Julie Lesage

WiseList #76 – le top20 des actus musicales

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Cette playlist se met à jour tous les mois, vous pouvez vous y abonner sur toutes les plateformes
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DE TOUTE BEAUTE >>> INDIE ROCK >>> DANCEFLOOR 

DE TOUTE BEAUTE

LaborealSee all (Nantes) ❤
On continue de digger le travail de Laboreal, et on tombe sur ce magnifique morceau progressiste tout en loop, publié dans Synchronicity en 2014.
Rebecca Thirdkill – Kicksville (Los Angeles & Bahrain.)
Dans l’EP 3 titres Kicksville, la soul côtoie grincements et distorsions pour une visite trip-hop aussi dérangeante que celle d’un asile.
UTO – Black (Paris)
Premier titre ultra fort de l’EP The Night’s Due à sortir le 08/03, le duo continue de distribuer claques à tous vents. Côté texte: « C’est un étrange poème de Ted Hughes tiré de Crow: From the Life and Songs of the Crow (1970) une espèce de volet de velours noir derrière lequel un grand soleil brûlerait« . On prend nos tickets pour leur concert du 04/04.
Rose DrollBoy Bruise (San Francisco)
On aime le flow urbain de cette complainte à la grasse guitare. Dans son album Your Dog sorti chez Father/Daughter Records, Rose décrit ses émotions avec la plus grande honnêteté.
Von HazeMother Mountain (Brooklyn)
Clairement le morceau le plus torride qu’il m’ait été permis d’écouter dans le noir sous la couette…
Hubbabubbaklubb Flyvende Flyndre (Oslo)
Les 5 norvégiens ont un don : celui de te mettre à l’aise. Allez finis les soucis, évaporée la grippe, je t’offre l’entrain qui rend la vie belle.

INDIE ROCK 

Sofia BoltGet out of my Head (Paris) ❤
Avec ce single, Amélie Rousseaux annonce un album produit à Los Angeles intitulé Waves, que l’on imagine entre Cat Power et PJ Harvey.
Peyote Ugly– Jackdaw (Seattle)
On découvre un trio sensible entre réverbe progressive et synth psychée, Jackdaw est la première migration spirituelle de leur EP éponyme.
Steeple RemoveOval-Strii (Rouen)
Leur pochette est aussi belle que leur album Vonal-Axis est chiadé. Ces fans de CAN et Psychic TV réussissent ici une oeuvre à la fois majeure et complexe entre krautrock, shoegaze, drone, psychédélisme et expérimentations. Ca s’écoute plusieurs fois pour en digérer toute la valeur. Lire leur interview du temps de Position Normal. 
Unknown Mortal Orchestra Hanoi 4  (New-Zealand)
Cette pause instrumentale aux lourds frottements est tirée du side album IC-01 Hanoi, enregistré comme son nom l’indique au Vietnam, en même temps que l’album Sex and Food, comme une compilation d’explorations sonores singulières.
Pursohn –Wasteland (London)
Pursohn est compositeur, parfois au piano classique, d’autres fois, et c’est là qu’il attrape notre entrain, sur des nappes synthé-guitare joyeusement rythmées par claquement de mains. Dans la même lignée, on vous recommande son titre Headfirst.
The Middle Class – A Skeleton at the Feast (Santa Ana)
Sacred Bones records s’est lancé dans l’édition de compilations Killed by Deathrock, afin de redistribuer quelques lauriers à une scène punk/post-punk fin 70-80 injustement méconnue. Ce titre est dans la compil vol. 2.
Daniel Ash – Coming Down Fast (Northampton)
En mode solo, déclaration bandante du chanteur de Bauhaus et Tones on Tail.
Fat White Family – Feet (Peckham) ❤
C’est le single annonçant le renouveau ambitieux de FWF (déménagé chez Domino), un pied de nez étonnant avec ses envolées léchées sans guitares et la voix électronisée de Lias. Dans l’attente impatiente de la sortie de Serfs Up! le 19/04, on se plonge dans les couleurs Pierre et Gilles de leur clip grandiose.

DANCEFLOOR

Toro y MoiOrdinary Pleasure (Columbia)
Le producteur américain associé à la chillwave des années 2010 nous offre dans son nouvel album Outer Space un condensé d’influences hip-hop, funk, house pour un seul leitmotiv : maximum pleasure pour ensoleiller ta journée.
BufiBrujerias (Mexico)
Avec ce nouvel extrait, Mateo Gonzales m’a confirmé la sortie de son album Mexico 70 pour le 29/03. Hâte.
Metro Area Miura (Brooklyn)
Il arrive encore en club d’entendre ce carton de 2001, façonné par Morgan Geist et Darshan Jesrani. Le duo avait alors réussi a rendre obsessionnel un tube aux relents disco dont le « hoohoo » a encore de l’écho.
Simple SymmetryToo much fun at the Temple of Doom (Moscow)
Après l’accueil aux percussions locales, vous pénétrerez dans une jungle luxuriante pour atteindre le repaire d’une expérience voodoo… les frères Lipsky engendre un psychédélisme tropical délicieux dans leur Beginner’s Guide to Magic chez Disco Halal.
HOSH et Tone DepthAirwolf (Hambourg/Montreal)
Ultra addictive pour une conduite nocturne sur l’autoroute, vous emportant dans une boucle rappelant le tambour d’une machine à laver, Airwolf est le 2e titre issu de cette puissante collaboration après Express.
Di MartinelliTides (Antwerp)
L’enfant des 80s vient de sortir son tout premier EP MSAADA sur lequel il utilise la voix comme un élément électronique pour un track techno tout en progression.

DOUX BONUS

Ex:ReLiar (London) ❤
Elena Tonra s’émancipe du groupe Daughter pour un album solo profond et mélancolique, on a craqué sur Liar pour son influence trip-hop.

Julie Lesage

[Image : Vinyl de Pal Design]

DOCU : retour sur la création d’Around The Fur des Deftones

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Le magazine Revolver a commencé sa série de mini-documentaires de 7 minutes intitulée Game changers par un premier retour sur l’album Around The Fur de Deftones.

Après le succès d’Adrenaline, le groupe a l’opportunité de sortir son deuxième opus chez une major, cet album symbolisera un tournant créatif décisif dans l’histoire de Deftones. C’est d’ailleurs l’album préféré du chanteur.

Chino Moreno se remémore l’époque de la composition de cet album mythique, où il était probablement à la fois le plus heureux mais aussi le plus furieux qu’il ait pu être de toute sa vie. Le nu métal débarquait sur les ondes, Deftones cherchait alors à produire un son original, qui ne s’apparente ni à Panthera, ni au garage, qui soit sensuel et pourtant très lourd.

Leur guitariste Stephen Carpenter revient sur les relations d’amitié entre les membres du groupe à cette époque, leur état d’esprit, ce qu’ils faisaient de leurs journées. Qui aurait cru que le titre My Own Summer avait été composé en totale improvisation de dernière minute en studio après deux tafs de bang?

Chino se souvient également de la furie contagieuse qui se propageait dans la fosse dès que le morceau Headup était joué. Replongeons ensemble en 1997.

Julie Lesage

Gagne ton invitation pour l’aftershow de FKJ

Concours pour le vendredi 8 février 2019 au T7

Retrouvez FKJ et ses invités en DJ set pour un aftershow au T7, après sa performance live à l’Olympia. On y retrouvera également en B2B Crayon et Dune !

French Kiwi Juice, prodige de la musique électronique plus connu sous l’abréviation FKJ, est aujourd’hui identifié comme l’un des fers de lance de la nouvelle scène « French Touch ». Maniant à merveille les guitares, la basse, le saxophone, les claviers et les percussions auxquels il ajoute sa voix unique, FKJ est un multi-instrumentiste à l’élégance naturelle et sophistiquée.

