie à cette frénésie bucolique, lâchant en vous cette nécessité de faire parfois du n’imp. >> voir billetterie

P.S.1 : Leur nom « chevilles cassées » vient de cette scène affreuse du film Misery
P.S.2: J’ai trop hâte.

Julie Lesage
*Merci David S. pour l’étude du log-synth

Stunning Luxury est disponible chez Leaf Label (ben tiens on l’avait pas vu venir).

Invitation 10 years Zone !

Concours pour le 06 avril 2019 au T7

Le T7, le club à vue panoramique situé à Porte de Versailles, vient d’annoncer une toute nouvelle soirée le samedi 6 avril, pour fêter les 10 ans de Zone Records, avec comme leitmotiv : « No introduction, no conclusion, just substance ». Le label parisien sera tout d’abord représenté par un de ses cofondateurs, le pionnier de l’electroclash Michel Amato, plus connu sous son nom de scène The Hacker. Sera présente à ses côtés, sa collaboratrice de toujours, Miss Kittin. Depuis plus de 20 ans, ils sont les auteurs de pierres angulaires de l’électro à la française, dont le dernier Lost Tracks Vol. 2, sorti en 2018. Le cofondateur du groupe Black Strobe Arnaud Rebotini, primé aux Césars en 2017 pour la bande originale du film 120 Battements Par Minute, sera également de la partie. Enfin, les rétro-futuristes DJEDJOTRONICDavid Carretta, et l’espagnol Cardopusher, patron du label Classicworks compléteront ce line-up particulièrement fourni.

Zone a été fondé à Paris en 2009 par Michel Amato, Alexandre Reynaud, David Rimokh et Gesaffelstein, qui y a notamment publié la même année son maxi The Operator. L’an dernier, sortait sur le label le dernier single de Miss Kittin, 1993 Eacid, et l’EP Face The Machine de Cardopusher. ©Trax


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Plutôt simple, pas de questionnaire, pas de dessin à faire.
…et si en plus, tu partageais le concours via Facebook, Twitter ou autre, ce serait super sympa, nous permettant plus de visibilité, donc plus de partenariats et plus de concours !

Les gagnants seront avertis la veille de l’event par mail.

WiseList #77 – Le TOP20 des actus musicales

Cette playlist se met à jour tous les mois,
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CHILL >>> INDIE ROCK >>> HOUSE/TECHNO 

CHILL

The Dandy WarholsNext Thing I know (Portland)
Courtney Taylor-Taylor continue ses expérimentations dans un 10e album Why are You so Crazy hyper ecclectique, on adore cette atmosphère saccadée, comme un bug bluetooth avec ton enceinte.
Drinker – Something I want (Brooklyn)
Claquement distinct sur beat etouffé, la texture sombre de ce titre englobe l’idée de l’addiction et du consumérisme. Le chanteur Aaron Mendelsohn et le producteur Ariel Loh prévoient de sortir leur album Fragments le 03/05, une oeuvre qu’on attend riche.
Viken Arman – Cosmos in Blue (Paris)
Le mois dernier le producteur électronique a présenté son projet Willow en live, accompagné d’un batteur et d’un saxophoniste. Il en résulte un voyage magnifique au carrefour de toutes les cultures.Magnifique qu’on dit.
KitzlGSF (Guelph)
En voilà un paysage surnaturel ! Kitzl travaille son premier album en boucles, enregistrant objets comme animaux, qu’elle mêle à sa voix, sur des morceaux à la fois étranges et espiègles. La nouvelle sensation expérimentale ?
PapoozYou and I (Paris)
Dans ce clip filmé au Balajo, le plus ancien cabaret de Paris, Armand et Ulysse se déchirent la conscience de l’actrice danoise et modèle Klara Kristin. Douce ambiance 70s tirée de leur nouvel album Night Sketches, qui sort ce vendredi.
Cut Chemist  Home away from Home (New York)
Afin de sortir de l’isolement après la mort de son père et 30 jours de prison pour conduite en état d’ivresse, le DJ producteur s’est entouré de nombreux musiciens pour son album Die Cut. Et la renaissance opéra.

