Julie Lesage

Soirée Cadavre Exquis : « l’antidote radical aux concerts formatés »

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Dans le cadre du raffiné festival de la Red Bull Music Academy, communément appelée RBMA ces dernières années, une soirée de créations improvisées était programmée au Cabaret Sauvage : la soirée Cadavre Exquis. Mais c’est qui Cadavre Exquis, me direz-vous…optez donc plutôt pour un « c’est QUOI ».

Le cadavre exquis est un procédé d’écriture collective par lequel plusieurs auteurs juxtaposent des fragments successifs, sans pouvoir lire les fragments rédigés précédemment par leurs acolytes. ©Dico

Le jeu dadaïste littéraire se décline également en musique, mais avec une ouverture sur l’improvisation. Et heureusement! car il aurait été difficile et peut-être inaudible de jouer une partition pré-écrite et non modifiable sur scène, compte-tenu de l’esprit plutôt avant-gardiste de chacun de ces talentueux artistes. Imaginez Chassol donnant le la à Jacques, Gaspar Claus, Moodoïd, Ala.Ni, Mélissa Laveaux et 10 autres sur la scène centrale d’un cirque sonore !

Curieux, on est passé sous chapiteau pour profiter de cette soirée boeuf, se faufilant dans le cercle d’un public majoritairement musicien lui-même. En même temps, pas sûr que toute personne aurait apprécié l’expérimentation, plutôt pour audimat averti, et mettant en exergue certains instruments peu communs…

[Pour agrandir, cliquez sur les photos officielles RBMA de Philippe Levy]

Cette formule inaugurée au RBMF[estival] en 2013, mais qui n’avait encore jamais été présentée à Paris, Télérama la décrit comme un antidote radical aux concerts formatés.
L’expérience est à la fois unique et plurielle, portant son lot de longues expectatives vaines comme de joyeux entrains, de moments de complicité comme de carambolages.
En tant que maitre de cérémonie, Chassol a choisi d’atténuer le risque en organisant chaque performance en alternance : chaque artiste se doit de jouer deux morceaux de 5 minutes, à la suite, mais pas avec le même binôme. Ce qui permet aussi de découvrir deux façades du même musicien.

Notre organisateur pianiste ouvre donc les réjouissances accompagné de la magnifique voix d’Ala.Ni. 

Notre favori de la soirée fût sans doute le saxophoniste jazz Thomas de Pourquery, espiègle en rebondissements dans ses défis lancés au batteur Mathieu Edward, puis ayant la malicieuse idée de passer au chant mi-crooner mi-comique lors de l’arrivée de la harpiste Serafina Steer. Car chacun sait que la harpe n’est pas l’instrument le plus en vogue du moment, et même si Serafina la joue particulièrement grinçante puisqu’électrique, son duo suivant avec Christine Ott aux ondes Martenot décontenança une partie du public, sûrement par son approche trop expérimentale. La partie fumeuse du public que l’on retrouva dehors en tout cas.

Suivirent les marmonnements ethniques de Ghedalia Tazartes, parfois entrecoupé d’harmonica, accompagné par les beats et samples de Low Jack pour une atmosphère sombre et mystérieuse. Ces deux là avait déjà joué l’improvisation l’année dernière sur un Tapage Nocturne, alors invités par la Maison de La Radio. (Mais c’est de la triche alors ?)

Cette soirée particulière marquait également le retour des live sampling de l’ovni Jacques, successivement en duo avec Lucie Antunes  à la batterie préparée puis avec Moodoïd à la guitare. Moodoïd qui par la suite donna la réplique à Julien Gasc au clavier, qui « se sentait stupide ».

Le morceau le plus entrainant est à ma mémoire le piano de Christophe Chassol contre les ruptures de saxo de Quentin Rollet, génial. Mais le meilleur moment d’entre tous fut le bouquet final, lorsque Chassol rassembla tous ses invités et s’essaya à trois reprises de les guider pour une cacophonie joyeuse et libérée. La joie était alors plus visuelle que sonore, mais quelle joie de participer à ce moment privilégié !

Serait-ce pour garder ce privilège qu’aucune caméra n’était invitée pour cet évènement si exceptionnel? Dommage, ce sont de telles rencontres qui font aussi l’histoire de la musique.

– Julie Lesage –

Girls in Hawaii live – La vidéo du Yeah!

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Ca sentait l’été, ca chantonnait les cigales, le Yeah est toujours au premier podium des meilleurs festivals de France, ou micro-festivals ce qui est encore mieux.

On se souvient des succès du groupe pop belge comme From Here To There puis Plan Your Escape mais c’est avec son magnifique titre This Light de 2017 que Girls in Hawaii commença son concert dans la cour du chateau de Lourmarin.  Malgré le décès en 2010 de leur batteur Denis Wielemans, et après la sortie d’un EP douloureux Misses. Les belges sont bien de retour et persévère, comme dirait Télérama : « dans la douceur, la ­tristesse positive cédant la place à un optimisme flottant”.

Culture Box était là et a tout filmé qualité optimum. Voici donc les 58 minutes de leur live en son et images, ce qui, après tout, vaut tous les discours.

Solomun full show en video

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Retour vers ce gig dantesque lors de la Peocock Society de cet été. Pour sa première fois à l’affiche du festival électronique Peacock organisé par la team We Love, Solomun a enchaîné techno, house et deep house avant la clôture d’un hangar bois de Vincennes.

Né en Bosnie-Herzégovine, c’est à Hambourg que Solomun grandit et commence à digger et passer des vinyles dans les maisons de jeunes. Après un court passage par le cinéma, il se tourne vers la musique électronique et décide d’en faire sa route. Il trafique des morceaux sur un vieil ordinateur, et en 2005 fonde le label Diynamic qui aujourd’hui jouit d’une certaine notoriété.

Solomun mélange soul, R&B, funk et hip hop pour créer une house « aux lignes de basse deep et ultra funky, aux mélodies euphoriques et aux voix chargées d’émotion ». Une manière pour le DJ et producteur de donner un bon coup de modernité à la musique house. ©Arte

Difficile de s’approprier MIEN au premier concert

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A l’extérieur, la fraîche brise de l’automne a pris tout Paris de court. A l’intérieur du Café de la Danse pourtant, on navigue à contre-courant dans la torpeur psychée du nouveau « non-super-group » dont tout le monde parle : MIEN.

Après l’introduction de nappes brumeuses synthétiques Other Spectral Atmosphere par Tom Furse (batteur de The Horrors installé cette fois-ci au synthé) et de John-Mark Lapham de The Earlies, Alex Maas et Rishi Dhir entrent en scène avec deux percussionnistes, ce qui à la surprise générale transforme l’original quatuor en sextuor. Premier vers : « I feel so high ». Hocus Pocus suit le même enchaînement que sur leur album éponyme fraîchement sorti. Quelle meilleure introduction pour un vieux rock psyché, me direz-vous.

Côté vieux jeu, MIEN fait des siennes en jouant congasses, bongo et maracas, dans le but de te perdre dans un rythme shamanique, jusqu’à l’avènement de Rishi, connu précédemment avec son groupe canadien aussi perché Elephant Stone; Rishi donc, qui s’installe pieds nus sur son petit tapis sur-élevé pour jouer de la sitar indienne (non, le tapis ne vole pas). L’instrument, de par la longueur de son manche et la multitude de clés de chaque côté, brille de mille feux à chaque passage de projecteur.