Depuis 2012, il déverse sa bonne humeur dans le monde, à travers une musique aérienne mâtinée de soleil et de plage, à mi-chemin entre groove et électro, qui a su charmer le très influent label Roche Musique et en devenir son étoile montante.

 


TENTE TA CHANCE pour gagner ton invitation, en seulement 2 étapes:

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2. Envoie nous un mail à contact@wisesound.fr en précisant l’objet ainsi que ton nom, ton prénom.

Plutôt simple, pas de questionnaire, pas de dessin à faire.
…et si en plus, tu partageais le concours via Facebook, Twitter ou autre, ce serait super sympa, nous permettant plus de visibilité, donc plus de partenariats et plus de places à faire gagner pour les prochains concerts! Les gagnants seront prévenus la veille par mail.

Gagne ton invitation pour l’aftershow WORAKLS

Pour le vendredi 15 février au T7

Le T7 profite du passage de Worakls pour 2 dates à l’Olympia , présentant son nouveau projet avec orchestre, pour lui demander un petit set « after Olympia ». Kevin ne s’est pas fait trop prier..et il viendra avec quelques invités surprise.

Réservations


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Nouvelle matière à clubber: retour aux basiques indus

On était au concert neo-clubbing de la sensation percussive Nova Materia à La Maroquinerie

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Au fond de la cave à cuir suintant, l’atelier musical est des plus intrigants. A gauche, devant un carillon de tubes d’acier, attend un plan de travail de métal noir, auquel sont fixés blocs de pierre et pièce de bois, à droite, les cordes sont à l’horizontal, jouxtant touches d’ivoires, alliages dorés de cymbales et peaux tendues de bongos. Ca fait beaucoup de matière pour deux personnes.

On aurait pu y faire entrer les mandarins de Céleste Boursier-Mougenot et laisser faire, mais les deux tourtereaux qui entrent en scène ont un tout autre esprit, punk et revêche. It Comes, leur album à sensation froide paru en septembre dernier chez Crammed Discs, se joue enfin en live, quelques jours à peine après leur révélation aux Trans.


[Follow You All The Way /extraits]

Nova Materia a le désir de faire sonner le brut, grattant, frappant, martellant leur matériel peu ordinaire. En résulte une transe indocile qui redéfinit le clubbing indus par les basiques, une musique primitive de celles qui libèrent, et ce pour deux publics distincts : une moitié de fosse chilienne très chaleureuse, qui jappe sans cesse et s’évertue à copier les vocales de leur compatriote Eduardo Henriquez, l’autre moitié, plus parisienne, qui préfère s’exprimer uniquement par le corps, osant de grands mouvements libres et artistiques.

[Cliquez sur les photos d’Alexis Cangy pour les agrandir]

Le duo issu de l’ancien groupe post-punk Pánico fait monter le rythme tranquillement à coups de ting, scratch, clang, clac, brrrr, zzzzzt. Leurs deux faciès de caractère ne se lâchent pas du regard, construisant ensemble une conversation question-réponse, autant dans les tintements que par prises de parole, celles-ci parfois scandées en expressions mystérieuses. Leur musique a beau sembler froide et menaçante, la fosse se ressent comme brûlante, entre fête sombre et désinhibition, réceptacle des vibrations de la lourde boîte à rythme, des boucles de l’Electro Harmonix,  et des étincelles sonores que lance ce tandem extraordinaire.


[Nov Power]

Sur Follow You All The Way, les murmures de la française se rapprochent de ceux de Kazu Makino chez Blonde Redhead, avant qu’un rythme disco ne prenne possession vaudou de votre corps, et que les sonorités s’allègent avec tintements plus joyeux. 

Alors que nos corps tressautent sur ce tintamarre, le visuel expérimental n’est pas loin d’être hypnotique. On aime lorsque Caroline Chaspoul frotte en cercle sa pierre rugueuse. Quant au carillon géant, il semble répercuter son propre écho à l’envi. Certaines sonorités se révèlent complexes, vibrant comme une courbe à l’intérieur des métaux après choc, on s’étonne également de la multitude de procédés existants pour varier les ondes sur une simple feuille de tôle. Le concept néo-indus vous ambiance et au vu des applaudissements entre chaque morceau, le public est unanimement conquis par le Nov Power.

L’ultime titre dansant Kora Kora invite tout le public à frétiller. L’harmonie bruitiste est telle, que le bruit sourd d’un micro tombé malencontreusement (par faute de vibrations) fait corps avec la série de percussions du morceau sans déranger aucunement la performance. Le tapage nocturne passe de minéral à électronique; et si Blixa Bargeld cantonnait ses expérimentations à un auditoire connoisseur, Nova Materia démocratise aujourd’hui le vacarme percussif en techno à réverbe ravissante.
Du krautrock à la warehouse, nouvelle matière à clubber.


[Extrait de Speak in Tongues pour le teaser]

Je vous laisse, vais acheter un carillon pour ma maison.

Julie Lesage – 

 

WISELIST #75 – TOP20 DES ACTUS MUSICALES

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Cette playlist se met à jour tous les mois, disponible sur toutes vos plateformes
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CHILL >>> INDIE ROCK >>> HOUSE/TECHNO

CHILL

Julia JacklinBody (Sydney)
Superbe découverte que cette voix australienne à la fois douce et crayeuse, on attend la sortie de son album Crushing le 22/02 pour mieux l’apprivoiser.
Henry Hall – Kid (Los Angeles)
« This is a special day, Peg and I, we had a kid, regretfully we named him Greg, shoulda named him Troy, that’s the best name for boys. » A l’écoute des dérisions d’Henry, on a tout de suite voulu creuser un peu plus loin et mieux connaître ce personnage à la fois drôle et talentueux.
Rodrigo Amarante – Tuyo (Rio de Janeiro)
Histoire de vous réchauffer le bout des doigts, un petit revival des 4 saisons de la série Narcos.
Alain BashungMa peau va te plaire #2 (Paris)
Cela fera 10 ans en mars 2019 que Bashung nous a quittés, l’occasion de découvrir les titres inédits de son album posthume En Amont.
BalthazarFever (Courtrai)
Le groupe belge annonce son quatrième album Fever pour le 25/01 chez Pias. La température monte. Concert prévu le 25/03 !

INDIE-ROCK 

CannibaleDo not love me too much (« un hameau en Normandie, 300 âmes vaches comprises »)
On s’engouffre avec délice dans les méandres exotiques de l’album à grenouilles Not easy to cook. Si on en veux plus, on peut également visionner leur concert intégral chez Laurent Garnier (enfin à Lourmarin quoi)
Octet– Hey Bonus (?) ❤
Parce qu’il n’est jamais trop tard pour découvrir une perle, retour en 2004, pour une rencontre entre les Beatles et Venetian Snares, ou comment magnifier le courant « data-pop/lap-pop » tout frais de l’époque avec un soin baroque qui fait résonner le duo français comme une joute verbale à Versailles. Putain, j’étais où en 2004 ?
The Claypool Lennon DeliriumBlood and Rockets : Movement I 
En parlant des Beatles, Sean Lennon et le bassiste Les Claypool ont annoncé la sortie de South Of Reality pour le 22/02 et on a bien hâte d’écouter çà.
Django Django Swimming at night  (London)
Parce que leur EP de 6 titres Winter’s Beach est de saison.
Fews –Paradiso (Mälmo)
Grosse surprise en revoyant FEWS en live il y a peu : Fred aurait mué pour une voix plus caverneuse ! Altération acceptée, on en redemande, et ca tombe bien leur album Into Red est annoncé pour le 1er mars ! Retour sur leur interview.
Daniel Pemberton – Assassins Breathe (UK)
Petite claque inattendue un dimanche sous plaid à l’arrivée du générique du film King Arthur (le dernier avec Jude Law) : c’est depuis mon morceau préféré pour faire du sport !!
Viagra Boys – Sports (Stockholm)
La nouvelle sensation rock à l’esprit punk du moment est passée récemment au Point Ephémère : l’attitude absurde du chanteur est temporisée par la classe du saxophone, les beats et la basse te font rapidement ôter le pullover.