INDIE ROCK 

Nick WaterhouseSong for Winners (Santa Ana)
Le fervent disciple du vieux Rythm & Blues sort un nouvel album plus introspectif et le présentera au Petit Bain le 24/03. Soirée comme au dinner américain des années 50, possibilité de commander son burger à la cantine! (lire le dernier live-report sur son retour vers le futur)
The Brian Jonestown MassacreCannot be saved (San Francisco)
Après la sortie de 4 albums en 5 ans, plus une bande originale, plus 2 albums avec Tess Parks, et quelques collaborations comme avec The Liminanas, l’infatigable Anton Newcombe nous sort un 18e album pour TBJM le 15/03 dont voici le premier extrait. Il comprendra 9 titres dont un en français intitulé Tombes Oubliées.
YAK Words Fail Me (London)
Qui d’autre qu’Oli Burslem aujourd’hui investirait tout son argent jusqu’au dernier centime dans un enregistrement, au point de perdre son logement et de devoir dormir à l’arrière d’un break Citroën ? The Pursuit Of Momentary Happiness est un album du type haute mission monomaniaque. Yak sera en tournée en avril et passera par Reims, Lille, Amiens, La Roche/Yon et Biarritz.
COSSE– Welcome Newcomer (Paris) //uniquement sur YouTube et Soundcloud//
On a découvert COSSE au Supersonic. Le jeune groupe vient de signer chez Grabuge records, le label de Lysistrata et prépare son premier EP. On y découvre des structures complexes, un chant qui rejoint parfois King Krule, sur des jeux de guitares à la Tool. Bref ca s’annonce bien chiadé.
Entracte Twist –Crash (Lyon/Strasbourg)
On reconnait de suite les immeubles de Rosa Parks pour cette première pochette aux tons ensoleillés, Entracte Twist propose un son sincère entre synthés déraillés de new-wave, et parlé post-punk, typique de la mèche dans les yeux.
Namdose – Woe (Vendôme/Bruxelles)
Alors là si vous voulez (enfin) du pointu pour la nouvelle scène indie rock, allez de suite voir Namdose, la fusion de BRNS avec Ropoporose ! Des chants entre pop et rock, des bidouillages expé sur chaque intrument, des battles de math-rock à 2 batteries dans la fosse, … d’ailleurs on les a rencontrés vendredi dernier. On vous raconte très bientôt.
De Staat – Level’Up (Nimègue)
Un des meilleurs concerts de l’année, c’est certain ! On vous en parle ici: DE STAAT éclate sa bulle et t’en met partout.
Standalone – Destroy Yourself (Indianapolis)
C’est le nouveau projet new wave de Steven Seibold des groupes Hate Dept et Pigface, tout pour l’amour du synthé 80/90, hop sur un album éponyme chez Negative Gain.

HOUSE/TECHNO

Cabaret NocturneBlind Trust (Bruxelles)
Petit retour en 2015, lorsque Cabaret Nocturne débridait la scène électronique avec son slo-mo aux influences indus et punk.
Malik DjoudiTempérament (Poitiers)
L’ascension du poitevin, qui a commencé sur le tard à 37 ans, continue. On aime particulièrement la montée électronique de Tempérament, alors que Malik se laisse ballotter en eaux troubles sur le clip de ce morceau introspectif.
The Chemical Brothers Got to keep on (Manchester)
Dis donc c’est la teuf tropiques et bonne humeur façon Soul Train dance contest avec ce nouveau single ! Une échappée étonnante à quelques semaines de la sortie du nouvel album No Geography le 12/04.
Odonis OdonisCheck my profile (Toronto)
Le nouvel album de Gesaffelstein sort ce vendredi, et vu comme son dernier single avec Pharrell Williams est bien de la daube, on se console avec le dark efficace d’Odonis Odonis.
ChloéSometimes (revisité live 2018) (Paris)
Bien sûr tout le monde connait ce titre, sauf que dans son album live de sa tournée de Endless Revisions, Chloé revisite nombreux de ses morceaux, jusqu’à rendre son public hystérique. Merci David pour la suggestion !

DOUX BONUS

Jessica PrattAs the World turns up (Los Angeles)
Un peu de douceur dans ce monde de brutes, c’est ce qu’apporte le nouvel album Quiet Signs.

Julie Lesage

[Image: Photo de Robert Doisneau]

DE STAAT éclate sa bulle et t’en met partout

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Me suis récemment faite bousculer par un bulldozer. Je te raconte en chronique-live report.
Yep 2-en-1, parce que tu le vaux bien.

BIM UN ALBUM ULTRA-PUISSANT

Paru l’air de rien dans la liste des sorties de la semaine, l’album Bubble Gum te catapulte direct en puissance par son premier titre électro KITTY KITTY. Mais c’est quoi çà ? Ce sont les néerlandais DE STAAT, qui se sont fait connaître avec le clip de Witch Doctor [4,6 millions de vues] lorsque celui-ci a raflé pas moins de 11 prix grâce à une animation démente qui dictera plus tard un jeu de fosse effarant [on y reviendra sur le live-report/ dernière video ci-dessous à la 6e minute…].
Découvert par DEUS, le quintet a également été mis en avant sur toute la tournée européenne de Muse en 2016, m’enfin comme on n’écoute plus Muse depuis 14 ans, on est passé à côté. Bref Bubble Gum, leur 5e galette de 11 titres aboutis, te rattrape et t’offre un mélange tutti frutty (d)étonnant. On y trouve de l’alternative rock, de l’électronique ultra-puissante, des folies de stoner, une tchache hip-hop, qui se rapproche intensément du chant d’Anthony Kiedis des Red Hot Chili Peppers sur Tie Me Down, ou de la furie de NIN sur I’m Out of Your Mind, sans oublier une pointe de melo-dark avec le titre Phoenix.

Côté message, Bubble Gum caractérise selon le compositeur Torre Florim la propre bulle en laquelle nous nous enfermons: « les gens ont l’information qu’ils ont envie d’avoir, et sont hermétiques à celle qu’ils n’aiment pas. »

Le band nommé « L’Etat » en hollandais te parle de l’arrivée de Trump dans Kitty Kitty [« Orange Entertainer »], d’Instagram dans le délire Pikachu, … des polémiques contemporaines quoi.
C’est riche, c’est fort, impossible à répertorier dans une case, donc c’est chouette.

