Julie Lesage

Gagne ton invit’! >> Bon Entendeur à La Clairière

Pour samedi 23 juin à La Clairière

MIX A TENDANCE ELECTRO
Fini la pluie, on peut retourner danser dans l’écrin de verdure de La Clairière, parmi les arbres centenaires. Et ce samedi c’est le collectif Bon Entendeur, connu pour nous régaler de mix commentés par nos idoles françaises (dernière en date avec Simone Veil).
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Gagne ton Invit’ pr Acid Arab à La Clairière

Pour le samedi 16 juin à La Clairière

ELECTRO
La Clairière enchantée du bois de Boulogne a réouvert pour une nouvelle saison estivale de réjouissances électro.
Au programme, le duo Acid Arab alliera beat et tradition arabisante pour une set d’une nuit toride.

🌳——————— LINE-UP ——————–🌳

► ACID ARAB ( dj set )
► POINT G ( dj set )
► Rozzma ( live )
► Crame ( House of Moda )


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Invitations soirée ElectroSmile avec Sander

Pour le samedi 23 juin à l’Officine 2.0 (Paris 1er)

DEEP HOUSE
La musique de Sander, hôte des soirées Ayahuasca, se distingue par une mélancolie exprimée dans des break percutants, des nappes envoutantes, des violons orchestraux et par un côté plus obscur aux lignes de basses suscitant un profond espoir et une rage de se lever et d’aller de l’avant. Ce mélange équilibré touche profondément les plus réceptifs à leurs émotions jusqu’à dessiner le sourire sur leurs lèvres.
Également membre du renommé collectif parisien Horde et de l’agence multiartistique Sparklers Tribe, SANDER est soutenu par plusieurs labels comme Crossings (Londres), avec lequel il a signé le titre Floraison, ou encore son dernier EP Nathalia releasé par Underyourskin Records.

Le voici invité pour une soirée ElectroSmile dont la philosophie prône des soirées electro scénographiée aux lasers à l’esprit friendly et souriant.

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Les gagnants seront prévenus par mail 2 jours avant l’évènement.

 

 

DOCU: How punk shaped electronic music

 

Du punk à la techno. Parcours impossible? que nenni.
C’est le sujet du documentaire de Resident Advisor, qui tourne autour de l’idée du DIY et de cette énergie particulière aux deux mouvements.

Bien sûr le punk a tout d’abord évolué avec l’arrivée du synthétiseur vers le post-punk de Joy Division, la no wave de Liquid Liquid puis LCD Soundsystem, la synth-pop de Gary Numan. Le prix du synthétiseur devint dérisoire, et de nombreux groupes sans un sous ni années de conservatoire virent le jour, comme Depeche Mode et Yazoo. Puis les notes de synthé s’initièrent sur l’acid-house et vous devinez la suite: Derrick May, Underworld, …

Celui-ci a d’ailleurs dit :

« Rave was more punk than punk. 10 000 people in a warehouse. Making records in your bedroom, pirate radio… You could have a career outside of the conventional music business. »

Une corrélation est aussi faite entre la danse foutraque du punk et le jigotement de la techno. Bref c’est toujours sympa un petit docu historique sur la musique.
Le docu est en anglais, mais ca ne te fera aucun mal.

WiseList #68 – Actus musicales

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[Image : Mur de Loretto, vu dans les rues de London, 2018]

Playlist en écoute sur toutes vos plateformes
(Deezer, Spotify, YouTube, Soundcloud)

POP
INDIE / ROCK
ELECTRO-HOUSE / TECHNO

Bonne écoute !

POP 

Alan SwanLong Island (Paris)
Maquillé à la Bowie, ce poète de chez nous jouxte au niveau de Perfume Genius en marriant fragilité et puissance, un titre bouleversant qu’on ne se lasse d’écouter. Ca sort à peine de l’oeuf et on en attend le premier EP le 07/06!
Born Idiot et Flore Benguigui – Cocktail Bomb (Rennes/Paris)
Douceur Ricorée pour matins ensoleillés, la voix de L’Impératrice devrait chasser les méchants orages actuels…on retrouve Born Idiot en « Cocktail Tour » dans toute la France avant la sortie de son prochain EP en automne.
Eustache McQueer – Schatzi Stasi (Lyon aka Mars)
La diva à la barbe pailletée et Virilio sont intrigués par la facilité des échanges de fluides terriens, pour financer leurs recherches, ils se produisent dans les milieux LGBT européens.
Her & Romeo Elvis – On & On  (Rennes)
Cette collaboration donne un beau grain à Her, ainsi qu’une leçon anti-réseaux sociaux et smartphones-caméra dans un clip des plus explicites.
NiagaraTorpédo  (Rennes)
Petit clin d’oeil 1986. « C’est de la faute à l’expo Dao l’Aime Pop, on s’est réécouté le meilleur de la pop française. »
Bonnie LiDécroche (Paris)
Décrocher le téléphone comme décrocher d’une addiction. On ne décrochera pas de la formidable Bonnie Li et on salut le coup d’éclat du refrain en mandarin.