Pourtant, difficile a contrario de s’approprier le groupe dès le début du concert: la batterie casse sèchement et bien trop fort le chant lointain d’Alex, un chant qui rappelle exactement ses performances avec The Black Angels, où l’on peine à distinguer les syllabes, voire même à reconnaître chaque morceau à ses débuts. La reverbe, poussée à son maximum, éloigne nos musiciens nomades vers des rêveries orientales…

Heureusement, le rythme ultra groovy de You Dreamt est rassembleur. Plutôt étonnant, car le morceau en studio n’est en soi qu’une boucle d’enregistrements bruitistes avec quelques paroles. Mais lorsque Rishi reprend les vocales en ligne de basse, le résultat se rapprochant presque d’un morceau hip-hop, et que le batteur espiègle joue entre breaks et reprises (la bouteille de rouge bien entamée à ses pieds), des pas de danse à l’unanimité dans la fosse s’engagent.

Avec (I’m tired of) Western Shouting, le groupe dépoussière le rock spyché des années 60 en le plongeant dans des nuances lourdes et sombres, puis retourne vers le jeu traditionnel avec un solo de sitar. Vos paupières sont lourdes… quid de l’effet d’un envoûtement ou d’une lassitude, le doute est permis.

MIEN clôture avec une version longue de Earth Moon et le semblant rock de Black Habit. En manque d’un bouquet final énergisant, on  essaie de faire le bilan avant même la dernière note. En conclusion: on a apprécié l’univers tribal et hallucinogène, le fait d’écouter et de voir jouer une sitar indienne, instrument phare de ce live, …mais malgré un concert plutôt court, on n’est pas mécontent d’être lâché sur l’autoroute du désert indien. Peut-être la faute aux mauvais réglages de son ou au manque de contact entre le « non-super-groupe » et son audimat, les talentueux musiciens restent inatteignables dans leurs volutes mystiques, en conséquences MIEN ne s’approprie pas vraiment.

Une expérience qui ne ternit en rien le plaisir d’écouter l’album studio à la maison.

– Julie Lesage –

[Photos ©FrançoisMedaerts, vidéos : IndieGilles]

 

WiseList #72 – le Top 20 des actus musicales en playlist

Playlist en écoute sur toutes vos plateformes
(Deezer, Spotify, YouTube, Soundcloud, Napster, Qobuz, Apple Music, …)

[Image : faune et flore plastique marine…this is happening today. ©wwf]

CREATIONS ELECTRONIQUES ET POP
INDIE / ROCK
DANCEFLOOR

Bonne écoute !

CREATIONS ELECTRONIQUES ET POP

Guilhem DesqLe château magique (Toulouse)
Surnommé le « Hendrix de la vielle à roue », Guilhem nous transporte autant qu’un Chapelier Fou, utilisant un seul et même instrument, qui plus est médiéval et aux oubliettes! L’album Visions sort les 18/10 et le live est prévu pour le 09/03.
Brian Campeau – Loosing friends (Canadien à Sydney)
Quand un dépressif décide de se forcer à faire un album joyeux, rien de mieux que l’appui du meilleur ami de l’homme…
Golden Bug – Viaje a Tenderloin (Barcelone)
Après avoir fait tourner le robot V.I.C.T.O.R un peu partout, ce nouveau track aux allures de création Amon Tobin présage-t-il un nouvel album ? Hâte d’entendre la suite !
Kiasmos remixe JosinCompany (Islande/ Cologne)
Non ce n’est pas un nouveau Thom Yorke, c’est la révélation électro-pop germano-coréenne dont l’écho résonne entre roches et profondeurs abyssales, c’est beau, c’est pur, c’est minéral.
Son Lux – The fool you need (Enough of me) (New-York)
Le trio réussit encore avec brio un équilibre entre la pop émotionnelle et le jazz expérimental, entre la puissance et la fragilité, et à chaque fois, bordel, on est soufflé.
Sophie Hunger– There is still pain left (Berne)
On propose de consoler Sophie lorsqu’elle jouera son nouvel album le 15/10.
Flawd– The Castle (Berne)
On a retrouvé sur une vieille note d’il y a 2 ans qu’il fallait écouter Flawd…merde mais pourquoi on pas écouté avant ?? Tout l’EP Rift 1 est magnifique!! [grosse loose de not’part]

INDIE-ROCK 

LiarsMurdrum (Brooklyn)
Angus Andrew sort une édition deluxe du soporifique TFCF, mais agrémentée d’1 premier disque de 17 nouveaux titres : Titles with the Word Fountain, dont quelques uns reprennent enfin du poil de la bête question rythmique et textures expérimentales!
MIEN– Hocus Pocus (Super-groupe entre The Horrors, The Black Angels et autres…)
Ceci est le premier titre avec lequel Alex Maas (The Black Angels) a commencé son live hier, avant que Rishi Dhir (Elephant Stone) ne s’installe pieds nus pour jouer de la sitar. « I feel so high » donnait tout de suite le ton…(voir le live report)
Shitkid – Oh me I’m never(Stockholm)
Comme une enfant espiègle, Åsa Söderqvist nous prouve que la suède n’est pas toujours clean et peut grincer comme du lo-fi sur son album This is it. Je propose la journée des couettes. Elles passent le 02/10 à l’Alhambra !
Beak> – Brean Down(Bristol)
Le trio krautrock, héritier de Portishead et Massive Attack, sort son 3e album >>> et sera en live à Paris le 02/12. Ici, « Brean Down sonne comme si Nirvana s’incrustait à une convention Bronx B-Boy. » 
CHAI – N.E.O(Nagoya)
On pourrait célébrer l’année du japon avec ce quatuor-ovni aux couleurs acidulées. Leur premier album PINK sortira le 12/10 et présentera une pop engagée pour la diversité des corps, les gyozas, l’huile, mais contre le gaspillage alimentaire bien sûr. A écouter pour une régression vers l’enfance sur riffs de guitares.
Caroline Rose – Money (Long Island)
On continu dans le girl power avec verve, débridé (hum), aux abords de la satire pour un 2e album nommé Loner.
Itchy-O – Black Mist (Denver)
Grosse découverte que ce groupe électronique doté de plus de 50 percussionistes sur scène (!), il s’en dégage une texture mystique, japonisante, carrément dark. Leur album Mystic Spy | Psykho Dojo, produit sur leur propre label suit bien les deux thèmes de son intitulé : l’un ésotérique et cinématographique, genre espionnage, l’autre évoquant la discipline martiale. En plus de l’album, le groupe offre un accès digital pour composer son track à l’aide de 14 vignettes sonores à mixer soi-même. Sérieux, on aimerait bien les voir live en France !