BAM UN LIVE PERCUTANT

La version live à La Maroquinerie commence d’un coup sans prévenir avec le martelage de Me Time en tchatche rap relevée d’un « lala-lalala » qui nous rassemble en joyeuse famille de trentenaires prêts à se lâcher comme des teens, ce soir c’est permis. Le quintet joue sur son trente-et-un, Rocco Hueting au clavier s’est fait deux jolies nattes pour l’occasion, et la moustache du bassiste Jop van Summeren n’est pas dénuée de charme. Le président éloquent de cette assemblée étatique de jeudi-saint-valentin, c’est Torre Florim, qui nous enjoint à chanter (ou crier) dès le fameux Mona Lisa, sous le rythme militaire percussif de Tim, avant une envolée de gratte folle appelant au pogo.

Dès les premiers morceaux, on comprend que ce gig sera intense du début à la fin, sans aucun répit hormis 3 minutes de dark Phoenix pour reprendre son souffle :

Rocco et Torre dansent sur beaucoup de morceaux en tandem au coeur de la scène, et n’hésitent pas à braver le ridicule avec leur marche Pikachu dans les gradins : un moment irréel pour nous autres incrédules !

Entre les morceaux de Bubble Gum, le groupe insère ses vieux tubes taillés pour soulever les stades tels Peptalk, les saccades rap de Input Source Select, la fanfaronnade Get On Screen ou encore le sermon utile Help Yourself. La guitare de Vedran en second plan de scène tient parfois entièrement le morceau, se substituant aux synthés saturés façon Casio de Rocco.

Mais absolument rien n’égale le mouvement euphorique que livre Witch Doctor, le spectateur bien avisé du clip sachant exactement à quel moment s’engager dans un tourbillon de fosse, à me renverser littéralement par terre. La Maroquinerie restant une salle assez petite, on imagine la tournure monumentale de ce titre live dans une grande salle à domicile…pour les moins patients, avancer à la minute 6.00 de la vidéo ci-dessous:


[Get On Screen + Witch Doctor. Video de AndreBeaulieu]

Au rappel, les néerlandais clôturent sur Kitty Kitty, bien entendu. Et si tu as bien suivi le clip, qu’est-ce qu’il faut faire à la fin de ce single ? C’est çà : un Wall of Death, encore appelé Braveheart style… comprendront les actifs.
CCL: Le concert de De Staat est un événement qui associe un discours engageant à un divertissement sportif. Il est convenu de s’attendre à en ressortir vidé, trempé.

SHLING, JE TRINQUE AVEC ROCCO

…et je vous retranscris notre conversation dans quelques jours.
A très bientôt pour la publication de l’interview 😉

Julie Lesage

Invitation pour KÖLSCH all night long

Concours pour l’IPSO night le samedi 30 mars au T7

Revenu sur le label Kompakt, Kölsch affublé de son éternel chapeau, distillera sa techno-house mélodieuse sous les néons du T7, sur un set prévu pour toute la nuit, il aura l’occasion de voir scintiller la tour Eiffel 7 fois…


TENTE TA CHANCE pour gagner ton invitation, en seulement 2 étapes:

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2. Envoie nous un mail à contact@wisesound.fr en précisant l’objet ainsi que ton nom, ton prénom.

Plutôt simple, pas de questionnaire, pas de dessin à faire.
…et si en plus, tu partageais le concours via Facebook, Twitter ou autre, ce serait super sympa, nous permettant plus de visibilité, donc plus de partenariats et plus de places à faire gagner pour les prochains concerts!

Gagnez 2 invitations pour une soirée rock belge !

Concours pour le vendredi 29 mars au Centre Culturel Paul B [Massy]

ROCK BELGE
Paul B et Club de Smurf présentent PAUL BRINGS THE NOISE #06 !!!

Pour ce week-end belge à Paul B, on est sûr d’une chose c’est qu’on aura droit au rock fiévreux et sous influences nineties du quatuor liégeois It It Anita. Citant comme influences fondatrices Pavement, Grandaddy, Weezer, Mogwai, Sonic Youth ou  Dinosaur Jr, l’énumération de références ne trace pas totalement les poreuses frontières de leur musique, au son puissant et sincère.

Une six-cordes, un casio et un kit de batterie. Le duo La Jungle applique la fameuse équation 1 + 1 = 3 à son math/kraut/transe-rock débraillé, qui embarque dans sa frénésie riffs métalliques, giclées de noise et assauts de toms et cymbales guidés au stroboscope.


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Les gagnants seront prévenus la veille par mail.

Eton Alive, le nouveau pamphlet de SLEAFORD MODS

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Après un succès tardif via leur 4e album English Tapas en 2017 chez Rough Trade (et un EP en septembre dernier), le duo britannique Sleaford Mods sort Eton Alive chez son propre label Extreme Eating, et colore ses revendications d’une teinte plus fun et sarcastique, sur un beat presque dansant!
Entendez par Eton Alive, une lutte contre ces élites conservatrices sorties du Collège Eton, et un jeu de mot marqué sur eaten alive pour rester dans le thème alimentaire. Une histoire de malbouffe donc, qui shlague contre les injustices, l’action fer de lance ad vitam de Jason Williamson.