HOUSE/TECHNO

SXFalling (Bruxelles)
L’album Eros de Stefanie Callebaut et Benjamin Desmet est certes discutable, certaines susurrations sensuelles désirent cependant  s’émanciper du lot « mainstream ».
Hubbabubbaklub Tomme Lommer (Oslo)
Après l’excellentissime Mopedbart que l’on entend à tue-tête dans toutes les Otto10, le quintet vous offre enfin des cours de norvégien tout en dansant sur un album de pop décomplexée intitulé Drømmen Drømmerne Drømmer. On aura rarement eu autant de plaisir à chanter en yaourt !
Monks (David Shaw/ Bufi)Nice Ride (Paris/Mexico)
En pleine tournée mexicaine de DBFC, David Shaw a rendez-vous avec Bufi en ce moment même. L’occasion de reparler projet (de) culte ?
Roe Deers Bells of Hell (Lithuanie) ❤
Comme si les saintes cloches déchues se retrouvaient en milieu techno industrielle. Juste parfait, encore bravo le duo.
OMOHBeat (Nîmes)
Parties in Paris ca vous parle ? Le duo nous décrit sa vision de nos nuits en 9 morceaux.
LaborealPurple (Nantes) ❤
Au coeur de son album d’ambiances dédiées au hip-hop Fréquence, Maxime Robin a dissimulé une pépite techno qui rebooste méchamment ton petit coeur à la 3e minute.
Red AxesEdit Service 2 (Tel Aviv)
En 2012, le label I’m a Cliché proposait tous les 15 jours un inédit de son cheptel. Voici celui proposé par Red Axes, qui n’a apparemment toujours pas été édité sur les plateformes de streaming, sorry.
Erland CooperMirk (Orkney)
Ce multi-instrumentiste s’inspire de son environnement pour chaque EP. Comme tout le monde me direz vous. Oui mais non car Erland pousse plus loin. Après son travail Solan Goose inspiré de la nature sauvage sur son archipel écossais, voici Nightflight. 3 morceaux pour lesquels il s’est fixé des règles : toujours se tenir debout, faire des gestes rapides et ne pas rester plus de 10 minutes sur une piste, afin de retransrire l’animation et les flux des rues de Londres, comme un autre éco-système.

– Julie Lesage –

[Image : L’ombre des fous rires des tableaux de Yue Minjun…]

Invitations pour Ghost of Christmas

3×2 invitations à gagner pour le concert du 10 janvier 2018 au Pop Up du Label

ELECTRONIQUE / POP
GHOST OF CHRISTMAS, c’est le mariage de la voix envoûtante de Martin Mey et des basses profondes, chill et vaporeuses produites par Gaël Blondeau de Chamade Beat.

Le duo présente un 1er EP « Awake » très remarqué fin 2015, signé sur le label Sounds Like Yeah! de Laurent Garnier. Un live suit en 2016, le groupe part en tournée avec Rone et French 79 et se produit sur des scènes phares telles que les Nuits Sonores, le MaMA, Marsatac, le Badaboum, le festival Chorus, l’Édition Festival, le Point Ephémère, le Festival Yeah!
En septembre 2017, le duo revient avec un second EP « Connect the Dots » (Pschent), aux sonorités mêlant singulièrement UK bass et electronica, aux allures de house organique et de dubstep poétique et expérimental. La voix soul et les harmonies vocales de « Connect the Dotsquot » donnent une dimension quasi religieuse aux titres : ils résonnent comme du gospel moderne. Introspectif et communicatif, froid et cotonneux, baigné de lumière noire, cet EP nous plongeait au coeur d’un voyage post apocalyptique vers un monde meilleur. Entre 2017 et 2018, le groupe a pu défendre l’EP au cours d’une belle tournée à travers la France. Tout juste rentré d’une tournée en Chine, le duo s’apprête à sortir son nouvel EP en novembre prochain sur le label Pschent.
Avec « The Difference », le duo va encore plus loin dans l’incarnation de son identité et présente des titres à la dimension live et dancefloor unique, directement inspirés de cette dernière année passée sur les routes.

Écoutant l’enthousiasme du public et leur plaisir partagé sur des titres plus dancefloor jusqu’alors uniquement réservés au live, marqués par l’immediateté et la transe, le plus anglais des groupes marseillais a affirmé cette orientation dans la composition de ce nouvel EP.

Comme à son habitude, le duo nous sert des titres tout en montée en puissance et crescendo qui résonnent comme de véritables voyages sensoriels, des bombes électro-gospel à la dimension club : puissantes, dansantes et libératrices. Boucles de synthés entêtants, beats accrocheurs et samples de voix aériens, l’électro des phocéens saura enflammer les dancefloors tout en ravissant les oreilles des mélomanes férus de symphonies modernes. Sur scène, l’univers fantomatique du groupe s’exprime visuellement à travers un jeu de lumières en clair-obscur finement orchestré. Leurs silhouettes s’effacent, se dédoublent et se fondent dans des formes géométriques, une scénographie pointilliste et poétique.

Le premier extrait WOMB est une véritable bombe deephouse hypnotique qui nous plonge dans un rêve éveillé et nous touche en plein coeur. Les harmonies du Prophet 08 hantent le morceau, sublimées par la voix et les choeurs de Martin Mey. Avec finesse et précision comme marque de fabrique, le duo nous délivre un titre en puissance et en nuance, conduit par un kick haletant, hypnotique, une mise sous tension imparable jusqu’à l’explosive libération finale, jubilatoire. ©Digitick


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Ton invit pour N’To et Joachim Pastor

Invitation individuelle pour le samedi 19 janvier 2018

Abonnée aux soirée de la Paris Society, la Hungry party revient sous les néons du T7 avec vue sur la dame de Paris. Au line up :
N’to
Joachim Pastor
Will Spleen

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Concours soirée Todd Terje et Darius

 Concours pour le samedi 12 janvier 2019

Parce qu’il faut se dégourdir les jambes et commencer à danser house dès le début de l’année, on t’invite au T7 .

Au menu allégé:

Todd Terje – DJ set –
► Darius
Kartell
Cézaire

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La BO de F.R.I.E.N.D.S version Badness

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Retour sur une recette imparable pour vous faire sentir seul: le clip de Beautiful Badness. Et bonne année bien sûr.

Le chanteur Gabriel Sesboué a repris récemment le générique mondialement connu de FRIENDS. Vous vous souvenez ? L’apologie de l’amitié et des coucheries entre voisins au rythme des Rembrandts.
Mais ici, changement de tempo: chanté en mode soul à tirer les mouchoirs, avec un petit air d’Antony & The Johnsons et doté d’un clip des plus accablants, en satire de notre société hyper connectée, la joie des copains se transforme vite en un rappel de votre propre solitude.

L’album Rewind devrait sortir bientôt, album pleurnichard ou pas on verra, mais on voulait partager au moins ce clip avec vous, histoire d’être moins seul.