INDIE / ROCK

I Me Mine Feel (Toulouse)
I Me Mine est désormais un groupe qui compte avec son 3e album Ellipsis qui a dépassé nos attentes. On y décèle le travail d’Hervé Salters (General Elektricks) et des gars de Kid Wise, et on sent qu’ils n’ont pas finit de nous étonner tant leurs influences sont variées. 2nd titre un peu plus bas.
77:78 – Love said Let’s go (UK)
Voici le premier single psykaleodoscopique des anciens membres de The Bees, leur album Jellies sort le 07/05 sur Heavenly Recordings.
EERA – Living (London)
Des guitares maladives shoegaze rattrapées par des vagues de percussions, et la voix pop d’EERA nous emporte. Loin.
Gaz Coombes The Oaks (Oxford)
Le charismatique ex-chanteur de Supergrass ne perd pas une once de sa précision mélodique. Extrait ici de son album World’s Strongest Man.
I Me Mine Aviator (Toulouse)
Autre morceau remarquable tiré d’Ellipsis : entre choeurs des Beatles et théâtralité de Queen.
Of EmpiresWaist up in Gold (Brighton)
Parce que la puissance du retro-rock ne cessera jamais de faire vendre des bottes de western aux lovers en noir et blanc. Always sexy.
Pion  Sympacide (Paris)
« Ravi-Ravin (…) c’est quand qu’on baise ? » L’avez-vous reconnu, c’est un peu Blind Digital Citizen qui revient sous un faux passeport, toujours avec son parler provocateur. A découvrir live le 13/06 à Mains d’Oeuvres.
MNNQNS If Only They Could (Rouens)
Lauréat du Prix Ricard Live Music 2018, ces mauvais garçon vont tourner comme des bourriques tout l’été ! Un exemple: Rock en Seine.
Maestro  K.I.M (Paris)
Sur un rythme frénétique né d’une culbute de prod mi-Poni Hoax, mi-Vitalic, l’écossais Mark Kerr (batteur des rita Mitsouko, de Discodéine et chanteur pour Bot’Ox) est imprévisible au chant sur scène, et Maestro vient de sortir son 2e album Monkey Business chez Tigersushi. Voir leur interview. Release party le 12/06 !

ELECTRO-HOUSE / TECHNO

Golden BugTaste of love (Paris)
Dernière aventure du robot V.I.C.T.OR, bercée par Pajaro Sunrise en featuring, qui sera remixée par Il Est Vilaine par la suite.
Brainwaltzera – Vodiga (?)
Mais qui est ce producteur sur la compile Modeselektions Vol 4 ? Une vrai chasse au trésor est toujours en cours sur l’identité de celui-ci, car ayant reçu son premier commentaire Soundcloud de « user18081971 » qui n’est autre qu’Aphex Twin, il est acquis pour tous que c’est soit Aphex Twin lui-même, soit un autre grand ponte de la production electronique.
Ninze remixe CansonKolombus (Berlin)
Quand l’inventeur de la Ketapop s’empare d’une track, il la plonge dans de profondes brumes mélancoliques mais délicieuses. On n’imagine même pas l’effet sous drogue…
La Fraicheur Gone (Berlin)
Figure montante de la scène électro, la DJette à demi-française sort son premier album techno le 22/06 sur Infiné.
Baris K remixe Pollyester Voices (Istanbul)
Le stambouliote aurait kiffé notre chanteuse de Concierge d’amour, il est présent sur son EP de remixes.

– Julie Lesage –

 

VIDEO: Interview JAFFNA en mode Mais où est donc Ornicar ?

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Après la sortie remarquée de leur track Immersion et d’un premier EP Ripples, le duo parisien JAFFNA s’échauffe pour présenter live son deuxième EP Retrograde au Marvellous Island festival qui se tiendra ce week-end plage de Torcy sous les rayons du soleil. C’est l’occasion idéale pour prendre la température en leur rendant une petite visite à Belleville et de lancer notre nouveau format d’interview-vidéo ORNICAR.

Alors Wise ou pas Wise JAFFNA ?

[Captation : Marine Lombard et Julie Lesage
Réalisation / Post-production : Julie Lesage]

DOCU SUR LE FESTIVAL YEAH!

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Sur fond de cigales, un village du sud magnifique où Laurent Garnier s’est installé. Il faut croire que cela manquait un peu de musique, car il décide de créer avec deux compères le festival Yeah! en 2013. Parti le découvrir l’année dernière, on l’a élu le meilleur festival de France, quelques mois plus tard les Festival Awards 2017 nous faisaient écho et nommèrent le Yeah! meilleur micro-festival de France. On pourrait vous tartiner une liste de bons souvenirs de cette édition 2017, mais il suffit de jeter un oeil sur notre live report: J’ai testé le meilleur festival de France! (partagé par Mr Garnier s’il vous plait, merci les 1200 likes!)… ou de regarder ce documentaire réalisé par Enkirama.

« Le Yeah on l’a fait pour programmer des artistes que nous on a envie de voir, (..) tu partages ce que tu aimes. », le festival invite donc la crème des découvertes de Laurent Garnier, dans tous les styles, mais toujours du pointu. La dernière session invitait BRNS, Jacques, The Liminanas, Meute, …dans la cour du chateau accueillant 1500 personnes. Pendant 3 jours, une radio éphémère rythme les activités du festival, pétanque et apéro à la cave de rosé inclus.

Voir le docu de 2016 avec Flavien Berger, Gilles Peterson, Fat White Family, Chassol, Laurent Garnier, Deux Boules Vanilles et beaucoup d’autres…

Cette année The Soft Moon, Rone, Girls in Hawaii, DBFC, The Legendary Tigerman et bien d’autres profiterons de l’accueil enchanteur de Lourmarin. On vous aurait bien dit courez y mais c’est déjà complet…

Gagnez 2 pass 2 jours au Marvellous Island festival !

Pour les 19 et 20 mai 2018

UN WEEK-END ELECTRO A LA PLAGE
Chaque année , on attend avec impatience le Marvellous-Island festival qui ouvre la saison des festivals dès le printemps. Cette fois-ci, il y aura encore plus de chances d’être bouillants avec le soleil du mois de Mai ! A nous la plage de Torcy, ses manèges, la verte colline, (la baignade dans le lac, chiche ?) et les nombreuses scènes de ce festival de bonnes humeurs.
Accros à l’event on y retournera pour sûr cette année. D’ailleurs le programme nous fait déjà de l’oeil:

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FORFAIT PASS 2 JOURS

Ce week-end magique que l’on a filmé:


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Attention ces pass représentent des invitations gratuites pour une entrée sur les lieux avant 15h (oui nous aussi on trouve ca tôt)
Passé 15h, il vous sera demandé une participation de 10€ (au lieu de 40€, à vous les économies pour le bar)

 

Coup de poing émotionnel avec l’ovni Pyrit

 

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L’enchaînement de l’intro Control I puis Control II nous plongent dès le début dans une torpeur faite d’intrigues, complètement cinématographique. Ses premières vocales, effrayantes, rappellent les voix des méchants Mangalores du film Le 5e élément. Vous souvenez-vous?