Lequel est d’ailleurs en pleine friture avec Idles après certains commentaires sur The Guardian, arguant que la bande de Joe Talbot s’approprirait une voix vindicative de la classe ouvrière alors qu’elle n’est pas issue de la rue. Ne niant pas leur talent musical mais se centrant sur les paroles, Jason se serait senti trompé par un faux discours, une tentative « stéréotypée, condescendante, insultante et médiocre ». Des messages de soutien à Idles (qui ont reçu leur Brit Award 2019 il y a quelques jours en tant que révélation de l’année) ont vite éclos sur les réseaux, notamment de nos chouchous Fat White Family (bientôt en tournée en France!): « I call it sententious pedantry. That being said how long are Sleaford Mods going to keep banging on about shit wages and kebabs? There’s only two of them and they have NO BACKLINE! » Auxquels Jason ne s’est pas fait prier de répondre en les qualifiant [FWF] de « Moby covers band » [???], ça chauffe , ça monte, … et ça fait parler des deux en pleine campagne nouvel album.

Bref, où en étais-je ? Ah oui, le nouvel album Eton Alive.

« Le titre Eton Alive parle de lui-même. Nous nous retrouvons une fois de plus au sein d’un autre plan élitiste, en cours de digestion, pour nous transformer lentement en excréments. Certains le sont déjà, d’autres sont morts et le reste d’entre nous s’épuisent dans le ventre de l’idéologie préhistorique qui, selon nos capacités et notre volonté, nous attribue à chacun de nous des niveaux de confort allant d’horrible à raisonnablement acceptable, en fonction de la contribution apportée.« dixit Jason.

La transition des opus passe en douceurs des tacos aux nuggets, puis kebabs dès le deuxième morceau. De la street food pour une hargne des rues mi-punk, mi-rap, sur beat électro, le charisme du duo résidant dans les provocations de Williamson, vous l’aurez compris. Dans ce nouvel album, il s’en prend à la société de consommation et aux hipsters vegan (In The Payzone), à la classe politique, aux réseaux sociaux (Substraction), aux produits musicaux marketés culture pop pour la TV (Kebab Spider) …

Côté « musique », le minimalisme d’Andrew Fearn est toujours de rigueur : boîte à rythme + basse, mais on dénote des lignes plus groovy, notamment avec Firewall et When You Come Up To Me qui se rapprochent de la pop avec un chant plus doux qu’à l’accoutumée. Au contraire, les saccades rock sèches de Flipside rappellent les compositions d’Iggy Pop, leur plus grand fan à ce jour.

Musicalement, ça ne dépasse pas les feuilles des pâquerettes, mais, étonnamment, le combo de Nottingham est rudement efficace dans son habilité à te faire sentir présent, à te faire plier imperceptiblement les genoux sur un rythme dubstep d’antan et à t’engager dans l’imitation jouissive de cet accent typique des East Midlands, particulièrement sur le « who knew » de Kebab Spiders.
Damn ça fait du bien !

Dans le cas de problèmes de digestion lourde, je ne recommanderais pas forcément une lecture intégrale de ce nouvel album, mais plutôt de picorer dedans à l’envie, pour 2-3 morceaux jouissifs, comme une médication « booster l’instant présent ».

Julie Lesage

Commander Eton Alive

 

FAT WHITE FAMILY en tournée en France !

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Après une série de concerts très intimistes au The Lexington de Londres, affichés sold out en moins d’une minute de billetterie en ligne, prépare toi pour choper ton ticket doré pour les dates françaises, CB en main,  vendredi 22 février à 10h pétantes !

Pour composer leur nouvel album Serfs Up!, les frères Lias et Nathan Saoudi se sont exilés à Sheffield, dont la météo dégueulasse nordique les aurait inspirés:

« Most Londoners never have and never will fully understand the true horrors of a northern winter, what that much grey sky can do to the human heart. We baptised ourselves again and again in her bitter drizzle, feeding on the monotony of it all as if it were the nectar of the elect. And by the side of a rotten canal in a room half the size of a public toilet, armed with a limited equipment budget, our wits and time, we once again set upon revealing the true face of God, measuring out his/her/their glorious countenance in rhyme, meter, groove and melody.« 

Domino décrit cette nouvelle oeuvre comme luxuriante, magistrale, tropicale (???) Elle compte même une collaboration avec Baxter Dury sur le titre Tastes Good With The Money. Les énergumènes auraient mis fin à « certains comportements passés ». Bah mince… il est vrai qu’on les trouvait bien calmes à Rock en Seine cet été.

Avec l’apparition de leur single Feet, Fat White Family annonce en effet une renaissance, puisque qu’on y entend électronique et cordes. Le groupe devient ambitieux voire même « sophistiqué » avec un clip léché et grandiose de C.C. Wade coloré façon Pierre et Gilles. Exit les gigs à la vodka et bite à l’air donc ? On verra bien une fois sur place, car après sa tournée britannique, le groupe prendra la route et traversera les Pays Bas, la Belgique et l’Allemagne. Et Nous alors? On est les plus chanceux: on a 5 dates sur notre territoire, dont 3 en festival !!!