Bonne humeur dans les coeurs, bienvenue sur le réseau des e-friends // effet Black Mirror garanti.

– Julie Lesage –

 

Top of Rock 2018

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Avec les nouvels ans, viennent les bilans.

Après avoir fait le tour des tracks techno-house qui nous ont fait récemment taper du pied de façon démentielle ici,
nous revoici pour une deuxième salve BEST OF qui reluque, cette fois-ci, du côté de l’Indie Rock.

L’année 2018 a accueilli avec frénésie l’apparition de groupes prometteurs comme MEAN, The Balkanys, Viagra Boys, Olden Yolks, alors que d’autres affirmaient leur présence sur la scène rock avec un album « coup d’éclat », on pense ici à IDLES, Beak>, Cash Savage and the Last Drinks, BirdPen. L’année dernière fut particulièrement chargée pour les rouennais de MNNQNS, qui, détenteurs du Prix Ricard S.A. Music Live, ont tourné dans toute la France et dépassé les frontières en une course haletante.

Une petite playlist s’impose donc pour révision. Nous, on se note bien de continuer à les suivre cette année, car tous ces rockeurs n’ont certainement pas dit leur dernier mot.

Rock on.

P.S: Cette playlist sera mise à jour chaque année. Ca peut être utile de t’y abonner, sur la plateforme de ton choix (Deezer, Spotify, SoundCloud, Soundsgood, YouTube, Qobuzz, …)

WiseMIX, le podcast techno-house

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Le WiseMIX, c’est une émission au studio La Puce à l’Oreille, pendant laquelle je fais part de mes découvertes électroniques voire techno-house à Boris.
A peu près 5 tracks sont sélectionnés tous les mois, parfois plus car les gros coups de coeur ne manquent pas.

Ces podcasts sont en écoute sur Mixcloud, mais aussi sur Soundcloud et même sur iTunes !

– Julie Lesage –

07/2018

Sélection :

Kelly Lee Owens – Bird
Claptone – Abyss of Love
Simian Mobile Disco – Hey Sister
Etienne de Crécy – Work
Gui Boratto – Forgive Me
Âme – Gerne

Gagnez des invits pour No Money Kids

Pour la release party du jeudi 10 Janvier 2019 à la Maroquinerie

BLUES-ROCK
« Avec son nouvel album Trouble, sorti il y a quelques mois, No Money Kidstraverse les brumes électriques et les vapeurs caniculaires. Après Hear the Silence, le tandem parisien envoie valser les attentes et trouble nos sens avec une nouvelle aventure sonore captivante.
Dans un jeu d’ombre et de lumière, le duo invite à sa table un indie-rock électrique qui puise ses influences dans la pop-culture contemporaine. Avec une guitare maîtresse des lieux, les riffs écorchés ronronnent et se lovent au creux de nappes électroniques vaporeuses. Reflet d’une génération « Do-it-yourself » qui se réinvente et s’affranchit des codes, l’album Trouble nous plonge dans les frasques de l’homme moderne pour en ressortir plus apaisé. Révélé par la scène, No Money Kids repart sur les routes et sera le 10 janvier 2019 à la Maroquinerie pour présenter son nouvel album dont on découvre l’intensité avec la vidéo live du titre Chains avec en invité Charles X.Dans une ambiance Garage Band, les deux français dévoilent une version de Chains qui met le feu aux poudres. Charles X et son flow posé viennent contrebalancer l’énergie rageuse du duo. No Money Kids délivre une session live proche de l’intensité des concerts : des riffs endiablés mêlés à un rythme dément. » Voir leur interview-vidéo par Julie

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Billetterie

 


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Best of NIGHT 2018

Vous êtes en famille ? Moi aussi. Joyeux Noël.
Mais comme Vitalic puis Miss Kittin, je rêve cosmique.

2019 l’année de la teuf débarque sous peu et tant mieux. Sauf qu’il arrive parfois, vers 2h du matin, première nuit de l’année, en plein réveillon, on ne sait pas trop bien comment, que trois personnes enjaillées s’emparent de la sono pour s’égosiller raillant avec madame Céline Dion. Une expérience qui m’a déjà traumatisée 2 fois, 2 fois de trop.

J’ai donc cette année décidé de voler à votre rescousse, ou du moins la mienne, en compilant les morceaux qui ont marqué mon dancefloor de salon cette année, BIM : un best of house-disco/techno-house et tout ce qu’il y a à insérer entre les deux. Lancez les confettis, et allumez le bass booster pour la dynamite version Digitalism, Weval, Gui Boratto, Red Axes, Âme, Kölsch, Jono Ma, Moullinex et tant d’autres. La crème de la crème.
Je vous souhaite un extravagant et chaleureux réveillon.

– Julie Lesage –

FYI: Cette playlist sera mise à jour tous les ans sur toutes vos plateformes. Bonne écoute !

Dans le coffre du Camion Bazar

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Camion Bazar fait partie de ces collectifs colorés et joyeux qui ont transformé la fête à Paris, avec Alter Paname, la Ferme du Bonheur, ou encore le merveilleux Otto10 (au bar duquel il n’est pas rare de croiser Benedetta). Dénicheur de friches, jardins et salles des fêtes variées pour y installer leur univers ultra scénographié, le duo nous propose depuis plusieurs années des célébrations alternatives au clubbing qui imposait ses morceaux commerciaux, ses prix, et les sempiternels refus des physios.  Ces diverses tribus pailletées s’activent dans un sens avant tout humain, pour organiser de sacrées après-midi-nuit de partages funky, rires disco, et danses electro.

J’avais rencontré le joli couple de Benedetta et Romain Play lors d’un festival, et l’attitude ouverte et communicative de ces deux là m’avait enchantée.
Malheureusement, un connard m’a volé mon smartphone quelques temps après…et l’interview enregistrée avec. Mon amertume passée, essayons de replonger dans mes souvenirs nuageux, car il me reste au moins la liste de leurs morceaux pépites, de ceux qui ne quittent jamais le coffre du véhicule :

Le titre pour ouvrir un set  
2001 Odissée de l’espace

☁ Je me souviens qu’avant même de s’installer sur le petit salon de jardin que je leur avais réservé, le couple s’était mis à ramasser tous les mégots sur un rayon de 3 mètres alentours.
« Mais c’est pas vrai, les gens font vraiment n’importe quoi! »

Le titre pour se laisser porter les yeux fermés
I think about you – Dj Koze Mix

☁ On a ensuite évoqué leur audace et fantaisie, qu’avec eux on avait l’impression que l’insousciance du jardin d’enfant était encore accessible. Ces rassemblements s’organisant dans la bonne humeur et l’acceptation de l’autre, les moindres tuiles étaient gérées sereinement, même si les afters s’y éternisaient. Pour les organisateurs, le plus difficile est évidemment de trouver l’idyllique lieu sauvage et l’accord des autorités pour s’y installer avec enceintes, induisant nuisances sonores parfois pendant jusqu’à 21 heures d’affilées. Ils m’expliquaient être toujours à l’affût de bons plans et élargir leur réseau de ce fait.

Le titre pour faire chanter le public 
Under Pressure – Queen

Hors emplacement sauvage, le Camion Bazar est aujourd’hui si renommé qu’il a roulé sur de nombreux terrains : Solidays, Pete The Monkey, Calabre, … pour se garer au mieux dans un écrin de verdure éloigné des grandes scènes, au moins champêtre sur des petites scènes à l’instar du pont des croisières Safari Boat. Tout ce bordel à roulette s’exporte même, comme à Hong Kong il y a quelques jours pour le festival SHI FU MIZ !