DANCEFLOOR

Savage Gary remixe Warmduscher I got friends (London)
Woohoo, l’heure est à célébrer la chance d’avoir des amis. Ce titre est juste jouissif. BTW who the fuck is Savage Gary ?
Sworn Virgins Burning Off my Clothes(?)
On reconnait bien là le goût du label DeeWee de Soulwax pour les lignes de basse et rythmes ultra groovy, pourtant le mystère reste complet sur ces Sworn Virgins.
N’To Alter ego (Marseille)
Alors en pleine tournée des 5 ans du label Hungry 5 monté avec ses potes Worakls et Joachim Pastor, N’to lâchait sur le net deux nouveaux tracks : Croche et Alter Ego.
Sassy 009 Pretty Baby (Oslo)
Sunny, Tia et Joe, sont trois copines d’écoles qui forment aujourd’hui un trio electro-pop norvégion auquel le monde commence à tendre l’oreille, affaire à suivre.
Aphex TwinMT1 t29r2(Limerick)
Quelqu’un a-t-il jamais expliqué comment Aphex nommait ses tracks ? Bref, le compositeur révolutionnaire a sorti son album Collapse à renfort de com mystérieuse. On en sort cette pépite d’une richesse insoupçonnable : sorte de fourre-tout expérimental où s’imbriquent drum’n bass, mélodie enchanteresse, dark-wave et 8-bit. Un documentaire audio essaie de décrypter le personnage sur la BBC.

BONUS

Lisa GerrardRite of Passage(Melbourne)
La chanteuse de Dead Can Dance s’est associée au percussionniste David Kuckhermann pour son album Hiraeth, j’aurais pas vraiment misé sur l’Australie en entendant cette beauté ! Son groupe lui sera de retour sur scène en mai.

– Julie Lesage –

L’interview De La Romance

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Après quelques premiers EP électroniques, jolis mais un peu mièvres,
De La Romance sort un premier album qui mérite enfin écoute attentive. Bourré de featuring avec la crème des artistes les plus sensibles de Paris, Dreamers nous plonge dans des rêveries esthétiques aux nappes brumeuses et aux susurrations fragiles. Creusons un peu plus, et incrustons nous dans la loge de l’artiste lors de son concert au Hasard Ludique.

Vincent Girault, aka De La Romance, a commencé à battre caisse claire et cimbales à l’âge de 7 ans, à Colombes, pour accompagner son grand frère fan de grunge à la guitare. Quelques années plus tard, il démêlait les nerfs de l’adolescence avec son groupe post-hardcore Altess, jubilant notamment sur le côté défouloir de cette scène. Curieux, Vincent s’essaie ensuite à d’autres instruments et opère un virage à 180° vers la production électronique dite douce.

« Je pense que c’est venu au fur à mesure des découvertes, avec par exemple l’apparition d’Aphex Twin, qui m’a complètement chamboulé. J’ai commencé à produire de la musique et à avoir accès à tout l’univers de la synthèse en pleine tendance Digitalism et Modeselektor, ca me parlait. Mais pour autant, je suis pas un puriste de l’électro très pointue, je garde mes essences du monde acoustique. »

Dreamers est donc sorti le 24 août dernier, un premier album riche en textures et surtout en collaborations diverses, tout en ayant une unité de ton quant à la douceur des voix et au voyage incité vers les grands espaces. « Ah c’est vraiment cool si il en ressort un fil conducteur pour toi, car j’avais vraiment peur que le résultat soit morcelé. J’ai tout enregistré d’un coup dans un seul studio et ai ensuite donné carte blanche aux artistes pour le chant. Donner une unité à l’oeuvre était un vrai challenge. »

Georges Brassens parle de la romance de la pluie,
Charles Trenet parle de la romance de Paris,
Vincent Girault De La Romance de …
« hoo, c’est magnifique ! Je dirais de la Romance de l’identité ou de la personnalité. Parce que je pense que ce qui fait le sens, c’est l’émotion que chacun ressent. »

12 titres dont 10 collaborations où l’on retrouve La Féline, Louise Roam, Basile di Manski & Valaire, Chine Laroche ou encore Vimala parmi d’autres. Des Alias résonnant dans le petit monde artistique parisien, et pourtant la plupart des créations se sont faites sans rencontre de visu, via mails interposés.

« La première à qui j’ai proposé une collab’ c’est Louise Roam, que j’ai rencontrée à l’époque de mon groupe The Electronic Conspiracy, avec son duo Pierrette and Georges, elles étaient venues chanter et faisaient même les ouvreuses dans le clip avec Katsuni. Basile di Manski est un vieux pote du bahut Sainte Geneviève, j’ai même des souvenirs lointains dans lesquels on est assis côte à côte pour écouter une histoire en maternelle. Aussi précis que fou.
Après j’ai pas mal travaillé avec Green United Music (GUM), qui m’a fait découvrir Vimala [Magnificat ci-dessus] et Chine Laroche. C’est facile d’être mis en relation en fait. Les éditeurs aussi, comme Budde Music ou même Alter-K ont proposé leurs poulains. Là je suis tombé sous le charme de John and The Volta, et je suis trop malheureux que ce projet là s’arrête, parce que vraiment je trouve çà putain de qualitatif. »

Seul le morceau Tempête est une chute d’un projet antérieur de Vincent : la soundtrack du film marin Tempête de Samuel Collarday (2016) composée en organique, avec notamment la participation de l’excellent percussioniste Matthieu  Rabaté (Zazie, Axel Bauer, Vanessa Paradis, parmi tant d’autres). De La Romance la reprend et y ajoute une charpente électronique à l’arpégiator pour simuler le rouli sous en bateau en pleine tempête. Louise Roam a donc sciemment continué sur le même registre:

L’album débute par Dreamer, au singulier donc, sur une atmosphère chaude et murmurée avec Elodie Barbey.

« Mon entourage et même mon label n’étaient pas très confiants au départ, car ma première chanson Dreamer n’était pas assez « mainstream », pas assez structurée. Jusqu’à présent, j’étais un peu rangé dans des placards, mais maintenant j’ai vraiment envie de composer ce que je veux. Dans Dreamer y’a de la sensibilité, y’a de la douceur, y’a pas vraiment de structure donc c’est juste de la création libre, un truc ou l’on peut s’engouffrer gentiment. »

« La chose la plus difficile est peut-être pour le chanteur de s’approprier mon track. Je pense à Vulcain par exemple: c’est un morceau éclaté, dont la ligne de basse va et vient, la pauvre Chine Laroche a du vivre un enfer, il était difficile de s’y repérer donc on a travaillé ensemble, et on a relevé le défi. »

Dernière collaboration de cet album pour rêveurs, Adèle Girault : 5 ans , pas encore toutes ses dents, mais déjà un profil sur Spotify!
« Ahah, c’est ma nièce qui parle du monde des bisous, j’ai mis un micro à son insu et on a commencé a discuter. Je veux pas trop développer parce que ce sont des choses personnelles, mais ses parents venaient de se séparer, et à la fin de l’enregistrement, elle me dit « Le monde des bisous n’existe plus ». Fort.

Dans ses nappes électroniques, le fan de Nils Frahm et Olafur Arnalds offre une belle part à l’acoustique également: il est facile de se délecter de notes de piano sur Magnificat et Mama ou encore de cordes sur A Secret World. « Je viens de l’acoustique à la base, donc j’aime jouer avec les textures. Il m’arrive souvent de collaborer avec des musiciens sur du son à l’image, puis de leur demander un petit extra pour De La Romance. »
Car en effet, l’activité principale de l’artiste est de produire des soundtracks de publicité, cinéma, documentaires, etc. « Là le dernier truc que j’ai fait c’est pour Ushuaïa, 7 épisodes sur une campagne ayurvédique en Inde pour lesquelles ils m’ont demandé de faire une musique électronique-indie, assez kiffant! » Pour découvrir cette autre activité c’est par ici : Vincent Girault.