30.05.19 – This Is Not A Love Song Festival – NIMES, FR
31.05.19 – La Laiterie – STRASBOURG, FR

13.06.19 – Elysée Montmartre – PARIS, FR
14.06.19 – La Magnifique Society – REIMS, FR
28.07.19 – Les Nuits Secrètes – AULNOYE-AYMERIES, FR

Serfs Up! sera disponible sous tous formats dont un en vinyle exclusif rouge transparent avec poster au Dom Mart.

Julie Lesage

Gagne ton invit’ pour Sam Paganini

Concours pour la nuit du 02 mars 2019 au T7, Paris.

On lui a donné le nom de la JAM night, et ca se passe au club panoramique du 15e.
De l’underground italien aux sommets des charts Techno internationaux, rares sont les artistes avec une carrière aussi riche que celle de Sam Paganini.
Depuis 1997, Sam est au coeur de la scène clubbing internationale. Avec ses productions percussives et pleines d’harmonies puissantes, il se fait rapidement repéré grâce à son tube Zoe sur son propre label Paganini Trax. Depuis il parcourt la planète du plus petit club underground jusqu’aux plus gros rassemblements rave , représentant fièrement ses racines italiennes.
En 2011, le poids lourd techno Plus 8 de Richie Hawtin lui fait confiance et sort son EP « Cobra ». A partir de 2013, son exposition grandi sortie après sortie, d’abord chez Cocoon (Body To Body) puis enfin avec Drumcode. C’est sur le label d’Adam Beyer qu’il rencontre ses plus grands succès avec les EP “Prisma”, “Eros” & “Black Leather” atteignant tous le top des charts électroniques. Son tube “Rave” restera plus de 2 mois au sommet du top Beatports et reste aujourd’hui l’un des titres techno cumulant le plus grand nombre de vues sur Youtube, avec ses 30 millions de clics.
Installé comme tête d’affiche de cette nouvelle scène techno, jouant dans les plus grands festivals internationaux : Awakenings, TomorrowLand, TimeWarp, Dour, Movement … ou encore Garorock, Nordik Impakt, Panoramas ou Marvellous Island en France, il lance son propre label JAM en 2016 et continue d’explorer sa propre vision de la Techno avec déjà un album « Zénith » et des nouveaux EP « Desire/Mercury » and « Skin/Candy ». ©Miala

Line up de la nuit :
► Sam Paganini
► ZØE
► Wlderz
Billetterie


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WiseList #76 – le top20 des actus musicales

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Cette playlist se met à jour tous les mois, vous pouvez vous y abonner sur toutes les plateformes
(Deezer, Spotify, YouTube, Soundcloud, Napster, Qobuz, Apple Music, …)

DE TOUTE BEAUTE >>> INDIE ROCK >>> DANCEFLOOR 

DE TOUTE BEAUTE

LaborealSee all (Nantes) ❤
On continue de digger le travail de Laboreal, et on tombe sur ce magnifique morceau progressiste tout en loop, publié dans Synchronicity en 2014.
Rebecca Thirdkill – Kicksville (Los Angeles & Bahrain.)
Dans l’EP 3 titres Kicksville, la soul côtoie grincements et distorsions pour une visite trip-hop aussi dérangeante que celle d’un asile.
UTO – Black (Paris)
Premier titre ultra fort de l’EP The Night’s Due à sortir le 08/03, le duo continue de distribuer claques à tous vents. Côté texte: « C’est un étrange poème de Ted Hughes tiré de Crow: From the Life and Songs of the Crow (1970) une espèce de volet de velours noir derrière lequel un grand soleil brûlerait« . On prend nos tickets pour leur concert du 04/04.
Rose DrollBoy Bruise (San Francisco)
On aime le flow urbain de cette complainte à la grasse guitare. Dans son album Your Dog sorti chez Father/Daughter Records, Rose décrit ses émotions avec la plus grande honnêteté.
Von HazeMother Mountain (Brooklyn)
Clairement le morceau le plus torride qu’il m’ait été permis d’écouter dans le noir sous la couette…
Hubbabubbaklubb Flyvende Flyndre (Oslo)
Les 5 norvégiens ont un don : celui de te mettre à l’aise. Allez finis les soucis, évaporée la grippe, je t’offre l’entrain qui rend la vie belle.