Mais le Camion ne perd-il pas son identité ambulante, lorsque l’on vous demande de jouer sur scène comme à La Clairière ?
Benedetta : Si, je trouve aussi, dans ce cas on essaie de ramener toute une décoration comme une façade de camion, mais on préfère jouer à l’extérieur, le spot parfait c’est genre près d’un étang.

Le titre le plus sensuel 
Cool Breeze – the Jeremy Spencer Band (Baltic Seaview rework)

☁ Ces fêtes estivales sont bien sûr éreintantes, le couple avoue mettre souvent l’ambiance sur des après-midi et nuits entières, et enchainer les festivals d’été tout en conduisant entre chaque set. L’automne est ainsi la bienvenue pour lever le pied de la pédale.
Ceci sans compter les préparations de l’univers féérique de chaque événement, auxquelles Benedetta s’attelle avec beaucoup de coeur, sans parler du temps de confection des costumes et de l’invention de jeux régressifs comme jubilatoires. Elle porte ce jour là une combi de velours vert, on lui demande où elle shope ses tenues si originales:

Benedetta : « Je fais beaucoup les friperies vintages, sinon y’a une super griffe, va sur le site de Jaded London. Au Macki festival, on a également fait la connaissance de Ultra Violet qui avait un stand, ils font de chouettes pièces. Et va voir TeddyBeurk, c’est super drôle: Lucile fait des bandeaux à l’aide de peluches ! »

Le titre qui engage des chorégraphies barrées 
Saetta – Fango

☁ Dans leur cabane à moteur exigüe, leur nom ne faisant pas défaut, un sacré foutoir s’amasse, liant l’utile, l’accessoire fêtard et surtout les objets fétiches emplis des meilleurs souvenirs. Mais leur chouchou depuis quelques mois c’est Jacky, leur petit chien qui est de toutes les parties, au risque de pisser parfois sur la scène …

Le Camion Bazar est devenu depuis la rentrée un « gang », ce qui permet à Romain Play d’inviter d’autres amis poseurs de son, ainsi que des musiciens, à la fête déjà déjantée. Le gang lancera d’ailleurs ses paillettes d’amour au NF-34 (les anciennes Nuits Fauves) jeudi 13 décembre, et célébrera la nouvelle année au Badaboum pour le décompte au cul du camion de 824h.

Le titre indétronable 
Only you – Frankie Francis Disco jam mix

☁ Lorsque je commence à poser des questions sur les titres préférés à passer pour un set:
Romain Play: « Ah. Alors moi j’ai un problème, c’est que je ne connais pas le nom des titres que je passe, je peux très bien te répondre « le disque rouge avec une voiture dessus ». Alors je t’enverrai les morceaux pour chacune de tes questions par mail. »

Romain Play connaîtrait ses artistes par coeur, vous n’auriez jamais lu cette interview, car tous les titres auraient été volés en même temps que mon téléphone, dans l’enregistrement précieux. Comme quoi, c’est facile de toujours garder le côté positif des coïncidences !

☁ Le souvenir le plus clair est la dernière réponse prononcée lors de cette rencontre:

Un message aux lecteurs pour la fin ?
Benedetta: « Oui, arrêtez de manger de la viande ! »

– Julie Lesage –
Merci à Romain et Benedetta pour leur patience, j’ai mis un peu de temps à le publier, cet article …
[Photo de l’interview : ©Mathieu Foucher
Photo promo en une: ©Flavien Prioreau]

Le titre pour fermer un set 
Outro – Ultra Vomit

Programmateur des Trans : le job rêvé

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Les Rencontres Transmusicales de Rennes viennent de commencer. On a donc appelé le bureau des Trans, afin que Mathieu Gervais, assistant programmation de Jean-Louis Brossard, nous mette dans le bain avant de prendre le train direction la ville de la galette saucisse.

Ca va, pas trop dans le rush?
Oh tu sais, c’est la dernière semaine, on est zen. On commence demain avec la création d’ Aloïse Sauvage à l’Aire Libre. [Révélée au public dans 120 battements par minute] Et on enchaîne dès mercredi à l’Ubu, pour mon anniversaire.
Tu vas donc passer une belle semaine !
Oui,  au calme.
Tu vas dormir combien d’heure par nuit ce week-end ?
3-4 heures, ca va être juste.

**Voir directement les 5 coups de coeur de Mathieu pour les Trans 2018

LE JOB

Racontes moi le début de ton aventure, comment as-tu intégré l’équipe des Transmusicales ?
J’ai rencontré Jean-Louis Brossard alors que j’étais manager et booker d’artistes. Je m’occupais de The Wankin’ Noodles, des Popopopops, avec qui on est parti sur une session des Trans Export en Russie, et là-bas avec Jean-Louis, on s’est découvert des goûts en commun, sur la musique, sur le jazz mais pas que, sur la cuisine, et la fête aussi. Et puis un jour après avoir travaillé dans une agence de booking, j’ai téléphoné à Jean-Louis pour lui demander si il avait eu vent de postes à pourvoir dans la production ou la programmation et il m’a répondu : « Bah tu tombes bien ! Mon assistant vient de m’annoncer qu’il quittait la boite, on se voit cet aprem, tu viens bosser. » Je travaille depuis sur la programmation des Trans et de l’Ubu [salle de concert rennaise], en binôme avec le directeur, je suis présent à la fois au bureau et à la salle pour chaque concert, et on se déplace également ensemble pour aller voir ce qui se passe ailleurs en local, en national, ou a l’étranger.

Le festival bat son plein cette semaine, mais c’est aussi le métier d’une année de préparation. Par exemple, que se passe-t-il dès janvier dans le bureau des Trans ?
On attaque très rapidement mi-janvier par une visite à l’Eurosonic, gros festival de showcases à Groningen. Déjà ca prend bien une semaine d’écouter les 350 groupes en amont et préparer notre programme de visites, le 7 janvier faut qu’on soit la tête dans les écoutes. En fait une fois l’édition des 40 ans terminées, on sera déjà en train de penser à la suivante. Et puis évidemment il y a aussi la programmation de l’Ubu qu’il faut continuer tout au long de l’année.

Comment découvrez-vous ces groupes qui viennent de très loin comme les Dizzy Brains qui n’avaient jamais décollé de Madagascar avant 2016 ?
On travaille pas mal avec des agents, eux se déplacent beaucoup pour récupérer des groupes d’ailleurs et nous envoient des propositions ensuite. On est également à l’écoute de toute suggestion, que ça vienne de quelqu’un dans le public qui nous file un disque, ou d’un ami journaliste. Pour les Dizzy Brains, c’est un pote de JLB qui travaillait à Madagascar qui nous a envoyé le son. Jean-Louis a le final cut, et moi j’essaie de lui ramener un maximum de belles découvertes. Et à deux, on n’est pas de trop car il y a une espèce de facilité de production aujourd’hui qui nous submerge: quelqu’un peut très bien s’enregistrer chez soi, te faire un MP3 et te l’envoyer par mail, on écoute tout parce qu’on ne veut rien laisser au hasard.

Est-ce qu’il t’es déjà arrivé d’avoir un live merdique qui ne correspond pas du tout au son que tu avais écouté à l’avance ?
Il m’est arrivé une fois de me rendre compte que la formation avait changé et les morceaux avaient été adaptés au départ de musiciens, mais un truc bon en studio qui devient une daube sur scène, non et on y fait super attention. On demande toujours une vidéo d’un live. On les brief aussi lors de la rencontre, car pour des petits groupes qui n’ont jamais joué devant plus de 100 personnes, jouer dans un hall de 4000 personnes ne demande pas la même performance.