Découvert aux Trans 2016, Pyrit se cachait alors dans un épais brouillard sur la scène de l’UBU. Désormais, l’homme a gagné en maturité et jeu de scène. Durant tout le concert, le public est comme tiraillé entre une fascination démesurée autour de ce personnage androgyne mystérieux qui nous envoie en pleine face une électronique industrielle ultra-puissante, et le désir d’exulter une sourde souffrance intime, en choeur avec la voix fragile de Thomas (les Mangalores c’était juste pour le début). Dois-je crier ou pleurer ? Impossible de faire un choix, je suis comme bloquée, dans la même frustration que Pyrit, alors que les émotions me submergent. Et visiblement je ne suis pas la seule : rarement vu un public qui hurle autant, au lieu de juste applaudir.

Cette frustration est d’autant plus virulante que dans la plupart de ses morceaux, Pyrit exprime ce qu’il veut et ce qu’il ne veut pas, mais surtout qu’il perd le contrôle. On a retrouvé  « I want… » ou « I don’t want… », dans pratiquement tous ses titres, comme des envies refoulées aussi fortes que grinçantes, prêtes à exploser, Spit It Out.

Autour du one-man-band aux yeux parfois révulsés tant la performance est théâtrale, pas grand chose : une cymbale à laquelle l’auditoire se raccroche pour les changements de rythmes,  un pad, une guitare, un clavier, et deux thérémines. C’est d’ailleurs sa performance entre ces deux antennes qui enclenche des acclamations à n’en plus finir à partir du 4e morceau Monody, alors qu’une tension explosive nous surprend, et que les plaintes criantes d’un ange déchu s’élèvent comme suppliant le plafond noir du Point Ephémère.

Chaque voyage nous emporte pendant au moins 5 minutes permettant de riches variations. Tel Sigur Ros, le multi-instrumentiste n’hésite pas  à utiliser son bâton de percussion pour gratter des cordes ou tapoter un thérémine pour un effet des plus tremblants. Alors qu’on avait décelé une note écclésiastique à l’écoute de l’album, notamment avec les orgues de Wolgashlepper, le live suggère une puissance à l’électronique cosmique, le nouveau gothique est electro.

Après le dernier morceau aux influences presque techno Take Me Out, Pyrit sort littéralement de scène alors que son son continue comme une ambient lourde. Le public attend, pensant que l’artiste est parti chercher une bouteille d’eau. Mais le temps s’allonge, le son ne s’éteint pas donc ne permet pas un rappel, et l’on se rend compte bien trop tard que le concert est en fait finit depuis plusieurs minutes.

Par chance le long du canal St Martin, on aborde notre Dracula moderne au crayon khôl, et lui fait part de cette fin déstabilisante:

« Je tenais à cette fin, car elle me caractérise, elle donne une certaine frustration, et c’est bien que la prestation s’achève sur un malaise « 

Entre le froid et le généreux, Pyrit est l’ovni qui t’envoie du coup de poing émotionnel.


Quelle chance vous avez ! PYRIT revient sur Paris pour un concert gratuit le 15/05  !

– Julie Lesage –

[Photos ©Jérôme Brody

WiseList #67 – Actus musicales

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[Image : Photo de Ben Zank]

Playlist en écoute sur toutes vos plateformes
(Deezer, Spotify, YouTube, Soundcloud)

AMBIENT / POP
INDIE / ROCK
ELECTRO-HOUSE / TECHNO

Bonne écoute !

AMBIENT / POP 

SurmaNyika (Leiria)
On avait découvert le one-woman-band de Joanna dans la WL64, voici un 2e extrait entre deep et ambient qui nous porte loin.
Jonathan Bree & Clara Viñals – Say you love me too (Auckland/Barcelone)
L’ancien membre de The Brunettes aime la cagoule, et jouer les mannequins sur fond pop rétro dans son nouvel album Sleepwalking.
Le couleur – Underage (Montréal)
Les Québécois arrivent en France pour 4 dates dont le 12/05 et sortent un EP de remixes.
Brock Berrigan – Burning Man  (New-York)
Le cock géant nous cuisine un hip-hop relevé de break-core léger sur une sauce classique. C’est grand.
TurbotitoDifferent  (Baltimore)
Featuring Baby Alpaca. Ou comment aborder le changement climatique (voir clip de NY sous l’eau) via une chanson d’amour.
NakhaneInterloper (Port Elisabeth)
Le sud-africain a mis 3 ans à écrire ce titre à propos de jalousie irrationnelle et de sexualité secrète, à la base un hommage à l’album Pornography de The Cure.

INDIE / ROCK

 

Hotel Digital (Paris)
Pas facile en recherche Google, mais on adhère au duo mi digital mi organique, en partie attiré par leurs voix non surjouées et mélodieuses, l’autre partie par un décor de nuit parisienne à l’esprit rock’n roll. EP Room 102, pour rester cohérent.
David Byrne – Doing the right thing(New York)
Chantez à voix haute, ca fait du bien l’auto-congratulation.
Shopping – The Hype (London)
Nous aussi on veut plonger en piscine sur la guitare délicieuse de ce post-punk ! « Shoppez » donc leur nouvel album The Official Body.
Olden Yolk Cut to the Quick (New-York)
C’est l’été, le temps d’écouter de l’indie folk un brin pop psychée et de sortir les pieds par la vitre de la voiture, donc de sortir le premier album éponyme de ce tout mignon duo.
Andy Pickett Paid (Fort Worth)
A noter en rouge: tiens, un bon son du Texas !! Andy s’est mis à la musique à 41 ans, il n’est donc jamais trop tard. On va suivre sa synth-pop 70s de près.
Young FathersToy (Edimburg)
Ici, le trio hip-hop explose les frontières du genre en draguant l’attitude punk et lorgnant vers les choeurs traditionnels, le tout sur un rythme frénétique électronique. Chapeau !
The Pack A.D. Yes I Know (Vancouver)
Aussi efficace que Royal Blood, ce duo féminin canadien nous a présenté quelques tracks de son nouvel album Dollhouse au LFSM.