INDIE ROCK 

Sofia BoltGet out of my Head (Paris) ❤
Avec ce single, Amélie Rousseaux annonce un album produit à Los Angeles intitulé Waves, que l’on imagine entre Cat Power et PJ Harvey.
Peyote Ugly– Jackdaw (Seattle)
On découvre un trio sensible entre réverbe progressive et synth psychée, Jackdaw est la première migration spirituelle de leur EP éponyme.
Steeple RemoveOval-Strii (Rouen)
Leur pochette est aussi belle que leur album Vonal-Axis est chiadé. Ces fans de CAN et Psychic TV réussissent ici une oeuvre à la fois majeure et complexe entre krautrock, shoegaze, drone, psychédélisme et expérimentations. Ca s’écoute plusieurs fois pour en digérer toute la valeur. Lire leur interview du temps de Position Normal. 
Unknown Mortal Orchestra Hanoi 4  (New-Zealand)
Cette pause instrumentale aux lourds frottements est tirée du side album IC-01 Hanoi, enregistré comme son nom l’indique au Vietnam, en même temps que l’album Sex and Food, comme une compilation d’explorations sonores singulières.
Pursohn –Wasteland (London)
Pursohn est compositeur, parfois au piano classique, d’autres fois, et c’est là qu’il attrape notre entrain, sur des nappes synthé-guitare joyeusement rythmées par claquement de mains. Dans la même lignée, on vous recommande son titre Headfirst.
The Middle Class – A Skeleton at the Feast (Santa Ana)
Sacred Bones records s’est lancé dans l’édition de compilations Killed by Deathrock, afin de redistribuer quelques lauriers à une scène punk/post-punk fin 70-80 injustement méconnue. Ce titre est dans la compil vol. 2.
Daniel Ash – Coming Down Fast (Northampton)
En mode solo, déclaration bandante du chanteur de Bauhaus et Tones on Tail.
Fat White Family – Feet (Peckham) ❤
C’est le single annonçant le renouveau ambitieux de FWF (déménagé chez Domino), un pied de nez étonnant avec ses envolées léchées sans guitares et la voix électronisée de Lias. Dans l’attente impatiente de la sortie de Serfs Up! le 19/04, on se plonge dans les couleurs Pierre et Gilles de leur clip grandiose.

DANCEFLOOR

Toro y MoiOrdinary Pleasure (Columbia)
Le producteur américain associé à la chillwave des années 2010 nous offre dans son nouvel album Outer Space un condensé d’influences hip-hop, funk, house pour un seul leitmotiv : maximum pleasure pour ensoleiller ta journée.
BufiBrujerias (Mexico)
Avec ce nouvel extrait, Mateo Gonzales m’a confirmé la sortie de son album Mexico 70 pour le 29/03. Hâte.
Metro Area Miura (Brooklyn)
Il arrive encore en club d’entendre ce carton de 2001, façonné par Morgan Geist et Darshan Jesrani. Le duo avait alors réussi a rendre obsessionnel un tube aux relents disco dont le « hoohoo » a encore de l’écho.
Simple SymmetryToo much fun at the Temple of Doom (Moscow)
Après l’accueil aux percussions locales, vous pénétrerez dans une jungle luxuriante pour atteindre le repaire d’une expérience voodoo… les frères Lipsky engendre un psychédélisme tropical délicieux dans leur Beginner’s Guide to Magic chez Disco Halal.
HOSH et Tone DepthAirwolf (Hambourg/Montreal)
Ultra addictive pour une conduite nocturne sur l’autoroute, vous emportant dans une boucle rappelant le tambour d’une machine à laver, Airwolf est le 2e titre issu de cette puissante collaboration après Express.
Di MartinelliTides (Antwerp)
L’enfant des 80s vient de sortir son tout premier EP MSAADA sur lequel il utilise la voix comme un élément électronique pour un track techno tout en progression.

DOUX BONUS

Ex:ReLiar (London) ❤
Elena Tonra s’émancipe du groupe Daughter pour un album solo profond et mélancolique, on a craqué sur Liar pour son influence trip-hop.

Julie Lesage

[Image : Vinyl de Pal Design]

DOCU : retour sur la création d’Around The Fur des Deftones

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Le magazine Revolver a commencé sa série de mini-documentaires de 7 minutes intitulée Game changers par un premier retour sur l’album Around The Fur de Deftones.

Après le succès d’Adrenaline, le groupe a l’opportunité de sortir son deuxième opus chez une major, cet album symbolisera un tournant créatif décisif dans l’histoire de Deftones. C’est d’ailleurs l’album préféré du chanteur.

Chino Moreno se remémore l’époque de la composition de cet album mythique, où il était probablement à la fois le plus heureux mais aussi le plus furieux qu’il ait pu être de toute sa vie. Le nu métal débarquait sur les ondes, Deftones cherchait alors à produire un son original, qui ne s’apparente ni à Panthera, ni au garage, qui soit sensuel et pourtant très lourd.

Leur guitariste Stephen Carpenter revient sur les relations d’amitié entre les membres du groupe à cette époque, leur état d’esprit, ce qu’ils faisaient de leurs journées. Qui aurait cru que le titre My Own Summer avait été composé en totale improvisation de dernière minute en studio après deux tafs de bang?

Chino se souvient également de la furie contagieuse qui se propageait dans la fosse dès que le morceau Headup était joué. Replongeons ensemble en 1997.

Julie Lesage

Gagne ton invitation pour l’aftershow de FKJ

Concours pour le vendredi 8 février 2019 au T7

Retrouvez FKJ et ses invités en DJ set pour un aftershow au T7, après sa performance live à l’Olympia. On y retrouvera également en B2B Crayon et Dune !