Quels sont les 3 impératifs pour etre programmé aux Trans ?

  1. Que ce soit un coup de coeur
  2. Que les musiciens soient talentueux
  3. Que ce soit novateur

Et tu parlais des Trans Export en Russie ? quesako ?
Oui Les Trans s’exportent, irrégulièrement. Il a eu Les Trans également en Chine en 2005, c’était le premier festival de cette ampleur en Chine, ainsi que Les Trans en République Tchèque, Ca ne s’organise pas chaque année, pour la prochaine, on est encore en réflexion.

LE CASQUE VISSÉ SUR LES OREILLES

Le festival fétiche que tu ne manqueras jamais
The Great Escape à Brighton, c’est un festival dont on ramène chaque année quelques artistes. C’est vraiment un événement international, contrairement à l’Eurosonic qui est plus centré sur l’Europe. Tu peux avoir des groupes d’Amérique du Sud, d’Asie, de partout. Il y a énormement de choses donc il faut bien écouter en amont, bien se préparer, et une fois là-bas c’est 5 jours de course totale entre les salles. Sous le vent et la pluie en général. (rires)

Ta plus grosse claque 2017 ?
Y’en a trop ! Confidence Man était une grosse claque, Too Many T’s la réponse anglaise aux Beastie Boys, Moon Hooch les américains étaient assez hallucinant, Zeal & Ardor les suisses qui font du blues métal, ouais on s’est pris quand même beaucoup de claques l’année dernière !

Un groupe étranger avec qui tu es devenu ami ?
Je revois souvent Puts Marie dont j’aime beaucoup le chanteur avec qui je m’entends bien, je les ai revus au Canada, en Suisse , et le chanteur est d’ailleurs revenu l’année derniere avec un autre projet : Mister Milano. Après c’est compliqué de garder vraiment ce type de relation car on est toujours en mouvement, mais on est toujours super content de revoir les groupes.

T’es-t-il déjà arrivé de te mordre les doigts car tu as voulu programmer un groupe qui n’a pas été retenu au final, et qui a fait un carton par la suite ?
Ca peut des fois (rires), mais je peux aussi retenter l’année d’après, quand le projet est un peu plus mûr. Comme Nova Materia cette année: on en avait déjà parlé l’année dernière. [En concert à Paris la semaine prochaine, nous on y sera ;)] Mais de grands regrets non jamais, on arrive toujours à trouver un moyen d’une année sur l’autre. Après si on a pas mis le doigt sur quelque chose qui a explosé, c’est peut-être aussi que niveau artistique ça nous plaisait pas plus que çà…

Dans le documentaire Ce qui se joue la nuit de Damien Stein , Jean-Louis conduit et dit : « le jour où je vais décider d’arrêter, je lui laisserai les mains libres » en parlant de toi. Alors vocation à vie, tu es prêt ?
Plus que jamais! Après ce sera pas forcément la même chose, ca me ressemblera plus, avec peut etre d’autres styles de groupes qui m’auront chatouillé les oreilles, mais bien evidemment ouais à 100%.

40 BOUGIES CE WEEK-END POUR LE FESTIVAL

Les Trans atteignent la maturité cette année, comment se traduit cet anniversaire ?
On s’est fait plaisir sur la programmation, j’espère que ca va bien se transmettre. On a augmenté le budget artistique cette année: on s’est permis d’inviter des groupes avec de nombreux musiciens et qui viennent de loin. C’est tout de suite pas le même budget quand tu rajoute 6 billets d’avion pour un groupe… On a même un groupe rennais de 17 bretons : Nâtah Big Band. Pas de feu d’artifice de prévu mais des surprises, comme peut-être des featuring inattendus…[Samedi Hall 8 22h]

Un seul mot qui qualifierait le mieux Les Transmusicales par rapport à tous les autres festivals de France ?
Nouveauté

C’est sans doute le festival le plus éclectique, vous dites aimer tous les genres de musique. C’est possible ca ?
Ouais bien sûr, y’a du bon dans tous les styles. Ces derniers temps on a trouvé beaucoup de choses intéressantes dans les pays africains et asiatiques, après la scène locale est toujours foisonnante que ce soit en rock ou pop, et puis il y a les nouveautés hybrides, qui vont mêler plusieurs genres. Par exemple cette année, on accueille The Naghash Ensemble, avec trois chanteuses lyriques qui reprennent des musiques traditionnelles arméniennes. On veut surtout proposer des talents particuliers, sans aucun barrière sur le style. [Vendredi 23h30 Hall 8]

Tes 5 groupes préférés de ce week-end ?
Impossible ! Ce ne sont que des groupes préférés !

Je dirais Disiz La Peste avec ce nouvel album qui est vraiment une bombe absolue, un album très électronique, qui ose. On n’est pas sur un truc de rap commun c’est beau, puissant et très introspectif. Pour moi, c’est l’album de sa carrière. [Jeudi 22h30 Hall 3]

Il y a Les Louanges que j’adore qui est un jeune groupe québécois. Ca chante en anglais, en francais, je trouve que leurs chansons sont magnifiques, ça groove, avec des synthés bien posés, la voix est chouette, y’a un vrai truc. [Tous les soirs à l’Aire Libre]

Il y a également Saodaj que j’aime beaucoup, qui nous vient de La Réunion: un groupe maloya avec d’autres influences, c’est assez percussif, avec deux voix sublimes. [Samedi à l’Etage / Gratuit]

Ensuite Vurro, et homme-orchestre qui dans le piano boogie avec un crâne sur la tete, et qui joue les cymbales avec ses cornes, c’est assez magique a voir, c’est completement fou ! [Vendredi à 22h45 Hall 3]

…et en rock The Surrenders que j’ai vu d’ailleurs au Great Escape et là on a un chanteur super charismatique, de purs musiciens, c’est rock & blues, ça peut te rappeler des mecs comme Kravitz dans l’énergie, il a d’ailleurs une voix de malade, [Vendredi Hall 3 02h45]
mais dire que ce sont mes 5 préférés je ne peux pas  !

Merci Mathieu pour ton précieux temps, je monte dans le train et j’arrive.
– Julie Lesage –

[Photo en une: extraite du documentaire de Damien Stein,
Portrait noir et blanc : ©Ben Pi]

WiseList #74 – Top20 des actus musicales

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NOUVEAU ! 
Tu peux désormais suivre et enregistrer cette playlist mensuelle dans tes favoris sur toutes les plateformes
(Deezer, Spotify, YouTube, Soundcloud, Napster, Qobuz, Apple Music, …)
Fini les archives, on la mettra à jour une fois par mois (challenge : 1er du mois)
Merci le progrès…et bonne écoute !

POP >>> INDIE ROCK >>> ELECTRONIQUE

POP

La MirastellaBiches (Paris)
Ouverture atypique avec un groupe stellaire donc farfelu, jouant entre les codes pop des Beatles et la psychée de Forever Pavot, jusqu’à ce qu’une dégringolade noisy te réveille en te tirant par les cheveux. A découvrir dans son ensemble sur leur nouvel album Girasonico.
The Mercy Stone – Wastin’ Time (Californie)
Après leur premier album Ghettoblaster mêlant classique, rock et improvisations jazz de manière expérimentale, les 12 musiciens sortent bientôt une seconde oeuvre, plus accessible de par ses mélodies pop, mais toujours aussi travaillée et originale. The Mercy Stone fait partie de ces groupes qui peuvent révolutionner le paysage de la musique actuelle.
Soul Beach – Sunburn (Marseille)
Après In Vain cet été, on continue d’apprécier le duo sudiste électro avec son EP Hear the Kids.
ROB ONE Tropiques à moi (Courbevoie)
Trop tard, vous allez désormais chanter cette chanson à tue-tête avec votre moue des matins. Découvrez la poésie avant-gardiste de ROB ONE le 15/12 au Zorba.