ELECTRO-HOUSE / TECHNO

Jean Jean Konichiwa (Paris)
Le math-rock roucoule avec l’électronique, le duo invite Almeeva pour un trio, y’a du changement chez Jean Jean, comme la sortie de leur album Froidepierre.
The Supermen Lovers Clock Suckers(Paris)
Je vous mets au défi de ne pas bouger la tête. Le clip a dû être bien fandard à tourner…c’est le track trash le plus dansant du mois.
George Fitzgerald Burn(London)
Son 2e album All That Must Be évoque les bouleversements d’une vie, GF quitte Berlin et rentre à Londres car il va devenir papa.
Simian Mobile Disco Hey Sister (London)
Non sans rappeler les percus de Red Axes, cette formidable rythmique avec le choeur Deep Throat annonce un 5e album pour le 11 mai : Murmurations.
Molecule Sila (Grenoble)
Un regard en arrière vers les grands froids qui fondent avec un second extrait du 2e album de Molecule, qu’on ne présente plus.
Paul Kalkbrenner   – Part Three(Berlin)
Voici le 1er extrait du 8e album de Paul Kalkbrenner à sortir le 18/05 : très minimaliste mais aussi efficace qu’un Mr Oizo, 10 ans après Berlin Calling.
Moby The Ceremony of Innocence (NYC)
On finit pour le beau geste avec un extrait de l’album le plus engagé de l’année, dont on vous conseille de regarder tous ces clips qui nous explosent la face contre le miroir: Are you lost like me?, Mere Anarchy, In This Cold Place. Tous dépeignant les pires côtés de notre société et appelant à une révolution.

– Julie Lesage –

 

Vidéo : JUSTICE live à l’Accor Arena

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On commence à chaud avec Stress ! L’AccorHotels Arena était quadrillée de faisceaux laser lors du concert de Justice. Arte Concert était là, lors du Women World Tour, et nous permet d’y retourner le temps d’une demi-heure. Splendide, et parfait pour te dynamiser. On espère que tu as de bonnes enceintes.

[Photo Une : ©AnthonyGhnassia ]

 

Gagnez 2 places pour A Place to Bury Strangers

Pour le jeudi 26 avril 2018 au Trabendo

A PLACE TO BURY STRANGERS

ROCK
Le groupe qui se décrit comme le plus bruyant de New York, est de retour en France pour 3 concerts !

A Place To Bury Strangers vient d’annoncer la sortie de son nouvel album, Pinned chez Dead Oceans. Prévu dans les bacs le 13 avril 2018, Pinned est le cinquième opus du groupe.

“Il n’y a rien de pire que de stagner” avoue Ackerman. “Lorsqu’un projet a plus de dix ans d’existence, il devient très difficile de faire avancer les choses. Nous essayons d’être constamment en mouvement, que ce soit par l’intermédiaire des concerts ou de notre travail en studio. Nous cherchons toujours à être meilleurs. Il a vraiment fallu se dépasser pour que ça marche. Je crois bien que nous y sommes arrivés.”

C’est ce que nous tenterons de vérifier…

 


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Gagnez vos places pour l’opening de la Clairière avec MEUTE

Pour vendredi 20 avril 2018

Le soleil est enfin arrivé et pour fêter l’occasion, le groupe Noctis déménage  la nuit fanfare-techno initialement prévue à l’AAA, l’ancien showcase, vers La Clairière, espace ouvert du Bois de Boulogne. Ca c’est la mega bonne nouvelle !

MEUTE

TECHNO CUIVREE
Encore une fanfare découverte aux Transmusicales, mais celle-ci est différente : elle est prête à monter sur scène à 3h du mat pour reprendre à 12 les morceaux techno les plus connus de Âme ou Laurent Garnier. La fête entraine tout le monde dans une liesse incomparable ! T’as déjà été en boite voir une fanfare ?

Ce gang d’Allemands a fait vibrer les rues d’Hambourg avec une reprise aussi renversante que saisissante du morceau culte «Rej» de Âme. Une reprise jouée par une douzaine de cornes, tambours et xylophones en mouvements rien de plus pour en prendre plein les mirettes. Cet ensemble de cuivres et percussions crée un nouveau genre en combinant musique de fanfare et techno hypnotique. Meute détache la musique électronique de la classique console de DJ, il casse les codes en créant une véritable interaction avec le public qui ne peut faire autre chose que de tapper du pied.

On se souvient encore de la fameuse cloture du festival Yeah avec la participation de Laurent Garnier sur la reprise de Meute !


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Gagnez 2 invitations pour la soirée exceptionnelle Solomun+1

Pour samedi 28 avril au Bourget / 22h-06h

Une soirée techno-house présentée par Dream Big Production.

Depuis six saisons, SOLOMUN+1 fait partie des soirées incontournables d’Ibiza .
La formule est simple : Solomun et un DJ guest font voyager musicalement le public en terminant par un B2B.

Après les éditions à succès aux Etats Unis et au Mexique, « Solomun+1” arrive à Paris pour la première fois en Europe hors d’Ibiza.
Un lieu exceptionnel, une salle circulaire aux immenses portes s’ouvrant sur le Tarmac du Bourget, la fusée Ariane et les merveilles du musée de l’air et de l’espace vous attendent: 10 000 mètres carrés pour recevoir les fans, avec des bars, des food-truck ainsi que des ‘chill zones’ permettant de profiter de cette soirée dans un cadre idyllique.