French Kiwi Juice, prodige de la musique électronique plus connu sous l’abréviation FKJ, est aujourd’hui identifié comme l’un des fers de lance de la nouvelle scène « French Touch ». Maniant à merveille les guitares, la basse, le saxophone, les claviers et les percussions auxquels il ajoute sa voix unique, FKJ est un multi-instrumentiste à l’élégance naturelle et sophistiquée.

Depuis 2012, il déverse sa bonne humeur dans le monde, à travers une musique aérienne mâtinée de soleil et de plage, à mi-chemin entre groove et électro, qui a su charmer le très influent label Roche Musique et en devenir son étoile montante.

 


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Gagne ton invitation pour l’aftershow WORAKLS

Pour le vendredi 15 février au T7

Le T7 profite du passage de Worakls pour 2 dates à l’Olympia , présentant son nouveau projet avec orchestre, pour lui demander un petit set « after Olympia ». Kevin ne s’est pas fait trop prier..et il viendra avec quelques invités surprise.

Réservations


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Nouvelle matière à clubber: retour aux basiques indus

On était au concert neo-clubbing de la sensation percussive Nova Materia à La Maroquinerie

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Au fond de la cave à cuir suintant, l’atelier musical est des plus intrigants. A gauche, devant un carillon de tubes d’acier, attend un plan de travail de métal noir, auquel sont fixés blocs de pierre et pièce de bois, à droite, les cordes sont à l’horizontal, jouxtant touches d’ivoires, alliages dorés de cymbales et peaux tendues de bongos. Ca fait beaucoup de matière pour deux personnes.

On aurait pu y faire entrer les mandarins de Céleste Boursier-Mougenot et laisser faire, mais les deux tourtereaux qui entrent en scène ont un tout autre esprit, punk et revêche. It Comes, leur album à sensation froide paru en septembre dernier chez Crammed Discs, se joue enfin en live, quelques jours à peine après leur révélation aux Trans.


[Follow You All The Way /extraits]

Nova Materia a le désir de faire sonner le brut, grattant, frappant, martellant leur matériel peu ordinaire. En résulte une transe indocile qui redéfinit le clubbing indus par les basiques, une musique primitive de celles qui libèrent, et ce pour deux publics distincts : une moitié de fosse chilienne très chaleureuse, qui jappe sans cesse et s’évertue à copier les vocales de leur compatriote Eduardo Henriquez, l’autre moitié, plus parisienne, qui préfère s’exprimer uniquement par le corps, osant de grands mouvements libres et artistiques.

[Cliquez sur les photos d’Alexis Cangy pour les agrandir]

Le duo issu de l’ancien groupe post-punk Pánico fait monter le rythme tranquillement à coups de ting, scratch, clang, clac, brrrr, zzzzzt. Leurs deux faciès de caractère ne se lâchent pas du regard, construisant ensemble une conversation question-réponse, autant dans les tintements que par prises de parole, celles-ci parfois scandées en expressions mystérieuses. Leur musique a beau sembler froide et menaçante, la fosse se ressent comme brûlante, entre fête sombre et désinhibition, réceptacle des vibrations de la lourde boîte à rythme, des boucles de l’Electro Harmonix,  et des étincelles sonores que lance ce tandem extraordinaire.


[Nov Power]

Sur Follow You All The Way, les murmures de la française se rapprochent de ceux de Kazu Makino chez Blonde Redhead, avant qu’un rythme disco ne prenne possession vaudou de votre corps, et que les sonorités s’allègent avec tintements plus joyeux. 

Alors que nos corps tressautent sur ce tintamarre, le visuel expérimental n’est pas loin d’être hypnotique. On aime lorsque Caroline Chaspoul frotte en cercle sa pierre rugueuse. Quant au carillon géant, il semble répercuter son propre écho à l’envi. Certaines sonorités se révèlent complexes, vibrant comme une courbe à l’intérieur des métaux après choc, on s’étonne également de la multitude de procédés existants pour varier les ondes sur une simple feuille de tôle. Le concept néo-indus vous ambiance et au vu des applaudissements entre chaque morceau, le public est unanimement conquis par le Nov Power.

L’ultime titre dansant Kora Kora invite tout le public à frétiller. L’harmonie bruitiste est telle, que le bruit sourd d’un micro tombé malencontreusement (par faute de vibrations) fait corps avec la série de percussions du morceau sans déranger aucunement la performance. Le tapage nocturne passe de minéral à électronique; et si Blixa Bargeld cantonnait ses expérimentations à un auditoire connoisseur, Nova Materia démocratise aujourd’hui le vacarme percussif en techno à réverbe ravissante.
Du krautrock à la warehouse, nouvelle matière à clubber.


[Extrait de Speak in Tongues pour le teaser]

Je vous laisse, vais acheter un carillon pour ma maison.