Pour chacun de ses morceaux, Vincent tient à une mise en image contemplative. Déjà 14 clips ont ainsi été tournés. On retrouve également cet amour de l’image sur scène, à travers vagues et vols, un travail motion design bien chronophage par Yodog.
Idéalement, De La Romance aimerait faire un live étoffé avec des musiciens et certains invités parmi les featuring. Nous aussi. Mais difficile de mettre tout ce monde le même jour dans une voiture …

Un dernier message ? « Les tourneurs bookez moi je suis o-pé ! »
Message passé

– Julie Lesage –

[Photos Une: Louis Vignat]

Souvenir:

 

Invitations pour 2 releases parties: Puts Marie et MellanoisEscape

Pour le mardi 13 novembre au Petit Bain

ROCK
Puts Marie et MellaNoiseEscape sont deux découvertes des Transmusicales de Rennes. Les deux groupes sortent leur second album pour cet automne et le fêtent en grande pompe ensemble lors d’un double concert au Petit Bain. Présentations:

► Puts Marie
Toujours solidement harnachés à leurs délires fiévreux de rock et de soul, les cinq Suisses annoncent enfin leur grand retour avec une série de dates en France et un nouvel album pour fin septembre.
Enregistré par Peter Deimel au Black Box Studio et mixé aux Etats-Unis par l’inévitable Jeff Saltzman, cet opus rompt la fin d’une longue attente pour les inconditionnels de la poésie exaltante de Max Usata et sa bande.
>>> Nouvel album ‘Catching Bad Temper’ le 28 septembre (Yotanka)

 MellaNoisEscape
Olivier Mellano quitte un temps ses projets pharaoniques pour retrouver l’énergie brute, les torrents électriques et les cascades soniques. Après avoir traîné ses guitares dans d’autres formations, la nécessité de monter un projet solo s’impose. D’abord seul en scène en 2014 lors de la sortie du 1er album de MellaNoisEscape, il est à présent rejoint par 2 musiciennes de talent : Valentina Magaletti à la batterie (Tomaga, Vanishing Twins, The Oscillations, Bat For Lashes) et Miët à la basse. Ce désormais trio creuse son sillon artistique flirtant avec Shellac, Battles, Pinback et Blonde Redhead.
>>> Nouvel album ‘Heartbeat of the Death’ le 5 octobre (Ulysse Maison d’Artistes)

 

 


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Concours soirée Tankgirlz

Pour samedi 6 octobre 2018 aux Abattoirs de Lyon [enfin Bourgoin-Jallieu en vrai]

A l’heure où la question de la parité se pose du côté de l’entertainment et particulièrement sur le genre techno, tu sais celui qui se finit le plus tard et qui est majoritairement masculin…, well à cette heure donc, Les Abattoirs mettent à l’honneur pour la soirée Tankgirlz, un plateau uniquement féminin.

Electroclash dejanté, basses lourdes, mélodies progressives, chants rituels, tous ses éléments se mélangeront dans cette soirée emmenée par des artistes indépendantes et libres. Activiste au large succès au sein du duo Sexy Sushi, Rebeka Warrior mixe une techno directe et franche tout comme ces petits messages glissés au micro entre deux break… Ybrid, dans un registre plus indus, produit un techno lourde : ambiances et percussions cinématographiques, kicks indus et mélodies orchestrales. RAG, résidente incontournable des club parisiens, distille une house léchées et subversive !

Line up:
REBEKA WARRIOR (Sexy Sushi) Dj Set – TECHNO – (FR)
YBRID – TECHNO INDUS – LIVE (FR)
RAG –  ELECTRO – DJ SET

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Gagnez 2 places pour le Prince Miiaou

Pour le mardi 23 octobre 2018 au Badaboum

« Je m’appelle toujours Maud Elisa, je vis toujours à la campagne, toujours pas maquée avec une star,… alors comment intéresser les gens ? »

C’est vrai ça : comment paraître neuve quand vous avez dix ans d’existence, 4 albums dans les pattes et que le nom de votre projet est toujours aussi difficile à épeler ? Dur à dire. Vendre un disque sans storytelling, c’est possible ? Et pour composer un morceau qui ferait le pont entre Rihanna et Sujfan Stevens, on fait comment ?

Nous, ça nous intéresse en tout cas. 4 ans après son dernier album, on ira redécouvrir Le Prince Miiaou à la release party de son nouvel album intitulé Victoire.

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DOCU: Michael Jackson, Man in The Mirror

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Earnest Valentino, sosie de Michael Jackson, ouvre ce documentaire sur l’humiliation que subit le roi de la pop en 1993 lors d’une descente de police suite à plusieurs accusations d’abus sur enfants. Malgré un point de vue penchant vers le pathos américain, et une introduction des moins délicates, ce documentaire a le mérite de replacer le focus sur les premières années de Michael Jackson, dans son contexte sociétal et culturel. Le petit M.J. n’aura finalement jamais profité de son enfance, tout en n’ayant jamais atteint la raison adulte pour autant.

On assiste aux heures de répétition des Jackson 5 sous le joug terrible de Joe le père, jusqu’à la consécration avec le label Motown, représentant les plus grandes stars black de l’époque. Puis l’émancipation du petit dernier avec le tournage de The Wiz et sa rencontre avec Qincy Jones brise le carcan familial, jusqu’à la signature d’un projet solo chez Epic.

Alors que la star planétaire Jackson mûrit et développe son business, la personne Michael reste bloquée dans ses meurtrissures de l’enfance. Sa confusion face à la ségrégation raciale ou la condamnation de sa mère catholique devant le film du diable Thriller n’aidant en rien. Peter Pan, devenu addict aux anti-douleurs, se réfugie à Neverland et ne joue plus qu’avec des enfants.

Saviez vous que M.J. avait souffert d’une grande brûlure au 3e degré lors d’une pub Pepsi ?

On regrette juste ici le temps quelque peu succinct consacré à la création musique du roi de la pop, ainsi qu’à sa chorégraphie millimétrée. Ca doit surement se trouver dans un autre énième documentaire sur le chanteur sans aucun doute le plus connu du XXe siècle.

– Julie Lesage –

 

 

Gagnez 2 places pour VOX LOW

Pour le jeudi 18 octobre 2018 au Badaboum

ELECTRO DARK-WAVE TROP BIEN
« Abandonne tout espoir, toi qui entre ici. » C’est la phrase inscrite à l’entrée des Portes de l’enfer de Dante, mais c’est aussi par ces mots que commence le « American Psycho » de Bret Easton Ellis. Ecrit en lettres de sang sur un building de yuppies sapés en Armani, tous les thèmes sont présents : occultisme pop, passion du Christ et vision synthétique du monde, voilà de quoi il est question avec le nouveau disque de Vox Low.