INDIE-ROCK 

Elisapie– Arnaq (Salluit)
Mme Isaac a cette force émouvante qui nous accapare dans un clip tourné autour des traditions de son village natal inuit, le plus au nord des 14 villages du Nunavik, territoire arctique québécois. Nous aurons la chance de l’accueillir à la Bellevilloise le 4/12 mais pourront également la voir jouer son album The Ballad of the Runaway Girl en entrée libre sur réservation au Centre Culturel Canadien les 6 et 7 pour le festival Aurores Montréal!
BronchoWeekend (Norman)
On revient à la charge avec un 2e extrait de Bad Behaviour, à la fois teen et fiévreux.
Jim Sclavunos remixe Warhaus Beaches  (New York / Belgique)
Quand le batteur américain membre des Bad Seeds (oui ceux de Nick Cave) remixe et joue du saxophone sur un titre instrumental de Warhaus, projet solo de Marteen Devoldere, l’un des 2 leaders de Balthazar (vous suivez?), on plonge dans l’atmosphere des plus légendaires bad movies. Splendide.
Vestale Vestale et Ray Borneo – Les cailloux (Chambon-sur-Lignon)
Comme si Lio broyait du noir sans les cailloux du Petit Poucet. Cette cold wave enfantine est jouissive à sauter pieds joints dans les flaques de boue! Leur EP Pour adultes et adolescents de 4 titres est à découvrir, notamment avec la délirante Les garçons d’école de commerce.
Cash Savage and the Last Drinks – Human, I am (Melbourne)
Définitivement fan de l’attitude engagée du groupe australien, on en remet une couche avec cette fois-ci le premier titre de leur album Good Citizens. On nous a dit dans l’oreillette qu’ils passeraient chez nous en juin…patience.
Mini Mansions – This bullet (Los Angeles)
Mais qu’est-ce qu’il s’est donc passé pour qu’au milieu de leur mini EP poppy Works every time, le bassiste de QOTSA et ses potes pètent un câble et nous secouent avec menaces de la sorte ? Explosion subite et chanson défouloir réussies. Voir leur interview

ELECTRONIQUE

Miss KittinCosmic Address (Grenoble)
Embarquement immédiat à travers les nappes électroniques, vers le Cosmos, nouvel album de Miss Kittin qui retourne comme Vitalic vers une retro electro des années 80-90.
Matthew DearWhat you don’t know (Kingsville)
C’est dans l’album Bunny (6 ans d’attente quand même), que l’on chante à tue-tête le refrain, comme sur un rythme de labeur.
Simple Symmetry  remixe Autarkic Bongos & Tambourines (Moscow/Israel)
Comme Red Axes, les frangins Sasha and Sergey Lipsky ont remixé ce titre sorti chez Disco Halal: duo contre duo, les russes ont gagné !
Ducks! Pinprick In (Australiens installés à Berlin)
Lani Bagley et Craig Schuftan dansent disco et rêvent Dyisney, l’album du duo sortira l’année prochaine.
Plaisir de France remixe La Chatte – Coeur de Pierre (Paris)
On sent que Julien Barthe a pris un malain plaisir à remixer la new wave haineuse du trio parisien, un tube taillé dans le béton gris, pour les clubs.
Mr Mitsuhirato remixe MoullinexLove, love, love (Lisbon/Viseu)
Il faut forcément contre-balancer ensuite avec beaucoup d’amour, Moullinex a été ma révélation scénique 2017, faut absolument que je trouve le temps pour vous décrire le show aérobique de cette sensation portugaise ! (écoutez y’a les petits oiseaux derrière)
Irene DreselGuetotrou (Paris)
Irene n’en finit pas de monter dans la sphère des soirées électroniques parisiennes, notamment grâce aux soirées Les Femmes S’En Mêlent.
HVOBEraser (Vienne)
Magnifique brume profonde techno dans laquelle Anna Müller murmure à partir de la …quatrième minute, soyez patients.
Daniel AveryProjector (London)
Song for Alpha est un album d’expériences auditives plus que de clubbing, Daniel quitte les drones pour des pulsations qui tintent avec résonnances contre vos tympans, rejoignant les travaux d’Aphex twin.
ParadisJe m’ennuie (Paris)
Nostalgie pop et retour en 2012, le duo samplait alors divers films datés de 1958 à 1971 pour son clip. Pourquoi je ressors ca maintenant ? Aucune idée. J’ai du l’entendre en soirée.

– Julie Lesage –

[Image : Capture d’une balade en forêt comme en 1900, organisée par la Mairie de Mitry-Mory et la Compagnie Babylone]

L’autodérision de Henry Hall joue !

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Pour un artiste, il est presque impossible de se faire repérer en envoyant une démo à info@…nova.fr ou lesInrocks.com. Si vous n’avez toujours pas été repéré par un label, il existe une alternative de la seconde chance: envoyer son single sur les plateformes d’écoute comme SubmitHub, HumanHuman, ou le nouveau frenchie Groover, où tous les blogs, magazines et radios sont répertoriés, et demander à ceux-ci un feedback moyennant quelques centimes. C’est sur ce genre de sites, que Henry Hall s’est démarqué de la longue liste de propositions de singles, à l’aide d’un clip tourné en mode autodérision, voire même foutage de gueule.

Entre un horripileux EDM américain qui se voyait déjà en warm up de David Guetta, de jeunes finlandais s’essayant au hard-rock de skater avec un peu trop de fierté dans les mouvements, et une cagole canadienne qui caquetait bien plus haut que ses cordes vocales en surchauffe ne pouvaient l’élever, je suis tombée sur cette vidéo, présentant enfin un peu de modestie :

Henry Hall semble mêler l’humour d’un stand-up à ses chansons, tantôt à la guitare seul dans sa chambre, tantôt sur des textures synthétiques un peu plus élaborées, avec des paroles frôlant l’absurde au premier abord, agrémentées de yeah yeah yeah yeah yeah ou encore La dadada dada da, qui paraissent finalement au deuxième assez ciselées pour refléter quelques vérités sociétales.

Sur le clip de There il moque l’aspect simpliste de sa composition instrumentale, et l’effet opère dès les premières images : le personnage appellerait presque la même sympathie que j’ai pour les pitreries de Mac De Marco sur scène.

Je veux combiner ma musique à une sorte de désespoir humouristique” dit-il sur Nylon. C’est plutôt réussi.

Pourtant, à creuser plus loin, dépassant ses grimaces de façade, force est de constater qu’Henry dispose d’une belle et juste voix, rappelant même parfois feu Prince.

Henry Hall écrit des chansons depuis l’âge de 10 ans, à peine diplômé de Wesleyan University, il déménage à New York pour y présenter son live show et sort son EP My Friends don’t like me en 2016. Son projet attire une certaine attention en ligne, mais pas des masses non plus (2170 followers sur YouTube). Enfin quand même assez pour être placé sur la série Love de Jude Appatow sur Netflix. Puis l’artiste revient à Los Angeles, pour continuer à écrire des chansons et produire des vidéos farfelues, où il lit le texte absurde d’un sachet de gâteaux apéritifs ou encore explique pendant 2 minutes qu’il va boire une petite bouteille d’eau. Sur Spotify, vous trouverez une vingtaine de titres dont certains avec des mélodies qui tiennent franchement la route, comme le très beau Kid, ou les variations du chant de Talk.