Le “+1” pour cette nuit exceptionnelle sera Agoria.

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Pourquoi La Seine Musicale est le meilleur endroit pour un festival indoor

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Les festival à Paris se divisent en 2 catégories : ceux d’été en extérieur accessibles via un pass correspondent à la vrai définition, alors que ceux d’hiver (exception faite du MaMA event) présentent plutôt divers artistes en diverses salles, mais à accès payant pour chacun des concerts (d’où vous appelez çà des festivals ?).

On était le week-end dernier au CHORUS festival pour célébrer ses 30 ans avec pièce montée et étincelles en présence de Patrick Devedjian et autre beau monde des Hauts-de-Seine. Et là, y’a pas photo, on a découvert LE meilleur endroit où tous les festivals « indoor » devraient se dérouler en attendant l’été.
[Enfin, si, y’a photos : celles de Nicolas Fagot, voir plus bas]

Ouverte depuis le 22 avril 2017, la Seine Musicale trône sur son Ile de Seguin, celle-ci nommée non pas en hommage à cette pauvre chèvre, mais d’après le chimiste Armand Seguin qui y expérimenta un nouveau procédé de tannerie en 1794. Son architecture, dessinée par le japonais Shigeru Ban associé au parisien Jean de Gastines, se développe sur près de 324 mètres le long de la Seine, avec une surface de 36 500 m2. On y accède par le pont aux lignes épurées Renault (qui y construisit ses automobiles jusqu’en 2005) et dont la circulation est coupée pour l’occasion. Le plaisant commence par cette attention.

  

Petite visite

Ce soir, sur le parvis extérieur de l’édifice, entouré de bars et restaurant à terrasses, se produisent Nasser et Weval. A l’entrée, on vous propose un vestiaire gratuit (!!). L’intérieur du bâtiment rappelle un hall de centre commercial, avec ses murs froids de béton blanc. Un contraste sans équivoque par rapport à la première scène sombre à votre gauche, bariolée des néons du vaisseau cosmique de Vitalic ou arborant l’énorme sigle NTM le lendemain. Dans cette grande salle modulable qui peut accueillir jusqu’à 6000 visiteurs avec les gradins, on apprécie l’espace ! Aucun problème pour se déhancher comme chacun le souhaite.

[Quelques mouvements de la structure ODC de Vitalic]

En face de la grande salle, un nouveau bar classieux sert spiritueux haut de gamme et cocktails. On passera rapidement sur le nombre adéquat de toilettes, terrasses fumeurs, food-trucks, et bars pour un service rapide et optimum, car on s’empresse de prendre l’escalator en direction de l’Auditorium, au coeur de la boule.

Le design de ce « phare de l’île » porterait l’idée de perméabilité entre l’intérieur et l’extérieur – un concept propre à la culture japonaise.  Une chose est sûre, la salle est totalement imperméable aux réseaux : impossible de capter sms ou messenger, et en ce lieu d’excellence acoustique, pensé en collaboration avec Jean-Paul Lamoureux, tant mieux.


[Vidéo de Jeff Bosvieux]

Une fois installé sur l’un des 1150 fauteuils, impossible de bouger : les oreilles perçoivent avec ravissement un son d’une rare qualité. En novembre, Shannon Wright m’avait émue aux pleurs sur pas moins de quatre morceaux ici même! Cette fois-ci, je me surprends à vraiment apprécier les vibrations de la voix d’Ayo, accompagnée d’un pianiste. Cet Auditorium a été conçu pour accueillir toutes les musiques non amplifiées, de quatuor à cordes au grand chœur, de la voix seule à l’orchestre symphonique. Je dirais plus : cet auditorium a été conçu pour émouvoir le Grand Paris.

Après un petit tour périphérique pour admirer la Seine à travers le nid de bois tressé, et admirer la voile mobile de panneaux photovoltaiques, on descend pour des concerts plus intimistes. Sous l’Auditorium, les studios réservés aux artistes en résidence se sont mués en petites salles de concert de 270 places debout. Eddy de Pretto y chantait en novembre, ce soir c’est l’électronique de Sekuoia qui s’empare des murs rapprochés. Ici même topo, on n’est pas habitué à un équipement de telle qualité pour une salle si petite.

En bref : La Seine Musicale réussit son projet pour un espace de déambulation culturelle agréable : les flux de personnes sont bien gérés, le service est optimum et la qualité sonore ravit nos oreilles.

Sous-entendu: On serait enchanté que de nouveaux festivals en profitent pour nous sortir l’hiver !

– Julie Lesage –

[Cliquer sur les photos de Nicolas Fagot pour agrandir]

 

 

3 raisons d’aller voir/écouter l’expo Daho l’aime pop !

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Jusqu’au 29 avril 2018 à La Philharmonie.
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Etienne derrière un appareil photo, titre tricolore : Daho l’aime pop ! Affiche trompeuse les amis. J’hésitais à y aller de peur de me retrouver à l’expo d’un amateur photographe prenant ses collègues de mêmes ondes radios en cliché carré pour son Instagram. Hum parce que la pop c’est vaste, et surtout parce qu’on y lit populaire, et ce mot effraie depuis plus de 60 ans…
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Mais j’en suis sortie ravie et je vais vous dire pourquoi en 3 points, oui comme un parfait post inbound marketing.

1. Parce que ce parcours historique vous remettra les pendules à l’heure 

Divisé en 4 périodes de 20 ans, le parcours photographique retrace l’histoire de la pop française à travers l’oeil d’une miriade de photographes différents. Dans le casque sur les oreilles,  les tubes français qui ont compté pour Etienne Daho tout au long de sa vie.