A mille lieues des lives paresseux sous Ableton, Vox Low sur scène c’est une version acid-house de Jesus & Mary Chain. Après avoir été la coqueluche d’Andrew Weatherall (qu’ils ont remixé), s’être fait remixés par l’ange noir Ivan Smagghe et avoir signé des maxis sur le label techno de Jennifer Cardini ou les superbes labels Evrlst, Vox Low débarque maintenant sur un label à l’attitude effrontément rock’n’roll : Born Bad.

CHRIS IMLER SERA AUSSI DE LA SOIREE
À l’image d’une rockstar, sa personnalité fait partie intégrante de sa musique. Son aura oscille entre l’éternel enfant de la rue et son double magicien. Ses performances mémorables d’homme-orchestre infatigable invoquent les esprits frappeurs du techno-punk comme Alan Vega ou Silver Apples, dans une transe rythmique synthétique électrisante. Chris Imler viendra présenter sur la scène du Badaboum son tout nouvel album « Maschinen und Tiere » (octobre 2018).

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LA VIDEO SECRETE

;#Billet d’humeur
Vidéo ci-dessous

Update : Deux semaines après la soumission de notre vidéo, ils ont sorti la leur. Voilà donc la fameuse raison : ils ne voulaient pas qu’on ait les vues avant eux avec notre gros logo WS dessus, alors qu’ils avaient loué les services d’un vrai réalisateur…plus lent que nous ! 😝


On était prêt à écrire les louanges de notre meilleur festival été 2018. Les souvenirs sont encore si présents: une programmation pointue, pas d’attente ni aux toilettes ni aux bars, des festivaliers hyper respectueux, de tous âges, et tous aussi enchantés que nous. On a voulu tout vous retransmettre en images, à notre niveau c’est-à-dire sans la caméra pro de France 2, avec l’accord de captation de l’organisation.

On se souvient de Rampue, de Christian Löffler, de Stimming et Âme, des percussions de Mira & Chris entre deux soldats de Xian, des interventions saxo-guitare de Stavroz et Parra for Cuva sous des drapés fastueux, des évasions orientales de Juan ou encore d’Oceanvs Orientalis, de la découverte de Xique-Xique sur sa proue de bateau. J’en parle, j’en parle, je m’y croirais presque encore.

Et puis l’organisation nous a coupé net sur le montage vidéo,
après un partenariat d’un mois de communication gratuite et super-enthousiaste pré-festival avec bannière, concours, articles, agenda, etc. On avait tout donné et fini par compiler nos souvenirs en 3 minutes de film, pour se prendre un « Non, c’est pas vraiment l’image que l’on veut donner du festival, on n’est pas d’accord pour que vous le partagiez sur réseaux sociaux. »
Arf, les images ne mentent pas. « OK, mais c’est quoi le problème? »
Sans vouloir rappeler que question communication visuelle…c’était le néant total de leur côté.

Ce n’est pas non plus, somme toute, une histoire de droit à l’image puisque la dite personne n’est pas sur la vidéo. Nous sommes bien sûr prêts à couper ou flouter toute personne réticente au montage, ou à enlever certaines scènes. Discutons, améliorons ensemble la vidéo, donnez nous votre point de vue…

Aucune réponse. Aucune explication.

En conséquence, une question se pose : Lorsque tu tiens un blog,
où se situe la frontière entre média d’information, billets d’humeur et vidéos personnelles, et brand média marketing à la botte des marques? 

WiseSound est un blog à but non lucratif, qui par passion, s’évertue à faire la promotion des artistes émergents.
Nos vidéos sont en général sur réseaux sociaux pour partager avec vous nos meilleurs moments, un peu comme un Cash Investigation en mode lo-fi qui n’enverrait que des bisous, des live de bonheurs sur Facebook. Pour les vidéos parfaites à caractère publicitaires et marketing, y’a des agences pour çà, avec des contrats, et des sesterces à la clé.

Aucun contrat de notre côté. Et nous ne sommes pas des vendus, voici donc notre petite vidéo perso. On vous laisse deviner l’event.
Comme quoi les hippies ne sont pas forcément les gens les plus cools ! LOL

 

 

QOTSA – version inédite de The Way You Used to Do

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Ca y est, la clap de fin de la tournée mondiale de Queens Of the Stone Age vient de claquer dans un silence assourdissant. Quelques dates furent mythiques dans l’histoire du groupe comme cette journée au London’s Finsbury Park devant plus de 50 000 têtes brûlées juste avant leur gig au The Reading and Leeds festival au soir, la nomination « tête d’affiche » pour le Madison Square Garden et j’en passe…

Après 128 concerts et plus d’1.7 million de spectateurs giflés, les Villains ont conclu l’épopée de leur 7e album sur une bonne action: un concert intime et acoustique au MONA, le Museum of Old and New Art de Hobart, front de mer historique de la Tasmanie, dont les bénéfices seraient redistribués au Royal Hobart Hospital Paediatrics Ward. L’occasion de filmer une version inédite de leur tube The Way I Used to Do, l’occasion de se focaliser sur cette voix magnifique et si caractéristique du band.

Le lendemain, la bande à Josh Homme s’est donc présentée à l’hôpital pour enfants avec un chèque comportant 10 000$ de la Sweet Stuff Foundation du chanteur, plus 10 000$ des recettes de la veille, ainsi que quelques cadeaux supplémentaires.

Après l’agression d’une photographe par Josh Homme en décembre dernier, le groupe se rachète donc une conduite et termine sa tournée sur une bonne note. Les gars, on vous accorde 4 mois de vacances et après au boulot pour un nouvel album svp. ❤

– Julie Lesage –

Ton invit pour Boris Brejcha !

Pour le samedi 15 septembre à La Clairière

FCKNG SERIOUS : BORIS BREJCHA + ANN CLUE

TECHNO
Ce sera peut-être la dernière soirée clémente à La Clairière avant 2019. Autant en profiter avec Boris Brejcha, qui nous a offert un set dantesque lors du marvellous Festival. Ca va vrombir dans les enceintes…

Si tu ne vois pas le bouton rouge pour réserver, désactive 1 minute ton adblock.


TENTE TA CHANCE pour gagner ton invitation, en seulement 2 étapes:

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2. Envoie nous un mail à contact@wisesound.fr en précisant l’objet ainsi que ton nom, ton prénom.

Plutôt simple, pas de questionnaire, pas de dessin à faire.
…et si en plus, tu partageais le concours via Facebook, Twitter ou autre, ce serait super sympa, nous permettant plus de visibilité, donc plus de partenariats et plus de places à faire gagner pour les prochains concerts! Les gagnants seront prévenus la veille par mail.

 

Le nouveau THOM YORKE

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Le premier extrait Suspirium est sorti. Toute la stratosphère du secteur musical se rue sur le lien d’écoute, avide d’être à nouveau subjuguée par le génie de Thom Yorke. Après les mystérieux trailers dévoilés ces derniers jours, on peut désormais confirmer la bonne nouvelle : la bande originale du remake de Suspiria (classique des films d’horreurs de Dario Argento datant de 1977) par le réalisateur italien Luca Guadagnino, sortira le 26 octobre via XL Recordings.

