2 questions brèves aux SLINT

A la sortie de la Gaîté Lyrique, pas de meilleure excuse qu’une pause clope pour poser 2 questions à Dave Pajo, guitariste du groupe anthologique post-rock américain Slint.

Vous avez joué au festival Primavera Sound le week-end dernier, ce soir à Paris. Comment se passe votre tournée après tant d’années d’absence ?

Primavera était impressionnant. Nous n’imaginions pas jouer devant tant de personnes. Même ce soir, on se rend compte que beaucoup de gens viennent nous voir aujourd’hui. Beaucoup plus que dans les années 90, nous n’étions alors pas vraiment connus. C’est très touchant.

Après la réédition de l’album Spiderland, peut-on espérer que votre reformation dure pour composer à nouveau ?

Je ne sais pas. Dans tous les cas, si on fait quelque chose, ce sera forcément très différent de Spiderland. A l’époque de l’écriture de celui-ci, nous étions jeunes et vulnérables. Nous avons mis toutes nos émotions dedans. Ce qui ne serait certainement pas le cas aujourd’hui, nous sommes plus matures et réservés.

En parlant d’émotions, mille mercis, j’ai eu les larmes aux yeux ce soir sur Washer. C’était très profond, cela réveille beaucoup de souvenirs.

Ne le dites pas aux autres, mais il m’arrive aussi aujourd’hui d’en verser une, de ressentir les mêmes émotions -très fortes- lorsque je réécoute certains morceaux. (WS: on a eu l’autorisation ensuite 🙂 )

 

 

 

 

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