1950-69 : Les portraits Harcourt soulignent les audacieux que le petit Etienne devait entendre sur le poste radio familial : Brel, Salvador jeune à croquer, annonceurs d’une pop éprise de liberté, suivi des yéyés Johnny/Sylvie, lorsque que la belle gueule de Dutronc faisait craquer tout le monde. 1970-84: où l’on apprend que Jean-Michel Jarre était surtout parolier et quelques anecdotes sur les premières Rencontres Transmusicales de Rennes avec sa scène du rock rennais. 1985-99: la cold wave bat son plein. Daho rencontre Elli Medeiros, Niagara, joue avec Air. 2000-2017 : âge d’or de la French Touch, ainsi que les talents contemporains plus discrets, de Mirwais à Tristesse Contemporaine.

2. Parce qu’Etienne parle limite plus de punk que de pop

[Cliquer pour agrandir les photos]

… et qu’il nous raconte des moments intimes comme sa peur d’interviewer l’impétueux Gainsbourg, les soirées défonce avec Nico, le hoquet sur scène à cause de la bière, ses nuits interminables avec Jacno. Finalement le « populaire » d’Etienne Daho ne correspond pas du tout à ce que l’on redoutait. Daho a plutôt fréquenté l’école de la débrouillardise punk et le mouvement rock rennais avec ses copains Marquis de Sade. Saviez-vous que Michel Gondry était batteur pour le groupe Oui Oui avant de se recentrer sur le cinéma ? Que Chassol venait de Sébastien Tellier ?

3. Parce que vous ne voudrez plus rendre votre audioguide

Après qu’Etienne vous ait susurré toute sa vie au creux de l’oreille, vous refusez de rendre l’audioguide, et suppliez la sécurité pour un prêt à la soirée, histoire de s’endormir avec la même douceur, sans passer par la case jingle de la ratp.

Au final, c’était une expo audio plus que photo. Parce que je n’ai rien retenu des nombreux photographes, mais j’ai tout noté des groupes à ré-écouter tels Stinky Toys, Gamine, Elli Medeiros, Jad Wio, La Souris Déglinguée, Kas Product, Les Nus, Tokow Boys, Modern Guy, Polyphonic Size, Melody’s Echo Chamber, Catastrophe, …

– Julie Lesage –

 

VIDEO : les 15 ans d’ED BANGER en symphonique !

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Le voici donc en vidéo. Ce fameux concert surprise qui s’est déroulé le 31 mars dernier au Grand Rex pour célébrer les 15 ans du label Ed Banger. Après avoir organisé une véritable fête foraine pour les 10 ans de son label, Pedro Winter nous a littéralement scié avec une nouvelle idée qui tient du grandiose : faire jouer les plus grands tubes de ses poulains par l’Orchestre symphonique Lamoureux. Dirigés par Thomas Roussel, les 85 musiciens titulaires avaient le sourire aux lèvres, entraînés par un auditoire beaucoup plus enthousiaste que dans les concerts philharmoniques habituels.

Dans le public, mais aussi en direct via live vidéo Facebook, tous les fans de l’électro version French Touch se sont, le temps d’une heure et demie, adonné à un grand blind test: à qui le premier reconnaîtrait tel ou tel morceau de SebastiAn, Justice, Mr Oizo, DJ Mehdi, ou Cassius…

Une frénésie sur fond de classique.
L’émotion des grands hits avec le majestueux des vents et cordes.
A vous de jouer.

Setlist
2:43 Suite Breakbot : Star Triper / Back For More / Fantasy / By your side / Baby I’m Yours
12:00 Suite Cassius : I <3 U SO
16:20 Suite Mr. Oizo : Intra / Tricycle Express / Hand In The Fire
23:28 Suite Busy P : to protect and entertain / pedrophilia / genie
28:21 Suite DJ Mehdi : Pocket Piano / TragicoMehdi / Signatune
36:20 Medley Vladimir Cauchemar : Aulos Uffie : Pop the glock / Difficult Boston Bun : Paris Groove Borussia : Kinda Love Feadz : Metaman
42:40 Suite SebastiAn Motor / Prime / Hudson River / Embody / Tetra
53:12 Medley Krazy Baldhead : My soul is like a tree Laurent Garnier : Jacques in the box Mr Flash : Champion – tv track Para One : Elevation Myd : The Sun
1:01:27 Suite Justice: Genesis / Phantom / Phantom Part II /On’n’On / Safe and sound / D.A.N.C.E / Canon / Alakazam ! / Horsepower / Stress / Water of Nazareth / We Are Your Friends

– Julie Lesage –

[Photo une: Anthony Ghnassia]
[Vidéo : merci Culture Box]

New Path – Essaie Pas

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Découverts grâce à un 1er single dingue Danse sociale chez Teenage Menopause Records il y a 2 ans, le duo québécois revient avec ce que l’on peut considérer comme leur 3e album (leur 2e chez DFA), remarquable à plus d’un titre.

D’abord évidemment parce qu’il est rare qu’une œuvre musicale s’affilie aussi clairement, directement à une œuvre littéraire. En l’occurrence un roman (A scanner darkly / Substance Mort) abordant la distorsion des sens et des relations sociales en mode perché 24/7 et surveillance télévisée, écrit par le maître des réalités divergentes, Philip K. Dick. Le duo Davidson/Guérineau aura poussé l’hommage jusqu’à la pochette, bleue, avec cette sorte de fleur du mal en tracé.

Ensuite, parce qu’il prolonge et creuse le sillon des précédents opus, notamment Demain est une autre nuit, tout en prenant un tournant plus affirmé vers une techno sombre et texturée.

Enfin, tout simplement parce qu’il est excellent !

Qui peut le moins peut le plus

Reprenant la nomenclature de ses prédécesseurs, cette nouvelle sortie propose 6 titres compacts, en général assez nerveux, avec souvent un froid ressenti de l’ordre de -20° (Canada oblige) cependant hyper organique.