Verdict ? C’est joli, une mélancolie pianistique de 4 notes répétitives et la douce voix si chère au succès de Radiohead… Mais bon, quitte à payer un gros cachet pour y faire figurer le nom Thom Yorke, on attendait que l’idole planétaire nous surprenne à nouveau à coup de génie. Pour la revisite d’un classique, Thom Yorke a peut-être choisi de partir sur une composition aux sonorités traditionnelles : chant, piano et quelques accompagnements de Pasha Mansurov à la flûte. Qu’à celà ne tienne nous attendrons donc la sortie de l’oeuvre globale avec curiosité. On devrait y retrouver le thème principal de Suspirium décliné sous plusieurs formes, y apprécier le Choeur et Orchestre Contemporain de Londres. Rendez-vous donc le 26 octobre pour en tergiverser.

– Julie Lesage-

Concours Soirée Budge Music avec De La Romance

Pour le mercredi 12 septembre au Hasard Ludique

Budde Music France
Depuis 70 ans, Budde Music, société familiale, s’est imposée comme l’un des principaux éditeurs indépendants à travers le monde, accompagnant des artistes comme Joan Baez, Apparat, Frankie Goes to Hollywood, Moderat, Alphaville, Solomon Burke, Vitalic, Aurora , Grandmasterflash, Dave Brubeck, Bill Withers, Thylacine…

Mercredi, la filiale française de l’éditeur indépendant allemand « Budde Music » vous présente le versant pop de ses récentes signatures hexagonales :  De La Romance,   DUSK TOTEM,   Seth XVI, Télépopmusik .

Perso, on a surtout été ravi du nouvel album de De La Romance, fourré avec des featurings de crème tels Vimala, Louise Roam ou encore La Féline, intitulé Dreamers !
A écouter urgemment


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Les 3 lieux lisboètes préférés de The Legendary Tigerman

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A peine rentré de vacances, que l’on scrute les jours fériés de la Toussaint et compte ses RTT de fin d’année. « A quand pourrais-je repartir, ne serais-ce que 3 jours ? »
Lorsque l’automne soufflera ses feuilles brunies sur les avenues parisiennes, il restera encore quelques contrées sud-européennes assez ensoleillées pour continuer à siroter des sangrias en plein air. Mieux que les conseils du routard, nous avons demandé au The Legendary Tigerman, star du blues & rock’n roll portugais , ou encore acteur et réalisateur sur bandes 8mm, ses 3 endroits préférés à Lisbonne.

On a déjà envie de faire sa valise à l’idée de peut-être l’y croiser…

Cais Do Sodre

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« Lisbonne est une ville vraiment cool. Les rues y sont animées jusqu’à tard, un peu comme en Espagne. La vie est autant à l’intérieur qu’à l’expérieur. Pour les bars, il n’y a pas de meilleur quartier que Cais Do Sodre, vous pourrez y trouver également de nombreux clubs. C’est toujours aussi excitant de vivre à Lisbonne car il y a encore beaucoup d’happening qui s’organisent de façon sauvage, c’est la différence avec des villes plus cadrées comme Paris par exemple. »

En effet à Lisbonne, vous pouvez commander votre verre à emporter à la fenetre des bars ! Après quelques sardines et plusieurs goulées de porto ou sangria, on vous recommande d’aller vous faire lire les cartes dans la librairie érotique du club Pensão Amor de Cais Do Sodre 😉

« La meilleure programmation musicale se passe au MusicBox, où vous pourrez voir des concerts de groupes portugais comme internationaux de tous genres et finir la nuit en mode clubbing électro »

C’est cette porte ronde en bois à droite, tout près de Cais Do Sodré:

Image associée

 

Gulbenkian

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« Pour me ressourcer après une nuit mouvementée, j’erre souvent au Jardin Gulbenkian. C’est un parc tout près de chez moi où se situent deux musées : le musée d’Art Moderne Calouste Gulbenkian, et la collection personnelle du fondateur. »

À travers ces deux collections, le Musée Calouste Gulbenkian, considéré comme l’un des meilleurs au Portugal, vous conduira de l’Égypte ancienne jusqu’à nos jours.

 

Praça Martim Moniz

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« Une place est emblématique de la multi-culturalité de Lisbonne: c’est la Praça Martim Moniz, une immence aire où se croisent les Portugais, les Nord-Européens, les voisins Espagnols, les Nord-Africains, il y a toujours de l’animation sur cette place. »

La place Martim Moniz est également le point de départ idéal pour prendre le tramway jaune traditionnel et monter la colline de l’Alfama, le quartier le plus romantique de Lisbonne.

– Julie Lesage –

Ton invit pour le Dream Nation festival !

Gagne ton invitation pour le samedi 22 septembre 2018

+ DE 50 ARTISTES | 3 LIEUX | 6 SCÈNES | 17 000 FESTIVALIERS
DÉCO  | SHOWLASER |  FIRESHOW | VIDEO 3D | PERFORMERS | MANÈGES

Pour sa 5ème édition, Dream Nation confirme sa stature d’événement électronique de la rentrée en mode lourd comme de la techno et flashy comme des robots aux néons de toutes couleurs en correspondance avec une grosse scène digitale 2.0. 

Le festival Dream Nation va se décliner sur trois jours, avec une soirée principale (main event) aux Docks de Paris (Aubervilliers) le samedi 22 septembre. Cette soirée, le cœur de Dream Nation, réunit les principales tribus de la galaxie électronique autour de quatre scènes (techno, hard, bass music, trance). Encore plus que lors des précédentes éditions, la programmation musicale de Dream Nation est exceptionnelle et originale, avec des artistes légendaires, des grands noms internationaux – certains très rares en France, des révélations actuelles et les meilleurs artistes de la scène française.

 

Techno stage
Cette scène accueillera deux lives grandioses : celui de LSD, le super groupe formé par trois ténors anglo-saxons Luke Slater, Steve Bicknell  et Function, et celui de W.LV.S, un projet qui réunit Manu Le Malin et Electric Rescue, deux figures incontournables de la techno française. Egalement sur cette scène, l’Anglaise Paula Temple, la nouvelle reine de la techno underground, et plusieurs artistes révélations (Tommy Four SevenShlømo) et une surprise mystérieuse (Kolde).

Hard stage
La méga star du hardcore Angerfist est la tête d’affiche de cette scène (pour son live époustouflant). Il y aura deux autres Néerlandais au programme ;  Promo, pilier du festival Thunderdome, et Ophidian, figure du hardcore actuel. Cette scène accueillera quatre représentants de la très vivace scène hardcore et gabber italienne (RandyAniMeMad DogThe Braindrillerz), ainsi que deux DJ adeptes du raggatek (VandalGuigoo). Un point commun entre ces deux derniers artistes : ils ont été formés à l’école sauvage des raves et des free parties. Tout comme le collectif français BudBurnerz qui fêtera ses 20 ans d’existence à Dream Nation !

Bass Music stage
La venue du légendaire Rusko, chef de file de la scène bass music anglaise et inventeur du brostep, est très attendue. Comme celle du groupe dubstep britannique Modestep, dont les lives sont rares en France. Toujours dans l’énergie dubstep, le projet Back2Black [SKisM / Trampa]donnera une performance en exclusivité à Dream Nation. L’Anglais FuntCase, les Américains AFKSvdden Death et le Français Niveau Zero seront aussi présents. Dans le registre drum’n’bass, les légendes DJ Hype / DJ Hazard mixeront ensemble. De même que le duo Calyx & TeeBee. La Brésilienne Elisa Do Brasil, fidèle de Dream Nation, complètera cette scène.