Bref c’était la découverte chelou et jolie du jour. Jeune homme à suivre.

– Julie Lesage –

Villagers, aussi molletonneux qu’un plaid en hiver

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C’est sur une cacophonie de voix enregistrées, telle une overdose de news les unes étouffant les autres, que l’idole irlandaise Conor O’Brien, guitare usée en main droite, verre de vin rouge pour la gauche, est arrivé sur scène suivi de ses musiciens: Danny Snow avec sa basse, les gallois Mali et Gwion Lleywkyn s’installant respectivement au clavier et à la batterie, et l’anglais Marcus Hamblett rejoignant son espace clavier/machines électroniques.
Et le Sweet Saviour de commencer, le Royaume-Uni étant ainsi presque reconstitué, à nous murmurer des douceurs comme sur l’oreiller, si bien qu’en quelques secondes les visages en fosse se défroncent.

En effet, la voix si affectueuse de VILLAGERS a ce don de détendre vos muscles, d’annihiler toute l’activité effervescente et stressante de votre journée de bureau au son d’une lumineuse soul-folk, et vous autorise enfin à lâcher du mou.
Again, le chanteur évolue vers les tons les plus aigus en douceur, jusqu’à faire trembler ses lèvres sur « As I feeeeeeel it ripple » sans tomber dans le surjeu agressif des cordes vocales, et c’est heureux, cette ambiance intimiste. La fin du premier morceau de son nouvel album The Art of Pretending to Swim, paru chez Domino et dont les formes géométriques et colorées sont décalquées au sol,  s’apparenterait presque à un instant de corrida, la guitare élevée sous le cou, au-dessus du public du Trabendo.

Batteur et bassiste au 2e plan se distinguent difficilement, car A Trick of the light éclaire essentiellement le chanteur-guitariste, qui élève la voix au fur et à mesure, comme en résistance graduelle contre la batterie montante. I saw the dead présente ainsi une fin en envolée, contrairement à la version studio.

Il eût été facile de s’attendre à un concert statique et soporifique, mais contre toute attente Brian semble avoir le sang chaud d’un echidé couler en lui, toquant sur le bois de sa guitare, chantant parfois loin de son micro, mais surtout, profitant de chaque instant hors micro pour nous offrir un petit trot de parade, quelques chaloupés d’avant en arrière, il a plutôt la bougeotte pour son style slow life. Love came with all that it brings.

Pourtant Conor est fatigué ce soir, apparemment leur concert de la veille s’est terminé sur beaucoup de verres, une perte de souffle dans l’une des deux trompettes de Marcus et Gwion (habituellement pour les choeurs) , et une collision avec une voiture de police. Wait what ? On l’imaginait pas si Fool ! Bref notre chanteur a perdu la voix, pas la foi, et persiste.

Le compositeur nous explique qu’Ada est une ode love/hate dédiée à Ada Lovelace, mathématicienne britannique qui a découvert le premier algorithme mécanique, se basant sur les travaux de Charles Babbage. La fautive, donc, de notre asservissement à ces machines de calcul. La soirée a beau être chaleureuse et humaine, le smartphone est en effet au creux de beaucoup de paumes…

Memoir  nous rappelle ensuite cette chanson écrite pour Charlotte Gainsbourg en 2011. Nous sommes lovés à l’abri du froid, en concert cocooning auquel nombreuses sont les personnes venues en couple, se cajolant doucement et chantant par coeur Hot Scary Summer.

Il est toujours suprenant de se rendre compte que la majorité du public est fan des chansons que toi tu trouves les moins touchantes ou beaucoup trop simples question accords de guitare, un effet désagréable provenant des ondes radio sans doute… J’aurai bien accueilli un peu plus de morceaux du premier album, également. L’éternelle frustration des fans de la première heure à tout concert de 4e album, me direz-vous. Pas faux.

J’accorde cependant un bon point aux nouvelles nappes et nuances électroniques qu’apporte désormais Marcus. Cette évolution apparue au dernier album feutre dans une ambiance cinématographique la mélancolie pluvieuse de Dublin. A ma gauche justement, une irlandaise chante les mains jointes en prière, aussi mignonne qu’une jeune fille de manga aux yeux humides en forme de coeur, et joint l’élan public sur Courage, à la fois rassembleur et si intime à chacun. C’est d’ailleurs le refrain qui restera en tête après le concert, comme un message intérieur et positif que l’on voudrait si persuasif.

Au fur et à mesure de son concert, le chanteur demande la participation de son public sur les notes les plus aigües lorsque Nothing arrived, au rappel. « Now, guys, squeeze your balls, and girls …just sing » et les spectateurs d’élever tout doucement la voix sur « I guess I was busyyyyyyy« . C’est beau, cette entraide a capella lors d’un seul en scène, imbriquée dans un silence des plus respectueux. Mais il est temps que le concert se finisse, la plus grande valeur du cocooning réside dans sa mesure. Point trop n’en faut, pour l’apprécier avec béatitude, sans pour autant tomber dans l’ennui apathique…

Julie Lesage

Photos de Laurence Fournier
Vidéos d’ Isa Tagada

VILLAGERS - The Art Of Pretending To Swim

Ton invit’ pour BEN KLOCK au T7

Pour le samedi 15 décembre au T7,
parc des exposition de la porte de Versailles, Paris.

TECHNO
Superbe programmation pour finir l’année au T7. Après Amélie lens, c’est au tour de Ben Klock de jouer parmi les néons avec vue sur la Tour Eiffel. Résident du Berghain à Berlin,Ben Klock est aujourd’hui une figure de la techno minimale allemande.

Si tu ne vois pas le bouton rouge pour réserver, désactive 1 minute ton adblock.

 


TENTE TA CHANCE pour gagner ton invitation, en seulement 2 étapes:

1. Like notre page Facebook
2. Envoie nous un mail à contact@wisesound.fr en précisant l’objet ainsi que ton nom, ton prénom.

Plutôt simple, pas de questionnaire, pas de dessin à faire.
…et si en plus, tu partageais le concours via Facebook, Twitter ou autre, ce serait super sympa, nous permettant plus de visibilité, donc plus de partenariats et plus de places à faire gagner pour les prochains concerts! Les gagnants seront prévenus la veille par mail.

(Ca-)Cadillac quitte Stupeflip pour un projet solo aussi fou

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Surfant sur la vague du retour de Stupeflip, et sans doute aussi sur l’expansion du rap, Stéphane Bellenger aka Cadillac s’éloigne de son copain King Ju et s’émancipe du Stup Crou avec un album solo modestement intitulé Originul dont la sortie est prévue le 16 novembre. Serait-il un type devenu aigri ? Non, puisque de nombreux featuring y inviteront les drôles et stupéfiants. Peut-être l’envie de vociférer un rap brut sur encore plus de morceaux, par ces temps où l’on ne sait plus vraiment comment se faire réellement entendre.

Toujours avec un pointe d’humour, Sébastien révèle son album par la fin de son personnage. Voici son premier extrait : Game Over, qui tourne en dérision notre décomposition afterlife. Dans le clip vidéo, C4C4 est mort, il apparait pourtant mi-dieu à barbe, mi-timbré d’asile, parlant à son costume vide surmonté de la fameuse tête à forme bicorne type Napoléon.

Cadillac bouffe les pissenlits par la racine et se fait lui-même dévorer par les vers, mais ca a l’air presque chouette comme expérience ! On y distingue d’ailleurs une vague ressemblance avec le jeu fou de Denis Lavant dans Holy Motors. C’est malade, décalé, gore mais bon enfant.

Alors Cadillac, ca passe ou ca crac-crac-crac-craque ?

– Julie Lesage –