Les Aphides nous plonge dans un univers oppressant par un rythme lancinant, comme une pulsation cardiaque. A grand renfort de gargouillis sonores divers et variés, parasites en tout cas (les aphides – ces pucerons dont il est question ?), nous pénétrons donc, à petite dose, dans ce monde angoissé et angoissant où les pistes ne cesseront de se brouiller, entre paranoïa et schizophrénie.

La posologie prend un coup de fouet dès le second morceau. Futur Parlé démarre de façon très sombre (coups de synthé à la serpe horror 80’s façon vicelarde puis arpège mineur qui donne le tournis) pour envoyer un beat bien ferme doté d’un arrangement relativement éthéré (nappe et choeurs), plus mesuré qu’au départ. Avec sa voix-off-féminine-vaguement-robotique, entre conscience précog et IA profétique, ou simplement délire métaphysique d’un type « high », Marie Davidson nous interpelle pour nous rappeler que « l’avenir, ça n’existe plus depuis longtemps », « seulement les événements et les dates comptent », et que « le futur est parlé » (sic !). Comprenne qui peut. Toujours est-il que la perte de repères s’annonce grandissante et interroge dès lors, comme l’a toujours fait K. Dick, le principe même de réalité, à l’image du clip proposé.

Petite pause hautement funky et déviante avant les 2 prochains tracks tendus voire épileptiques, Complet brouillé est un curieux mélange de Kraftwerk, Prince et le hip hop des débuts (Afrika Bambaataa). Partant d’un rire, à la fois insouciant et démoniaque, on a l’impression de déambuler dans les rues de LA ou les couloirs d’une soirée, vêtu de ce « complet brouillé », entre cape d’invisibilité, car elle masque la personne qui la porte, et le costume-camouflage permettant de revêtir de multiples personnalités fictives lors des opérations d’infiltration. On saisit ça et là des bribes de conversations, ou bien est-ce déjà la folie qui gagne du terrain, profitant de l’engourdissement des sens et du cerveau sous prod avec toutes ces âmes virtuelles qui composent ce complet, et fait entendre leurs voix ?

Avec Les Agents des stups, on entre dans le dur du sujet. Descente de stups ou plongée définitive dans le vertigineux abysse des paradis artificiels dont chacun abuse dans le roman, le duo balance ici son track le plus nerveux, et aussi le plus jubilatoire.

On reconnaît la pâte du duo canadien dès les premières notes de basse au filtre tendu comme un string (Danse Sociale n’est pas loin). Un kick bien sec style TR707 s’emballe et mitraille pour nous prévenir qu’aucun répit ne nous sera accordé. Quelques breaks de toms plus tard, le kick se fait plus martial pour un beat archi sec, ultra vitaminé et jubilatoire, tandis qu’une sorte de sirène vient pousser sa plainte déchirante par intermittence, le tout évoquant une course poursuite, une fuite amok, vers une perdition finale, inévitable, dans un halètement qui s’éteint peu à peu.

Sorte de levure chimique en capsule portant à leur point culminant les fantasmes et les peurs les plus puissantes de ses usagers, la drogue dont il est ici question s’appelle Substance D (comme Dead en VO) et M (comme Mort par chez nous). L’on se retrouve alors avec le track du même nom au cœur de la matrice de personnalités éclatées aux sens démantibulés dans laquelle plonge la prise en quantité déraisonnable et répétée de cette Substance M, ou bien est-ce l’état de manque qui est décrit ici ? A un sound design cold à souhait succède une rythmique solide donnant l’impression d’avancer/reculer, bass-drum contre kick medium, soutenu d’arpèges à la limite de l’acide ou de la transe. Entre succession de couloirs de conscience, perdu dans ce labyrinthe réverbérant des « moi » suspendus, on cherche la porte de sortie, sans savoir si la mort ou la lumière se trouve au bout.

Cerise sur le marteau, le dernier titre prend tout le reste de l’album à contrepieds. New Path est un programme de désintoxication ambigu et mystérieux (sans vouloir spoiler ceux qui voudraient lire ou voir l’histoire), et c’est le nom donné à l’album. C’est aussi le morceau le plus sombre, décharné, arythmique de leur répertoire. On se retrouve dans une sorte de no man’s land qui sent la lobotomie, peuplé de réflexions simplistes et mystérieuses sur fond d’ambient dark et « déconnectée », entreVol au-dessus d’un nid de coucous et Blade Runner (tiens tiens, ce serait pas du même auteur ?). C’est audacieux de terminer de la sorte. En tout cas, volontairement ou non, cela retranscrit également très fidèlement l’amertume avec laquelle l’auteur a écrit ce roman (voir la « Note de l’auteur » à la fin de l’ouvrage).

Ca fait du bien quand ça fait mal

Evidemment New Path peut s’écouter sans connaître rien de l’histoire, ex nihilo, et il s’agira d’un très bon album techno minimal darkwave efficace avec cette touche « bande originale futuriste » qui lui du corps, une certaine épaisseur. Mais il réussit tout de même le tour de force d’évoquer des enchevêtrements contradictoires et complexes de type angoisse/plaisir, paranoïa/lâcher prise, perte de sens/acuité sensorielle, bref, ce petit cocktail de sensations équivoques que certains auront déjà peut-être exprimentées.

Pour ma part, j’ai pris double plaisir à l’écouter en revisitant le roman dans ma tête.

New Path
chez DFA Records
Alexis C.[…]
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Oui mais encore – A scanner darkly (le film)

Pour ceux que cela intéresse ou qui auraient la flemme de lire, une adaptation « cinéma », plus précisément prise de vue réelle avec une surcouche dessinée-animée façon GTA, a été réalisée par Richard Linklater en 2006 avec un casting de « malade mental » si j’ose dire (Keanu Reeves, Wynona Rider, mais surtout les excellents Woody Harrelson et Robert Downey Jr). Osé, sur la forme, et réussi dans l’ensemble, à voir absolument !