Trance stage
La scène trance israélienne est l’une des plus actives. Trois de ses représentants seront à Dream Nation : les figures mondiales   Vini Vici, aux cotés de Blastoyz et Vibe Tribe. Personnage charismatique de la scène trance internationale, le Londonien Tristan sera également à l’affiche de cette scène, ainsi que son protégé, Avalon, le roi de la trance psychédélique. Le FrançaisSensifeel termine cette programmation trance.

>>> En plus de cette grosse programmation, Dream Nation propose une véritable odyssée dans l’esprit originel des plus belles fêtes électroniques, avec des décors géants, fluos et multicolores et la présence de performeurs, tout en plongeant le public dans la modernité futuriste avec des installations numériques, du mapping et des visuels 3D. Autant d’éléments qui rendent l’expérience Dream Nation unique, magique et complètement immersive !

L’événement principal aux Docks de Paris sera entouré de deux rendez-vous thématiques :

• vendredi 21 septembre, au Petit Bain à Paris, avec une programmation trance : Mandrágora, le DJ le plus barré de la scène trance mondiale, sera la tête d’affiche de cet opening où sont également programmés Bonnie & Clyde, Outlaw, Raf Fender, Drenan et Squazoid & Kick Bong.

• dimanche 23 septembre, en journée, sur la plage de Glazart à Paris, avec une programmation exclusivement techno : Sigha et Inigo Kennedy, deux barons de la techno anglaise, sont au programme de ce closing, tout comme D. Carbone, Exal, LGML, Elomak, Greg Riviere et David Some.


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Retour sur l’aftermovie 2017

WiseList #71 – Le Top20 des Actus Musicales

Playlist en écoute sur toutes vos plateformes
(Deezer, Spotify, YouTube, Soundcloud, Napster, Qobuz, Apple Music, …)

ELECTRONIQUE AMBIENT
INDIE / ROCK
ELECTRO-HOUSE

Bonne écoute !

ELECTRONIQUE AMBIENT

David AugustD’Angelo (Hambourg)
C’est le premier extrait du nouvel album prévu pour le 05/10, qu’il présentera à Paris le 06/11, un titre qui sonne un peu Nicolas Jaar dans l’aspect jazz noir électronique.
Wu-Lu feat. Binisa Bonner – Sailor (London)
Le multi-instrumentiste Wu-lu a produit son EP N.A.I.S comme une trip-hop au groove lourd, particulièrement propice à une contemplation urbaine.
Stimming – Third of June (Giessen)
En plein montage de l’aftermovie des Rituel Days (à venir), Stimming résonne encore dans les synapses comme un voyage.
GorillazSouk Eye (virtual land ?)
On est d’accord, Gorillaz a perdu de sa superbe, on retiendra tout de même le rythme rumba de Souk Eye agrémenté des gémissements de Damon.
Jono-Ma  & Dreems – Can’t Stop My dreaming (of you) (Sydney)
L’australien de Jagwar Ma s’associe à Angus Gruzman sur l’EP The Dreemas et nous enveloppe d’une torpeur moite avec cette techno minimale aux allures de synth-pop.
Art Feynman– Shelter (Boston)
Après Here We Go Magic, Luke Temple s’est déniché un alias pour tout y expérimenter : du dub au jazz, en passant par la pop, le krautrock, le funk et j’en passe. Un génie se cherche…

INDIE-ROCK 

Bosco RogersAll Wet (Rouen/Hastings)
Superbe clip de synchronisation rythmique surréaliste et absurde, il en faut peu pour nous scotcher à l’écran. Vous avez de la chance, le duo se produira gratuitement le 20/09.
Ty Segall & White Fence– Please don’t leave this town (Laguna Beach)
Segall s’associe à Presley pour son nouvel album, du coup ca sent bien le vieux mais y’a de jolies couleurs kaléidoscopiques.
Birdpen – Oh So Happy (Southampton)
Encore du BirdPen, après promis j’arrête mais avant, on va les voir en concert le 24/11.
The Balkanys – Pink Paddington (Tours)
Sacré nom pour un groupe tout jeune qui replonge dans la mélancolie de Slint avec son post-rock murmuré, et qui n’habite pas Levallois 🙂
Crack Cloud – Drab Measure (Vancouver)
Nouvel album éponyme sorti le 1er juin pour un post-punk gentillet mais ultra rythmé, avec un chanteur-batteur du nom de Zach Choy. On aimerait bien qu’ils viennent nous voir un peu.
Menace Beach – Crawl in Love (Leeds)
Black Rainbow Sound vient de sortir, et si ce premier single comprenant « Love » sent le choeur hippy à plein nez, les synthés criards nous rappellent que c’est pour controverser l’amoncellement de mauvaises nouvelles qui nous écrasent à la journée.
Puts Marie – Catalan Heat (Bienne)
Les 5 suisses sortiront leur nouvel album Catching Bad Temper le 28/09 et le présenteront chez nous le 13/11.
Underworld & Iggy Pop– Trapped (Romford/Muskegon)
L’iguane ridé ne cesse de nous surprendre avec ses collaborations, après son album avec Josh Homme, voici un extrait de son EP avec le duo électro vétéran Underworld, Teatime Dub Encounters, un EP qui aurait très bien pu animer Trainspotting 2!
Fufanu – Listen to me (Reykjavik)
Ce qui est cool avec ce trio c’est qu’on ne sait jamais trop s’ils vont partir vers la techno ou le rock. Ici le leader Kaktus a écrit un dialogue entre lui et son anxiété. Le projet global comporte 3 EP pour 2018: Dialogue I-II-III.

ELECTRO-HOUSE / TECHNO

Róisin Murphy – All my dreams (Arklow)
Sur un groove à la basse pincée made in Fulton, Roisin murmure de façon très sexy, sans parler des percussions qui nous invitent au dancefloor.
Etienne de Crecy Party (Lyon)
Après Work entendu dans la WiseList #69 ou encore dans notre Podcast electro WiseMIX voici le 2e titre du même EP, propre comme le titre ultime d’une soirée lounge.
Bufi – Happy Robot (Mexico)
Entre le vocoder à la Daft Punk et une disco-funk décomplexée, Bufi fait partie de cette nouvelle scène du Mexique à suivre.
Jono-Ma remixe Babe Rainbow Monkey Disco (Sydney/Vancouver)
Cette fois-ci on apporte les enceintes carrément en pleine jungle. Les canadiens avaient annoncé leur tournée avec ce remix. Tu m’étonnes, la classe de se faire remixer par Jono-Ma!
Soul BeachIn Vain (Marseille)
Présentation d’un nouveau duo de Frenchies : DJ Phonkhead aux platines et Sébastien Perrier au chant, qui réveillent Marseille et sa scène électro en douceur, avec leur EP Hear The Kids fraîchement sorti. On leur souhaite un succès tel qu’ils percent sur une recherche Google parmi les pages dédiées au palace mexicain du même nom.