Julie Lesage – 

 

WISELIST #75 – TOP20 DES ACTUS MUSICALES

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Cette playlist se met à jour tous les mois, disponible sur toutes vos plateformes
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CHILL >>> INDIE ROCK >>> HOUSE/TECHNO

CHILL

Julia JacklinBody (Sydney)
Superbe découverte que cette voix australienne à la fois douce et crayeuse, on attend la sortie de son album Crushing le 22/02 pour mieux l’apprivoiser.
Henry Hall – Kid (Los Angeles)
« This is a special day, Peg and I, we had a kid, regretfully we named him Greg, shoulda named him Troy, that’s the best name for boys. » A l’écoute des dérisions d’Henry, on a tout de suite voulu creuser un peu plus loin et mieux connaître ce personnage à la fois drôle et talentueux.
Rodrigo Amarante – Tuyo (Rio de Janeiro)
Histoire de vous réchauffer le bout des doigts, un petit revival des 4 saisons de la série Narcos.
Alain BashungMa peau va te plaire #2 (Paris)
Cela fera 10 ans en mars 2019 que Bashung nous a quittés, l’occasion de découvrir les titres inédits de son album posthume En Amont.
BalthazarFever (Courtrai)
Le groupe belge annonce son quatrième album Fever pour le 25/01 chez Pias. La température monte. Concert prévu le 25/03 !

INDIE-ROCK 

CannibaleDo not love me too much (« un hameau en Normandie, 300 âmes vaches comprises »)
On s’engouffre avec délice dans les méandres exotiques de l’album à grenouilles Not easy to cook. Si on en veux plus, on peut également visionner leur concert intégral chez Laurent Garnier (enfin à Lourmarin quoi)
Octet– Hey Bonus (?) ❤
Parce qu’il n’est jamais trop tard pour découvrir une perle, retour en 2004, pour une rencontre entre les Beatles et Venetian Snares, ou comment magnifier le courant « data-pop/lap-pop » tout frais de l’époque avec un soin baroque qui fait résonner le duo français comme une joute verbale à Versailles. Putain, j’étais où en 2004 ?
The Claypool Lennon DeliriumBlood and Rockets : Movement I 
En parlant des Beatles, Sean Lennon et le bassiste Les Claypool ont annoncé la sortie de South Of Reality pour le 22/02 et on a bien hâte d’écouter çà.
Django Django Swimming at night  (London)
Parce que leur EP de 6 titres Winter’s Beach est de saison.
Fews –Paradiso (Mälmo)
Grosse surprise en revoyant FEWS en live il y a peu : Fred aurait mué pour une voix plus caverneuse ! Altération acceptée, on en redemande, et ca tombe bien leur album Into Red est annoncé pour le 1er mars ! Retour sur leur interview.
Daniel Pemberton – Assassins Breathe (UK)
Petite claque inattendue un dimanche sous plaid à l’arrivée du générique du film King Arthur (le dernier avec Jude Law) : c’est depuis mon morceau préféré pour faire du sport !!
Viagra Boys – Sports (Stockholm)
La nouvelle sensation rock à l’esprit punk du moment est passée récemment au Point Ephémère : l’attitude absurde du chanteur est temporisée par la classe du saxophone, les beats et la basse te font rapidement ôter le pullover.

HOUSE/TECHNO

SXFalling (Bruxelles)
L’album Eros de Stefanie Callebaut et Benjamin Desmet est certes discutable, certaines susurrations sensuelles désirent cependant  s’émanciper du lot « mainstream ».
Hubbabubbaklub Tomme Lommer (Oslo)
Après l’excellentissime Mopedbart que l’on entend à tue-tête dans toutes les Otto10, le quintet vous offre enfin des cours de norvégien tout en dansant sur un album de pop décomplexée intitulé Drømmen Drømmerne Drømmer. On aura rarement eu autant de plaisir à chanter en yaourt !
Monks (David Shaw/ Bufi)Nice Ride (Paris/Mexico)
En pleine tournée mexicaine de DBFC, David Shaw a rendez-vous avec Bufi en ce moment même. L’occasion de reparler projet (de) culte ?
Roe Deers Bells of Hell (Lithuanie) ❤
Comme si les saintes cloches déchues se retrouvaient en milieu techno industrielle. Juste parfait, encore bravo le duo.
OMOHBeat (Nîmes)
Parties in Paris ca vous parle ? Le duo nous décrit sa vision de nos nuits en 9 morceaux.
LaborealPurple (Nantes) ❤
Au coeur de son album d’ambiances dédiées au hip-hop Fréquence, Maxime Robin a dissimulé une pépite techno qui rebooste méchamment ton petit coeur à la 3e minute.
Red AxesEdit Service 2 (Tel Aviv)
En 2012, le label I’m a Cliché proposait tous les 15 jours un inédit de son cheptel. Voici celui proposé par Red Axes, qui n’a apparemment toujours pas été édité sur les plateformes de streaming, sorry.
Erland CooperMirk (Orkney)
Ce multi-instrumentiste s’inspire de son environnement pour chaque EP. Comme tout le monde me direz vous. Oui mais non car Erland pousse plus loin. Après son travail Solan Goose inspiré de la nature sauvage sur son archipel écossais, voici Nightflight. 3 morceaux pour lesquels il s’est fixé des règles : toujours se tenir debout, faire des gestes rapides et ne pas rester plus de 10 minutes sur une piste, afin de retransrire l’animation et les flux des rues de Londres, comme un autre éco-système.

– Julie Lesage –

[Image : L’ombre des fous rires des tableaux de Yue Minjun…]