 

Ce clip barré de QOTSA : jouissif !

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Après avoir dansé rockabilly sur The Way you used to do, Queens Of The Stone Age sort le second clip de leur Villains. Et il n’y apas de meilleure idée que celle de faire appel aux visuels étranges de Liam Lynch pour le clip de Head like a Haunted House.

Voici un clip génial, marrant, qui vous rappellera l’univers des vieux jeux vidéos. Et vous pourrez même essayer de chanter aussi vite que Josh car ils vous ont mis les paroles !

WiseList #66 -Actus musicales

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[Image du mois: Le Katzenklavier (piano à chat en allemand), clavier en face duquel se trouvent une série de compartiments contenant chacun un chat. Chaque fois que l’on enfonce une touche, le marteau sur lequel se trouve une pointe aigue, vient toucher la queue du pauvre félin qui pousse un hurlement. Le but du procédé était de choquer les malades mentaux dans l’espoir de leur faire retrouver la raison. L’instrument n’a probablement jamais été construit, enfin on espère. ©info de Titziana Atsori]

Playlist en écoute sur toutes vos plateformes
(Deezer, Spotify, YouTube, Soundcloud)

DOUCEURS
INDIE / ROCK
ELECTRO-HOUSE / TECHNO

Bonne écoute !

DOUCEURS 

Juana MolinaParaguaya (Buenos Aires) Préparation de potion d’amour et incantation tribale, l’argentine fait toujours autant triper.
David Kitt– Still don’t know (Dublin) Connu comme membre de Tindersticks, David embrasse une autre liberté avec son album solo Yous.
EELS – The Deconstruction (Los Angeles) Une voix reconnaissable entre toute, EELS sort son nouvel album le 06/04 et vient nous voir le 09/07. A réserver vite !
Kazy Lambist– Love Song (Montpellier) Ici en featuring avec Glasses, Kazy Lambist prépare un premier album pour Juin, et un live à la Gaîté Lyrique le 05/04.
Beach HouseLemon Glow (Baltimore) Découvrez le 2e extrait de leur nouvel album qui pourrait bien enfin être différent (mazeltov), et réservez vos places pour le 15/10.
Nighmares on WaxShape the future (Leeds) Le secret de longévité du pilier de Warp aka George Evelyn serait dans les ondes positives qu’il envoie, dixit le réalisateur du clip Ruffmercy

INDIE / ROCK

Thomass JacksonHead Rejection (Argentine) Ce rythme de pendule te rentre dans la peau et t’embrume entre les mirages du désert d’un Far West complètement psyché.
Immigration Unit – Far Inside (Suisse) Pure et mélancolique, ce nouveau quatuor joue brillamment avec les dynamiques de ses chansons, non sans faire penser à Radiohead.
The Dropout – Old parts, New beginning (Detroit) On adore cette urgence EDM qui stresse le refrain d’une pop aux influences New Wave.
Timber TimbreGrifting (Toronto) Tapie dans l’ombre, la voix de Taylor Kirk est si profonde qu’elle nous attire dans son feutrage.
Peter KernelMen of the women  (Saarbrucken) Nouvel album sorti pour Peter Kernel, un peu décevant après Thrill Addict, sauf celle-ci qui est délicieuse d’enfantillages en choeurs.
Dragon Rapide – I don’t want to (Clermont-Ferrand) Nommé d’après un avion de la seconde guerre, ce trio a un don pour harmoniser la rencontre de la pop avec le punk. Chapeau.
Gaz CoombesDeep Pockets (Oxford) Dans son nouvel album World Strongest Man, Gaz aborde les thèmes de la dépression et du machisme.
MugwumpNo Trepidation (Belgique) Geoffroy annonce un nouvel album nommé Drape pour le 13/04. Chouette, ca veut dire une tournée hors Belgique ?

ELECTRO-HOUSE / TECHNO

KawritesVersus (Clermont-Ferrand) Ce duo électro-violon féminin suit les traces de Rone sur le thème de l’imaginaire avec son nouvel EP Carmina. Jouissance au temps 3.06.
Lewis OfManFlash (Paris) Le morceau bonne humeur par excellence ! Lewis fait dans la compo léchée pour Fakear et Rejjie Snow, mais il a bien raison de se lancer en solo …
Aquariel The Call (Lille) Virgile côtoierait les sirènes, on parie que c’est plutôt lui qui les envoûte avec son électronique taquine
MoleculeAria (Grenoble) Molecule aime les défis, après 40 jours en mer pour son premier album, il a choisit la glace du Groenland pour 5 semaines avec des chiens de traineau pour son deuxième opus -22.7°C. Un peu froid.
Satori remixe Acid PauliJorge (Nijmegen) Transformation d’une expérimentation minimale en tech-house mystique réussie
Irène Drésel – Rita (Paris)  Finaliste du prix Ricard Live Music, découverte au festival Les Femmes s’en Mêlent, Irène introduit la flûte à bec du collège dans ses sets techno, inattendu.

– Julie Lesage –

Gagnez 1 invit pour Etienne de Crécy

Pour le samedi 7 avril au T7

ELECTRO
Habitué du groupe Noctis, Etienne de Crécy electrisera le Terminal et ses néons fluos pour une partie parisienne de plus. Une occasion de jouer ses nouveaux titres de l’after EP3.


TENTE TA CHANCE pour gagner ton invitation, en seulement 2 étapes:

1. Like notre page Facebook
2. Envoie nous un mail à contact@wisesound.fr en précisant l’objet ainsi que ton nom, ton prénom.

Plutôt simple, pas de questionnaire, pas de dessin à faire.
…et si en plus, tu partageais le concours via Facebook, Twitter ou autre, ce serait super sympa, nous permettant plus de visibilité, donc plus de partenariats et plus de places à faire gagner pour les prochains concerts! Les gagnants seront prévenus par mail.