– Julie Lesage –

Ton invit pour The Avener à La Clairière

Pour le samedi 8 septembre

ELECTRO-HOUSE
Est-il nécessaire de présenter le niçois qui a conquis le monde entier avec son remix Fade Out Lines de Phoebe Killdeer ? The Avener jouera à La Clairière pour peut-etre la dernière soirée électro clémente en open air de 2018…


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Rock en Seine passe au 3e degré

120 000 festivaliers en 2016
110 000 en 2017
90 000 en 2018 …
L’activité des festivals bat pourtant son plein partout ailleurs en France… mais pas sur l’irréductible village de Saint-Cloud cet été, où certains concerts se sont joués devant un public parsemé sur pelouse. C’est sans doute le premier lundi post-RES de l’histoire où il reste encore de la pelouse d’ailleurs!

Résultats du sondage des raisons auprès de ceux qui se sont tout de même déplacés pour un week-end culturel de rentrée:   « Trop de rap dans la programmation » ou encore « pas de tête d’affiche » sont les réponses qui reviennent à 90%.

En dépit du manque de découvertes pointues et d’émotions folle du genre « grosse claque dans ta gueule », cette 16e édition du festival Rock en Seine s’est déroulée pour ma pomme comme un entraînement convivial et intense des abdos, étant données les barres de rire impromptues lors de certains concerts, aussi ridicules que jubilatoires.

[FWF]

LES VALEURS SURES

Evidemment, nous n’avions pas fait le déplacement pour rien:
The Liminanas nous a replongé avec délice dans le rock yéyé, Fat White Family (qui s’est bien tenu pour une fois) a calfeutré son énergie punk dans un écrin de cuir « sexy rock » qui nous a rendu addict, Parcels a fini un peu tôt à notre goût mais leur disco funk a inévitablement conquis la plupart des festivaliers, The Black Angels nous ont élevés vers des cieux à la réverbe hypnotique.


[Vidéo de Frédéric Richard]

Au-dessus des autres, King Gizzard and the Lizard Wizard est sans doute le groupe live le plus sincère dans sa façon de jouer un rock parfois garage parfois psychédélique mais toujours débridé, c’est-à-dire plus comme un plaisir que comme un récital. Cette convivialité est tout à fait appropriée pour le challenge « grande scène en plein jour » des 7 inconnus du grand public. Ces Australiens imprévisibles n’hésitent pas à imbriquer des morceaux dans d’autres morceaux, à surenchérir les mélodies par des cavalcades échevelées à cordes, sans compter les positions incongrues du chanteur à la langue bien pendue, nommé Stu McKenzie. Plus qu’un concert, c’est une redécouverte de la guitare, pogo en option. Pas étonnant que de nombreux tutoriels sur YouTube t’apprennent à jouer comme ces dieux!


[Vidéo de Isa Tagada]

« Et Justice alors? »
_ Justice passe dans de nombreux festivals tous les ans, tu ne les a donc pas déjà vu ? Allez si, pour te faire plaisir, on peux te dire qu’ils ont mis les bouchées doubles question lasers pour la dernière de leur tournée, et qu’ils ont disparus d’un coup pour réaparaitre au-dessus de la régie, belle surprise.

[Photo ©Zélie Noreda]

2 DECOUVERTES A MIEUX SUIVRE

Entre production ultra propre et musiciens de talent, Nick Murphy, qui n’est autre que feu Chet Faker, a eu le mérite d’apaiser nos angoisses (dues à la prog) dès le 1er jour. Cet homme porte une élégance innée tant par sa présence sur scène que par la finesse de ses compositions. Une très belle surprise que l’on réécouera avec plaisir à la maison. Electro-pop, rock électrique et balade au piano se succèdent pour un concert digne des plus grands, qui s’apprécie du début à la fin !


[monter le son]

Dans la catégorie groupes émergents, les seconds se nomment Insecure Men. Au nombre de 9 sur scène dans des costumes vintage, ces protégés des Lennon ont une aura à la fois naïve et lumineuse, que les saxo et xylo accompagnent douceureusement. C’est une métamorphose pour Saul Adamczewski, qui joue également parmi les punks de Fat White Family !!! Un peu mou, soit, sur une heure de live, mais on réécoutera un dimanche sous le plaid c’est certain.


[Oui vous lisez bien: 36min de concert intégral…pas assez de chansons?]

CES BARRES DE RIRE

Assister à un concert de Carpenter Brut peut rendre incrédule. Imaginez-vous plongés dans une métalorgie électronique sulfureuse de vapeurs écarlates. En arrière plan, des vidéos qui switchent entre scènes de sexe et meurtres sanglants, entrecoupées de séances de gym en body échancré des années 80. Et tout autour de vous, un public ultra fan se balançant d’avant en arrière 🤘🤘🤘. Comme si le générique d’Alerte à Malibu devenait métalleux et effrayant. Nos yeux ne sont pas loin de sortir de leur globe… jusqu’à ce moment karaoké d’une reprise de Maniac, et franchement …c’est drôle.

Quelques minutes plus tard, alors de passage devant PNL, nos oreilles captent un discours de foule type « ouais gros, merci d’être tous venus » devant une population pas des plus chaudes qui s’étale sur …40 rangs. Le dernier artiste du premier soir doit faire face à une grand scène VIDE ! Mouahahaha, le plus gros flop des têtes d’affiche, on en aurait presque pitié.


Le clou fût sans aucun doute enfoncé par la tête d’affiche du jour suivant: 30 Seconds to Mars. Au prorata, euh … 20 minutes de musique contre une 1h30 de show parlé à l’américaine ? Jared Leto se poste ici en gourou sous son peignoir japonais, aussi prince que Michael Jackson ganté de paillette. Il court avec un drapeau français géant, tourne énormément sur lui-même tel une toupie rêvant d’être princesse (car il faut l’occuper, seul, cet espace que représente la grande scène!). Prestation à l’américaine ou jeu de rôle au 3e degré, difficile de sonder le bleu des yeux de Jared, derrière les ballons et confettis.
Finalement ce sont les interludes batterie de son frère qui nous feront plus danser que les chansons elle-mêmes, ces moments d’attente interminables lors desquels Maître Jared décide de faire venir 200 personnes sur scène en les désignant de l’index une par une dans le public. « oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, … » Sans parler du froid saisissant qui nous transperçait ce samedi soir…
A l’image de tout le concert, cette vidéo est longue a chanter:


[Vidéo de Nowayfarer]

Un Bonus sur l’after ?

La venue de Charlotte Gainsbourg après son set millimétré et parfaitement produit: elle, d’une douce beauté, accessible et souriante au bar, en toute simplicité.

Stu McKenzie, super sympa, qui a osé sortir des backstages pour danser parmi nous sur nos vieux rock français type des Rita Mitsouko, mixés par Chatoune qui tenait la platine dans ses bras pour éviter qu’elle ne saute de par l’énergie des danseurs sur le plancher.

Et enfin, en apothéose, le DJ set de Novorama, lors de l’after-clôture VIP du festival. Ce genre de set pendant lequel tu espères toutes les 4 minutes que le prochain morceau va être moins bien que le précédent, histoire que tu puisses te reposer un peu…mais non. On a tout Shazamé, on va vous les ressortir en WiseList c’est promis 😉

Après tout çà, on est déjà impatient, le sourire en coin, de savoir ce qu’AEG nous a prévu de plus étonnant pour 2019…

– Julie Lesage –

[Photos  ©Olivier Hoffshir]